Un business scientifique. |

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Dim 20 Aoû - 14:05
" The hands on our fate"
feat. Yami & Olivia

    « Et.. voilà. »

    Mes mains de génie donnaient le dernier coup de tournevis qui terminait ma toute dernière invention. Ces derniers jours, Shukii me parlait de toutes les possibilités. De tous les scénarios. Et la conclusion était toujours la même, je ne parviendrais jamais à atteindre mon objectif final au stade où j'en étais. Je regardais autour de moi, prenant le temps d'apprécier le désordre poussiéreux qui décorait l'entrepôt où j'avais établi mon quartier général... Et quel QG, son état était bien trop ingrat, beaucoup trop en dessous de la magnificence de Mastermind. En vérité, je n'aimais pas ce manque d'organisation et de classe mais je ne pouvais pas non plus espérer résider dans un palace, je venais à peine de clarifier mes ambitions.
    Plutôt simple, basique et même enfantin, mon rêve de voir Yuuei brûler, réduit en débris tout en me délectant des cris d'agonie de tous ses petits occupants cachait beaucoup plus qu'un caprice revanchard. Au fil du temps, j'avais nourri l'idée que la complétion de mes plans pourrait apporter un petit quelque chose non-négligeable à la société. Elle est encore fragile, secouée par les nombreuses années durant lesquelles les alters se sont faits la guerre mais on pouvait en retirer une chose ; la puissance de leurs dons régissait désormais les Hommes avec autant d'autorité que l'argent, autrefois, avant que l'on ne commence à se définir comme des supers-humains. En effet, derrière mes désirs mal-intentionnés se cache la volonté de réformer le monde pour le rendre un peu plus comme avant... Parce que c'était tellement mieux avant. Mon alter à moi est loin d'être aussi m'as-tu-vu et dévastateur que ceux des autres, et c'est à cause de ça que l'on ne me prendra pas au sérieux pour ma puissance mais pour ce que je ferais de mes neurones en plus. Je rêvais d'une nouvelle unité, que les vilains de ma trempe puissent faire parler leurs compétences exactement comme les prétendus héros, c'est-à-dire pour gagner leur croûte "honnêtement". Bien entendu, le premier à profiter d'un monde tel que celui dont je rêve, c'est moi. Kakihigi le brillant inventeur pouvait très bien devenir un pilier de la communauté. Mes armes ne visaient même plus à remplacer les alters pour que les flingues et les épées redeviennent tendances, non, je rêvais de créer l'arme ultime et pour se faire il fallait absolument qu'elle s'adapte à ces nouveaux paramètres que sont les prédispositions surnaturelles. Avec un cerveau comme le mien, la théorie paraissait des plus rudimentaires : il me suffisait de chercher à amplifier les usages tout en mitigeant les limites de chaque alter. Mais il fallait bien commencer quelque part ! Mes yeux se baladaient enfin sur les carcasses inanimées de Hunter & Zero, les deux premières étapes importantes de mes recherches scientifiques.
    D'une beauté qui me tenait à coeur, je songeais à toutes les petites modifications qu'il restait encore à opérer sur eux deux. Je revenais rapidement au moment présent quand la voix robotique de Shukii, mon ordinateur-assistant retentit à nouveau sans l'intonation montante typique du questionnement, prouvant que même pour lui j'avais encore du travail si je voulais le rendre parfait :

    « Qu'est-ce que vous allez en faire, Professeur.
    - Du repérage, principalement. Je levais à hauteur de mon visage la petite sphère que je tenais dans la main. Je vais devoir faire des recherches... beaucoup de recherches, Shukii. Et je veux les conduire sur le terrain, je veux que le genre humain m'aide à atteindre la perfection. Connecte-toi. »


    Une demi-minute après ces derniers mots, la sphère semblait s'animer, luisant d'un bleu numérique qui m'indiquait qu'elle fonctionnait correctement pour l'instant. Le grand écran qui affichait le "visage" de Shukii changeait immédiatement, projetant une image légèrement pixélisée de mon propre faciès. Satisfait de ce résultat, j'envisageais déjà d'en créer encore quelques unes, mais plus tard. La sphère que je venais de bricoler était en fait un drone de surveillance, que j'avais conçu non pas seulement dans le but de garder un oeil sur les abords de mon antre mais aussi pour mettre en marche les prémices de mon stratagème.

    En tant que marchand d'armes & équipements de combat, tout ce qu'il me manquait maintenant était une poignée de clients. Je n'en voulais pas une trop grande quantité, pour le moment je ne devais pas me surcharger de travail puisque j'avançais encore à tâtons. Je connais pertinemment les limites de ma propre intelligence, elle est loin d'être parfaite mais son meilleur point est qu'elle reste perfectible. Pour se faire, je parcourais régulièrement des manuels et autres bouquins de bricolage et de designers pour que mes inventions aient un système ainsi qu'une esthétique convenable. Mais outre la machinerie et ce que j'ai appris durant mes brèves années à Yuuei, je n'avais rien. Rien pour prétendre pouvoir créer l'arme ultime aussi tôt. J'allais devoir étudier, étudier encore, et sortir de ma zone de confort pour que mes machines soient le plus utiles possibles. Par "sortir de ma zone de confort", j'entends surpasser même Powerloader et ses créations impressionnantes, et pour cela, il fallait que j'excède l'ingénierie basique en la couplant avec d'autres domaines scientifiques, d'autres sujets. L'humain est le sujet parfait depuis que nos pouvoirs ont fait de nous des armes vivantes. Alors, en plus de mettre mon business en activité par la publicité que mes potentiels clients satisfaits feront, je me servirais de ces derniers pour en apprendre davantage. Du trivial à l'essentiel, ma soif de connaissance me forçait à ne rien laisser de côté. Tout le monde sur Terre est capable de m'apprendre quelque chose, et je suis par conséquent capable de renforcer mes prouesses sur le dos de n'importe qui.

    Imitant les mêmes circuits et systèmes pour un deuxième petit drone identique au premier pour couvrir un peu plus de terrain simultanément, je regardais le soleil se présenter timidement à la fenêtre pour comprendre que l'heure était venue. En effet, après midi, à partir d'environ treize heures, voire treize heures trente quand le Soleil quittait son point culminant au centre de l'azur céleste, la ville sortait de son évanouissement affamé par l'heure du déjeuner pour reprendre vie, presque partout. Mon hangar se trouvant dans les lieux plus reculés et moins fréquentés, je n'allais pas trouver grand monde ! Alors j'ordonnais à Shukii de déplacer la zone de surveillance des drones davantage vers les habitations et autres établissements, affichant immédiatement sur son écran tout ce que mes bijoux voyaient. Les petites sphères fendaient les airs silencieusement mais leur portée maximale ne me permettait pas d'aller en patrouille plus loin que dans les quartiers les moins éloignés de ma base. Là, j'ai pourtant pu apprécier une diversité de visages et d'apparences tous plus uniques les uns que les autres. Affichés en écran scindé, les images de ma paire de caméras me firent réagir après une bonne dizaine de minutes à regarder passer des gens lambda.

