Ciao sweet girl [PV Keria]

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Sam 2 Sep - 22:25
- Tu penses t’en sortir, Rose? »
- "Hm ? Mais qu’est-ce que tu me racontes là Kimuji ? » Un sourire venait de naître aux commissures de mes lèvres carmines. « Tu sais bien qu’on va faire du repérage »

Comme l’ennui est grande ! Comme rester dans l’ombre m’est pénible ! Ca continue de me hanter, là, dans les rues de Musutafu. Ca me démange, mon instinct me dicte de ne pas me mêler aux autres membres de la Cantina. Rachitiques, malingres, endurcies…Comme moi. Ce miroir m’effraie. Finalement, la main qui m’a été tendue quelques semaines plus tôt me paraissait aujourd’hui moins salvatrice qu’anecdotique. J’ai un toit. Et un objectif commun. Voilà tout. Je ne perds pas véritablement ma liberté.

Au fond, ma condition n’a pas changé. Je continue à vivre un train-train quotidien qui ne cesse de me harasser. Je rêve du meilleur sans pouvoir véritablement embrasser son chemin : j’ai d’autres occupations et d’autres buts. Pour commencer, m’armer. M’armer oui, et patienter.

Mes pas me mènent alors vers un endroit où l’on s’attend le moins à trouver les miens : un magasin de jouets. Une ressource indéniable pour mes petits tours de passe-passe, et j’avouais que l’année passée à la rue m’avait vue me rabattre sur l’essentiel. Pas de jouets dans mes mains, si ce n’était provisoirement. Le regard du commerçant se pose sur ma silhouette et il me hèle un « Bienvenue » avisé. La peur ne me gagne pas, ma tenue est décente, impeccable et civilisée : j’ai presque l’air d’une héroïne, toute emmitouflée dans ces tissus écarlates qui épousent mes formes. Et à peine engouffré dans les allers gorgées de puzzles et de globes terrestres qu’un silence trop frappant me saute à l’oreille.

« Tu es bien silencieux à présent, Kimuji. », chuchotais-je sans me faire entendre.

Et ce n’était pas une mauvaise chose. Prend donc le silence, dague. Ma marche se poursuivrait vers les objets de mon attention. Du coin de l’œil, c’est une petite forme humaine qui fit vibrer une autre fibre. Mes yeux furètent de quelques drones aux plus élégants lions en peluche.  Quelque part, je me revoyais redevenir enfant ; lorsque mon père m’amenait mon cadeau d’anniversaire en rentrant.

Ca me fascine, alors inconsciemment, l’objet s’était mis à parler. Oh, cette voix m’était familière et à la fois si différente de mes souvenirs. De mon temps, la poupée n’avait pas le même débit de paroles, moins bavarde, plus concise. Je crois que je l’avais cassé à force.

« Aïe…Ca m’a fait mal de rester assise… »

« Ouais, je devine bien. Je crois qu’ils ont continué à vous produire sans prendre en compte le défaut de votre porcelaine. »

Une voix stridente avait soudainement fait écho. Vile petit sursaut de ma part, je vois des paillettes briller dans les yeux de cette petite fille. « Ne me regarde pas comme ça. » Mon regard s’acère mais elle ne sembla pas s’en offusquer, tant son rêve de petite fille venait tout juste de prendre réalité.

« C’est…Ouah ! Vous pouvez parler aux poupées ! Dis, dis, tu peux faire parler Kuma-kun!»


De ses fines mimines, la petite japonaise m'avait tendu son ourson en peluche. Hm. Crie-le aussi plus fort, petite fille.
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Dim 3 Sep - 0:44
Keria n'était pas une habituée de la galerie marchande, mais dès qu'elle avait entendu parler d'une glace parfum Fraise-Chocolat-Vanille-Myrtille-Menthe, elle s'était mise en tête tout le reste de la semaine à rejoindre la  boutique qui avait apporté ce cadeau des dieux sur la terre du soleil levant. À peine levée, elle avait déjà commencé ses étirements et avait déjà préparé sa tenue du jour : Sa veste noire a capuche sans manche, un débardeur lâche blanc dos nu avec de petites déchirures en bas, et un pantalon blanc lâche lui aussi, encore une fois troué mais cette fois au niveau des genoux. Une fois ses vêtements sortis et disposés sur son lit, elle partit prendre une douche froide, histoire de se débarrasser des derniers "crochets" que les dieux du sommeil avaient placés sur elle pour l'empêcher de quitter son lit.

