the white lily and the spider lily | ft. Iseut Château-Isewa

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Jeu 24 Aoû - 20:26


❝ the white lily and the spider lily ❞

Dans un couloir long et délabré, une femme aux cheveux bleus aussi claires que la lumière longea le chemin, le seul chemin qu'il lui est été montré. D'un pas lent, elle observa les lieux avec un regard curieux et calme. Le sol était recouvert de lys blanche, laissant apercevoir à peine le sol. Cette femme était dans un vieux collège, vide et sans âme, pourtant quelque chose l'a poussé à continuer. La curiosité, la nostalgie et la tristesse sont des sentiments qu'elle eut en même temps et lui faisait en quelque sorte du bien et du mal à la fois. Elle aperçut une porte entrouverte, menant à une salle de classe, et y pénétra. Elle ne vit que des tables et des chaises bien arrangées, face au tableau, face à la table haute du professeur. Sur cette table, la femme vit une jeune fille assise, tenant une lys araignée rouge. Elle détestait tellement cette fleur.
Reprenant ses esprits, Uejini se trouvait face à un criminel, aux côtés de Naomasa qui poursuivait l'interrogatoire. Elle prit les documents faces à elle et les analysait. Le criminel avait tenté de voler de l'argent dans une agence en se faisant passé pour un livreur. Mais, c'est une agence de héros pas vrai ? Pourquoi attaquer directement une agence où il y a plus de 90 % de chance de se faire arrêter par des héros ? C'était complètement stupide. Et le pire de cela, c'est que le criminel cherchait à se faire indemniser ou alléger sa peine en crachant des excuses. Ce n'était pas bête, mais ça ne le faisait pas face à quelqu'un comme Uejini. La policière n'aimait pas les gens qui se cherchaient des excuses pour ce qu'ils font au lieu d'en assumer les conséquences.

Naomasa, n'obtenant rien de plus intéressant, jeta un regard vers sa coéquipière, qui était encore debout, regard qui lui demander si elle avait encore des choses à dire. Cette dernière le regarda du coin de l’oeil, acquiesça et posa les documents sur la table violemment, qui fit sursauter l'inspecteur et le criminel. Uejini bascula son buste vers l'avant, mettant l'autre main sur le siège du criminel et la regarda dans les yeux. 


« Tu as laissé un héritage à ta fille non ? Et à ce que j'ai comprit elle s'est se débrouiller, mais malheureusement son père est un voleur. Je me demande comment elle va faire lorsque tout le monde saura que son père et en prison. » S'arrêtant pour quelques secondes, elle reprit avec une grosse inspiration. « Fais lui plaisir alors. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves.  Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. Crèves. » Rabâche-t-elle devant le criminel, gardant un calme effrayant face à lui.

« Arrête ça ! » Crie son coéquipier.


 Son coéquipier l'attrapa par le bras et mit une main devant la bouche d'Uejini, qui se tut immédiatement. Elle vit que le criminel était devenu pâle et la regardait avec un air effrayé. L'interrogatrice tourna le dos, se dirigeant vers la sortie, jugeant que l'affaire devait être poursuivie avec Naomasa. Elle apprit quelques minutes plus tard qu'après être sortit de la salle, le criminel avait tout avoué, ses motifs, les moyens d'infiltrations, etc. 

Malgré tout, la femme n'était pas satisfaite, elle se sentait sale. Comment elle pouvait se dire policière si elle utilisait ce genre de méthode pour qu'un criminel crache le morceau? Comment est-ce qu'elle pouvait dire qu'elle était celle qui faisait régner l'ordre ? Une fois, la nouvelle apprit, elle voulu s’enfuir derrière le commissariat et fumer une cigarette pour se calmer. 


« Uejini ! » Interpella Naomasa. « Tu...Bon boulot, mais ne m'oblige pas t'arrêter la prochaine fois à cause de ta manière de faire, d'accord ? » Finit-il en posant sa main sur l'épaule de son interlocutrice. « Je sais que... »


Sans dire un mot de plus et sans le laisser finir, elle fit sa route jusque dans la petite ruelle derrière le commissariat et se mit à fumer. Il y avait des poubelles, une odeur d'alcool mélangée avec les ordures. Elle n'aimait pas réellement fumer, mais l'odeur de cette dernière la rassure, la réchauffe puisqu'elle lui rappelle l'odeur d'un vieil ami. Elle avait les yeux fermés et la tête élancée vers le sol. Il n'y avait que le bruit de la foule, des voitures et des vélos qui passé, rien de très intéressant. 