    « Là ! je m'exclamai en pointant du doigt un garçon que le premier drone avait en visuel. Rapproche-nous de lui, Shukii ! Regarde moi ces yeux.. Ce regard... contemplais-je au fur et à mesure que l'image se précisait.
    - Pas de doutes, Professeur. C'est une noirceur juvénile qu'on voit là, ou je ne m'appelle pas Shukii. rétorquai l'assistant comme pour complimenter son maître. Engagement. »

    L'ordinateur pilotant mes drones fit son travail avant même que je ne lui demande, jugeant judicieux de prendre l'initiative suite à l'intérêt évident que je portais pour le garçon. Il m'était inconnu, mais ce sont ses yeux qui m'interpellaient le plus. Il y avait en eux une étincelle lugubre similaire à celle qui animait les miens autrefois, avant même que je ne me mette à commettre des méfaits par intérêt. Quand j'étais un gamin de l'Académie, et que la malveillance existante dans mon coeur ne se manifestait pas encore explicitement. J'ai tout de suite songé à cultiver ça, mais j'ai également pensé à la nécessité de tester mes théories concernant la compatibilité entre les armes et les alters. Alors que j'allais ordonner à Shukii de me ramener le garçon, le deuxième écran de surveillance remportait à son tour toute ma concentration. Il s'agissait cette fois d'une jeune fille, plutôt mignonne et innocente à première vue, je ne pouvais néanmoins pas m'empêcher de remarquer la discrétion suspicieuse qu'elle semblait adopter dans sa démarche. Son comportement n'était pas clairement intéressant, mais mon intuition - et sûrement le fait que j'ai pu côtoyé d'autres malfrats durant mon temps en tant que cyberbraqueur - semblait tout indiquer qu'il y avait matière à approfondir chez elle. Mon choix était fait, et, très étrangement, il se dirigeait à chaque fois sur un enfant, moi qui ait horreur de ça. Débiles, impertinents et de trop mauvaise foi, je considérais les gosses comme des prototypes, des brouillons que l'on avait encore à corriger pour en faire de vrais personnes avec des valeurs, des principes et un réel intérêt. Suivant mes instructions, Shukii faisait graviter une sphère de surveillance autour de chacun d'eux pour attirer leur attention, avant de leur faire comprendre qu'il voulait qu'ils les suivent, m'incitant à vouloir intégrer un système de communication pour que la prochaine fois il n'ait qu'à leur parler au lieu de faire tout ce cirque acrobatique chronophage. Mon assistant devait mener les deux cibles dans un parc pour enfant non loin de l'entrepôt, plus personne ne venait y jouer depuis longtemps et c'était l'environnement parfait pour un meeting comme celui auquel je pensais. Je n'avais pas l'intention de leurs dévoiler la totalité des plans, mais uniquement là où ils pouvaient se rendre utile. Je me préparais d'avance à donner des arguments intéressants en me basant sur le trait commun de l'Homme à s'enquérir des offres d'un autre, même inconnu, aussi longtemps qu'une sorte de récompense les attend à la fin. Ici, j'avais en tête les rétributions parfaites pour que les deux jeunes voient en moi un associé plutôt qu'un homme d'affaires, un ami capable d'aider si ils acceptaient eux-même de prêter main forte.

    En attendant qu'ils arrivent, je prenais soin d'activer mes deux androïdes, connectant le Chasseur à l'Holomontre tandis que Zero se contenterait de suivre les ordres vocaux grâce à son système légèrement plus avancé que celui du premier. La paire me suivait comme deux gardes rapprochés, mais je ne voulais pas faire mon apparition de suite, préférant laisser les deux "clients" se rencontrer par hasard avant de venir expliquer la raison pour laquelle ils avaient été menés ici.

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Mer 23 Aoû - 18:24
Comme à son habitude en fin de semaine Yami trainait dans les rues mais ne le jugez pas trop vite, quand on doit se faire son propre argent pour subvenir au besoin d’autres y’a pas 10 000 façons. Soit on travaille, soit on se débrouille. Etant donné qu’il est étudiant et que sa mère tienne à ce qu’il réussisse ses études, vous avez deviné sur quelle option son choix c’est arrêté. Il était prêt à tout pour améliorer un temps soit peu le quotidien de sa famille, même a fréquenter des gens mal famés, d’ailleurs il n’en avait pas peur il était presque habitué puisqu’il en côtoyé depuis le plus jeune âge. Rien d’étonnant donc à le retrouver aujourd’hui en périphérie de la ville. Dans ce coin reculé se mêlait aléatoirement petite frappe, vilain, civil désargenté ou rebuts de la société mais pas que, il y avait également un nombre non-négligeables de personnes « à peu près normales » et heureusement car sans eux ce lieu aurait vite eut fait de devenir une enclave dans la ville le rendant de ce fait automatiquement bien moins fréquentable. L’avantage dans des coins hétéroclite comme ça c’est que l’on pouvait trouver de tout. Absolument tout. Du petit job étudiant pour dépanner au contrat illicite, c’était un marché ouvert, il suffisait de se rendre aux bonnes adresses ou le cas échéant d’être observateur.

Yami déambulait dans les rues le regard déterminé, il ne comptait pas s’attarder ici trop longtemps non plus, c’était  à une petite trotte de l’académie et il devait rentrer relativement tôt ce soir pour préparer la semaine. Il n’était clairement pas du genre bourreau de travail ou même extrêmement assidu mais ce genre de petits impératifs, cette hygiène de vie qu’il s’imposait lui permettait de garder le cap et une certaine rigueur. Des qualités essentielles lorsque l’on veut s’imposer dans la vie. Pour aller loin, il faut savoir où aller comme le dit le dicton. Bon aujourd’hui il marchait un peu à l’improviste tentant de repérer les bonnes affaires et les filons intéressant, c’était un peu du pif-o-mètre mais ça lui avait réussi plus d’une fois et justement, aujourd’hui ça bonne étoile semblait de la partie. Contre toute attente alors qu’il continuait d’arpenter les rues d’un regard déterminé une petite sphère robotique vint virevolter autour de lui.

D’abord il n’y prêta pas attention, il pensa que c’était simplement une nouvelle façon de faire de la pub, que d’un moment à un autre un spot publicitaire aller surement apparaître projeter dans les airs via un projecteur, que la sphère allait s’ouvrir pour laisser tomber une carte de visite ou une bêtise dans le genre bref, il n’avait pas le temps pour ça. Il chassa d’un geste de la main le parasite volant et continua son chemin cependant après s’être rétabli tant bien que mal la sphère revint vers lui virevoltant de plus belle. Elle semblait vouloir attirer son attention mais Yami n’en avait que faire, il hâta le pas et constata que le robot continuait de voler. N’avait-il donc pas un « secteur » de vente prédéfinis ? Ou alors ce n’était peut-être pas un robot de vente. Après tout qu’es ce qu’un commercial viendrait faire ici ? En déployant une telle technologie en plus ? Notre cracheur de flammes s’arrêta un instant et observa le robot, à mieux y regarder ile ne ressemblait pas à un prospecteur publicitaire, de plus il s’agitait frénétiquement dans les airs comme pour lui indiquer une direction. Piqué au vif notre l’étudiant de 2e année décida d’abord à pas lents puis d’une démarche assurée à suivre le robot. Il secoua discrètement son pied gauche et senti le métal froid de son couteau papillon contre sa cheville. Si jamais c’était une embuscade il était prêt à en découdre. Contre toute attente le robot le mena dans un petit parc vide à l’écart de tout regard. Là, seul, il n’y avait personne. Yami dubitatif attendit de voir le déroulement des évènements, est-ce que quelqu’un allait-il enfin se montrer ?
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Dim 27 Aoû - 17:18
La vie d'Olivia semblait devenir de moins en moins sombres, elle avait trouvé une maison où habiter, du travail à faire, mais pourtant, les mauvaises habitudes sont toujours présentes. Déjà, les gens continuaient à la détester, on ne peut pas changer aussi facilement l'avis que l'on a de soi aussi facilement après tout, mais aussi, à force de voler les gens, on commence à y prendre goût, c'est ainsi qu'Olivia se retrouve avec un début de kleptomanie. En d'autre termes, la voleuse a encore les mains baladeuses et continuent encore à voler les gens, plus par habitude mais aussi un peu par nécessité. Aussi, sa démarche est toujours aussi silencieuse et discrète, malgré ses habits foncés, elle n'attire pas l'intention de ceux qui l'entourent, ainsi, personne ne peut voir ses mains de velours s'infiltrer des les poches pour les soulager de quelques portefeuille, et cela sans que personne ne la voit faire, pour les autres, elle se balade juste timidement dans la masse de personnes, mais aucuns de ses humains n'arrivent à voir la blonde s'enrichir à l'aide des objets d'autres personnes, oui, aucun des humains, parce qu'elle se sent tout de même observée.

