Sweet dreams are made of this [PV Aaron]

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Dim 10 Sep - 17:12
Red Meridian

ft. Aaron

1000 mots
dialogue en #003333
None (ou sweet dreams haha)







L’allée était pour le moins animée, en cette façade festive qui annonçait l’innovation et le chant des réponses électroniques. Plusieurs hommes en blouse s’égosillaient et défilaient élégamment à travers les stands, ravis de présenter chacune de leurs petites innovations aux yeux de cette populace immonde. Traitresse. Cruelle. Hypocrite également.

Une machine multitâche, un robot de soin, une arme dernier cri. A venir, sur le marché!

Telle était la variété qui s’offrait désormais à leur monde. Non, à notre monde ! Quiconque aurait parcouru la pancarte de ses yeux saurait pertinemment que fouler ce grand forum interactif, c’était pénétré dans une nouvelle ère de créativité.

Mais mes yeux à moi ne percevaient pas ce concours ainsi. Je déambulais là entre ces gens guillerets, pensive, en proie à mes propres démons. En proie à mes propres hésitations et à cet odieux sentiment dont je voulais à tout prix me défaire. Bien en vain. Pour moi, ce monde était autant mon cauchemar que mon plus grand rêve : j’entends ces objets me susurrer à l'oreille, conséquence de mon pouvoir. Ou de mon « anomalie d'Alter», d’après ce père qui avait juré de me mettre entre les barreaux depuis l’Italie. Lui seul pouvait percevoir mon vrai visage. Lui seul pouvait voir qu’au-delà des étoiles qui brillaient généralement dans mes yeux mordorés, j’étais bien loin d’être une poupée rouge et malléable à souhait. Mais mes détracteurs étaient nombreux à me dire que je ne récoltais que ce que je semais: des sourires et des signes de la main.

Ca me dégoûtait.

- Hey ma jolie, t’as un mignon petit minois et tu m’as l’air toute choupie. Ca te dirait que je te présente mon tout nouveau…-
- Casse-toi.

Mon regard ne s’était pas posé un seul instant sur sa petite prestance, plus que mes pas n’eurent ralentie leur cadence pour répondre à cette interpellation. Je continuais à avancer encore et toujours plus loin, avant de trouver un coin sombre et de me laisser à cette sourde colère qui me prenait les veines. Mes bras tremblaient, ma respiration s'emballait, telle un volcan prêt à exploser à tout moment. De nouveau, j’entendais les murmures redoubler d’intensité, ne cessant de me harasser jusque cette petite allée peu fréquentée.

-Ils nous ont donné vie…

-C’est GE-NIAL. Je vais pouvoir être utile !


-Bande de cons.  

-A quoi vais-je servir…


Hey mais, pourquoi je peux m’exprimer ? Oh ! Je crois que je vis !



Crac. Le bruit est celui d'une branche qui craquait mentalement, mais il faisait écho à mes plus sombres pensées : celles incontrôlées. Celles de mon esprit…Une part de moi se débattait pour reprendre mon sang froid, bien en vain. Je n’avais plus aucune maîtrise de moi-même. Tout autour de moi, l'environnement me paraissait glacial. Je ne ressentais plus qu’un seul besoin, un besoin factice, un besoin susurré au creux de mon oreille : ressentir. Exister. L’une de mes dents chassa ma lippe inférieure, traversant mollement ma peau d'albâtre pour laisser s’échapper un mince filet de sang. Derechef, j’avais pris ce masque blanc, ce masque impitoyable pour me l’approprier. Me voilà sous un nouveau visage, Celle qui ne pense plus.

« Je vais leur montrer… » Un souffle. Court, impitoyable, vindicatif. Je lèvais Vlad, frissonnant et silencieux comme à son habitude face à mes états d’humeur. Comme possédée par ces objets que j’appelais « amis », je me rendais pourtant compte qu’en cet instant, tel un commandant sans attache avec ses soldats, je n’avais plus qu’une colère grondante en mon coeur. « ...Vous prouver que je suis ce que vous pensez bien que je suis. Regarde bien, Papa. »

Il était temps pour moi de passer à l’action. Un moment de flottement. Un moment de marche pour entrer de nouveau dans la lumière. Finalement, ce fut le son de ma voix qui éclata à travers les stands, hélant aux inanimés ces quelques mots :

« Obéissez-moi ! Soumettez-vous ! »

Plusieurs créations commencèrent à bouger en tous les sens. Bagues comme colliers, robots comme création s’animaient pour ne plus rencontrer que mon commandement laconique. Une véritable anarchie se créait, une douleur sourde qui reflétait peut-être bien la tempête silencieuse qui avait lieu dans ma tête, et ce depuis plus d’un an.

« C’est…UNE VILAINE ! »


A ce moment-ci, la Ligue n’existait plus pour moi. Je me délectais tout simplement de ce chaos sans objectif, en sachant que je n’étais pas la seule à m'y noyer parfaitement. Les sons d'alertes, ces sirènes oui, elles m'importaient peu, si peu...Etait-cela, perdre sa tête en pleine euphorie? Voir...

ROUGE?





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Dim 10 Sep - 19:59

Rose Albano

Aaron Arkving


Sweet dreams are made of this...


L'aube et l'aurore s'étaient succédé, tour à tour, baignant le monde des rayons de l'astre stellaire. La ville, dont le moteur avait été ralenti sous le commandement de la nuit, reprit son rythme effréné et symbole de la journée. Les rues se retrouvèrent en un rien de temps bondées de monde, les transports en commun n'y faisant pas exception. Ce système battant à plein temps, n'avait pas épargné les couches-tard comme Aaron.
Ce n'était pourtant pas un doux rayon de soleil, ni même son réveil, qui l'avait fait sortir de sa torpeur. Son téléphone vibrait, tressautant sur sa table de nuit. L'ex-policier grommela en se retournant dans son lit plusieurs fois, laissant son cellulaire sonner. Une fois, deux fois, trois fois... Il décrocha à la quatrième fois, répondant avec une voix sortie d'outre-tombe, près à tuer la personne qui osait le harceler ainsi.

« Allô. »


« Aaron, me dis pas que tu dormais encore à cette heure ? »


Pour toute réponse, l'homme à l'appareil reçu un grognement et une insulte gratuite purement amicale, comme une sorte de bonjour à sa manière.


« Kakihigi... Tu as intérêt à avoir une bonne raison pour me réveiller un samedi matin... »


La voix froide et menaçante du plus âgé fit rire nerveusement l'homme à l'autre bout du fil. Il devait probablement tourner sur sa chaise, les yeux plissés, avec un grand sourire crispé sur le visage. Car réveiller Aaron était de loin la dernière chose à faire, surtout quand il n'avait rien de prévu pour un week-end et qu'il ne désirait qu'une chose, dormir.

« Premièrement, il est midi passé, c'est plus le matin. Ensuite je te rappelle que tu devais aller à cette expo là, sur les nouvelles technologies. »


L'exposition sur les nouvelles technologies, plus particulièrement la filière robotique. Aaron soupira contre son oreiller, il n'avait pas envie d'y aller. Mais il y a de cela un petit mois, il avait fait la promesse à Kakihigi qu'il irait pour lui acheter ou voler deux ou trois choses pouvant se révéler prometteuses.

« Hmpf... T'as de la chance pour cette fois. J'irais, mais ne t'avise pas de m'appeler de la journée. Je repasserais t'apporter ce que j'ai pu ramener de là-bas. »


Alors que Mastermind s'apprêtait à répondre à la suite de son "Merci.", Aaron raccrocha. Il n'en voulait pas à son associé pour lui avoir rappelé l'exposition, mais plutôt pour l'avoir réveillé de force. Il y serait bien allé à un moment ou un autre, mais il aurait préféré dormir une ou deux heures de plus. Midi trente était affiché sur le réveil. Le jeune homme laissa tomber son portable sur le matelas, soufflant une dernière fois sur son oreiller avant de rouler pour se retrouver sur le dos.
Que Morphée le reprenne dans ses bras, le plus vite possible, mais ses prières ne furent pas exaucées. Mollement, il se releva comme un pantin tordu, faisant craquer ses articulations ainsi que sa nuque. Il alla se préparer un café pour réveiller son esprit encore endormi et ouvrit ses volets par la suite. Ne tombant pas sur une vue citadine, mais sur une rue propre et calme, il sirota sa tasse en profitant de l'air frais qui pénétrait dans la pièce.

