Le silence est de mise dans une bibliothèque, merci ! [ft. Kakihigi]

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Mar 5 Sep - 19:50
Quinze heure trente cinq. Voilà déjà plus de vingt minutes que la demoiselle patientait à l'entrée de la bibliothèque. Foutu contact, plus jamais elle ne lui ferait confiance. "Rendez-vous à 15h15 à la bibli après demain." Lyne aurait dû se douter qu'il y avait anguille sous roche pourtant... Jouant avec sa mèche blonde, la blonde s'amusait à un petit jeu qu'elle avait inventée toute petite. Il s'agissait de compter les personnes qui passaient devant elle, et au bout de quatre, la cinquième personne devait mourir. Bien sûr c'était la version évoluée maintenant, puisqu'à la base le cinquième individu se voyait tout bonnement être victime d'un coup de pied de la petite. Son aspect enfantin lui pardonnait ses gestes à l'époque, désormais ce n'était plus possible.

Le nombre de super héros continuait à croître, même si avec l'intervention de ce Stain, les vilains connaissait la même croissance. Tout ce qu'elle avait pu obtenir de ce Vilain qui s'était fait battre par trois étudiants de Yuuhei, c'était qu'il avait été une sorte de vilain voulant jouer au gentil et qu'il avait fini par mal tourner. Quel dommage, surtout avec un Alter aussi intéressant. La ligue aurait pu essayer de le recruter, ou bien l'avait-elle déjà fait ? L'Adelreich se moquait de tout cela, préférant vivre sa vie comme elle l'entendait. Ayant été à Yuuhei, elle avait vite comprit que ce n'était pas ce qu'elle cherchait. Devenir un héroïne, à quoi bon ? Il y avait déjà assez de concurrence, entre Mount Lady et Midnight, sans compter les héros fraichement débarqués. Et puis, Lyne préférait la jouer observatrice. Voir toutes ces jeunes pousses grandir, les étudier de loin. Sa capacité ne lui permettait pas de risquer sa vie sur le champ de bataille, hors de question pour elle de finir dans une publicité pour shampoing ou de robes affreuses et menteuses. "Faites plus mince" était un slogan pour vendre, il était bien sût évident que mettre la robe ne faisait pas vraiment mincir. Elle donnait juste l'impression, suffisait juste qu'une personne fasse la remarque pour que la bonne femme pense directement que ce n'était pas jeter l'argent par les fenêtres.

Lâchant un éternel soupir, la blonde se décida à passer la porte et se rendit dans les allées les plus isolées. L'antre des livres était assez grande, et il était aisé de trouver un coin tranquille pour s'évader dans le monde de l'imaginaire. L'ouvrage que Lyne avait prit parlait d'un petit garçon seul dans un désert qui croisait le chemin d'un homme, et qui lui demandait un dessin. Un classique que beaucoup n'avaient pas dû lire tant l'importance des Alters avait changée la vision du monde. Plus personne ne s'intéressait à la nostalgie d'un bon vieux roman couvert de poussière désormais. Beaucoup désiraient un Alter puissant qui pète la classe, quitte à devenir un danger pour autrui.  Et le justificatif que la plupart sortaient quand il y avait un accident était toujours le même : "J'vais à Yuuhei pour contrôler mon pouvoir ! Vous verrez ! Je serais le prochain All Might !"

Combien de fois avait-elle entendu cette phrase, depuis son enfance et après ? Trop. L'Académie de Yuuhei avait certes une belle réputation, mais elle ne résolvait pas tout les problèmes. L'Adelreich en était la preuve. Certes, elle avait claqué la porte avant qu'on lui propose une autre filière; mais la blonde ne souhaitait aucunement en intégrer. Yuuhei ne l'avait aidé que trop tard. C'était ce qui l'avait fait tourner peu à peu de l'autre côté du miroir. Elle ne pouvait pas gagner sa vie en tant qu'héroïne vu qu'elle n'avait pas de diplôme, il n'y avait plus qu'à le gagner à sa façon.  Le temps défilait, et la blonde finit par s'asseoir dans un carré de fauteuil réservé aux lecteurs, l'air passablement agacé.  Dernière fois qu'elle faisait ce travail d'informatrice. Du moins, pour ce mois-ci.

Bon... Qu'est ce qu'il fout à la fin ?

Elle détestait attendre. Elle l'avait pourtant bien dit clairement à l'autre tâche. La patience et elle, ca faisait cinq.
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Mer 6 Sep - 9:53
"Evil hatching in Musutafu's Knowledge Center"