Comme à son habitude, elle circule dans les rues commerciales, faisant quelques détours par quelques artères de Musutafu beaucoup moins fréquenter. Elle devrait arrêter, Olivia le sait, mais difficile de raccrocher aussi facilement, n'est-ce pas ? Elle comprend ce que les gens pensent d'elle, elle est une fille de criminel et comment ne peut-elle pas avoir envie de suivre les pas de son paternel ? L'allemande avait tout à disposition pour devenir une tueuse, elle avait l'enfance, la famille, l'alter et surtout la mentalité et l'intelligence pour, heureusement, elle restait tout de même loin du côté obscure car elle n'a tué que par nécessité ou pour se défendre. Et dire qu'elle pourrait être une assassine et, au lieu de ça, elle ne fait que quelques vols qui passent plus ou moins inaperçus. La mâtiné passe, la jeune blonde a assez de portefeuille pour remplir une caisse entière, elle se pose donc dans une ruelle très peu fréquenter, entre une boutique de vêtements et une autre de pompes funèbres. La blonde dépose tout les portefeuilles par terre, les vidant de leur contenue, s'arrêtant deux à trois fois sur des photos de famille avant de les jeter avec. Elle fait ensuite glisser les portefeuilles dans les bouches d’égouts, histoire que personne n'ait de trace d'elle, et pourtant, la jeune fille a toujours l'impression qu'on l'observe, de très près d'ailleurs. La blonde se retourne, faisant un mouvement de bras par réflexe en voyant un objet volant près d'elle : une sphère robotique.

Olivia ne s'y connaît pas en technologie, c'est bien l'un des seuls domaines qu'elle ne comprend pas totalement. La physique, la biologie, les maths ... ça, elle a toujours été douée pour, mais les robots, jamais, et pourtant, elle arrive à reconnaître une caméra. Cependant, cette caméra ne semble pas provenir d'une usine construisant des gadgets pour les héros : aucunes marques, aucuns symboles et aucuns signes distinctifs qui lui fait penser à un héros du coin. Cette sphère est donc une invention venant d'une usine qui ne s'occupe pas de fournir les héros, reste à savoir pour qui cette sphère a été créé. "Pour la surveillance", c'est ce que pense Olivia, mais qui surveille à travers cette caméra, et pourquoi elle ? Les gangs ne se manifestent pas dans ce coin, et aucunes boutiques ne semblent être assez riche pour oser surveiller la zone. Elle lâche la sphère, celle-ci semble insister pour la suivre, une invitation ? D'habitude, les gens demandent à la voir directement en passant par des messages cryptés dans certains endroits, mais jamais on n'a osé envoyé un robot à sa recherche ... Cependant, bien qu'elle pense que ce soit uniquement pour du travail, elle est curieuse de voir le créateur de ces boules. Elle hausse donc les épaules avant de suivre la sphère volante.

Plus Olivia continue sa marche à suivre la sphère, plus elle reconnaît le chemin d'un parc vide, elle a souvent fait des rendez-vous là-bas et déposé de la marchandise à cet endroit pour être payée. Pourtant, c'est la première fois qu'on l'invite à suivre jusqu'à ce parc, d'habitude c'est elle qui propose. Ce ne serait tout de même pas un fan, ce serait vraiment étrange vu que tout le monde la connaît plus en tant que Edwige où elle revêt un masque pour ne pas dévoiler sa vraie identité. Du coup, pourquoi elle ? Et pourquoi ce parc ? Dans tout les cas, c'est bel et bien ici qu'elle doit attendre, et il semblerait qu'elle ne soit pas seule. Il y a un garçon, plus âgé qu'elle et lui aussi avec une boule qui lévite autour de lui, vu ses habits et sa carrure, il ne semble pas avoir eu une vie aussi difficile qu'Olivia. Il ne semblerait pas que ce soit lui le créateur de ces sphères, mais en tout cas, elle s'avance silencieusement vers lui, à tel point qu'il doit être surpris de la voir subitement derrière lui - même s'il devrait baisser le regard pour la voir -.

- Toi aussi on t'a invité ?

Oui, pas de présentation, autant garder son identité secrète avec des inconnus, surtout si son nom est très connu.

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Lun 28 Aoû - 18:03
" The hands on our fate"
feat. Yami & Olivia

    A travers ruelles et sentiers qui semblaient sinuer de plus en plus loin de la population, les deux sphères que j'avais confectionnées pour partir en reconnaissance dans les environs me ramenaient effectivement deux jeunes candidats à la progression de mes plans. Je regrettais ne pas avoir installé de système de communication dans ces drones, j'aurais pu leur parler un peu plus en détail de ce qui les attendait, mais les circonstances m'obligeaient à garder la surprise.

    Sur ma chaise, devant l'écran d'ordinateur qui affichait les images perçues par mes drones, je patientais jusqu'à leur arrivée à destination, l'air rêveur. Je me détachais de plus en plus de la réalité, laissant les songes m'enivrer jusqu'à ce que je ne fasse plus attention aux caméras. C'était la perspective de pouvoir enfin faire un pas en avant dans toutes mes machinations qui me déconcentrait. Je n'avais encore jamais été à la pêche aux clients, je trouvais même ça excitant de ne pas savoir sur quel genre de type j'allais tomber. En commençant par des ados, je me faisais encore les dents, en vérité. En effet, même s'ils n'adhéraient pas au contrat, ils seraient d'intéressantes cibles pour tester les compétences de Zero et Hunter, mes deux chers gardes du corps dévoués. J'avais dans l'intention d'être franc avec eux, mais il ne fallait pas non plus trop en dire. Ce garçon et cette fille n'ont pas l'air d'être des criminels malgré leurs caractéristiques peu "sympathiques" à mon goût, et s'ils en venaient à dénoncer mes agissements avant même qu'ils ne prennent effet, ce serait un énorme problème pour la suite des événements. Mais j'étais confiant, aujourd'hui. Je ne comptais pas m'arrêter à là non plus, ces jeunes gens ne sont que le début d'une suite de casses qui auront pour principal objectif de me fournir davantage de ressources et du matériel pour confectionner de nouveaux équipements. Toujours en pleine réflexion je voyais miroiter la même image en ruines de Yuuei que je m'imagine depuis tant de jours maintenant, mais cette fois j'avais une vision encore plus jouissive de l'armée de cyborgs que j'enverrais concrétiser mon ambition.