Aaron était quelqu'un de posé, surtout au réveil, il n'aimait pas se presser. La caféine ne perdit pas son temps à faire effet, réveillant et stimulant le cerveau du garçon qui partit prendre une douche une fois la tasse lavée et rangée. L'eau chaude détendit ses muscles sur lesquels il avait forcé hier, il y passa bien dix minutes. S'en suivit un choix rapide de sa tenue, rien de compliqué. Sachant qu'il allait simplement en ville, qui plus est à une exposition, il savait qu'exposer ses goûts de luxe permettrait de lancer un appât sur certains créateurs. La plupart cherchaient de l'argent pour financer et faire aboutir leurs projets, Aaron connaissait bien ce domaine.
Ayant déjà dépensé une certaine somme pour Kaki' par exemple, il jouait sur le hasard et les chances de réussite. Toutefois, si les créations achetées se révélaient être un échec, le ou les propriétaires avaient tendance à soudainement disparaître, sans qu'on ne sache pourquoi. Aaron n'aimait pas l'échec, soit il se chargeait des imposteurs lui-même, ou il laissait le sale boulot à ses hommes de main.

Une fois habillé comme un bourge, avec sa chemise blanche, sa veste et un pantalon noir, il alla nourrir certaines de ses créatures. Dans cette résidence, la plus grande, c'était là où il gardait son petit zoo, c'était également son lieu d'hébergement favori. Chats, chiens, poissons avaient leurs petits coins à eux, même si les deux premiers se baladaient le plus souvent à l'intérieur ou dans le vaste jardin. Pour ce qui était des reptiles, lézards et serpents, il ne les faisait sortir qu'un par un, au risque de causer des dégâts aux autres bestioles qui traînaient chez lui.
Il avait une véritable passion pour les animaux. Récemment, il avait fait l'acquisition d'une jeune jument noire qu'il espérait dresser par la suite. Car tous ses animaux, il les avait dressés lui-même. Pas de maître ou ce genre de chose, elles étaient ses bêtes et pour lui, c'était son devoir de les éduquer. Il se revoyait un peu à la place de son ancien tuteur en guise de maître.

Aaron fit un détour par son jardin, voyant que l'équidé broutait calmement dans le domaine. Il s'occuperait de lui faire sa leçon de dressage demain, aujourd'hui, il avait à faire. Revêtant à ses pieds une paire de souliers noirs, il donna une caresse à ses chiens, fidèles défenseurs du domaine, et partit pour la ville. En arrivant sur place, s'il avait su, il aurait pris sa moto. Il avait dû mettre au moins un bon quart d'heure pour que sa voiture ne trouve une place pas trop éloignée du lieu de l'exposition.
Enfin, il y était à présent. Il montra à l'entrée son badge d'accès VIP pour l'occasion et n'eut pas à faire la queue. Tant mieux, il détestait ça et n'était pas d'un naturel patient. En entrant, il se fit directement abordé par le stand bordant l'entrée. Il est vrai que son accoutrement de gosse de riche n'était pas des moins voyants. Malgré ses talonnettes, il ne faisait qu'atteindre une moyenne un peu plus correct que son mètre soixante-cinq. De plus, son visage, malgré une mine qui semblait froncé en permanence, n'avait pas de ride apparente.

Il n'avait que vingt-cinq ans après tout, pas de quoi le propulser dans le même panier que ces vieux riches à l'affût de chair fraîche. Lui se situait dans une catégorie plus respectable que cette dernière. Mais revenons à l'exposition, ce premier stand fut d'un ennui profond, il l'esquiva avant que son interlocuteur ne finisse son monologue. Un frigo-four ? Très peu pour lui. Aaron avançait calmement parmi le brouhaha qui s'était naturellement créé. Entre-temps, il avait matérialisé son Alter sous la forme d'une araignée commune, une faucheuse.
Cette dernière était au niveau du foulard blanc à son cou, dissimulée entre les plis du tissu. L'attention d'Arkving fut attirée d'elle-même par un stand qui créait des radars, caméras et des détecteurs. Ils étaient portables et pour la plupart de la taille d'une puce électronique. Chose qui plût directement à l'ancien enquêteur, toutefois, ce n'était encore que des premiers essais, mais qui étaient prometteurs.

Alors qu'Aaron allait proposer une somme onéreuse pour l'aboutissement des projets qui l'intéressait, une voix féminine retentit non loin de lui. Une femme à la chevelure rouge et aux lèvres de même couleur. Sa voix semblait comme mécanique, elle était ferme comme un caporal donnant un ordre à ses soldats.

« Obéissez-moi ! Soumettez-vous ! »


La panique s'engendra progressivement, une vilaine qui faisait son show ? Un léger "Tchip" franchit les lèvres de l'homme, elle n'avait pas choisi le bon jour pour lui mettre des bâtons dans les roues. C'était censée être une journée calme et tranquille, une journée discrète où il faisait des affaires, mais non. Pas cette fois, et c'était cette femme qui en avait décidé ainsi. Cependant, Aaron profita du début de panique pour voler certains prototypes du stand en question. Il fit changer son Alter de forme pour son serpent favori, le serpent roula à la base de son cou et se glissa sous sa chemise pour venir jusqu'à l'un de ses poignets. Attrapant dans sa main en question les gadgets, il les fit avaler au serpent qui n'attendait que ça, gueule ouverte.
Chose faite, il en profita pour s'extirper du bain de foule en panique, observant la situation. La sécurité avait été alertée, la police également, peut-être même des héros. C'était bien sa veine, lui qui n'avait aucune envie de se retrouver nez à nez avec ce genre de personnes. La jeune femme semblait avoir une individualité bien intéressante, autour d'eux, les objets prenaient vie. Aaron n'avait encore jamais vu un tel pouvoir et il fut soudainement intéressé. Peut-être qu'au final, son plus gros poisson aujourd'hui, ça allait être elle.

C'était risqué de l'approcher, malgré le fait qu'elle tenait la populace à distance, et même certains gros bras, il n'avait pas envie de salir sa tenue. Oui, un véritable caprice de bourge, mais disons plutôt qu'un courant de flemme lui avait traversé l'esprit à l'instant. À la place de cela, il envoya son Alter serpenter jusqu'à elle. Le mamba noir se glissa sous les tables, se faufilant sans qu'on le remarque grâce à la panique instaurée.
Pendant que son individualité s'approchait de cette rouquine, Aaron lui était sorti de cette zone tumultueuse, les civils pour la plupart avait fuit à l'extérieur. Lui, grâce à son badge et son influence, il avait même été escorté. Que d'honneur, alors qu'il aurait pu marcher seul sans qu'on ne vienne l'embêter. Poli, il remercia tout de même le service instauré, puis partit contourner la structure.

Une architecture à angles, composée de plusieurs pavés et cubes. Il remarqua une sortie de secours qui ne semblait pas avoir été barricadé par la sécurité, tant mieux. Aaron s'adossa à côté de cette porte métallique, tête baissée, fermant les yeux. Sa vision changea et muta pour passer à celle d'un serpent. Il voyait à présent à travers les yeux de son Alter, son Alter qui justement, était aux pieds de la demoiselle. L'animal grimpa sur l'un des stands pour arriver à auteur d'un des bras de cette femme pour qu'il puisse serpenter jusqu'à elle.
Si elle était un minimum intelligente, elle se douterait vite qu'une espèce de ce genre n'était pas habituelle dans ce lieu. Aaron qui contrôlait sa créature, grimpa le long de son bras et s’aligna sur la ligne de ses épaules. Le serpent siffla, sans ouvrir la gueule, faisant des signes de tête pas très naturels chez les serpents. Il montrait un endroit en particulier, une zone proche de cette femme.