Une fois cette tâche effectuée, elle s'habilla rapidement, et décida de zapper son petit-déjeuner.
- Je le prendrais à la galerie, pensa-t-elle, Je trouverais bien un café aux alentours, et puis au pire je me rabattrais sur un café en canette.
Elle enfila ses mitaines qui l’empêchaient de libérer son Alter, attrapa la paire qui lui autorisait et la glissa dans une poche arrière de son pantalon. Sur sa table de chevet, elle mit la main sur des lunettes de soleil et son pendentif. Après attachée les premières au niveau de son col et avoir attaché le deuxième à son cou, elle attrapa sur son bureau son téléphone et ses écouteurs, qu'elle se dépêcha de brancher et de placer dans ses oreilles. Fin prête, elle descendit jusqu'au rez-de-chaussée en faisant le moins de bruit possible. Sans passer par la case cuisine, elle se dirigea vers la porte et chaussa ses bottes de combat, sans faire attention à quelle paire elle avait pris. Les semelles renforcées lui faisant gagner cinq centimètres, elle ne changea pas de paire et quitta le bâtiment.

Au bout de quelques mètres de marche, elle arriva enfin en vue de la galerie, et se dirigea dedans, profitant de toutes les couleurs qu'elle apportait. Lorsqu'elle passa les portes de la galerie, Keria lança un morceau qu'elle connaissait plus que bien, et qu'elle avait appris à jouer les yeux fermés, pour accompagner son escapade.
Morceau:
 
Elle s'arrêta d'abord dans un magasin de souvenirs, pour regarder les éventails et straps qu'elle pouvait accrocher à son téléphone. Elle prit ensuite la direction d'une poissonnerie, puis d'une boucherie, et changea de boutique ainsi de suite, jusqu'à tomber dans un magasin de jouets, bien plus grand que les autres magasins de la galerie. Elle visita l'entièreté du magasin, admirant les peluches toutes aussi colorées que le carnaval de Rio de Janeiro.

Alors qu'elle retournait à l'entrée du magasin, elle entendit un petit cri qui ressemblait à celui d'une petite fille. Elle pressa alors le pas pour voir ce qui se passait, et elle entendit une autre phrase, prononcée par la même voix de petite fille qui avait poussé le cri :
- Vous pouvez parler aux poupées ! Dis, dis, tu peux faire parler Kuma-Kun !
Ni une ni deux, Keria changea de paire de mitaines en un éclair, et arriva derrière la petite fille, comme si de rien était. Elle tourna la tête vers l'interlocuteur de la petite fille et vit une femme, un peu plus grande que la jeune fille si elle n'avait pas eu ses semelles renforcées. Elle crut d'abord que la femme était blessée, en voyant ce rouge partout, mais elle se rendit vite compte que sa chevelure, ses yeux et même ses lèvres étaient d'un rouge sang si beau qu'il pouvait faire pâlir le plus éclatant des pourpres. Elle secoua légèrement la tête en clignant des yeux pour échapper à l'attraction de la jeune femme, et s’accroupit pour se mettre à la hauteur de la petite fille. Elle lui tapota l'épaule gentiment pour la faire se retourner, et lui sourit encore une fois aussi gentiment qu'elle le pouvait.
- Allons, pas si fort, tu vas réveiller toutes les autres peluches ! Et elles seraient toutes trèèès en colère si tu faisais ça, non ?
Elle mit un doigt sur ses lèvres, et un nouveau sourire apparut sur son visage. La petite fille cacha sa bouche avec son ours en peluche, pour faire signe qu'elle avait comprit. Keria se releva tandis que la petite se dirigeait vers un homme qui devait être son père, qui portait un énorme ours en peluche. La petite fit signe a Keria et a la femme comme pour leur dire au revoir, ce a quoi Keria répondit avec un petit sourire et avec un geste de la main elle aussi. Elle se tourna enfin vers la femme, qu'elle regarda droit dans les yeux, confrontant ses orbites bleus myosotis a ceux carmins de la femme.
- Une poupée qui parle hein ? Vous pensez que c'est un nouveau modèle qui vient d'être mit en vente ?
Keria pencha la tête un peu sur le coté, attrapant son menton entre son pouce et son index, comme si elle se posait une question, mais elle n'était pas dupe, et se doutait bien que la femme possédait un Alter lui permettant d'animer les choses. Elle préféra jouer la carte de la jeune fille a coté de la plaque pour plusieurs raisons : Si il s'agissait d'une héroïne, elle était nouvelle, et ce serait pratique de lui parler un peu. Si il s'agissait d'une vilaine, Keria agirait en conséquence, mais pour l'heure, il fallait tout simplement réfléchir.