    Quinze heure trente-cinq. Je jetais un coup d'oeil bref à l'horloge numérique s'affichant à l'écran de mon ordinateur, avant de fixer le chiffrage tout en arquant un sourcil. « Le rendez-vous.. Il était à quinze heure..... me demandai-je à voix basse avant que mon perspicace assistant informatique, Shukii, ne termine ma phrase Quinze ! Vous êtes en retard, professeur. » Ah, la ponctualité. Une notion qui m'échappait non pas parce que je manquais de manières ou de respect, même si j'imaginais la pauvre âme m'attendant depuis déjà vingt bonnes minutes pour faire affaires, mais plutôt parce que j'étais davantage absorbé par mes travaux que par l'heure qui s'écoulait trop vite. J'étais en train de tracer les grandes lignes du projet qui, de jour en jour et au fur et à mesure que je rencontrais de nouveaux visages, se précisait dangereusement. Jusque-là, la destruction de l'Académie des héros était la seule donnée fixe. Cet objectif majeur était de loin le plus ambitieux, le plus compliqué et pourtant le plus banal but dans la vie d'un criminel. Même si je n'en étais pas un, à proprement parler. Je me vois comme un businessman, moi, peu scrupuleux, cupide et rempli de mauvaises intentions, mais ça ne me différenciait pas vraiment de vos requins du commerce basiques. En effet, j'ai pu voir lors de mes années à U.A High que le marketing s'était changé en mascarade. Que l'efficacité était remplacée par le tape-à-l'oeil. Et que même vos justiciers faisaient l'objet de publicité mensongère ne visant qu'à remplir les poches de leurs agences. Pourquoi est-ce que je devrais être considéré autrement, alors que mes aspirations sont les mêmes ? Mise à part la grande déchéance de l'école déjà entamée par ses propres moyens en pondant, de générations en générations, de super-sauveteurs de moins en moins bons, l'argent et la puissance que je voulais engranger ne change pas de l'éternel quête de prospérité que tout un chacun entreprend. Mes manières de faire, peut-être. Mais étant des plus intelligents êtres recelés par cette société, j'avais l'avantage et le devoir de tirer profit dans tout ce que je pouvais trouver, que ces ressources soient humaines ou matérielles, et qu'elles me demandent de commettre un vol ou du chantage !

    En parlant de ressources humaines, le schéma hiérarchique que j'avais vaguement dessiné était intéressant, ne restait plus qu'à le concrétiser. Bien sûr, les lettres MM au sommet de la liste désignait la place de Mastermind en tant que cerveau et leader de ce que je voyais venir comme la plus grande entreprise pour criminels que le monde n'ait jamais connue. Mais j'éprouvais un intérêt particulier au recrutement que je conduisais depuis maintenant deux bonnes semaines, depuis que j'eus engager deux gamins pour cambrioler Rasha; non-seulement j'ai pu voir leurs aptitudes, les classifiant directement comme de potentielles recrues de choix, mais aussi leurs coeurs. Une inclinaison vers le gain qui enrayait leurs morales & éthiques, même si l'un d'eux semblait encore entravés par les chaînes de la déontologie. Je ne voulais pas de coeurs tendres parmi les miens. Il me fallait trouver de vrais vilains sans foi ni loi pour partager mes plus grands desseins. C'était d'ailleurs pour m'y mettre que j'étais à la bourre, aujourd'hui. Un vieux contact a réussi à me mettre sur la piste d'une informatrice. Plutôt discrète, l'on ne m'a révélé que très peu sur elle, si ce n'est que c'est une elle. C'est même bon signe, car avant que mon armée d'androïdes ne compte au moins une bonne dizaine de guerriers, je comptais faire profil bas et n'éveiller aucun soupçon quant aux tristes conspirations qui se faisaient chez moi. Je n'avais même pas son nom, mais par chance j'ai pu décrocher un rendez-vous avec elle. Pour vaquer à ses occupations, elle devait forcément en connaître un rayon sur tout ce qui se passe dans la région, à la surface et en sous-marin; elle serait alors le meilleur moyen pour moi de savoir qui approcher. En effet, jusqu'ici je n'avançais qu'à tâtons, espionnant mon prochain jusqu'à ce qu'un méfait n'attire mon attention vers son auteur. Mais avec son aide, non seulement je saurais où aller chercher le personnel, je saurais aussi où trouver le matériel.

    J'enfilais enfin un vêtement en regardant une dernière fois l'heure pour constater que j'avais mis cinq petites minutes à me préparer. Sortant l'une de mes plus belles créations de son mode veille, appréciant chacun de ses cliquetis et autres bruits mécaniques provoqués par son allumage. Je sortais enfin du hangar, accompagné de Zero et équipé de Shocker juste au cas où, et me précipitais vers la bibliothèque située dans le centre-ville. Je n'aimais pas vraiment me mêler au tohu-bohu civil, mais je ne pouvais pas non plus rester terré et ne sortir que la nuit tombée, je ne pouvais pas risquer d'agir de manière suspecte. Sur les trottoirs bétonnés mes pas rapides s'accordaient à la hâte générale de la foule dans laquelle je marchais. Les plus lents se trouvaient proches des vitrines, prenant le temps de fixer les beaux objets qu'ils ne pouvaient pas acheter tandis que les autres semblaient, eux, sans émotions. Ils marchaient comme des êtres écervelés focalisés uniquement sur leur destination. Ironiquement, j'étais de ceux-là. Mais mon oeil avisé marquait toute la différence. Les leurs étaient vides ! Ils ne prêtaient presque pas attention à la façon dont je les dévisageais, dans l'espoir de reconnaître un dangereux psychopathe en cavale ou un espion en filature afin de lui proposer au passage de travailler pour moi.