À quelques mètres de leur position, se trouvait cette fameuse sortie de secours, derrière de larges stands qui la camouflait en partie. Aucune présence humaine n'était détectée, du moins pour le moment. Elle allait devoir se hâter s'il elle voulait sortir d'ici en un seul morceau. Pourtant les objets animés eux semblaient s'amuser à foutre le bordel dans l'exposition. Au moins, ils faisaient reculer la sécurité et les civils, c'était une chance qu'elle allait devoir saisir rapidement. Rien que pour ce genre de situation, Aaron regrettait de ne pas avoir un micro portable à intégrer sur son Alter pour qu'il puisse communiquer à distance.
Il allait devoir informer Kakihigi de ses envies, et ce dernier avait intérêt à pouvoir les réaliser. Pour l'heure, l'ex-agent devait s'occuper de cette jeune femme, la garder en vie. Cela allait s'avérer compliqué de sortir de cette zone, surtout s'il ne se dépêchait pas de comprendre les consignes qu'il essayait de lui mimer à travers son individualité serpentine.
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Mer 13 Sep - 23:19
I’m not a victim anymore !

ft. Aaron Arkving

1000 mots
dialogue en #003333
None







Ces cris apeurés, ces scientifiques aussi tétanisés que des biches prises dans les feux d’une voiture, mon passé me les avait déjà dicté. Cette vision ne m’était pas inconnue. Mais plus j'y songeais, plus je peinais encore à comprendre l’écho qui résonnait dans mes mémoires les plus sombres, dans mes murmures les plus silencieux. Je tue et je détruis, je fauche et je sème la mort sur mon sillage. Voilà ce que mes instincts me dictent actuellement quand je vaque dans ces rues. Et si cela me semblait une récompense visuelle, mon esprit me dictait tant d’autres choses, des idées qui récapitulaient une seule et une unique promesse faite il y a de cela bien longtemps : « Plus jamais. »

Plus jamais on ne me tuera, on ne me bernera. Plus jamais je ne laisserai quelqu’un détruire ce en quoi je tenais.

Au loin, j’observais cette terrible anarchie prendre racines. Telle une plante invasive, Le Witch’s Call se répandit au premier stand de cuisine, animant alors ses fours-frigo, puis il s’éparpilla sur ces robots-raptors miniatures du second présentoir. Des glaçons volèrent dans les airs pour cribler avec force mains, tête comme poitrine, tandis que plusieurs passants criaient et plaidaient pour leur vie face à ces robots monstrueux, alors devenus l’un de ces cauchemars d’enfance. Des dents dessinées sur un sourire de reptile mécanique, un raptor qui mordillait la jambe d’un enfant jusqu’à l’os, futur éclopé. Ce n’était que des machines, voire des jouets, mais la cruauté était là malgré tout. Malgré moi.

Mon contrôle sur moi-même n’était plus là depuis quelques minutes. Lorsque je portais le masque, les réflexions s’égaraient bien loin après tout, aussi loin que chacune des effusions de sang sonnait les coups de ma rancune. Main tendue, je continuais à prononcer quelques propos incompréhensibles, comme une sorcière réciterait ses formules magiques. Celles-ci redoublèrent encore en intensité lorsque j’entendis au loin des bruits de bottes héroïques, ainsi que leurs premières complètes.

« C’est la femme masquée, tout au loin ! »

Lentement, mes paupières s’étaient closes en dépit de ce masque blanc qui demeurait dans cette plus parfaite expression marmoréenne. Arrêtée ou libre…Ma condition n’avait que peu d’importance. Du moins le pensais-je encore, lorsque le bruit d’un sifflement ovidien me parvint aux oreilles. Une pupille feintée rencontra mon champ de vision, ce pour quoi je retins de justice un hoquet de stupeur, baissant ma garde et mon emprise sur les jouets dans ce même laps de temps. Ma respiration revint rapidement reprendre cette maîtrise que je lui connaissais, ravalant alors le plaisir dans lequel je m’étais noyée pour faire de la lumière sur mes réflexions, vieille salle trop ombragée. Lentement, ma main s’approcha du serpent sur mon épaule pour l’enlever lorsque j’aperçus son étrange comportement. Fronçant des sourcils, mon œil mordoré darda cette tête reptilienne avec un étrange sentiment connu que de mes instincts.

Ce serpent n’était pas « commun ». Quelque chose dans son regard semblait…Différent. Moins opaque, moins sauvage…

« Par là »


La tête de ce serpent sembla m’indiquer une direction. Une sortie ? En étudiant le brouhaha aux alentours puis cette porte de secours, j’avais décidé de laisser le serpent vaquer près de mon cou pour finalement courir vers cette direction, ma seule volonté étant tournée à me dégager de cette situation inextricable. Oui, en passant cette porte, je ne songeais plus qu'à m'extraire de cette anarchie. Un sursaut. Mon regard se détacha vers le jour et vers le potentiel témoin de ma fuite, un témoin presque endormi. Alors mes doutes redoublèrent. d'intensité, prête à me défendre face à cette adversité humaine. Toutefois, plus j'avais détaillé du regard ce Cerbère de la Porte, plus la vérité s'esquissait avec toujours plus de clarté: l'homme semblait comme endormi contre cette porte faite d'un métal froid et sec, épaisse et dure. Aucune réaction, aucun mouvement de l'homme lorsque je m'étais approchée de la sortie et de sa "petite" silhouette. Mais le temps pressait, oh que oui...

Alors libre de toute entrave, mes pas s'étaient enchaîné un à un, aussi loins que possible, tout en enlevant dans une ruelle ce masque qui identifiait mon statut de Vilaine sur le chemin, là, contre les dalles bitumées.


----------------


L’endroit dans lequel je m’étais posée était plutôt calme, une sorte de parc verdoyant, aux antipodes de l’exposition de robotique où le souk s’était instaurée telle une malédiction. Assise sur ce banc, je reprenais tant bien que mal ma respiration, alors emballée. Ma vision semblait elle aussi devenir de plus en plus floue et il ne me fallut que peu de temps pour comprendre que mes limites avaient presque été atteintes. Combien d’objets avais-je animé ? De quelles tailles ? De quelles manières ? Je n’aurais su le dire, trop concentrée à garder mon dos droit sans forcer sur mes vertèbres. Toutefois, les médias ne tarderaient pas à répondre à mes questions.

Lentement, j’avais tourné de la tête, pour percevoir le reptile noir, une sorte de…mamba noir ? Une terreur depuis toujours, si les quelques textes et cours que j’avais eu en sciences disaient encore vrai. Vénimeux. C’était le mot que je craignais le plus. De mon dextre, le serpent avait été saisi avec délicatesse pour le placer à l’autre bout du banc, par intimidation certes mais également parce que ma curiosité venait d’être piquée à vif.

« Pourquoi m’avoir aidé ? Pourquoi ne pas avoir tout simplement...pris peur ? »

Avec un tel niveau de conscience, j’estimais que ce serpent avait atteint un certain degré d’intelligence. Je n’aurais pas été surprise de rencontrer une personne douée de métamorphose, par ailleurs. Quelque part…peut-être bien que cette bestiole m’eût rappelé à l’ordre. Je devais prendre mes pulsions en main, ne pas me laisser emporter par mon père, ne pas laisser cette espèce…

« Cette espèce d’enfoiré m’intimider. », avais-je alors soufflé sans prendre conscience du ton haut et fort qui venait de se distiller dans les airs. « Merci de m’avoir réveillé, toi. Mais ne mord pas une « amie ». L’amie est gentille. » Un long silence s’instaura de toute part, dévoilant là une gêne évidente lorsque Rose contempla la langue bifide de l’ovidé. « Bon, seulement parfois. »

Derrière nous, un craquement s’éleva dans les airs, tel un pied venu briser les quelques branches mortes qui servaient de litière au sol. Habituée des rues, mon ouïe ne me trahissait pas tant je restais aux aguets. Je feignais de n’avoir rien entendu, bien que ma respiration en avait été coupée temporairement. Mes jointures en blanchissaient tant l'appréhension me gagnait sous une manifestation autre: un cœur qui battait la chamade. Oh, je me sentais si faible pour me défendre contre un ennemi supplémentaire...

L’observation était devenue mon maître-mot.





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Jeu 14 Sep - 15:34

Rose Albano

Aaron Arkving


Sweet dreams are made of this...


Naturellement, Aaron perçut de la peur à travers le regard de cette femme quand elle croisa celui de l'animal. Une réaction primitive, quand on connaissait le serpent qui se tenait actuellement sur son épaule. Toutefois, l'humain au contrôle de son reptile ne ménagea pas son geste mécanique qui désignait la sortie. Cette petite avait au moins un minimum d'intelligence pour comprendre qu'une créature de cette envergure ne grimpait pas sagement sur les gens. Sa gueule ne s'était pas ouverte une seule fois, seule sa langue filandreuse vibrait au rythme du son qu'il produisait. Elle était raisonnable et semblait avoir compris que quelque chose clochait, une bonne chose pour sa propre survie.
La demoiselle emprunta cette fameuse sortie et s'arrêta brusquement lors de son premier pas à l'extérieur. Aaron dut refaire un tour autour de son cou pour ne pas tomber. Il pu apercevoir son corps qui semblait endormi, il espérait pouvoir descendre de cette femme pour faire retourner son Alter dans son corps, mais non. Elle se mit à courir pour s'éloigner du bâtiment, et bon dieu qu'elle courait vite. Heureusement qu'il s'était accroché plus d'une fois à sa nuque.