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When you see a light, don't take it to fast. You could burn your hand, you could be blind, and you could burn your wings... forever.
Don't be an angel, but don't be the devil. Only you can be who you are, and who you want to be. Me ? I'm an angel with a shotgun, so don't make me mad, or I'll turn into a demon with a sword.
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Mar 5 Sep - 16:24
Italian Coffee and dolls

ft. Keria Fang

1000 mots
dialogue en #003333
None







Les souvenirs sont vains. Cruels. Tyranniques. Je n'avais aucun bon souvenir d'enfance à ressasser dans cette boutique de jouets. N'étant nullement masochiste de nature, mon but ne se portait pas à être la proie d'une illusion d'antan. Une enfant gâtée sous un ciel italien, humant l'odeur des cafés en terrasse à plein air, voilà ce que j'aurais pu continuer d'être. Mais non. Mon voyage et mes études au Japon en avaient décidé autrement. De mon Destin, j’entends bien ! Oh, je ne portais pas plus de rancune aux Trois Moires de nos temps. L'ironie pouvait bien se poursuivre que j'avais d'ores et déjà trouvé où était ma place. Je ne suis pas faite pour vivre ici, mais il fallait bien révolutionner ce monde et briser ces lois marquées noir sur blanc, hm ? Ce n’était que des chaînes pour notre liberté. Je suis encore prisonnière de la société.

Du moins, c'était ce que je pensais en cet instant. Par conséquent, je me retrouvais à faire du shopping de façon bien singulière, une vague hérésie de ce qu'aurait pu être le devoir d’un Vilain. Aucune violence, que de réflexions et de contemplations. Pour une fois, je devais bien avouer que cela me faisait un bien fou. Alors j’observais la petite fille d’un œil taciturne, pour aussitôt me tourner vers un tout autre éclat de voix. Plus adulte. Quoique pas moins innocent. Mon œil mordoré alla se poser sur une chevelure d’ébène puis sur son visage poupin, de celle qui a tout son temps et toutes ses cartes en main pour avancer dans la Vie.

Une chanceuse. Ou une prisonnière. Allez savoir. A mon plus grand soulagement, la Belle poussa légèrement la fillette sur le côté, coupant court à mon embarras du moment. Son innocence fit naître un sourire mutin, me donnant des airs de fée des lacs.

"Ah! Peut-être bien!" D'un regard coulant, toute mon expression se métamorphosa d'une légère moue en un sourire accueillant. Etait-elle aussi naïve ou pas ? J’en doutais, sans pour autant pouvoir affirmer le contraire. Après tout, qui était-elle pour juger sur les faux accents? Ce ne devait pas être aussi fracassant que le légère intonation italienne qui devait ponctuer mon japonais. « Non, cette poupée parlait bien par elle-même. Il s’agit de mon Alter : pas très pratique à voir comme ça, hm ? C’est un automatisme lorsque je me souviens de certains présents et que mes émotions montent d’un coup. »

Mes yeux ne cillaient pas, ne voilant nullement une brève omission de ma part quant à mon Alter. Peu importait dans le fond que ces objets-ci fassent bien plus que parler ou non. J’omis  ce détail bien volontiers, pour aussitôt reposer la jeune poupée sur son étagère. Non sans pensée secondaire, en effet. Une partie de mon esprit nota toutefois qu’elle ferait probablement une bonne bombe après deux, ou trois modifications. Mes idéaux teintés de fiel pouvaient bien se voiler sous un masque de douceur. Un masque bien vain. Moins la jolie brune en savait, mieux je me porterais.

« Enfin, merci, je pense que si tous les enfants du coin étaient présents, j’aurais une nuée de paparazzis dans le coin. » Un quelque chose de sage et de posé accompagna une main tendue, invitante dans sa présentation. « Appelez-moi Rose. Puis-je connaître le nom de ma sauveuse ? »

J’omets bien de rappeler mon nom héroïque. Red Meridian. Ca se répète inlassablement dans ma tête. Ca me torture. Ce cliquètement aussi. Il me rappelle...Le musée. Hm, oui, c'était bien cela. Garde le sourire, Rose. La Ligue pensera pour toi.




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Mar 5 Sep - 20:03
- Non, cette poupée parlait bien par elle-même. Il s’agit de mon Alter : pas très pratique à voir comme ça, hm . C’est un automatisme lorsque je me souviens de certains présents et que mes émotions montent d’un coup.
- Oh ! poussa Keria, pour faire semblant d'être surprise, je comprends, ça peut arriver à tout le monde, pas besoin de vous justifier pour ça, dit la lycéenne. Et bim, dans le mille, pensa-t-elle. Si tu pensais que j'allais pas reconnaître un Alter... Et je pense que tes petites poupées ne font pas que ça...
La brune décida pourtant d'accorder le bénéfice du doute à la femme, qui semblait inoffensive pour le moment, du moins à partir du moment où elle reposa la poupée sur l'étagère.