« Pourquoi je suis aussi désagréable avec Mr. Tsukauchi, alors qu'il cherche juste à m'aider. Je vais devoir arrêter d'être aussi... »


Sans pouvoir terminer, elle entendit une cannette roulée vers elle. Elle tourna lentement sa tête en ouvrant légèrement ses yeux. Uejini savait qu'elle devrait être plus réactif à ce moment, mais elle n'était vraiment pas d'humeur à se battre. Ainsi, elle aperçut une jeune fille avec une tenue de lycéenne, munie de long cheveux noirs cachant la quasi-totalité de son visage et des grands yeux bruns, une personne comme les autres au final. Cependant, l'interrogatrice vit une certaine détresse dans son regard, une détresse qui ne la laissait pas indifférente. 


« A qui ai-je l'honneur, jeune fille ? »

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Crèves. C’était ce qu’elle avait –encore – vu tagué sur sa table de cours, au lycée, aujourd’hui. Ce n’était pas rare, pas inhabituel pour un sou. Peut-être était-ce cela le plus triste, au fond. Iseut était habituée à ce genre de violence ; mais cela ne signifiait pas pour autant qu’elle était totalement blindée ou immunisée face à ces dernières. Bien au contraire. A chaque fois qu’elle surprenait ce genre de chose, elle s’interrogeait. Pourquoi elle devrait mourir plutôt qu’un autre ou qu’une autre ? Pourquoi elle spécifiquement ? Qu’avait-elle fait de mal pour que l’on veuille absolument la supprimer ? Chaque phase de réflexions se terminait par une difficile déglutition et un nettoyage du gribouillis dans les règles de l’art.

Les professeurs n’osaient plus rien dire. Au départ ils avaient tenté de la protéger, mais leurs méthodes n’avaient fait qu’empirer la chose et Iseut était devenu la ‘balance’, la ‘préférée’, la ‘chouchoute’ et bien des noms d’oiseaux pire encore que ceux-ci. Alors la demoiselle avait fini par ne plus demander d’aide, ne plus laisser qui que ce soit intervenir en sa faveur. Rien n’irait mieux de toute manière, alors autant subir et serrer les dents. Plus facile à dire qu’à faire. Mais désormais, Iseut commençait lentement mais surement à s’isoler du reste u monde, pour ne plus être que dans sa bulle à elle, son antre, sa tanière où nul n’aurait le droit de s’aventurer à part elle. Comme un…

Monstre. Un sursaut la prit alors qu’elle entendit ce murmure, cette rumeur venue vicieusement se glisser dans ses oreilles. Oui, elle était perçu comme un monstre et cela non plus, elle ne le comprenait pas. Prenant une respiration, la métisse essaya de reporter son attention ailleurs. Loin d’ici, de cette classe et de ce professeur qui s’évertuait à leur faire faire des traductions de poèmes traditionnels japonais vers l’anglais. Iseut n’avait aucun problème à suivre les cours dans cette langue, alors peu importait si elle laissait son esprit divaguer quelques instant, n’est-ce pas ?

Au dehors, elle vit des senpais faire leurs exercices quotidiens. Les plus âgés aidaient les plus jeunes et vice versa lorsque l’occasion était donnée. Iseut, elle, n’avait jamais connu cela, jamais entre-aperçu le parfum de l’entraide ou la couleur d’une amitié sincère. Plus depuis très longtemps en tout cas. En venant s’inscrire ici, la jeune fille avait pensé que sa vie serait plus simple, perdue là au milieu d’autres sans-alters. Mais la réalité est toute autre et avec ou sans capacités extraordinaire, l’ambiance générée par ses camarades de classes était la même qu’avant. Peut-être même légèrement pire, à bien y réfléchir. Avant, c’était eux, les moins que rien, les sans-pouvoirs, les mis à l’écart. Ils avaient trouvés en Iseut un moyen de se sentir puissants, supérieurs, de se sentir forts comme leurs propres bourreaux l’avaient été avant eux. L’humain reste fidèle à lui-même, sans doute. Son regard sombre, après cette brève perdition, reprit contact avec le tableau.