Sa course ralentit pour s'arrêter dans un parc, pas trop loin de l'exposition heureusement pour Aaron. Si elle s'était mise à cavaler à plusieurs kilomètres, il aurait été en mauvaise position et aurait été contraint de ramener son Alter auprès de lui. Il quitta cette vision reptilienne, reprenant ses esprits à l'endroit où il s'était adossé. De l'extérieur, on pouvait entendre un reste de brouhaha, mené par des civils et des héros, probablement. Ne s'intéressant plus à cette exposition, il massa ses tempes un petit instant, marchant vers le lieu où se trouvait cette femme et son individualité. Dans le pire des cas, elle fuirait, Aaron ne la pensait pas capable de tuer la créature qui l'avait aidé, aussi dangereuse puisse t-elle être.
Il ne la connaissait que de loin, mais la jugeait déjà, il se surprit dans ses propres réflexions à penser à ce genre de chose. Sa tête lui tournait encore un peu, il prit un peu de temps avant de suivre les traces de cette vilaine, mais il pouvait apercevoir cette tache rouge au milieu de la verdure qui l'entourait. Le trafiquant s'approcha, ses pas ne se faisant pas spécialement discrets. Comme pour annoncer sa présence, il marcha sur quelques brindilles pour indiquer sa présence.

Aaron l'aperçu se redresser partiellement, il avait visiblement capté son attention. Tant mieux, il ne cachait pas sa présence, s'approchant du banc où étaient les deux êtres vivants. Son Alter se tenait à distance, elle avait dû visiblement le repousser vu la marge qu'elle avait placé entre eux. L'homme ordonna à son individualité de serpenter jusqu'à cette femme, sur laquelle il grimpa pour arriver à son épaule. Peut-être avait-elle tenté de communiquer avec l'animal, chose qu'Aaron ne pouvait pas savoir à l'heure actuelle. Arrivant à la hauteur de la limite du banc, en hauteur, il récupéra le mamba noir, ce dernier s'enroulant autour de l'un de ses bras.
La jeune femme avait dû donc sentir les écailles du reptile glisser et disparaître petit à petit de son corps, comme un poids s'envolant comme par magie. Le reptile glissa le long de la manche de son propriétaire pour s'enrouler autour de son cou. Aaron cligna des yeux, puis fit le tour du banc pour venir s'asseoir à côté d'elle, sans pour autant la coller. Il resta silencieux un petit instant, regardant droit devant lui sans avoir adressé un seul regard à cette vilaine.

Il réfléchissait, ces moments de réflexions étaient courant chez le jeune Arkving. Son regard bleu acier inexpressif perdu dans le vide, à la recherche d'un point vraisemblablement inaccessible. Toutefois, cette fille à qui il avait en quelque sorte évité la prison, semblait le fixer, à moins que ce ne soit qu'une impression. Le fait qu'elle ait possiblement parlé à son Alter le démangeait, il devait savoir ce qu'il c'était passé le temps qu'il arrive, même si ce n'était que d'infimes minutes. Inclinant légèrement la tête vers l'arrière, Aaron ouvrit la bouche, le mamba noir serpentant jusqu'à ses lèvres pour s'y glisser. Le reptile disparut, peut être sous le regard effrayé de la femme à côté de lui, mais il ne la regarda pas une seule seconde durant l'acte.
L'ex-agent ravala sa salive après avoir ingurgité le serpent qui s'était dissout comme un effervescent dans de l'eau. Aaron ferma les yeux le temps d'un instant, plus précisément pendant les quelques minutes où il avait laissé son Alter légué à lui-même avec cette femme. Il entendit sa voix résonner dans son crâne, pourquoi n'avait-il pas fui ? C'est vrai que les premiers venus ou les fragiles d'esprits fuiraient devant ce genre de manifestation. Bons nombres d'Alters se révélaient dangereux de nos jours, la population en devenait inquiète voir parano. 

Son regard inerte se tourna vers cette vilaine qui semblait toujours le regarder avec un certain effroi permanent. Il est vrai qu'avaler un serpent, un mamba noir qui plus est, ça ne se voyait pas tous les jours. Néanmoins, le jeune Arkving n'était pas là pour imposer un cadre de sûreté, du moins pas immédiatement. Il dévisagea cette fille qui devait avoir probablement la vingtaine. Puis tout naturellement, il reprit sa question tout en y répondant.

« Pourquoi je t'ai aidé ? »


Il leva les yeux au ciel, faisant la mine d'une personne qui réfléchissait, alors qu'il n'avait pas besoin d'y réfléchir. Il enchaîna donc sur la véritable réponse à cette question.

« Bonne question. Tu semblais perdu comme une gamine qu'on lâche dans un magasin à la recherche de quelque chose. Je ne sais pas si tu avais un objectif précis dans cette exposition, mais je ne donnais pas cher de ta liberté. Au mieux, on t'aurait fait arrêter et emprisonner à perpétuité . »


Il fit une petite pause, ayant laissé son regard parcourir l'horizon devant lui durant sa réponse. Par la suite, son visage se tourna pour enfin daigner regarder son interlocutrice. Il ne lui laissa pas le temps de répondre de suite et enchaîna.

« Pourquoi avoir fait ça ? Tu n'as pas l'air d'être stupide pourtant, vu ta réaction envers le serpent qui t'a montré le chemin pour te sortir du pétrin dans lequel tu t'étais mis. Vu que tu t'inquiétais apparemment de savoir s'il allait te mordre ou non, rassure toi, il ne mord pas les amis, comme tu as dit.  »


C'est ainsi qu'il termina sa première tournée d'explications, mêlées à des questions et réponses. Il fallait bien qu'il laisse du temps à cette demoiselle à la chevelure rouge pour digérer et répondre à la suite. Son regard vraisemblablement inexpressif ne lâchait pas celui de cette femme, il n'était pas gêné de regarder une personne dans les yeux. Sachant que son regard n'exprimait pas rien de notable, ce qui pouvait rendre ce genre d'action perturbante voir dérangeante.

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Sam 16 Sep - 1:53
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J’étais tendue. Je crois.

Un…Ce petit « ça », il me faisait peur à serpenter de nouveau en ma direction. Sa langue bifide pointée vers moi, son corps glissait sur le marbre blanc de ce jardin devenu trop bruyant. Autrefois immobile, je me revoyais m’éloigner lentement de l’autre côté de mon siège temporaire, et ce jusqu’à ce que je ne rencontre ce bord, stoppant alors bien rapidement ma route. Les yeux clos, mon mental était assaillit par un milliers de pensées abruptes, reflet de ma panique mentale actuelle.  Nan, ce n’est pas le moment de me coller. Arrête-toi. Arrête-toi je te dis ! Ne serpente pas vers moi, non, non, non !

Le petit être à écailles avait terminé son chemin sur mon bras, pour continuer à longer mes épaules une à une avant d’arrêter son chemin brusquement…Ailleurs. Autre part. Petit à petit, il me semblait sentir une partie de son corps rester en suspens, comme s’il s’évaporait dans les airs. Lentement, ma tête fit un quart de tour, roulant sur mes épaules avec appréhension, comme sur une corde un peu usée par un sel marin. Doute. Mon regard s’écarquilla en constatant l’homme près de la barrière, alors debout derrière moi, yeux grands ouverts, sans émotion aucune. Je le vis contourner le banc avant de s’asseoir à mes côtés, à une distance respectable. Abasourdie, je m’étais vue détailler un peu trop ce brun, petit mais étrangement intimidant. Il avait ce cruel manque d’émotions qui déroutait les hypothèses et laissait transparaître un tempérament particulièrement intransigeant, tant envers lui que pour les autres. A cette pensée, je déglutis. Que voulait-il de moi ? Avait-il envie de me dénoncer ? Me faire chanter pour se récolter les lauriers, comme cette autre bonne femme ? J’étais prête à saisir Vlad pour m’extirper de ce pétrin lorsque je l’aperçus saisir le mamba noir et le gober. Littéralement. D’un air dérouté, mes yeux mordorés avaient repris toute l’intensité de leur expression, tant cette rencontre n’avait ni queue, ni tête. Je ne comprenais rien, absolument rien…

Jusqu’à comprendre que ce serpent maintenant digéré, c’était peut-être bien ce type qui me faisait miroiter depuis quelques minutes. Ce même type qui s’adressait à moi avec quelques mots bien moindres, mais des mots qui firent écho pour me sortir de ma torpeur, révélant alors mes premières paroles italiennes à son égard.