    Une fois l'établissement du savoir en face, je me décrochais de l'observation. J'ai pénétré ce qui s'apparentait pour moi à un temple sacré, divin, où je n'avais encore jamais mis les pieds par faute de temps. Depuis le hall d'entrée je sentais déjà la bonne odeur de pages vieillies et de cerveaux qui fument. La bibliothèque était spacieuse, et visiblement bien garnies. Les grandes étagères étaient toutes remplies et rangées avec une organisation qui concurrençait effectivement celle de mon alter, rangeant les informations de sorte à ce que je puisse les sélectionner et les retrouver facilement. En vérité, une bibliothèque est la meilleure illustration d'Encyclopedia. Ici, je me sentais comme chez moi. Je fus déstabilisé deux minutes par l'étendue de bouquins stockés avant de regarder la petite note qui précisait le lieu du rendez-vous. Je me suis alors faufilé comme dans un labyrinthe à travers les rayons en prenant au passage deux livres intéressants jusqu'à trouver, sur une table isolée, une jeune fille blonde qui avait tout l'air de s'impatienter. C'est elle. Je me suis rapproché d'elle avant de tirer une chaise et prendre place sur un côté de la table pendant que mon fidèle Zero restait debout derrière moi comme un vrai garde du corps, dissuadant quiconque de déranger notre rencontre. Mon visage souriait mais mes yeux s'excusaient. Brisant le silence jouissif dans lequel nous baignions jusque là, je déclarai :

    « Quinze heure quinze.. passé de trente minutes ! Eh bien, j'ai fait fort cette fois. Juste un petit .. contretemps. Ne lui laissant même pas le temps de m'admonester pour mon retard, j'entrais déjà dans le vif du sujet en posant sur la table les deux livres que j'avais choisi uniquement pour leurs titres. "Capitalisme & Communisme", "Alters : Les Origines", ce sont des en-têtes plutôt banal, tu ne trouves pas ? Pourtant dans ces quelques mots, je pourrais te formuler tellement d'idées bien trouvées... mais bon, passons, là n'est pas la question ! On m'a dit que tu étais informatrice ? Mais que sais-tu exactement ! Et surtout, combien ton savoir me coûtera pour, disons, des tuyaux sur les meilleurs installations technologiques des environs ? Je prenais une pause pendant laquelle j'hésitais à être plus explicite avant de poursuivre sur des détails personnels, je voulais attiser la curiosité impliquée par son travail d'informatrice, uniquement pour tester ses comportements. Je suis un scientifique donc j'en sais des choses, moi aussi, cependant je préfère créer de nouvelles choses avec mon savoir plutôt que de le revendre. Nous sommes tous les deux des génie, à notre façon, hein ? J'ose espérer que tu seras capable de m'apprendre ce que je ne sais pas. »

    En entrelaçant mes doigts, les coudes sur la table comme un mal-élevé, je tenais un regard insistant qui ne se permettait pas même de se balader sur elle, profondément ancré dans ses propres yeux. Pour connaître ses alliés et ses ennemis, il n'y avait rien de mieux que d'épier leurs pensées à travers les fenêtres de l'âme. Un grand sérieux joignait son apparent agacement, mais je n'en étais pas inquiété puisque Zero s'occupait de ma sécurité si elle tentait quoi que ce soit. Mon visage ne se voulait pas intimidant, en général je suis même plutôt nonchalant dans mon attitude et ce pour ne pas mettre mon interlocuteur mal à l'aise à moins qu'il ne s'agisse d'un réel assassin sans sentiments. Mais cette fille... D'apparence jeune et innocente, comment pouvait-elle travailler dans l'ombre et la dangerosité qui va avec avec une esthétique aussi peu convaincante ? Non pas qu'elle paraissait fragile, je dirais inoffensive. Exempte de cicatrices à première vue, elle n'avait même pas les mains endurcies par le sale travail. Les miennes étaient marquées oui, mais par le bricolage, j'en déduisais alors l'hypothèse que la demoiselle était peut-être plus proche de ce que je suis que je ne le pensais. Elle était sûrement plus théorique que pratique, et loin de rabaisser cette catégorie de gens à laquelle j'appartenais avant de mettre ma théorie au service de l'armement, je trouvais en elle comme un reflet de la coquille immature que je trimbalais auparavant. Mais elle devait avoir plus d'un tour dans son sac, une informatrice ne peut pas opérer tranquillement sans ça. Nous, les "types réflexion", au contraire des "types bagarreurs" étions dangereux pour ce que nous savions et ce que nous pouvions en faire. Il suffisait de me voir, me servant de mes connaissances pour élaborer de quoi mettre à terre même un groupe de bagarreurs instinctifs. J'avais hâte d'en savoir davantage sur ses services, j'envisageais déjà de lui demander plusieurs choses qui détermineraient aussitôt le rôle qu'elle aura dans le mélodrame dont je suis l'acteur principal. Que sa participation soit mineure ou essentielle, cette demoiselle allait m'être définitivement utile.