A lost memory
Field of abandonment
Red spider lily

Un Haiku. Un bel haiku qui pourtant faisait tristement écho aux pensées déviantes d’Iseut présentement. Cette fleur rouge symbolisait la mort, l’arrêt de toute vie immédiatement. Pourquoi est-ce que ses questionnements venaient se glisser aussi insidieusement dans son apprentissage ? Iseut voulait juste un peu de paix. La cloche retentit, annonçant la fin des cours, et la métisse s’enfuit presque par la porte de sa classe. Seulement voilà, rien n’est jamais si simple pour qui le voudrait.

Crèves, monstre ! Un de ses camarades lui avait lancé ce duo de mots à la figure, juste avant de s’enfuir à son tour dans la direction opposée. Ainsi Iseut était condamnée à rester ainsi, à marcher sans réelle énergie jusqu’à chez elle. Pis encore, elle voyait le regard des gens autour d’elle, dans la rue ; ces mêmes regards qui la prenaient en pitié où songeaient sans doute à combien elle était laide. Alors, la gorge nouée, elle laissa ses jambes courir de plus en plus vite, cherchant un refuge, un abri, n’importe quoi où elle pourrait se sentir tout sauf différente. Contenant au maximum les larmes qui harcelaient le contour de ses yeux, Iseut fini par se perdre dans une ruelle.
Sa respiration saccadée lui prenait toute son attention. Elle avait mal d’avoir tant couru pour une raison si futile. Personne ne la poursuivait. Pas cette fois, du moins.

Mais, alors qu’elle s’apprêtait à reprendre sa route, une voix l’interpella. Sursaut, encore. Iseut se retrouva face à une personne qu’elle n’avait jamais vu. Homme ou femme, elle n’aurait su le dire, mais elle avait peur. Tellement peur. De quoi ? De tout, de rien. De la vie en général, des phrases sorties de nulle part. Comme présentement. « Je… Je suis désolée, j’allais repartir… »

Ne pas faire de vagues, ne pas faire de vagues, ne pas faire de vagues. Il n’y a qu’en étant discret qu’un monstre pouvait s’en sortir, après tout, n’est-ce pas ?
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Ven 25 Aoû - 21:26


❝ the white lily and the spider lily ❞
« Je… Je suis désolée, j’allais repartir… »


Son interlocutrice cherchant à partir, Uejini fit un effort en se levant et en prêtant plus attention à la lycéenne. L'interrogatrice ne bougea pas malgré tout, mais releva la tête pour mieux voir la personne face à elle. Cette personne n'était pas correctement redressée, une allure qui ne montrait aucune confiance en soi, une tête à vouloir fuir le regard des autres. De plus, elle était quelque peu vexé que la lycéenne ai d'aussi longs cheveux, cela caché son visage et Uejini le prenait comme une insulte de sa part. Surtout, cette dernière ne voulait pas répondre à sa question apparemment.

Mais on a tous été jeunes et maladroits face à une personne plus âgée que soi. Elle en était le pire exemple alors qu'elle était plus jeune que la fille aux cheveux noirs. D'ailleurs, cela lui rappelait légèrement quelqu'un dans ses années de collège : Medoku. Cette dernière cachée son visage parce qu'elle n'avait qu'un œil, et elle avait exactement le même regard tétanisé lorsqu'elle rencontra Uejini. Peut-être qu'elle avait une tête qui faisait peur ? Ça expliquerait bien des choses pour être honnête.

La femme aux cheveux bleus a alors jeté sa cigarette à ses pieds et l'écrasa avec cette dernière. C'était encore une lycéenne, peut-être qu'Uejini pouvait se tuer les poumons, mais la jeune fille n'avait rien demandé. Et à ce jeune âge, ces poumons sont encore purs, pas comme l'être qu'est la femme en ce moment.