« Oh le salaud ! »
 Italienne trop expressive. Cette réminiscence de mon moi du passé, elle est sortie plus vite que mes pensées, tant j’étais furax à l’idée d’avoir été ainsi mise sous pression pendant quelques minutes. Mais bien vite, je compris ma gaffe et le fait d’avoir tout simplement exprimé tout haut ce que je songeais tout bas, le ton italien n’aidant pas véritablement à véhiculer le doute quant à la nature de mes propos. Alors bien rapidement, je me ravisai, adressant un petit sourire entendu et gratifiant au jeune homme. Rédempteur également. Mon japonais reprit pourtant les formes de politesse à avoir, cet air plus posé qui composait tout mon faciès. « Hum. Je veux dire, c’est vous le serpent… »

Je changeais du tout au tout, reprenant ce masque fictif et plus composé qui me faisait office de protection. De mes doigts, je triturais sereinement mon pendentif, un véritable anti-stress en ces temps troubles. Reprenant mon calme et mes esprits en un calme olympien, je réfléchis calmement à ce que l’homme-serpent m’avait dit, tentant de rester digne jusqu’au bout cette fois-ci. De ce qu’il m’avait révélé, il ne me voulait aucun mal, me prenant tout au mieux pour…Une gamine ? Mes sourcils se froncèrent légèrement, révélant une certaine morosité à l’idée de ne pas me savoir consciente de mes propres soucis. Une gamine. Je haïssais lorsqu’il me regarda ainsi, sans émotion et pourtant d’un bleu si jaugeur, et pourtant, c’était peut-être bien de cette manière que j’avais agi là-bas, à ce stand. Perdue.

« Je peux vous remercier pour le coup de main ou être intriguée par l’identité de mon sauveur, mais je ne suis pas une gamine paumée. » Seulement en partie. Pourtant la simple pensée me laissait une boule à la gorge. Lui aussi, avait observé la caméra comme si j’étais une paria, une moins que rien. Une pauvre fille. A force de serrer l’une de mes mains pour maintenir toute ma colère, mes jointures en blanchissaient de pression. Fatiguée, exténuée, il en fallait peu pour savoir que je n’étais plus vraiment capable de maîtriser quoique ce soit. Ni même un objet. Ni même moi-même. « Je…Je me suis sentie obligée de le faire. Ca arrive, quand ils parlent trop et que je ne les contrôle pas. Je n’ai pas demandé à avoir l’air stupide l’espace d’un instant, je n’ai pas demandé à vouloir détruire ce qui m’approche de trop près... »

Un dernier regard vers cet individu me mit dans l’optique de mémoriser son faciès, si un jour, je venais à le rencontrer de nouveau. J’aimais savoir mettre une étiquette à ce qui m’entourait, et qu’importait les fautes de ce dernier, j’avais en quelque sorte une…  « dette ».

« Je vous remercie pour votre aide malgré tout, votre Alter est fascinant de surprise, mais vous ne devriez pas vous approcher trop près de moi. N’en prenez pas le risque. »


Chancelante, je me levais du banc pour entreprendre quelques pas vers l’avant, en entreprenant de réduire son approche. J’étais comme un animal blessé qui tentait de fuir tout et n’importe quoi. De toute évidence, je savais que dans mon état actuel, je n’allais pas aller très loin. Je me sentis voir…presque noir, réduite à tenir juste sur mes genoux. Inconsciente.



Spoiler:
 



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Sam 16 Sep - 4:11

Rose Albano

Aaron Arkving


Sweet dreams are made of this...



Aaron avait fait outre la plupart des réactions de cette jeune femme, préférant la laisser parler pour avoir ses émotions à vif. Elle avait d'abord réagi de manière impulsive, vu le ton et son changement de langue. Vu l'accent, ça devait être de l'italien ou de l'espagnol, il fallait vraiment qu'Aaron songe à cesser de rester bilingue. Non seulement cela ne lui serait pas utile, mais il allait avoir besoin d'apprendre de nouvelles langues, rien que pour ses trafics. S'il souhaitait échanger avec d'autres pays, c'était maintenant qu'il devait s'y mettre. Quoi qu'un traducteur pouvait se trouver, mais allait dire à un traducteur honnête ce pour quoi vous l'engagez.
Après sa remarque sur le fait que le serpent s'avérait être Arkving, il ne fit que hocher une fois la tête, clignant des yeux tout en écoutant les réponses à ses questions. Elle semblait visiblement vexée qu'Aaron l'ait "traité" de gamine. Non, il n'avait pas voulu l'insulter de ce simple mot, il appelait tout le monde ainsi. Même Kaki avait le droit à son traditionnel "gamin" quand le plus vieux devenait irrité vis-à-vis de lui.

Ses mots l'avaient troublé, sans que cela ne se voit physiquement. Sa face était toujours la même, mais ses paroles se répétaient dans son crâne. Elle s'est sentie obligée de faire une telle chose ? Était-elle réellement mauvaise ? Vu sa réponse, non. Elle devait se chercher, elle était bien perdue comme Aaron le pensait. Au fond de lui, il se revit un instant, hésitant entre la voie corrompu du crime ou à la tranquillité d'une vie de policier. Au final, sa haine et sa colère l'avaient emporté sur sa raison et sur son ancien mentor. À cet instant, l'ex-agent baissa un instant les yeux, ressentant une chose qu'il n'avait jamais ressentis depuis sa divergence. Du dégoût envers ce qu'il était devenu.
Lui qui était en réalité promu à une vie honnête, avait-il réellement tout gâché ? Ou y avait-il été obligé ? Obligé oui, c'est ce mot qui restait dans sa tête. À moins que, tout comme cette femme, il tente de se convaincre lui-même. C'est grâce au mouvement chancelant de la demoiselle qu'il sortit de sa mélancolie inexpressive extérieure. Après l'avoir remercié, elle semblait vouloir le quitter. Toutefois, ses pas étaient fébriles, cela se voyait rapidement rien qu'à ses jambes dont les muscles semblaient lâcher prise.

Aaron se leva et rattrapa cette vilaine en herbe avant qu'elle ne heurte trop violemment le sol. Un malaise ? L'épuisement peut-être ? En rapport avec son Alter ? Malheureusement, le trafiquant n'en savait rien. À l'heure actuelle, le plus important n'était pas de rester planter là, avec une femme évanouie dans ses bras. D'autant plus qu'à cause de son vacarme produit à l'exposition, des héros devaient patrouiller dans le périmètre pour tenter de la retrouver. Le jeune homme se redressa convenablement, tenant cette fille aux cheveux rouges dans ses bras à la manière d'un prince portant sa princesse.
Le tableau actuel n'avait rien de féerique. C'était la triste réalité, mais cette vision n'était pas idyllique. L'homme sans expression tourna la tête en direction du dôme où se trouvait l'exposition, tant pis pour aujourd'hui, il allait devoir rentrer. En temps normal, n'étant pas une âme très charitable envers autrui, il l'aurait laissé tombé et serait parti sans y faire attention. Si elle n'avait été qu'une simple passante. Néanmoins, ce n'était pas le cas.

Un soupir fendit ses lèvres, sans lui adresser un regard pour voir son état, il se mit à marcher en direction du parking, non loin d'ici. Il la sentait respirer, il sentait son cœur battre, bien que ralentit dû à sa pression qui avait chuté. Heureusement, il ne mit pas plus de cinq minutes à l'atteindre, cette fille était légère. Même si Aaron semblait petit, il n'en gardait pas moins un physique correct, chose à avoir obligatoirement dans son domaine. Les agressions pleuvaient sur sa tête en ce moment, tant mieux, lui qui aimait taper sur autre chose que sur un sac de boxe.
Arrivé à sa voiture, un léger son indiqua qu'elle était déverrouillée à son approche. Il ouvrit une porte arrière sans difficulté, déposant le corps inconscient de cette vilaine. Était-ce un kidnapping ? Pas vraiment non, il faisait ça surtout pour lui éviter la prison. Ou peut-être y avait-il autre chose en plus ? Qu'importe, avant de fermer la portière, il lui retira ses talons, pour ne pas abîmer le cuir de son véhicule, tout de même. Aaron vivait certes dans le luxe, mais ce n'était pas une raison pour en devenir négligeant, loin de là.