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Mer 6 Sep - 12:39
Trop absorbée par le temps qui défilait, la damoiselle fut quelque peu surprise lorsqu'elle entendit une voix masculine à ses côtés.  Un homme, des cernes sous les yeux ressemblant à des poches. Un stalker ? Fort peu probable vu qu'elle faisait absolument tout pour rester dans l'ombre. Qui pouvait-il bien être alors ? La réponse lui arriva servit sur un plateau quand Lyne fit le rapprochement entre l'heure qu'avait donné le contact et l'heure que le damoiseau donnait. Tout concordait, il s'agissait donc bien de l'individu qu'elle attendait. Se tournant pendant qu'il commença à déblatérer son savoir, l'Adelreich l'observa de haut en bas avant de poser son genou sur son autre jambe et de laisser sa tête reposer sur son index droit.

Juste un petit contretemps. Tu pourrais au moins trouver mieux comme motif de retard, on se croirait sur les bancs de l'école. Allons, nous sommes des grandes personnes maintenant. Tu peux tout me dire.

Soufflant sur ses mains fraichement manucurées, l'informatrice garda son calme en zieutant les alentours. Sa manie de vouloir rester dans l'ombre lui avait fait obtenir quelques tics, comme toujours observer son environnement pour éviter quelques paparazzis à la recherche de grands titres. Bien sûr qu'elle n'était pas ou très peu connue, mais si jamais un héros arrivait, la situation pouvait très vite s'accélérer et lui faire perdre tout le travail qu'elle avait fait durant toutes ces années.

Ce que je sais exactement ? Hum... Que tu es en retard premièrement. Et deuxièmement, il faut se présenter quand l'on aborde une demoiselle. Ce sont les règles de bases enfin ! Au lieu de rester devant un quelconque écran, il s'agirait de retrouver un rythme de sommeil convenable pour virer ces vilaines cernes. Tu es pile dans l'archétype du scientifique qui a mal tourné si tu veux mon avis. Gare à toi, la presse rôde... - acheva t-elle avant d'en venir enfin à la raison principale de sa venue - Cela dépend de ce que tu me demandes mon chou. En temps normal je t'aurais gentiment demandé de décamper au plus vite, mais ce que tu viens de me dire a attisé ma curiosité... Nul besoin de flatter mon égo, bien que ça me touche, mais de là à dire que je suis un génie... Hum... Je ne fais que me servir de mon don, rien de plus ni de moins.

Se retournant vers une allée avec quelques personnes, Lyne les pointa du doigt une à une en énumérant leurs alters à voix basse. Bien sûr, c'était un tour de passe-passe pour essayer de grossir un peu le poisson. Son alter ne marchait pas de cette façon, mais la blonde préférait toujours faire preuve de prudence avec les inconnus. Les personnes désignées étaient des habitués, et usaient de leurs alters dans la vie de tout les jours. Par exemple, le petit blond à la casquette mauve jouait avec son pouvoir de télékinésie pour faire tourner en bourrique son ami à côté.

Ah la télékinésie... Un alter qui pourrait servir à tellement de choses... Comme tout bon enfant, ses parents vont tout faire pour l'emmener à la grande Yuuhei ! Peut être y parviendra t-il, ou peut ête pas... - revient vers son contact dont elle ignore encore l'identité en ouvrant un livre posé sur la table - Ce que tu veux, je le cerne déjà un peu. Dis m'en plus sur toi... Maître de l'Esprit.

Son alter, elle ne le connaissait pas. Mais sa démarche et son discours sur la science ne faisait aucun doute. N'est pas informatrice si tu ne connais pas un minimum de contacts dans le métier. Et son nom revenait assez souvent. Bien trop souvent au goût de l'Adelreich.

Avant de commencer, si nous n'arrivons pas à nous entendre, cette discussion n'aura jamais eu lieu.
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Sam 9 Sep - 18:50
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    Pleine de sarcasme, de répliques impétueuses et fière d'un savoir-faire qui n'échappait pas au regard perçant que je posais sur elle, mon interlocutrice se montrait effectivement professionnelle. Pourtant, sa démonstration de force ne parvenait qu'à m'incommoder. Elle venait tout bonnement d'évoquer mon surnom avant même que je n'ai daigné me présenter. Cette petite ... Chercherait-elle à m'intimider ? Elle manquait le coche, au contraire, j'arquais un sourcil en l'écoutant parler, remarquant avec amusement qu'elle se lançait dans des tirades aussi calculées que les miennes. Aucun doute là dessus, elle en avait dans la tête beaucoup plus qu'elle ne laissait voir. En réalité, loin de jouer aux idiotes elle paraissait même s'armer d'une sévérité intransigeante peut-être pour signifier le sérieux de ses occupations. Notre temps à tous les deux était précieux, comme elle le faisait remarquer nous n'étions pas à l'abri d'oreilles et d'yeux indiscrets même ici, au sein du temple du savoir. Mais sa curiosité mimait la mienne. Sûrement une déformation professionnelle, elle voulait même que je lui parle de moi. A ces mots, j'étouffais un rire avant de changer à nouveau de position sur ma chaise. Dans ma tête, je dressais déjà une petite liste d'observations au sujet de son comportement. Même si elle était subtile et savait ce qu'elle faisait, je ne pouvais m'empêcher de penser qu'elle essayait de me prendre pour un amateur. Cela me crispait, j'avais tendance à partir au quart de tour quand on titillait ma fierté. Je repensais néanmoins à tous les efforts que j'ai dû faire jusqu'à présent pour que mes machinations restent dans l'ombre, je ne pouvais pas risquer de faire sauter mon anonymat parce qu'une femme savait jouer avec les mots. Je freinais intérieurement l'envie de demander à Zero de lui refaire les contours au sabre, dissimulant avec difficulté le sentiment ardent qui me rongeait les os sur un visage fatigué. Je passais une main délicate sur le bouc donnant toute sa virilité à ma mine à priori éteinte avant de lui répondre sur un ton moins enjoliveur, se rapprochant davantage de son propre sarcasme qu'auparavant :