« Tu ne me déranges pas, tu sais. » Commence-t-elle d'un air anodin. « Mais ce n'est pas une manière de se comporter avec quelqu'un de plus âgé que toi. » Elle avance de quelques pas, lentement pour ne pas lui faire peur. « Lorsque quelqu'un te pose une question, tu lui réponds, parce que je le prends comme un vent là. »


Lorsqu'elle n'était plus qu'à un mètre de la lycéenne, elle resta silencieuse pendant quelques secondes en la regardant dans les yeux – ou du moins de ce qu'elle pouvait voir. Uejini ne pouvait se sortir de la tête que son interlocutrice avait peur de l'allure de notre policière ou voulait simplement la fuir, comme si elle sentait mauvais. Pourtant, elle s'était pris une douche ce matin, à moins que se soit l'odeur des ordures qui étaient derrière elle.

Dans tous les cas, elle n'aimait vraiment pas sa manière de se tenir, Uejini ne valait-elle pas un minimum de respect ? Non. Et elle le savait. Elle ne pouvait pas en vouloir à la jeune lycéenne, peut-être que elle-même avait des soucis de son côté et lui mettre la pression ne serait pas une bonne idée, surtout à cette période de sa vie.

Dans cette salle de classe, la jeune femme regarda de plus près la jeune fille assise face à elle. D'un clin d’œil, le lys rouge s'était transformé en lys blanche, ou du moins presque. Cette dernière était blanche, mais avec des teintes rouges, comme du sang qui avait coulé dessus. Le sol était exactement le même, sauf à ces pieds où ne se trouvait que ses lys araignées rouges. Lorsqu'elle fit un pas, le parterre à ses pieds se transforma en ses fleurs qu'elle détestait tant, mais qu'elle ne pouvait pas arracher. C'est alors qu'en regardant la jeune fille, elle crue se voir. Mais pourquoi avait-elle des cheveux noires ?

Arrg ! Pourquoi pensait-elle autant ?! Si elle n'était pas contente de quelque chose elle n'avait qu'à régler ça elle-même, c'est une adulte après tout. Prit alors d'un éclair de frustration par son propre comportement, Uejini prit les cheveux de son interlocutrice et, aussi long qu'il était, attacha les longs cheveux noirs, se servant d'elles pour en faire un chouchou.


« Et puis c'est quoi cette allure ?! Bien que tes cheveux soient beaux, montres les yeux qui vont avec ! J'ai l'impression de parler à un buisson. » Dit-elle, un peu frustré et dévoilant ainsi le visage de la lycéenne. « Voilà ! Ce n'est pas mieux de voir plus claire comme ça ? »


Restant braquée sur le visage de la lycéenne, elle finit par baisser les yeux pour voir que ses jambes n'étaient pas aptes à reprendre une marche. En effet, Uejini avait malgré tout un bon œil qui compense son manque d'intelligence. C'est alors quelle tandis la main à son interlocutrice, la regardant de nouveau dans les yeux.


« Agent Uejini. Si tu as peur de moi, ne t'inquiètes pas, je suis de la police. Si tu as besoin de parler, vas-y, je ne vais pas te crever. » Elle ne lui laisse que quelques secondes pour répondre, mais finit par répondre rapidement. « En fait, viens avec moi dans le commissariat, ça se voit que tu es sur le point de faire un malaise tellement tu tires une de ses tronches. Je vais te prendre quelque chose de chaud à boire, ou froid, enfin à toi de voir. »


C'était évident que cette fille avait besoin de se calmer un coup avant de rentrer en panique chez elle. Ces parents seront rassurés si c'est une policière qui la ramène... Ou pas. Peut-être s'imagineraient-ils que leur fille a fait quelque chose d'illégal ? Dans tous les cas, ce n'était rien de grave. Tant pis pour les dossiers à trier, elle n'était pas d'humeur de toute façon. Puis ça lui servirait d'excuse pour ne pas faire son boulot après cette journée.