Notre homme d'affaires s'installa au volant dans un soupir, cela faisant déjà deux fois en à peine une heure qu'il avait soupiré. Il devait être encore remué par les secousses cérébrales que lui avaient causé la phrase de cette femme. Elle qui avait commis un acte digne d'une criminelle, alors qu'il s'agissait en réalité plus d'une fillette qui se cherchait. Qu'allait-il faire d'elle ? Lui montrer le droit chemin ? Ou lui tendre une main vers les abysses ? Quand on y plonge, on ne peut y remonter, ou alors difficilement. On garde toujours une trace de ce passage, une marque indélébile que même le temps ne peut effacer.
Un clic, et les moteurs chauffèrent, il démarra pour prendre la direction de sa demeure. Laquelle d'ailleurs ? Allait-il l'amener dans son domaine ou allait-il choisir son appartement en ville ?
Trop de questions lui tournaient dans la tête, un soupire, encore un. Il avait l'impression que cela l'aidait à pousser toutes ces questions qui lui obstruait le crâne, juste en soufflant. Heureusement, la route n'était pas trop encombrée, il avait naturellement pris la direction de son logement écarté du centre. Ramener une femme endormie à son appartement aurait été sûrement très louche des yeux de ses voisins. Il se fichait pas mal du regard des autres sur sa personne, mais il ne voulait pas qu'ils appellent la police pour enlèvement ou drogue sur personne non-consentante. Qui sait ce que l'être humain parano pouvait imaginer devant ce genre de scène ?

Enfin arrivée, loin du brouhaha de la ville, il fit taire les vrombissements de sa voiture. Il se dirigea d'abord vers sa porte, qu'il ouvrit sans trop forcer. Sans surprise, il découvrit une rangée de cinq chiens, parfaitement alignée, queues remuantes. Il alla ensuite chercher cette femme, dont l'odeur inconnue fit grogner sa meute, qu'il calma d'un simple ordre. Le jeune Arkving déposa la paire de talons à l'entrée, puis monta à l'étage directement pour aller déposer l'inconsciente. Ne sachant pas si Kakihigi avait installé des bagages dans la chambre qu'il lui avait réservé, il préféra le choix sûr de la sienne. Sur son lit, dormait l'un de ses chats. Un noir tâché de blanc au niveau des pattes, de la queue et du ventre.
Un vrai fainéant, il dut le pousser d'une main pour qu'il daigne lever son derrière du lit, visiblement encore endormi. Aaron installa cette graine de vilain sur son matelas, par-dessus la couette et le drap. Il déposa sa paume sur son front, il n'était pas chaud, cela ne devait être qu'un simple malaise dut à la fatigue passagère. De toute façon, il allait pouvoir la questionner une fois la rousse réveillée. Peut-être ne se réveillerait-elle que ce soir, ou même demain.

Pour passer le temps, Aaron fit le tour de ses bêtes, voir si elles ne manquaient de rien. Leurs conforts étaient primordiaux pour le dresseur, il chérissait chacune d'entre elle comme la prunelle de ses yeux. Avant de quitter la chambre, il laissa toutefois ses cinq chiens dans sa chambre, couchés ou assis, ils devaient surveiller et aboyer si jamais l'inconnue bougeait. Réaction pas trop difficile à enclencher et à faire comprendre à ses canidés qui restaient sagement dans la chambre. Le labrador noir était grimpé au pied du lit. En temps normal, l'ex-agent ne voulait pas que ses chiens montent sur les draps, mais là, ils avaient spécialement remonté le plaid pour eux. En plus du labrador, vint s'ajouter à côté de la femme le plus massif des molosses.
Il ressemblait à un loup, massif et chargé de fourrure, mais n'avait du loup que l'apparence. Le lit était assez grand pour deux personnes de grandes tailles, il n'eut donc aucune difficulté à se poser sur la deuxième place. Les trois autres chiens eux, restèrent au sol. Le berger allemand se coucha sur le tapis qui bordait le côté où se trouvait la visiteuse. L'akita inu et le husky s'étaient couchés un peu plus loin dans la pièce, le premier près d'un bureau, le second à côté de la fenêtre. Pendant que sa meute veillait sur l'hôte de leur maître, le maître en question terminait le tour des vivariums et de son aquarium. Il n'oublia pas de passer par les cages des rongeurs et des oiseaux.

Quand il y réfléchissait, c'était au final grâce à cet argent qu'il amassait qu'il pouvait les avoir avec lui, ces animaux. Les siens depuis plusieurs temps déjà. Grâce à eux, il menait une vie paisible, bien que perpétuellement dans le stress que son petit monde ne s'écroule. La présence de ses bêtes avait de multiples bienfaits sur le possesseur. Il repensa d'ailleurs à la leçon de dressage qu'il devait administrer à sa jument fraîchement arrivée. Avant de se rendre dans son jardin, il fit sortir son Alter de son corps, une fois de retour dans sa chambre. Sans que ses chiens ne bougent, il déposa son individualité sur le ventre de la jeune femme encore endormie.
Une mignonne petite boule de poils tigrés ornait désormais son abdomen. Le chaton restait couché, tel un sphinx d’Égypte, pattes vers l'avant. Aaron quitta la pièce, jugeant que la surveillance y était suffisante, pour enfin rejoindre l'équidé qui se roulait joyeusement dans l'herbe encore fraîche. Tout d'abord, même s'il se doutait qu'elle eût déjà été habituée aux bases, il la brossa. Son pelage était brillant, respirant la santé, ses yeux noirs, de la même couleurs que le reste de sa robe, semblaient débordants de vie. C'est ainsi, après un premier toilettage, que le maître animalier commença sa première leçon avec sa nouvelle acquisition.
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Mar 19 Sep - 1:32
Noir

ft. Aaron

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None (ou sweet dreams haha)







Noir. Noir, noir et il n’y avait plus que l’ombre d’une silhouette pour me raviver des souvenirs trop enfouis, mémoires auxquelles mon esprit embrouillé avait refusé de répondre. Une seule vérité demeurait, même pour l’inconsciente que j’étais : tout mon être s'était assoupi peu après que deux bras forts eurent atténués ma chute dans les bras de Morphée. Ici, dans ce parc, mes yeux s’étaient perdus là où la réalité ne s’aventurait plus depuis au moins une année…

Et pourtant, ma vision était redevenue claire. Où étais-je donc passée ?  Un regard à droite comme à gauche me renseigna rapidement sur ma situation que j’avais redouté suite aux derniers évènements. Toutefois, ce ne fut ni le vert d’un parc aux arbres bien alignés ni les stands bondés qui m’accueillirent…Cet endroit, c’était mon chez moi d’Italie. Alors, tout en me frottant les yeux, je songeais à vérifier que j’existais bien, je vérifiais plus d’une fois chacun des objets mis en place sur mes étagères, je refaisais le tour de ma chambre…Tout y était comme dans mes souvenirs les plus gais, minus le fait que mes mains semblaient plus petites. Pareil pour mes pieds. L’enfance m’avait de nouveau gagné, je crois bien. Un sourire orna brièvement mes lèvres, tandis que j’arpentais les marches de l’escalier à vive allure, jusqu’à débouler dans cette cuisine luxueuse.

Là, personne en vue, mais rien d’étrange à cette absence totale de vie. Ma mère n’avait fait jamais la cuisine, et elle ne l’avait jamais fait, c’était là une tache bien trop basse pour elle lorsque l’argent n’était pas un souci quotidien. Pourtant, bien vite, une porte avait claqué derrière moi, comme si cette dernière sonnait l’heure des révélations. Par-dessus mon épaule, j’avais vu une silhouette bien familière : mon père. Tout naturellement, je m’étais approchée de ce dernier, éprise d’une émotion dont je n’avais guère plus d’informations que l’instinct maternel qui m’eut pris.