    Leur chemin fut un peu plus long que prévu, mes drones prenaient soin d'emprunter divers détours pour que l'emplacement reste compliqué à situer. J'étais d'ailleurs surpris que des gamins n'aient aucune hésitation à suivre un "inconnu", même s'ils n'ont encore aucune idée du type d'individu les ayant convié au meeting. Quand je pouvais reconnaître le parc non loin de l'entrepôt, je revenais sur terre avec un sourire satisfait. C'était mon heure, celle de ma grande entrée en matière. J'étais sur le point de grappiller ici et là les pièces du puzzle apocalyptique qui décore mes rêves, me servant de toute l'aide que je pourrais trouver pour faire s'abattre sur cette planète la magnificence totale de mon courroux, la vengeance de mon génie qu'ils ont eu du mal à reconnaître jusqu'à présent. Jusqu'à ce que ce même génie ne leur tombe sur la figure. A cet instant précis, la tension était presque palpable autour de moi. J'enfilais l'holomontre et la connectais directement à Hunter et ordonnais vocalement l'activation de Zero. Dans un geste synchronisé en audio et visuel, les deux androïdes semblaient prendre vie. La visière du premier laissait s'échapper une lueur bleutée tandis que l'oeil unique du second irradiait une lumière orange. Leurs corps se mirent en mouvement et, grâce à la commande Follow je faisais suivre ma paire de gardiens de très près.

    Je sortais enfin du bâtiment abandonné me servant de refuge temporaire pour me mettre tranquillement en route vers le parc lui aussi désolé. Mes pas étaient secondés par ceux de mes robots combattants qui ne cessaient de m'impressionner, me remplissant d'une fierté personnelle énorme. Ils marchaient comme deux hommes, et à part leur créateur nul ne saurait les différencier d'un réel humain. J'utilisais toujours cette petite particularité pour faire croire qu'ils n'étaient que mes hommes de main. Même mes anciens collaborateurs n'avaient pas été mis au courant du secret, des fois qu'ils essaient de me doubler ou même plus débile, de corrompre mes soi-disant mercenaires pour qu'ils se retournent contre moi. Haha, je ris de ces imbéciles qui pensent encore pouvoir être plus malin que Mastermind. Je suis un cerveau, littéralement, je pense à tout !

    Je reconnaissais enfin les installations rouillées et usées par le temps qui rendait un peu plus gai le parc où aucun rire d'enfant n'avait été entendu depuis des lustres. Le ciel grisonnant semblait acquérir la couleur morne de la fumée que crachent les usines qui ornent l'horizon. Les bordures moins fréquentées de la ville étaient laissées à la merci des industriels qui venaient polluer l'eau, l'air et le sol, mais cette configuration destructrice de la nature était là où je pouvais me sentir bien. En effet, entouré d'entreprises aux technologies avancées pour permettre l'efficacité de leurs productions, c'était une mine d'or en ce qui concerne la ferraille de récupération. Je pouvais quotidiennement aller récupérer des boites de diverses pièces pour continuer à bricoler dans mon coin sans déranger mon monde. Mais là, c'était quelque chose de bien plus grand qui allait se dérouler. C'était peut-être le départ d'un chapitre important de l'Histoire de l'humanité. Au même titre que ces héros reconnus dans le monde entier, mon nom allait se servir de la population elle-même comme d'un tremplin. Il fallait que je gonfle les rangs de ma révolution faite-maison, celle qui allait permettre aux plus viles âmes de la région d'exercer leurs délits sans être inquiété par les autorités locales. La police, oubliée. Les héros, soumis. La nouvelle ère se dessinait là, avec les deux gaillards encore frais qui se tenaient là, près de mes drones attendant patiemment le retour de Papa pour s'envoler et retourner au hangar, sous les commandes de Shukii. A une petite distance des adolescents, je faisais s'arrêter Hunter & Zero, restant ainsi immobiles en attendant d'autres ordres. J'ouvrais enfin les bras de manière accueillante en m'approchant dans leurs dos, affichant également un sourire trahi par des yeux cupides en adressant des premières paroles amicales à mes deux convives :

    « Bonjour, et merci de vous être détournés de votre route, jeunes gens, pour prêter l'oreille à l'humble Professeur Kaki. Je ne serais pas long. Je suis un développeur, diplômé du département de Soutien de la très célèbre Yuuei Academy qui s'est vite rendu compte que commencer à partir de rien n'est pas possible... Je marchais pour occuper l'espace et ainsi captiver l'attention de mon petit public, en prenant soin de croiser leurs regards régulièrement pour m'assurer que personne n'avait décroché. Je rêve de créer mon propre studio et fournir à tout le monde un matériel de qualité qui faciliterait non seulement le travail de chacun qu'il soit héro ou simple fonctionnaire, en passant par l'étudiant moyen non-satisfait des spécificités de son équipement ! Je m'arrêtais un instant pour jeter un regard insistant vers eux. Mais, pourquoi est-ce que vous êtes là, vous ? C'est certainement la première question qui vous vient à l'esprit... C'est très simple ! Vous avez tout l'air de jeunes motivés ! Que diriez-vous d'avoir un peu de travail ? Je m'approchais d'eux en souriant curieusement, je m'attendais à ce qu'ils grimacent en entendant parler de travail alors je décidai de passer de la pommade directement. Bien sûr, personne ne travaille gratuitement... En échange de votre aide, je serais ravi de vous octroyer une récompense. Partez, si vous n'êtes pas intéressés, mais sachez que vous pourriez gagner gros. Je leurs tournais le dos, attendant leurs avis respectifs sur la proposition, mais avant de leur laisser la parole je laissais échapper une question que je ne pus m'empêcher de me venir à l'esprit tant la curiosité était un défaut présent chez moi, à cause de mon cerveau constamment enclin à apprendre. Quels genres de personnes êtes-vous, jeunes gens ? »

    Cette dernière question visait à déterminer la véritable nature de chacun d'eux. Je ne pouvais pas déclarer pour sûr qu'ils étaient du genre à tout faire pour l'argent, mais je sais par expérience qu'ici, tout le monde a un prix. Il ne manquait qu'à le définir. Une somme d'argent était la motivation la plus évidente pour un être humain, notre société étant mise à sac par sa valeur. Mais il y avait aussi le soucis de la puissance. Celle là-même qui rivalisait avec la monnaie pour mener les hommes à la baguette. S'il s'avérait qu'ils étaient plutôt du genre à vouloir monter en puissance pour affirmer leur importance dans notre monde, alors je pourrais m'atteler à fabriquer pour eux et sur mesures une pièce d'équipement de choix. Bien sûr, je comptais sur cette dernière option pour non seulement établir une relation de confiance entre le consommateur et moi-même mais aussi faire de la publicité pour le travail d'orfèvre que je fournis. En effet, mes inventions ont toujours été au top, et c'étaient elles mon pass V.I.P pour accéder à la gloire, la fortune et la revanche. Je devais à tout prix accomplir les deux objectifs secondaires que je m'étais fixés avant d'arriver à l'ultime but visant à balayer l'académie des héros. En premier lieu, rassembler davantage d'armes,alliés et androïdes pour parfaire la puissance de feu que je déploierais au moment de l'attaque. En second lieu, faire connaître et vendre mes créations de génie pour amasser encore plus de fond et me permettre d'enrôler encore plus de criminels. Agissant comme deux engrenages en perpétuel mouvement, la complétion de ces objectifs accéléreront le processus, et je finirais bientôt par gérer l'organisation des vilains qui causeront la chute d'un pilier de la communauté.





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Mar 29 Aoû - 4:03
- Toi aussi on t'a invité ?