    « Vous êtes douée, Madame. Cependant, nous ne sommes pas ici pour philosopher sur la question de la ponctualité ni pour recevoir un de ces "tuto beauté pour avoir une peau sans comédons ni sillon jugo-palpébral." J'aimerais être honnête et direct avec toi, tu n'as pas l'air d'avoir besoin de pincettes, pas vrai ? Je me prénomme Kakihigi, et j'ai de grandes ambitions. Tu as dû entendre ces mots plus d'une fois, mais je suis presque sûr que ceux qui les ont prononcés ont eu la bêtise de t'en dire plus. Qu'est-ce que je ferais si, après t'avoir "parlé de moi", tu allais t'amuser à revendre tout ça à plus offrant ? Tu es une informatrice et cette branche du marché est si peu répandue et pourtant.. si dangereuse. Je levais les yeux vers l'une des ampoules suspendues au-dessus de nos têtes pour donner un semblant de gaieté à l'endroit, je me triturais l'esprit plus que d'accoutumée pour parler à cette fille et j'ai mes raisons. C'est une informatrice, je ne peux pas risquer de trop lui en dire, mais pour la convaincre je suis obligé d'avancer suffisamment d'arguments, sélectionner mes mots avec soin était donc une sage décision. J'ai besoin de quelqu'un de ton domaine si je veux que les choses se passent bien. Pour mener les gros casses que j'envisage, une préparation méticuleuse et stratégique sera de rigueur. C'est bien beau d'avoir du personnel de qualité pour le sale boulot, dis-je en jetant un oeil à mon cyborg en retrait, mais si je peux savoir où et comment frapper grâce à toi, c'est encore mieux. »

    En faisant glisser le livre "Capitalisme & Communisme" pour qu'il soit face à la demoiselle, j'espérais que les mots composant son titre fassent s'éclairer dans la tête de cette dernière une petite lanterne. En fait, c'était assez évident, tout du moins pour moi. Lorsqu'un criminel incognito quémande les services d'un autre criminel incognito, c'est souvent qu'il a un gros coup en tête, et qu'à la clé il y a une des principales valeurs du vilain de base; l'argent, la gloire ou le pouvoir. Dans mon cas, ils étaient tous les trois concernés. Le projet me permettrait de brasser d'importantes sommes d'argent en même temps que sa popularité grandissante augmentera de jour en jour l'afflux de nouveaux clients, ou de nouveaux employés.
    Il n'y avait qu'une seule faille : le temps. Pour mettre au point l'organisation criminelle dont je rêvais, j'allais avoir besoin d'énormément de ressources, c'est là que notre chère informatrice se rendait très utile. En l'envoyant à la pêche aux infos, je saurais beaucoup plus vite qui je dois aller voir et comment les aborder pour être sûr qu'ils se rangent de mon côté. Secouer une liasse de billets avait marché pour les deux adolescents précédemment rencontrés, cette méthode semblait même suffire pour m'attirer les faveurs de Madame ponctualité. Mais bien que tout le monde ait son prix, il arrivera forcément un jour où il ne sera pas monétaire. C'est avec cette idée en tête que je poursuivais le bref topo.

    « J'imagine que tu as tes propres rêves, toi aussi. Que convoites-tu ? En quoi est-ce que tu crois ? Je suis certain que quoi qu'il en soit, tu verrais un soutien de taille en notre collaboration. Si le business de renseignements te sied autant, ce serait pour toi une chance inouïe pour agrandir ton marché de t'allier à un concepteur et marchand d'armes. Et puis, tu as une mine si adorable, quand tu ne fronces pas les sourcils... Je ne pourrais pas ne pas t'équiper un peu, pour que rien de fâcheux ne puisse t'arriver. Tu poursuivrais ton travail normalement, avec du matériel de qualité en plus. Plus d'efficacité, plus de revenus. C'est ça, l'organisme que je veux créer. Un milieu où les spécialistes dans ton genre se verraient offrir davantage d'opportunités qu'en vadrouillant seul. Un sourire alliant ambition, passion, noirs desseins et rêverie rendait mon expression aussitôt plus accrocheuse.
    Recrutement, missions de reconnaissance, analyse et stratégie sont des postes à remplir rapidement pour assurer un départ sur les chapeaux de roues. Curieusement, je n'ai encore vu personne d'autre que toi plus à même de s'en charger avec brio, avec tout ce que tu sais sur les potentiels concurrents ou alliés. Travaille pour ou avec moi, et dans tous les cas nous allons accomplir ce qu'aucun autre grand nom n'a su accomplir auparavant ! Tu ne serais plus jamais une simple vendeuse d'informations, ton titre prendrait au moins le triple de volume en très peu de temps ! »