Tendu. Voilà comment je percevais cette colonne vertébrale bien dressée. Tendu, jusqu’à m’en repousser légèrement. Le contact chaleureux de mon père venait à peine de s’éteindre que deux grandes mains venaient repousser mes épaules.

« Je…papa.
Rose, ma petite Rose, quand est-ce que tu arrêteras de faire du mal aux gens ? Aux vraies personnes, celle qui VIVENT réellement ? Hm, TU M’ECOUTE ? Tu es...un vrai monstre! »

Il m'avait secoué, comme s'il avait voulu me réveiller d'un terrible cauchemar. Comme s'il percevait une terrible entité à travers moi. Je crus probablement frissonner, me débattre, appeler de l’aide en l’apercevant ainsi me critiquer.

« Non, non, ne me laisse pas… », avais-je alors murmuré tout doucement, à l’image d’une fillette marmonnant dans sa barbe.

Aucune réponse. Je répétais alors plus fortement la même litanie, dans l’espoir d’obtenir une parole réconfortante, une vision plus sereine. « Ne m’abandonne pas… » Par désespoir, je vis l’inutilité de mes propos face à ce père devenu l’incarnation du mot « Rejet ». Mon corps et mon regard lourd de haine semblaient contredire mes réelles envies à cet instant. Le miroir était effrayant, le miroir était cruel : je percevais toute la colère qui surgissait, voilant mon aura de ce linceul rouge et passionnel.

« ARRETE CELA ! »


Je m’étais réveillée en sueur, sursautant contre des draps doux, oui, trop doux pour qu'il s'agisse de ceux qui restaient jonchés sur un matelas provisoire. D’un soupir, je m’étais redressé sur moi-même, pour finalement constater bien rapidement que je n’étais pas seule. Autour de moi, la vie avait repris ses droits dans cette pièce qui m’apparaissait absolument étrangère. J’allais tenter de m’échapper, quand le poids d’une petite chose sur mon ventre m’apparut évidente. Un petit chat venait de se redresser sur mon ventre, filant alors vaquer au coin d’une chambre. Là, un premier fait me frappa: depuis quand gardais-je un chat dans les appartements que "j'empruntais"? Lentement, je m’étais mise à étudier ma nouvelle chambre, celle qui m’avait accueilli pour quelques minutes, ou quelques heures…

Au vu du ciel nimbé d'étoiles, les rayons du soleil ne filtraient déjà plus les rideaux de la fenêtre, ni même le verre apparent d'ailleurs. Tout semblait presque plongé dans une nuit complète, totale. Mais pourquoi étais-je ici, déjà ? Quelques minutes de réflexions m’eurent été consacrés avant que de multiples aboiements eurent raison de mon observation en ce calme olympien déjà regretté.

Oui, l’inconnue était réveillée. Pour le meilleur comme pour le pire…

Par automatisme, je pris la lampe luxueuse près de la table de chevet, l’animant vivement d’un souffle de vie. Le parc et la scène avec cet homme m’étaient alors revenu de plein fouet, comme si chacune de mes actions étaient venues me narguer dans ma situation actuelle : moi debout sur un lit face à cinq chiens de garde. C’était presque d’un ridicule sans nom, en particulier lorsque je m’étais mise à tituber sous l’effet de surprise, peu habituée d’obtenir la mince attention d’être déchaussée de mes talons avant de me retrouver dans un lit.

« Bordel Lampe, dis-moi que je ne me suis pas retrouvée dans le lit d’un taré…
- Héhéhé, t’aimerais bien que je te dise le contraire hein ?
- Couché, couché ! » Reprenant mon souffle, j’hurlais cette fois-ci de vive voix. « Je ne sais que je ne suis pas seule ! Alors…Alors arrêtez de jouer avec moi ! »

Je n’en pouvais tout simplement plus. Cette succession d’adrénaline, c’était trop pour moi…Ma seule envie, c'était d'en découdre coûte que coûte avec cet étrange "sauveur".






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Mar 19 Sep - 22:35

Rose Albano

Aaron Arkving


Sweet dreams are made of this...


Une après-midi plutôt calme s'écoula. Plutôt calme comparé à la matinée évidemment. Aaron avait été obligé de devoir quitter cette exposition, mais il n'était pas rentré les mains vides. Non seulement, il avait eu le temps de récupérer quelques informations croustillantes, mais en plus, il avait ramené quelqu'un. Si Kaki' était là, il se foutrait certainement de lui, en lui disant que c'est mal de ramener de pauvres jeunes filles chez soi. À cela, Arkving lui aurait répondu certainement par un coup sur la tête ou dans les côtes, en fonction du degré de sarcasme de son futur colocataire.
Content de sa leçon, l'équidé s'étant montré réceptif à sa présence et à sa voix, il avait pu la terminer sans problème majeur. Évidemment, dresser un animal ne se faisait pas du jour au lendemain, mais il connaissait ses propres capacités. Il ne restait plus qu'à découvrir celle de cette jument qu'il brossait paisiblement, l'air détendu. Être avec ses bêtes le détendait, même son expression habituellement inexpressive semblait apaisé en leur compagnie.

Le soleil commençait à se coucher, avant qu'il ne fasse nuit, il fit rentrer l'animal au pelage noir dans sa petite maison tout confort, spécialement installé. Il rechargea en foin le sol, vérifia qu'il reste un bloc de sel, tout en changeant l'eau. C'était du travail, mais Aaron aimait faire ça, s'occuper des animaux. Au fond, il aurait voulu naître et vivre fils de paysan, à la campagne, loin du brouhaha inquiétant de la ville. Il aurait été dans son élément et vivrait au jour le jour en profitant de chaque brise de vie que le monde lui apportait. Cette pensée idyllique le fit soupirer, alors qu'il refermait la porte du box.
Mains dans les poches, yeux levés vers le ciel, il retourna à l'intérieur de la maison, fermant derrière la porte vitrée coulissante. Maintenant que les derniers rayons du soleil se faisaient engloutir par la nuit naissante, Aaron alla passer un coup de fil à son fidèle associé, visiblement occupé vu le bruit de mécanique qui venait perturber leur conversation.

« Si tu n'arrêtes pas de suite ta roulette, je te l'enfonce dans le cul la prochaine fois que tu passeras. »


Rien d'anormal, c'est Aaron comme dirait le dénommé Kaki', qui stoppa néanmoins le raffut de son engin pour qu'ils puissent continuer à bavarder en silence. Ce retardataire allait enfin passer chez lui "prochainement" avait-il dit. Cela avait tout intérêt pour lui à être dans les prochains jours. La patience d'Aaron, elle, n'était pas aussi gonflée que ses comptes en banque. Alors qu'il entrait sur des sujets un peu plus délicats, le fortuné entendit un bruit à l'étage, des aboiements plus précisément. La fille était donc réveillée, cela arracha un soupir ennuyé au jeune homme, soupir qui fut commenté en direct par Kakihigi.

« Patiente un instant. »


Tout en gardant son téléphone en main, il se dirigea vers l'escalier pour accéder au premier étage. Il y grimpa sans grande conviction, tandis que quelques grésillements pouvaient résonner de son cellulaire, preuve que son acolyte s'occupait en attendant qu'Aaron daigne reprendre la conversation. Il entendit la voix de cette femme aux cheveux rouges émaner de sa chambre, elle était donc bien réveillée et semblait... Demander à ce qu'on arrête de jouer avec elle ?
Que se passait-il dans sa chambre ? Il poussa la porte, l'air las, et découvrit la scène.
Ses cinq chiens étaient au garde-à-vous devant la porte, en arc de cercle, empêchant la fuite de l'invitée. Le plus massif de la bande, celui ressemblant à un loup, grondait par instinct primitif. D'abord tourné vers la rouquine, son regard la quitta pour dévier sur sa lampe de chevet qui... Parlait. Ah oui, c'est vrai, elle pouvait animer les objets, de ce qu'avait compris Arkving. Sans trop s'attarder sur son mobilier générateur de lumière, il replaça son regard, toujours impassible, sur la vilaine.