Yami se retourna en une fraction de seconde, genoux fléchis, main droite entre lui et son assaillant en position de garde, sa main gauche elle avait plongé vive comme l’éclair à sa cheville pour se saisir de son couteau papillon qu’il pointa aussitôt sur la gorge de l’invité surprise … Enfin là où elle aurait dû se trouver. A la place son couteau pointait légèrement au dessus du crâne de la jeune fille qui lui faisait face. Elle avait du cran dis donc d’interpeller un inconnu comme ça, surtout ici dans ce parc abandonné. Notre jeune homme souffla un coup avant de baisser sa main tout en rangeant son couteau dans sa poche cette fois. Son instinct lui soufflait que cette jeune fille n’était pas lui pour lui cependant son expérience lui indiquait clairement qu’un tel gabarit ne se promenait pas innocemment aussi loin des rues fréquentées par la populace sans avoir plus d’une corde à son arc. Résultat des courses il décida de ne pas adopter une posture négative vis-à-vis d’elle tout en restant cependant méfiant. La jeune fille était de petite taille pour sur, surtout comparé à lui pensa-t-il, dotée d’une longue crinière blonde attachés qui contrastaient avec sa peau assez pâle et ses yeux noisettes. Vêtu de noir elle avait la silhouette parfaite pour se fondre dans la masse, de plus le fait qu’il ne l’avait pas entendu arrivée –distrait par le robot- confirma son intuition. Cette jeune fille n’est surement pas une écolière non, loin de là. Il s’apprêtait à lui répondre qu’il n’avait effectivement aucune idée de ce qu’il faisait là lui-même quand ils furent de nouveau interrompus par un 3e protagoniste.

Bonjour, et merci de vous être détournés de votre route, jeunes gens, pour prêter l'oreille à l'humble Professeur Kaki. Je ne serais pas long. Je suis un développeur, diplômé du département de Soutien de la très célèbre Yuuei Academy qui s'est vite rendu compte que commencer à partir de rien n'est pas possible...

L’homme qui leur faisait face était une grande perche surmonté d’une tignasse sombre désordonné, cela lui donnait presque l’air d’un balais songea Yami, le portait eut été parfait si ses cheveux ne redescendaient pas encadrer ce visage diabolique car oui, même si juger les gens aux premiers abords est une mauvaise habitude ce mec transpirait carrément le mal. Notre jeune Yakuza eu pu mettre n’importe quoi en gage ou se couper les mains, ce type n’était pas du genre à aller au poste de police ou engager un avocat pour régler ses problèmes. Clairement pas non, il était doté d’un regard froid, noir surement à cause de ses 2 yeux grisâtres encastrés dans son visage pour former un magnifique triangle [strike]ILLUMINATI[/spoiler] complété par un petit bouc. Vous en conviendrez on a déjà vu plus rassurant comme personnage ? Et ce n’est pas son tatouage, son apparition soudaine ou encore son discours qui allait arranger le tout.

Je rêve de créer mon propre studio et fournir à tout le monde un matériel de qualité qui faciliterait non seulement le travail de chacun qu'il soit héro ou simple fonctionnaire, en passant par l'étudiant moyen non-satisfait des spécificités de son équipement !
Mais, pourquoi est-ce que vous êtes là, vous ? C'est certainement la première question qui vous vient à l'esprit... C'est très simple ! Vous avez tout l'air de jeunes motivés ! Que diriez-vous d'avoir un peu de travail ?  Bien sûr, personne ne travaille gratuitement... En échange de votre aide, je serais ravi de vous octroyer une récompense. Partez, si vous n'êtes pas intéressés, mais sachez que vous pourriez gagner gros.


Yami pris le temps de laisser une petite pause afin de laisser planer le doute alors qu’au fond sa décision était quasiment prise. Il était venu chercher du travail et on lui en amenait, c’était comme mettre du pain dans la bouche. Le seul problème était qu’il ne connaissait pas ce mec et il ne pouvait donc pas lui accorder sa pleine confiance. Normal après tout, tout est une question de renommée que ce soit côté employeur –la garantie d’être payée entre autre- que de l’employé –Rapide et efficace- Cependant ce type se disait ingénieur et CA, CA c’était très intéressant pour Yami qui cherchait activement à s’équiper afin de pallier ses faiblesses.

« Ecoutes l’artiste, je ne te connais pas, je ne la connais pas, tu ne me connais pas. On est tous les 3 réunis dans un parc abandonné, et tu viens clairement de nous prendre pour des mercenaires. Jusque là je suis ok et puisque tu as l’air familier avec le milieu ça ne devrait pas t’étonner que je préfère garder ce genre d’informations confidentielles. Je sais pas ce qui en est de la p’tite mais comme on dit chez mo : Le dernier mot en affaire est souvent un chiffre. Je roule du moment que tu peux t’offrir mes services. » Une fois la messe dites Yami croisa les bras et patienta.

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Jeu 31 Aoû - 17:46
La surprise est immédiate, le jeune homme ne l'a en effet pas vu venir, voire plus : il ne s'imaginait pas faire face à une personne aussi ... petite. Tout était bon, le geste, le retournement, le positionnement des jambes ... dommage que son couteau finisse juste au-dessus du crâne d'Olivia au lieu de - visiblement - sous son cou. Elle soupire, c'est tout ce qu'elle fait pour montrer sa réaction face à ça, elle pourrait avoir peur de ce coup ou bien complexer sur sa taille qui n'est pas élevée, mais la voleuse a l'habitude de faire face à toutes sortes d’agression, et cet homme semble juste vouloir "se défendre", c'est son droit, mais bien qu'il soit méfiant à son égard maintenant, Olivia sait qu'elle ne se fera pas attaquer. En attendant, il ne lui répond toujours pas, elle continue de le regarder avec un visage stoïque, et dire que, si elle était un poil plus grande, il lui aurait fait une nouvelle coupe. Maintenant, elle ignore pourquoi ils sont là tout les deux et l'autre ne semble pas vouloir lui parler, hormis la regarder d'un air méfiant de sa tête et demi de plus il n'a pas envie de faire grand chose, juste que les choses se passent. Heureusement, il va parlé finalement ... enfin, avant de se faire interrompre par une encore plus grande personne.

Décidément, Olivia se sent de plus en plus petite, voilà maintenant qu'elle fait face à un inventeur avec deux gorilles qui dépasse encore ce cher jeune homme qui a son intention focaliser sur lui. C'est vrai que c'est un bel homme, mais ses charmes et sa façon de parler sont inefficaces sur la jeune fille. Elle, elle écoute d'une oreille attentive l'homme pendant que ses yeux devinent la forme d'un portefeuille dans la poche du garçon. "Pattes de velours" on l'aurait surnommé dans le métier si elle n'avait pas choisit une fausse identité, car en effet, personne n'a jamais senti la main de la jeune fille dans sa poche, ni même la poche se faire soulager du poids d'un morceau de cuir contenant plusieurs papiers de valeurs marchandes. Elle a donc glisser l'une de ses lianes dans sa poche, la plus fine possible pour ne pas que l'autre la sente, cette liane a attraper le morceau de cuir avant de le retirer doucement, petit à petit, avant de l'avoir dans sa main. Un rapide coup d’œil dedans suffit à deviner son identité : carte d'identité et badge de Yuuei, ainsi que de maigres économies voire pas du tout, même pas drôle.

L'homme semble expliqué vaguement ce qu'ils font là, que c'est lui qui les a invité, qu'il veut créer son propre studio et qu'il a besoin d'eux pour un travail ... Olivia connaît ce genre de discours, généralement, si on cache la nature de ce travail, c'est que ce n'est pas le genre de travail qu'on a l'habitude d'entendre, de ce fait, deux sortes de travaux lui viennent en tête, l'un est un vol, l'autre servir de cobaye. Il a beau être diplôme de Yuuei, ça ne l'empêche pas d'être quelqu'un d'immoral, c'est d'ailleurs généralement le savoir qui entraîne la soif de puissance, elle est bien placée pour le savoir justement. Il veut savoir quel genre de personne ils sont, Olivia, c'est une mercenaire, pas une assassine pour autant, mais elle a l'habitude de faire le sale travail. Quand au garçon ... il semble intéressé, bien qu'il souhaite gardé ce genre d'informations secrètes, oh, s'il savait.