    Les compliments que je lui faisais se projetaient dans l'avenir et étaient même plutôt incertains, à part son métier vanté par mon associé m'ayant mis sur le coup et ses petites manières que seule une habituée dans le milieu pouvait posséder, rien ne me confirmait son professionnalisme. Pourtant, il y avait bien plus que ça. Peut-être était-ce la nécessité de mettre la main sur les meilleurs atouts au plus vite ? Je pouvais déjà compter une jeune voleuse relativement douée avec moi, et un homme.. non un garçon de main qui ne rechigne pas à la tâche. L'informatrice compléterait à merveille la structure que j'étais en train de bâtir. Je pensais à mon vieil ami, celui qui finançait l'ensemble de mes affaires, et je voyais déjà la puissance qui me pendait au nez. Je devais à tout prix la convaincre, toute l'aide que je saurais rassembler me sera précieuse et si pour cela je devais promettre et faire miroiter, rien ne m'en dissuadera. Je ne lui mentais pas en dégrossissant le projet, et cela se voyait dans la clarté de ma voix. Elle n'était pas celle d'un manipulateur mais celle d'un optimiste. On croirait même voir un jeune apprenti héro à son entrée à l'Académie, des aspirations plein la tête et des étoiles plein les yeux en dépeignant avec utopie sa propre vision de son futur, prospère au possible, heureux au minimum. Je n'avais pas perdu la fougue de mon jeune âge, hein ? Ce charisme inspirant était lui-même un outil majeur dans cette première phase des opérations visant à recruter le plus d'effectif possible. Et si l'informatrice acceptait le deal, cette phase s'accélérera pour mon plus grand plaisir et au grand désarroi du peuple, insoucieux des ténèbres qui ne demandaient qu'à s'abattre sur lui au moment où il s'y attend le moins.


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Dim 10 Sep - 11:14
Amusée, Lyne observe et écoute ce que le sieur lui dévoile. Sa petite pique sur le fait de rester face à un écran avait eu un retour de bâton de taille, puisqu'elle venait de se faire comparé à une de ces filles passant leur vie sur internet en faisant des vidéos de tuto beauté. Bien, bien. Au moins il avait de la répartie, ce qui n'était pas le cas de tout le monde . Son nom fut révélé et aussitôt placé dans sa base de données : Kakihigi. Mais avant de poursuivre, il fallait que L'Adelreich clarifie la situation. Car pour le moment, Kakihigi tendait plus vers la méfiance que la confiance. Et il était totalement dans son droit, car Lyne restait une informatrice après tout.

Oh ne t'en fais pas. Je doute qu'il y ait quelqu'un d'assez riche pour me demander une information à ton sujet. Et puis, j'ai beau informer les gens, je sais aussi dire non. Si j'acceptais de tout dévoiler, je serais connue de partout or ce n'est pas mon intention. Du moins, pour le moment. - patiente jusqu'à la fin du projet établi par le scientifique - Si j'ai bien compris, tu serais en train de mettre en place un projet top secret mais tu manques d'informations malgré toute ta main d'oeuvre robotique...

Cela n'était pas la première fois que l'Adelreich se voyait confronté à un tel projet. Elle en avait vu passer plus d'une dizaine, voire vingtaine de projets identiques. Et à chaque fois revenait le même problème. Si l'idée était louable, il se passait toujours quelque chose qui anéantissait tout d'un coup : la préparation. Souvent sur des coups de têtes, bon nombre de vilains omettaient ce détail et lorsqu'une complication arrivait, décampaient aussitôt. C'est à partir du troisième ou quatrième échec que Lyne avait fini par gagner cette discrétion qui lui allait comme un gant. Car, rappelons-le tout de même, la Germanique avait aussi voulu commencer par là. A sa sortie par la petite porte de Yuuhei, elle n'avait pas touché les deux cent millions et aspirait plus à la vengeance qu'autre chose. Vengeance contre le personnel qui n'avait pas réussi à la retenir malgré toutes ces mises en gardes. Et puis, elle a apprit comme tout le monde, sur le terrain, à ne faire confiance à personne, optant toujours pour la solution la plus avantageuse pour elle. Limiter la casse, quitte à passer pour la pire des pire, même entres vilains. Sa réputation post Yuuhei avait dégringolé de manière vertigineuse, lui montrant des facettes du monde qu'elle ignorait totalement.