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Mar 5 Sep - 16:12
Elle avait l’impression que son palpitant était digne d’un lapin acculé par une horde de renards. Iseut en avait des sueurs froides, c’était extrêmement désagréables. Et puis cette adulte ne la mettait pas vraiment à l’aise… Même s’il fallait tout de même préciser et avouer du même coup qu’aucun adulte, à part ses parents, ne mettaient Iseut totalement à l’aise. Il y avait toujours de la suspicion et de la pitié dans le regard des grands à son égard. C’était pénible. A choisir, Iseut aurait préféré être invisible à leur regard plutôt que de subir de telles humiliations – ce qu’elle prenait pour ceci, en tout cas.

En plus, Iseut avait reçu une éducation loin d’être mauvaise, aussi se faire pointer du doigt les erreurs qu’elle avait commis en manquants de polies salutations dans les règles de l’art eut le mérite de la faire rougir de honte. Comment avait-elle pu passer outre ? Elle se sentait bête, maintenant, en plus d’être laide. Un frisson désagréable lui remonta la colonne vertébrale. Mais ce ne fut rien en comparaison de ce qui lui tomba dessus l’instant suivant.

Iseut n’avait en rien été psychologiquement prépare à cela, à une telle proximité, un tel contact avec une personne inconnue. D’instinct, elle ferma les yeux avec force, craignant que ce ne soit là le vaisseau de moqueries toujours plus fourbes et plus douloureuses à entendre. Mais rien ne vint. Rien de la sorte ne s’extirpa des lèvres de l’adulte à la chevelure bleutée. Au contraire. La métisse n’en cru pas ses yeux lorsqu’elle capta ce qui lui sembla être des compliments. Vraiment ? Elle ? De beaux cheveux ? De beaux yeux ?

Pourquoi ? Comment ? Qui pouvait se permettre de dire ce genre de choses, à l’encontre total de ce qu’elle entendait à longueur de temps, dès qu’elle mettait un pied dehors ?

Mais le plus étrange fut la suite des événements. Ainsi, cette adulte, Agent Uejini, d’après sa présentation sobre, lui proposait d’aller se poser au commissariat pour… boire quelque chose ? Iseut en resta interdite. Pourquoi un tel acte de gentillesse ? Etait-ce de la pitié ? Une forme perverse de satire qu’elle n’aurait pas encore expérimentée jusque-là ? (Difficile à croire vu son passif, mais la peur pouvait être une bien étrange conseillère.)

Malgré toutes ces incertitudes, Iseut n’hésita qu’un court instant avant de suivre l’agent de police. A bien y réfléchir, retourner prendre un bain de foule immédiatement aurait été encore plus mauvais pour elle ; sa respiration venait tout juste de lui revenir correctement et elle ne se voyait pas être capable de prendre sur elle une fois de plus jusqu’à chez elle. Elle allait patienter un peu – et puis si elle ne se sentait pas en confiance avec cette adulte, elle pourrait toujours s’en aller, non ? Se raccrochant à cette idée fixe, Iseut mit péniblement une jambe devant l’autre, tremblant come une feuille.

« M-Merci… » Ses lèvres peinèrent à trouver quoi dire. « Je… Je m’appelle I-Iseut… » Qui se prononçait Izorude, en japonais ; encore une bizarrerie, une divergence entre ses deux langues maternelles qui ne l’aidait pas à passer inaperçue ou se faire accepter. Pourquoi ses parents ne l’avaient pas appelé Sakura ou Mioko, tout simplement ?! Parfois, elle maudissait cette décision sur laquelle elle n’avait aucun impact concret. Se raclant la gorge, elle poursuivit malgré tout, ses yeux ne fixant que ses pieds ; trop intimidée pour oser croiser le regard de l’agent nommée Uejini. « Je viens… Du lycée pour sans-alter, au bout de la rue et je me suis sentie mal… » Misérable tentative pour expliquer son arrivée jusqu’à cette ruelle ; qu’elle espérait au moins un peu crédible.

A moins que l’agent ne se désintéresse d’elle sous prétexte qu’elle n’avait pas d’alter ? C’aurait été possible. Après tout cela lui était arrivé tellement souvent…

HRP : ton post était parfait! Désolée de l'attente >w<
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