- Pour un futur héro, tu n'es pas très méfiant : tu ignores la nature de ce travail et tu acceptes de le faire juste pour de l'argent ? Je ne pense pas que ça fasse joli dans ton CV mon cher Yami.

Elle lance le portefeuille à Yami pour qu'il le rattrape, il n'y a rien d'intéressant dedans de toute manière, elle a déjà un badge de Yuuei après tout, donc bon.

- C'est fou ce qu'on peut savoir à partir d'un simple morceau de cuir.

Elle soupire puis regarde l'homme en face.

- Vous, vous cachez la nature du travail en focalisant uniquement notre intention sur la récompense. De quoi s'agit-il alors ? Pour que vous le cachiez, c'est que ce n'est pas forcément légal, serait-ce du coup un vol ou bien une expérimentation ? Quelque soit le travail que je dois faire, tant que je suis payé, je ne rechigne pas.

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Ven 1 Sep - 22:52
" The hands on our fate"
feat. Yami & Olivia

    [FLASHBACK]
    « ... un monde où nous pourrions trouver du travail, nous, les écartés de la société qu'ils catégorisent comme "vilains" ! Imagine un peu. Parce que, je vais pas te l'apprendre mais l'argent ... Il mène les Hommes à la baguette depuis plus longtemps que les alters ! Sans un moyen de gagner notre vie, où est-ce que nous pourrions vivre ?! Oui, je sais on pourrait simplement se mettre à braquer des banques, faire sauter des bijouteries, mais, allons. On peut faire beaucoup plus malin que ça. En soutirer un max ! Ce serait le même principe qu'une entreprise de services.. illégaux, voilà le truc. Abriter incognito tueurs, voleurs, et autres gros bras de qualité. Et oui, je sais ! Ce serait comme monter une agence de mercenaires, mais là je te parle de beaucoup plus que ça. Je te parle d'un réseau solide, d'un nouvel engrenage de la société, d'une armée à elle seule unie par la loyauté.. la camaraderie ? Ou juste le blé ? J'y ai pas encore bien réfléchi. Mais je trouverai, je te l'assure. »

    [FIN DE FLASHBACK]

    Face à moi j'avais une vision bien plus ... enfantine du réseau solide que je me promettais d'ouvrir et de diriger sur les marchés noirs. La blondinette et le ténébreux me paraissaient beaucoup plus petits que sur les images vidéos, je les surplombais déjà sans faire de grands gestes, mais mon dynamisme caractéristique lorsque j'étais sur le point d'étaler ma science semblait me rendre encore plus imposant. Les jeunes de nos jours étant ce qu'ils sont, je ne m'attendais pas à moins d'impertinence dans leurs attitudes respectives. Pourtant, ils différaient grandement et je pouvais l'affirmer rien qu'en les regardant interagir. Et, pour ma plus grande surprise, celle qui suscitait la première l'oeil avisé d'homme d'affaires que j'ai fut la demoiselle. Toute menue, on la croirait pour sûr pour quelqu'un d'inoffensif et de fragile ! Moi-même j'avais du mal à comprendre mon choix de l'amener ici, ce n'est qu'une enfant ! C'est son attitude désinvolte mais à priori techniquement réfléchie qui faisait pencher la balance. Alors que je donnais les grandes lignes du projet dont le nom m'échappait encore, tant mon génie créatif s'amusait à en penser de nouveaux, elle avait réussi à faire apparaître dans ses petites mains le porte-feuille de l'autre adolescent à son insu, sous mon nez, alors que je leurs faisais face. C'était ça ! Sa démarche.. La sournoiserie qui accompagnait ses yeux... La fillette faisait parfaitement écho aux services de voleurs que je voulais proposer une fois l'entreprise montée ! Ses paroles traduisaient son processus de pensée ; elle faisait preuve d'une curiosité intelligente bien que ses intentions restent toutes simples à l'instar de son compagnon de fortune.

    Ce dernier, quant à lui convenait bel et bien à la rébellion que son regard noir laissait émaner. Si même les images à l'écran pouvaient ressentir son effet, alors je ne pouvais pas me tromper. Plus que rebelle, mais un peu moins qu'insolent, j'associais son comportement à de l'impertinence. Dans ses paroles j'ai pu en apprendre déjà assez pour être sûr qu'il serait lui aussi de la partie. Il laissait présager une certaine familiarité avec le "sale travail", je n'avais même pas encore évoqué la nature du travail qu'il se prenait déjà pour un mercenaire. Un sourire moqueur venait décorer mon visage en voyant le jeunot jouer aux durs pendant que mademoiselle décortiquait ses effets personnelles. Une belle paire de gamins.

    Pourtant, mon aversion pour les enfants ne semblait pas se manifester envers eux. Je me prenais même d'intérêt pour eux au point de vouloir vraiment les connaître. Ils étaient pour l'instant certes de petites recrues potentielles, mais hé, il faut bien commencer quelque part ! Si j'avais l'occasion de faire de ces petits monstres deux machines à tuer ou à voler avec l'armement que je pourrais leur fournir, la popularité de mon business ne pouvait que prendre un envol des plus bénéfiques. De plus, leur jeune âge laisse beaucoup de place à l'évolution. Si j'arrive à cultiver en eux suffisamment de confiance dès maintenant, la loyauté ne viendrait que naturellement après quelques temps passés à ma solde. Je ne sais pas m'y prendre avec les plus jeunes, mais je sais comment m'y prendre avec les personnes. Avec un cerveau comme le mien, je ne pouvais pas me permettre de ne pas m'intéresser au genre humain. A ses caprices, ses rêves et ses désirs... Je suis au courant, on ne m'apprendra pas qu'enfant, homme ou femme, un être humain est prédisposé à suivre ce qu'il comprend et ceux qui le comprennent. Une chance que je sache tout comprendre.

    « L'argent, l'argent, l'argent ... Vous aussi les enfants, vous lui courrez après ? je leurs souriais, amusé, comme pour signifier que nous avions trouvé un point commun. Si ce n'est que ça, nous pourrons nous arranger, j'aurais de quoi vous payer. A ce moment j'ai décidé d'être franc, avec les enfants la vérité semble être plus douce même quand elle est ignoble. En ce qui concerne le travail, petite, je dirais que c'est à mi-chemin entre un vol et un règlement de comptes. C'est un ex-associé, Rasha, un receleur du groupe des Gorilles; il me doit une blinde depuis nos dernières affaires et j'aimerais récupérer ce fric. Au passage je sais, pour avoir travailler un certain moment avec ce charognard, où il stocke les objets volés qu'il a à blanchir. Là-dedans, il y a tout un tas de babioles du genre diamants, bijoux, oeuvres d'art mais surtout il y a le fameux dispositif de bouclier volé à un laboratoire de recherches il y a pas plus de deux mois. Mon regard changeait. Je les fixais maintenant avec un sérieux presque intimidant, prononcé par les cernes profondes qui ornent le contour de mes yeux. Est-ce que vous vous sentez capables de faire ça pour moi ? »

    Depuis le temps, la dette de cette rascasse de Rasha devrait s'élever à au moins quatre.. ou cinq milles balles. Je ne m'attends pas à trouver autant dans son bagne miteux mais il garde forcément des objets de valeur dans son dépôt. Je sais aussi que s'il perd les objets de ses clients, en rappelant que sa clientèle de tortionnaires ne fait pas dans la dentelle, lui et son groupe risquent de les avoir à dos. J'adore ça. Un plan qui me permet de faire d'une pierre deux coups ! Non seulement je fais les poches de ce radin et subtilise de quoi avancer mes recherches, mais en plus je mets en difficulté le reste de la bande avant d'aller frapper chez eux aussi.