Ce que je convoite et ce en quoi je crois est encore un mystère. Je n'accorde pas ma confiance à tout le monde, et des gens me proposant des projets comme les tiens, j'en ai vu passer pas mal. Tous ont échoués. Je vais t'épargner la question typique sur ton ambition et comment tu comptes y parvenir car je vois que tu y as un peu plus pensé. C'est toujours mieux de lier les paroles aux actes, et vu la difficulté que j'ai eu à te trouver, je pense que tu pourrais être la bonne personne. - prend un temps pour se recoiffer et fait durer un peu la conversation - S'il est question de m'aider à l'aide de tes créations, n'as-tu pas peur de retrouver toute ta garde mécanique se retourner contre toi ? J'apprends très vite tu sais.

Une mise en garde qui ne présentait aucune dangerosité au fond. Il était toujours question de savoir si oui ou non Lyne désirait rejoindre Kakihigi et son projet. Elle savait déjà ce qu'elle allait répondre dans tout les cas, et c'est après quelques minutes de calme plat que le sort fut dévoilé.

Pourquoi ne pas me montrer tes installations et ton projet plus en détails ? Commençons par là oui. Mais d'abord, laisse moi te donner ma réponse. Mon boulot d'informatrice a fait de moi qui je suis désormais, je ne tiens donc pas à tout plaquer comme ça d'un coup. Donc pour le moment, je travaillerais avec toi. Il n'est pas question de grimper en popularité, je te rappelle que je fais profil bas. Si je considère que ton projet s'avère une réussite et semble s'inscrire dans la durée, j'aviserais. Mais si jamais il y avait mésentente entre nous, je ne dévoilerais rien. Je peux même signer une clause de confidentialité si tu ne me fais pas confiance.

Il fallait bien nuancer sur cette clause. Bien des prétendus informateurs laissaient échapper des secrets qu'ils avaient juré ne pas dévoiler, parfois pour juste une miche de pain. Être un contact était bien plus difficile et ressemblait pas mal au mal qu'avaient les apprentis héros diplômés en sortant de Yuuhei. Tout les coups étaient permis après tout. Les yeux émeraudes fixaient avec attention le Maître, probablement plongé dans les méandres de son esprit.
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Mar 12 Sep - 17:35
"Schemes among bookshelves"

    Le plaisir de voir les négociations aller dans un sens positif me réjouissait, je me plaisais à constater que je faisais toujours quelques pas vers l'accomplissement de mes projets. En effet, l'informatrice dont le nom m'était encore inconnu semblait montrer un germe d'intérêt pour l'affaire que je voulais monter. Et comment ne pas la comprendre, qui parmi nous autres criminels de tout rang et de toute catégorie n'a jamais effleuré l'espoir de faire fortune un jour ? La gloire est un autre facteur convoité mais celle-ci déclare préférer l'éviter, une idée que je ne pouvais qu'approuver étant moi-même encore en phase couverte. Je n'avais pas envie que l'on vienne saboter mes plans pendant qu'ils sont encore en gestation, alors la discrétion était de mise. Mes déplacements à dessein étaient généralement privés, je ne me souviens pas avoir été aperçu en entrevue avec mes futurs alliés. Un frisson parcourait mon corps lorsque la blonde m'avouait que ses ambitions ne lui étaient pas encore totalement claires. La mine d'informations qu'elle représente dans le milieu lui permettrait de faire littéralement ce qu'elle veut. Faire chanter ci pour obtenir ça, et si elle en a envie, soudoyer l'aide de ça avec des informations sensibles pour attaquer ci ! Le savoir.. C'est en effet un pouvoir à lui tout seul. Un pouvoir dont l'Homme a toujours été doté inconsciemment, mais qu'il n'a jamais su développer comme tel. Jusqu'à ce que Maman naisse. Renommée dans le milieu médical, elle utilisait son intellect supérieur pour le bien de la société et c'était un concept que j'avais longtemps admiré. Je respecte toujours cet usage, mais je le trouve bien faible comparé aux énormes possibilités qu'Encyclopedia nous octroie.

    Avec un cerveau comme celui-ci, il était possible de marquer l'Histoire et c'était l'un de mes voeux secrets. Laisser une empreinte dans notre monde d'une manière ou d'une autre. Honnêtement, si l'Académie n'avait pas craché sur mon génie, j'aurais certainement convoité la place de "leader du meilleur studio de développement du monde", mais à la place je me retrouve à souhaiter devenir "leader du marché noir". C'est un environnement froid et hostile, où chaque acteur est à la fois un prédateur, et une proie. Les suspicions entre la jeune demoiselle et moi-même s'expliquait par cette réalité. Pourtant, elle me paraissait plutôt franche. Elle ne manquait pas même de déguiser une menace en question, impliquant une prudence particulière quant à ses faits et gestes près de mes machines. Simple mascarade ou véritable pureté, elle se proposait même de signer sa parole, une proposition qui me fit sourire.