- Enfin, merci, je pense que si tous les enfants du coin étaient présents, j’aurais une nuée de paparazzis dans le coin.
La jeune femme tendit la main alors qu'elle se présentait :
- Appelez-moi Rose. Puis-je connaître le nom de ma sauveuse ?
Keria serra la main à ladite Rose, dont elle avait remarqué le très léger accent européen, mais elle ne réussit pas à le placer quelque part sur une carte du monde.
- Allons, les enfants ne sont pas si terribles que ça, c'est juste une question d'habitude. Moi, c'est Keria, enchantée de faire votre connaissance Rose !
Elle sourit à la jeune femme pour la mettre un peu plus en confiance, mais aussi pour paraître encore plus innocente que d'habitude. Toujours en tenant Rose par la main, elle lui posa une simple question, qui était prévue pour la gêner plus qu'autre si jamais elle était animée par de mauvaises raisons :
- Dites-moi Rose, qu'est-ce vous faites dans une boutique comme celle-ci ? Avec un Alter comme le vôtre, j'aurais tendance à penser que l'éviteriez...

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Ven 8 Sep - 16:28
Mascarade and Theatre

ft. Keria Fang

1000 mots
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Keria. Un drôle de nom, pour une citadine de Musutafu. Une drôle d’expression également, pour quelqu’un qui venait dans cette boutique et agissait pourtant avec une certaine…Maturité. Ou innocence. Ses intonations me perdaient dans ses intentions profondes. Impossible pour moi de placer une quelconque étiquette à même ce front enfantin. Ce n’était pas l’âge qui nous différenciait énormément, mais son comportement posé et profondément humain. Intriguée, je peinais à suivre davantage cet état d'esprit au fil des secondes qui clapotaient bruyamment sur ma montre blanche. L'épreuve était plus compliquée encore que de se retrouver dans une boutique où les peluches et autres jouets à gogo pullulaient par milliers.

"Pas vraiment. Parfois, les objets sont beaucoup plus réconfortants que le monde externe. Et d'autres fois non. Ca ne change pas tellement, au final. Peut-être même que je les préfère, pour tout le potentiel qu’ils peuvent apporter. » Mon regard coula de nouveau vers la jeune femme, pour se fondre et se perdre dans des orbes trop océans. Je n'ai plus l'habitude de voir ces yeux, leur intensité me rappelait le regard aimant de ma mère. « Toujours est-il que ce sont des enfants en eux-mêmes, mais des enfants que j’ai l’habitude de côtoyer. »

Mon Alter me change de cette humanité et de ce monde régit par trop de lois, trop de conformisme. J’invitai d’un mouvement de main à ce qu’elle me suive vers l’entrée du magasin, d’où j’avais repéré une petite boîte de soldats en plastique. Qu’elle vienne ou non m’importait peu.

« Pourquoi est-elle vivante et pas moi… ? »

A ce murmure inaudible d'un objet, il y eut un trouble, un léger moment de flottement qui abaissa un instant mon sourire pour aussitôt le convertir en un air grave. J’ai peur, je crois. Mais surtout je comprends. Je comprends que ce monde, ce n’est pas une réalité absolue. Sur le chemin de notre point de rendez-vous, je m’étais retournée sans grande anxiété, munie d’un sourire mutin à même mes lippes carmines.

Le fait était qu’une idée venait de m’être confiée…Avec douceur, je pris les mains de la jeune fille dans les miennes, non sans rappeler que la Vie était probablement une scène de théâtre en cet instant.

"Enfin bref! Keria, laissez-moi vous remercier. Dites-moi, avez-vous un objet auquel vous tenez?" Je m'étais tue subitement, dans l'espoir de faire durer un certain suspens. Une certaine malice planait sur mon visage mais mon dos restait droit. Mon allure, elle, frôlait certainement l’impertinence, mais un œil avisé pourrait constater que ce n’était qu’un faux semblant. Une assurance en mascarade. "Une montre, un bracelet, un petit objet de valeur? Certains parlent de..."divination" quand j'y procède, en quelque sorte. Disons qu’un objet ancien peut me livrer des secrets qui l'ont marqué au cours de sa vie. Ca peut être parfois pratique, si tu as quelques questions familiales à aborder."

Tue-le-temps. Généralement, je me livrai à ce genre d'ineptie pour éviter d’écouter les litanies incessantes et plaintives des objets, ainsi que leurs secrets. Un jeu dangereux qui n’impliquait pourtant aucune blessure, si tant était que la jeune fille choisisse pour elle un objet de confiance…




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