    La liste de mes cibles prioritaires était longue, et était en passe de s'allonger encore. Rasha n'était que le premier d'une série de messages; je voulais faire comprendre à notre monde désolé qu'un échiquier s'était dessiné sous ses pieds et qu'avant même qu'il ne réalise dans quelle position il se trouve.. Mastermind avait déjà effectué ses premiers mouvements, prêt à mettre la loi en échec en faisant d'abord tomber sa Tour, l'Académie où les nouveaux héros voyaient le jour. J'envisageais de le faire en grandes pompes et pour ça, Hunter & Zero ne me suffiraient pas. Et la rencontre de ces apprentis mercenaires n'y changeait pas non plus grand chose. Il me fallait davantage d'équipement, davantage de force de frappe pour tirer une victoire incontestée de cette bataille décisive pour moi car je l'ai attendue sans discontinuer depuis le jour même où j'ai quitté l'établissement.
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Dim 3 Sep - 22:05
Pour un futur héro, tu n'es pas très méfiant : tu ignores la nature de ce travail et tu acceptes de le faire juste pour de l'argent ? Je ne pense pas que ça fasse joli dans ton CV mon cher Yami. C'est fou ce qu'on peut savoir à partir d'un simple morceau de cuir.

Yami avait bien fait de se méfier d’elle tout à l’heure, il aurait même dû lui laisser une petite cicatrice tiens ! Ca aurait enseigné les bonnes manières à cette vilaine chapardeuse songea-t-il tout en attrapant au vol son portefeuille. Mentalement il se fit une note « Ne plus prendre ses papiers lorsqu’il partait en vadrouille » Il avait était passablement irrité par le tour de passe-passe de la jeune demoiselle –encore plus car il n’avait rien vu ni venir, ni sentis- il s’écarta machinalement d’un pas supplémentaire de la jeune voleuse tout en sachant pertinemment que la distance était déjà supérieure à ses petits bras et qu’elle avait de toute évidence usée d’un quelconque gadget ou alter. Il s’apprêtait à lui offrir une remarque cinglante quand le 3e personnage prit à nouveau la parole. Son discours était plus intéressant que des enfantillages aussi notre cracheur de flammes ravala-t-il sa réplique pour offrir son attention à son interlocuteur.

« L'argent, l'argent, l'argent […]Est-ce que vous vous sentez capables de faire ça pour moi ? »

-Je ne sais pas quelle est ta façon de faire mais j’ai quelques principes. Ce Rasha là, jamais entendu parler mais en tout cas pour moi c’est jamais les mères de familles ni devant les enfants. De plus comme on dit les bons comptes font les bons amis. Si tu me roules, je te roule. Je vois rien d’autre à ajouter … Ah si, j’ai pas mon matos sur moi. »

Yami avait été concis, inutile de s’embourber dans des fioritures ou autres broderies conventionnelles. Visiblement ce type n’en n’était pas à son premier et avait surement du galon dans le métier, bien plus que le jeune homme. Aussi décida-t-il de jouer la carte de la franchise directe. Pas d’entourloupes, pas de sens caché. Il lui proposait une mission contre rémunération, il ferait son boulot et basta. Par contre qu’en serait-il de la jeune fille qui semblait-elle être beaucoup plus craintive et réticente. A coup sur elle n’était pas faite du même bois que Yami. Lui était tout en impulsivité, testostérone, capable de prendre des décisions et d’agir sur un coup de tête là ou elle semblait être plus calme, posée et réfléchit. En réalité il formait à tout deux un bon duo, une bonne association de qualités-défauts songea-t-il. A un détail près, détail d’importance, majeur même : Ils ne se connaissaient pas, n’avaient jamais travaillé ensemble et madame Arsène Lupin avait assez mal engagé les présentations en volant notre jeune homme Comment ça il a faillit la poignarder en guise de première interaction ? C’était un réflexe monsieur ! C’était donc elle la plus grosse inconnue de l’équation. Il était curieux de voir sa réaction à vrai dire.

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Ven 8 Sep - 13:33
Le garçon a l'air salé, en effet, se faire voler son portefeuille et remarquer juste devant soi qu'une personne plus petite que soi l'a en main et a eu le temps de le décortiquer, ça rend énervant et un poil plus méfiant bien évidemment. Ainsi, Olivia n'est pas étonnée de le voir reculer encore d'un pas, elle s'y attendait en fait, mais elle a plus volé le portefeuille par habitude, mais aussi par curiosité, histoire de connaître ce garçon qui n'a pas l'air de vouloir se présenter de lui-même, au moins, son identité est connu des deux autres, mais personne ne connaît l'identité d'Olivia, pourtant, elle est connue. Enfin, son père est connu et c'est sa popularité qui fait la sienne, enfin, la voleuse s'est toujours fait discrète, elle n'a pas la puissance d'All Might ou l'ambition de Stain, donc elle n'a pas de raison de se faire connaître. Elle, ça a toujours été les vols et les cambriolages sa spécialité, efficace c'est son mot d'ordre, il faut bien si on veut être payé dans ce monde qui la haït. Être respectée ? Avec sa petite taille et son âge, qui voudrait la respecter juste parce qu'elle vous ramène un objet qui vous lui avez demandé en contrepartie d'argent ?

Finalement, Olivia avait bel et bien raison, il s’agit bel et bien d’un vol. Les gens veulent toujours essayer de poser un contexte pour que le vol soit justifié, genre une dette à payer, une technologie qui a déjà été volé … exactement comme l’homme le fait. Un contexte qui est assez banal, il veut être remboursé et l’endetté veut une compensation pour que cette dette soit payée. Sans doute veut-il qu’ils volent une technologie, c’est … logique vu le contexte, après, Olivia est bien curieuse de savoir quoi comme technologie il souhaite “emprunter” pour rembourser cette dette qui a l’air quand même énorme. Sans doute souhaite-t-il ce “fameux dispositif de bouclier”, va savoir pourquoi, sans doute pour une de ses inventions ou pour commencer à vendre, dans tout les cas, tant qu’Olivia est payée, elle ne va pas faire la fine bouche, un vol c’est un vol, et si elle peut avoir un job par la suite chez cet homme, elle ne va pas dire non … oui, elle compte se faire employer.

- C’est le dispositif que vous voulez qu’on vole ? Moi je ne suis pas contre, tant que je suis payée, je suis même prête à être employée à plein temps.

L’argent n’est pas ce qu’Olivia aime le plus, mais il est nécessaire pour survivre dans ce monde, et si ce type peut l’embaucher … même si c’est pour faire des vols, tant qu’elle peut au moins avoir un “plan B”, ce serait pas mal non plus. Et puis, ce type est un inventeur qui a l’air porté sur la voie de la criminalité, sans doute a-t-il besoin de “main d’oeuvre” ou bien “d’emprunter d’autres technologie”. D’ailleurs, sans doute a-t-elle quelque chose qui risque d’intéresser cet homme … mais pas tout de suite, après ce vol, c’est toujours mieux de parler affaire après avoir prouvé ce qu’on sait faire.

- Je suis habituée à travailler sans gadget, mais si vous voulez m’en prêter pour que je les test, je ne suis pas contre.