    « Pas besoin. Quand tu verras l'ampleur de tout ceci et l'argent que ça rapportera, tu n'auras pas d'autre envie que de participer ! Je m'esclaffais jovialement mais toujours discrètement, n'oubliant à aucun moment que le silence est de mise dans une bibliothèque ! Je suis ravi que nous puissions trouver un accord, avec tout ce que je projette, t'avoir dans les parages ne sera que bénéfique. Si tu veux bien me suivre, je pourrais te montrer le hangar hum.. Pardon, mais je n'ai pas encore pu savoir comment tu t'appelles ? Je me levais, affichant une mine égayée par la tournure des événements. On y va, Zero. »

    Il était risqué d'amener la blonde directement là où je complotais en silence, mais c'était un pari que j'étais prêt à prendre tant son importance vis-à-vis de l'affaire était grande. Même si je m'efforçais à lui accorder un tant soit peu de confiance, je gardais néanmoins un oeil attentif à tout comportement suspect. Qu'elle vienne ici voler mes plans, ou saboter mes installations, et je n'aurais aucun scrupule à m'en débarrasser sur mon propre sol. Zero reprenait vie, comme si l'androïde faisait une sieste pendant que son maître discutait.
    Un vent doux caressait mes joues et faisait tressaillir la cime de ma chevelure ébène. Doux, mais chargé de négativité, d'ondes noires semblant émaner de nos deux personnes. Sûrement parce qu'à ce moment, nous partions avec beaucoup de mal en tête. L'argent. La vengeance. Deux motifs qui nous poussaient à répandre chaos et désolation, à apporter une proto-Apocalypse que j'estimais aussi nécessaire pour réaliser mon rêve de créer l'arme ultime et parfaite.


    Spoiler:
     
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Double-compte : Nope !

Fiche de Pouvoir
Grade: 23
Année et Classe: /
Alter: Base de données
Mar 12 Sep - 18:38
Refuser d'en dire plus sur le fameux projet secret n'était pas une mauvaise chose car il révélait une certaine prudence chez le scientifique, chose que n'avaient pas eu tout les précédents "vilains aux idées rocambolesques". D'ailleurs,  cette phrase qu'avait dite Kakihigi fit irruption dans la tête de la Germanique. Un mal de tête passager que la blonde chercha à dissimuler. Sans qu'elle  s'en rende compte, son alter s'était activé tout seul. Ce qui n'arrive qu'à un moment précis, et c'était vraiment pas le moment... Ses yeux passèrent du vert au bleu l'espace d'un instant, faisant apparaître un petit écran à côté d'elle. Ainsi, toute la bibliothèque put entendre ce que le moniteur annonça.

La base de données a été mise à jour. Le dossier Kakihigi a obtenu de nouvelles informations. Voulez-vous les consu... - BIP-

Le volume se tut aussitôt, faisant naître des râlements dans la salle. Une des employées vint même à leur rencontre et leur rappeler que le silence était de mise. Ce à quoi Lyne répondit en souriant qu'il s'agissait d'une fausse manipulation, insistant sur le fait qu'elle venait d'acquérir un nouveau téléphone mobile et se fit passer pour une novice à propos de la technologie moderne. Appuyant sur le fait que le téléphone d'avant était bien mieux car il n'y avait pas de soucis dans ce genre quand on allait l'acheter. L'Adelreich avait trop longtemps repoussé la mise à jour de son alter, et celui ci avait prit la liberté de l'effectuer dans un moment pas très opportun. A croire qu'il se vengeait d'elle. Elle détestait cet aspect de son pouvoir, car depuis qu'elle était devenue informatrice, l'afflux d'alter et de données à traiter avait atteint plus que la mémoire disponible. Les mises à jour servaient à faire le tri pour gagner de la place et ainsi agrandir pour pouvoir stocker plus de données.

Navré pour le souci technique, je t'en dirais davantage plus tard. Tu peux m'appeler Lyne. - se lève en époussetant sa robe - Allons allons, l'argent m'importe peu. Si j'avais vraiment été en manque d'argent, j'aurais participé à un casse de banque ou autre, hahaha !

Il y avait bien longtemps que Lyne ne trouvait plus d'intérêt à l'argent, bien qu'elle continuait de faire payer pour une ou deux informations quand elle avait quelque chose de précis à acheter.  Tout ses caprices avaient déjà obtenu satisfaction, il n'y avait pas de quoi demander son dû à son nouveau partenaire. Et puis, quelque chose l'intéressait bien plus que l'argent désormais : la technologie et la robotique. La blonde se voyait déjà à la tête d'une armée de robots qui scanderaient un seul mot, avançant sur leurs petites roues. "Exterminate ! Exterminate !"... Rien que d'y penser, ça fait rêver hein ? Quoiqu'en y repensant, Lyne balaya d'un revers de la main cette idée. Et si jamais ses "enfants" deviennent des machines à tuer à l'apparence humaine ? Genre des Robokill ou Terminatro, ce film qu'elle avait vu récemment et qui l'avait agréablement surprise.

J'vais plutôt rester dans les robots simples ouais.

Dernière phrase qu'elle prononça en quittant le temple du livre. Suivre son compère et en apprendre plus sur ce fameux plan machiavélique. Lyne avait retenue qu'elle avait un rôle à jouer dans l'histoire, et restait assez curieuse sur la façon dont elle pouvait changer les choses à sa façon. " Intéressant tout ça" pensa t-elle, accompagnant ses pensées par un sourire provocateur.

Citation :
HRP : Fin du rp - Next étape : Chez Kaki
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