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Dim 10 Sep - 13:46
"Finalization"
feat. Yami & Olivia
    « Vous, les enfants... Venez de signer l'un des plus beaux contrats de vos vies, et le premier d'une intéressante série je dois dire. rebondissant sur la remarque de la fille, d'autres curiosités me vinrent à l'esprit, je la fixais directement dans les yeux avant de poursuivre. Je peux faire beaucoup mieux que vous "prêter" du matériel, voyons. Je ne suis pas un banal artisan, vous savez ? Je tiens à ce que tous ceux qui acceptent de m'aider puisse avoir un aperçu de mon génie, et de tout ce qu'il y a à y gagner. Mais, à part ton nom "mon cher Yami" je ne vous connais pas et c'est ce qui me fait défaut... Pour inventer, je dois absolument maîtriser mon sujet... Vos alters, vos styles de combat pour que je conçoive l'équipement adéquat, et vos noms ou vos surnoms en cas de scepticisme, que je puisse me souvenir pour qui est-ce que je bricole. »

    Maintenant que les termes du contrat étaient définis, je me concentrais sur un point secondaire mais néanmoins non-négligeable de toutes ces machinations. Même si je ne doutais pas de la discrétion de la petite, je devais m'assurer de leurs aptitudes à affronter Rasha, qui est loin d'être un enfant de coeur... Ce n'est même pas un enfant tout court. Cet ex-militaire particulièrement entraîné est un fâcheux enquiquineur de première. Non seulement il ne se laissera pas délester sans bouger, mais en plus il pourrait même vaincre et capturer mes tout nouveaux employés. La paire de jeunes devait à tout prix être prête à faire face à un adversaire de taille, c'est pourquoi je pensais contribuer à leur réussite avec mes petits bijoux technologiques. Je ne comptais pas les accompagner, ni les chaperonner à distance même si je le pouvais, confortablement installé derrière mon écran en contrôlant l'un de mes deux redoutables cyborgs. En revanche, s'ils se mettaient d'ores et déjà à utiliser mes armes, il ne fait aucun doute qu'ils y verront la preuve du bien-fondé de mon patronat. Loin de me présenter comme un boss sans scrupules ni considération pour ceux qui se salissent les mains à sa place, je voulais notamment installer une relation de confiance entre nous. Qu'ils y voient plus qu'un simple boulot, une sorte de marque de foi en leurs forces respectives. Cependant, sans leur coopération je ne saurais pas quelles sont ces forces que je décèle en eux. D'autant plus que je leur fournirai un plan d'action et des informations très utiles sur leur futur opposant, il était plus judicieux de leur part de ne pas se montrer rebelle quant à ma question décisive. Pourtant, je ne pouvais que comprendre une éventuelle suspicion. Comme le soulevait Yami, nous ne nous connaissons pas. Il existait alors, dans l'ombre, encore cette possibilité que je sois plus malveillant que je ne le laisse déjà paraître, et que je me mette à les trahir. Mon intellect avancé me permettait effectivement d'avoir plusieurs pas d'avance sur mon entourage, j'imaginais souvent les réactions avant même qu'elles ne soient divulguées, anticipant avec justesse les incertitudes, principales failles de mes plans quasi-certains. Lorsque plusieurs options se présentaient dans un plan, la stratégie la plus efficace reste de se préparer à toutes éventualités, mais la stratégie la plus fructueuse est de maximiser les chances que les choses se passent comme prévu.
    En l'occurrence, ma démarche se voulait simple au moins autant que son objectif; le cambriolage de Rasha pour mettre la main sur le dispositif de bouclier. Pour se faire, trouver et enrôler de valeureux sacripants... Le seul hic est que je n'ai pu me dégoter que deux ados pour faire l'éprouvant travail que je voulais voir accompli par des affreux endurcis. Mais je n'allais pas cracher sur ce que le ciel m'apportait ! S'ils se montrent compétents, ils constitueront les toutes premières recrues de mon organisation, et je me ferais un réel plaisir de cultiver leurs potentiels à chacun. Non content d'être un inventeur brillant, je me trouvais, en tant qu'autodidacte, être un tuteur bien documenté. Ainsi, avec l'équipement que je m'engageais à fournir à mes travailleurs associé au savoir que je pouvais leur dispenser, j'aurais le loisir de former l'armée à l'image que je voulais.

    Les quelques regards que je leur avais adressé avaient déjà fait germé dans ma tête quelques idées captivantes sur la nature de ce que je pouvais leur confectionner. Je pensais notamment à stimuler les aptitudes furtives de la voleuse tandis que le garçon, plus costaud, serait plus à même d'être lourdement armé devenant un ravageur comme on dit dans le jargon, le type d'unité destiné à porter l'essentiel de la force de frappe, mieux équipé pour attirer l'attention et tenir les forces ennemies suffisamment diverties pour que sa coéquipière puisse jouer son rôle sans encombres. Je suis brillant; je ne les connais pas plus que ça et pourtant je pensais à de multiples combinaisons gagnantes. La possibilité que Rasha s'attende à recevoir de la visite est fine, ce nigaud s'étant retranché et isolé dans un immeuble délabré, et je prenais cette donnée en compte. *Avantage numérique. Effet de surprise. S'ils échouent même avec tout ça, je retourne chauffer les chaises à U.A ..*

    Avant qu'ils ne m'aient répondu, je renchérissais d'une déclaration visant autant à leur faire comprendre les risques et de l'échec, et de l'insubordination :

    « Votre coopération ne sera pas vaine et j'inclue votre intérêt personnel dans cette demande. Rasha ne fait pas de prisonniers, et il n'aime pas les gosses. J'imagine que vous comprendrez que c'est pour assurer votre succès que vous allez devoir me mettre dans la confidence. »

    Mon sourire n'était cette fois pas un vrai. Mes yeux se fermaient comme si je refusais d'avoir en face de moi mes réels sentiments. Je n'éprouvais pas de culpabilité ainsi, car je ne leur disais pas tout. En vérité, je ne leur avais livré que tout ce qui concernait le job. Ils ne savaient rien de l'ultime sommet de mes ambitions, rien du sort que je réservais à l'Académie, et grâce aux semblants de pickpocket de la fillette je su parfaitement que j'avais bien fait de ne pas l'évoquer. Yami, dont le nom avait été révélé plus tôt par sa carte d'étudiant, pourrait très bien faire volte-face et menacer la suite des événements. Qu'il aille en avertir les professeurs ou ses camarades ou, à condition que la stupidité soit chez lui un trait de caractère important, qu'il tente de m'arrêter ici et maintenant, je ne pouvais pas lui accorder de totale confiance, par prudence. En revanche, dès lors qu'ils seront revenus de chez Rasha - en supposant qu'ils en reviennent... - j'aurais de quoi m'assurer qu'il ne parlera pas; en effet même si la menace que je représentais était nettement supérieure, je suis persuadé que les autorités ne fermeront pas les yeux sur sa complicité. Les moeurs d'aujourd'hui, les lois et la justice affectaient mon jugement ... Dépravées, rabaissées au rang de vulgaire besogne, les valeurs modernes d'un héro ou autre défenseur de ce qui est bon et juste impliquaient une intransigeance cupide. Il peut avoir changé d'avis et tout cafté au principal, son arrestation fera toujours l'objet de priorité d'état, tant les autorités sont plus pressées de passer devant les caméras en le tenant comme un sale criminel que de comprendre ses circonstances et la bravoure dont il ferait preuve en trahissant ma franchise. Mais nous n'en étions pas là, mes insécurités devaient être passées sous silence pour ne pas encrasser la rigidité de mon sang-froid face aux réponses des adolescents.

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