« Premièrement calme toi. Si j'avais voulu te droguer, te violer ou te tuer, ce serait déjà fait. Deuxièmement, je te prierais de ne pas activer ton Alter sur chaque objet qui compose ma maison. Troisièmement, repose cette lampe où tu l'as trouvé. »


Alors qu'il venait de finir ses points oraux, la lampe s'exclama à sa suite dans un ton approbateur qui disait que "Ah oui ! Le maître n'aime pas le désordre ! REPOSE-MOI VITE ! JE NE SUIS PAS À MA PLACE ! LE MAÎTRE N'AIME PAS QUAND NOUS NE SOMMES PAS À NOTRE PLACE" ou quelque chose du même genre. Espérons que cette jeune femme se dépêche de retirer son animation sur cette lampe, tous ses objets devaient être aussi droits et carrés qu'il ne l'était, vu la réaction exagérée de l'éclairage luxueux.
En effet, Aaron était maniaque, en plus d'être minutieux dans chaque chose qu'il entreprenait. Savoir que cette femme pouvait possiblement lui foutre sa demeure sans dessus dessous l'irritait un peu. Mais cela ne se remarquait pas sur cette face de poisson mort sans expression qu'il abordait habituellement. Entendant d'ailleurs que le grésillement émit par son collègue persistait depuis son téléphone, il le porta jusqu'à sa bouche pour répondre, avec une voix dénuée d'intérêt.

« Je dois te laisser, les sujets sur la Ligue attendront.  »


Il n'attendit pas une réponse et raccrocha après avoir terminé sa phrase. Il avait délibérément évoqué le mot "Ligue" tout en fixant cette femme. Si c'était belle et bien une hors-la-loi, peut-être, devait-elle connaître la Ligue des Vilains. Aaron siffla, d'une manière particulière, ses chiens se redressant de leur position assise autour de Rose pour venir près de leur propriétaire. Il s'approcha, traversant sa meute pour aller récupérer le chaton qui avait été laissé en plan sur le sol. Pauvre petite chose, si seulement elle en était réellement une.
Sans aucun problème, il le récupéra dans le creux de sa main, se redressant en étant du coup plus proche de cette vilaine qu'auparavant. L'ex-policier s'était approché sans crainte d'une quelconque frappe dans le dos, non pas qu'elle l'en pensait incapable. Le chaton poussa un petit miaulement en direction de la fille, se voulant mignon et attendrissant.

« Bon, maintenant que tu sembles réveillée et prête à ne pas mettre le bordel chez moi, je t'invite à me parler de toi. Que je puisse savoir qui est cette femme que j'ai délibérément sauvé des forces de l'ordre. »


Aaron n'était pas du genre à se vanter en temps normal, au contraire, la modestie, il connaissait bien. Mais pour cette fois, il usa de ce genre de terme pour prouver qu'il méritait un tel type d'information vis-à-vis de son invité. En attendant une quelconque réponse, Aaron en posa une, ingonito, plus par curiosité qu'autre chose.

« Dis-moi, tu aimes les animaux ? Lequel préfères-tu ? »


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Jeu 21 Sep - 22:50
Noir

ft. Aaron

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dialogue en #003333
Danse macabre







Face aux chiens, agripper cette lampe et l'animer m’était venu instinctivement, comme un automatisme, voire même une nécessité. De toute ma vie de Vilaine, j’avais appris de nombreuses leçons mais l’un de mes apprentissages surpassait encore les autres, tant elle avait été pour moi une source de révélation. Ou tout du moins, pour la gamine trop naïve que j’étais : il n'était jamais aisé de survivre dans un environnement inconnu. Le repérage est une phase anecdotique, presque aussi dangereuse pour le mental que pour le physique, et cette situation-ci n'en était nullement une exception. Mon esprit était trop méfiant pour cela, trop sur le "qui-vive" face aux cinq chiens, trop "tout" pour remédier au conflit en toute sérénité. Mes actions, ce n’était plus que de l’autodéfense virant à l'auto-sabotage.

Par courage ou par dépit, j’avais hélé quelques propos à l’égard de ce ravisseur, cette espèce de goujat qui m’avait recueilli. L’idée que je faisais fausse route quant à l’identité du propriétaire de cette maison m’était venue à l’esprit un bref instant à l’esprit, mais rien n’assouvirait ma soif de réponses. Qui était-ce ? J’allais le découvrir, je le savais déjà. Le plus vite possible, oui ! Coûte que coûte, je m’étais faite cette promesse personnelle et instinctive. Mais je pouvais bien me tromper, et alors la personne qui ouvrirait cette porte blanche donnerait sur un jeune garçon, une femme, une personne accueillante…Mais qu’il s’agissait d’une vieille dame ou non, j’utiliserai sa canne pour l’assommer. Ou quelque chose dans le genre. Aucun ne remord, au vu du réveil merdique et presque menaçant qu’on m’avait accordé.

On ne jouait pas avec Red Meridian, après tout.

Ce fut alors que l’attente avait cessé de me faire tarauder plus longtemps, laissant place à une tension bien différente et pourtant si évolutive. La poignée sembla s’abaisser tout doucement, comme pour maintenir le suspens à son comble. Son souffle s’était coupé alors qu’au même moment, un décompte mental venait de s’instaurer. Un…Le crissement irritant de cette porte avait marqué la première seconde. Deux…Le premier pas de mon inconnu venait de taper contre le sol de la chambre. Trois…C’était lui. L’homme aux yeux clos, le type aux cheveux mi longs et brun. Le Mamba Noir. D’un regard sceptique et ombrageux, moi, Rose Albano, avait observé tout bas ce que mon silence interrogeait tout haut.

Le tout, non sans élever un peu plus au-dessus de ma tête mon objet frauduleux. Oui, cette fichue petite lampe trop serviable qui hurlait à tue-tête. Irritable, je décidais de cesser l’animation pour le bien de tous, mais surtout pour la survie de mes oreilles. Mon regard scruta ainsi l’habit propre et bien ajusté du Grand serpent, jusqu’à observer ce qu’il tenait entre ses mains : un mobile à écran allumé.

Voulait-il me dénoncer ?

« Premièrement calme toi. Si j'avais voulu te droguer, te violer ou te tuer, ce serait déjà fait. Deuxièmement, je te prierais de ne pas activer ton Alter sur chaque objet qui compose ma maison. Troisièmement, repose cette lampe où tu l'as trouvé. »

Pesant le pour et le contre de ses conseils, mon cerveau ne tarda pas à prendre la mesure la plus rassurante, me savant à la merci de ces cinq chiens si bien rangés dans une chambre si bien ordonnée. Je descendais alors de son lit pour me tenir sur le sol, toujours aussi tendu. Entre mes mains, la lampe trônait encore vaillamment contre mes paumes blanches, devenues moites à force de nervosité.

Un mot me fit néanmoins tiqué. C’était le genre de mentions qu’on ne laissait pas échapper si facilement, à moins d’avoir une raison particulière ou une implication immédiate. Lentement, mes orbes mordorés avaient observé cet Homme ranger son portable, fondant son regard flegme dans le mien.

« La Ligue ». Ce mot résonnait encore, trop, beaucoup trop. Tellement, que je rehaussais tout naturellement cette lampe pour la maintenir près de ma tête, telle une batte de Baseball. C’était bien loin d’une allure réellement menaçante, et je supposais que son regard analytique saurait traduire mes intentions. Je haïssais tout simplement me savoir en position d’infériorité : lui devant moi, cinq chiens et moi, rien, si ce n’était…Cette lampe et un potentiel d’animation sur sa maison.

« Que connais-tu de la Ligue ? Et où est Vlad ? Et où est…Où suis-je ? »

Ma voix était sèche, un peu craquée par ce mélange colère, d’incompréhension et de…peur ? Une bien vile émotion. Mon manque d’assurance momentanée s’expliquait de long en large, sans même que je ne puisse le contrer réellement. Pourtant mon corps se tenait encore avec un peu de vaillance, déployant tout autour de moi un petit reste de bravoure. Immobile, mais droite comme un I…Aux aguets.

Pas un nom, pas une capacité pour former une deuxième interrogation, mais un quelque chose d’atypique qui me destabilisa un vague instant. Le reste n'était que liberté pure et simple. Je ne répondis pas à sa question, ou pas dans l’immédiat. Mes sourcils s'étaient froncés aussitôt que je l’eus entendu.

"Ca ne serait pas mieux de commencer directement et plus ouvertement par une question d'identité avant de me demander une question aussi..." Aussi quoi, d'ailleurs? Je n'en avais aucune idée. Cet homme était tellement étrange, propre et froid qu’un frisson de malaise avait parcouru l’échine de mon dos. « Aussi anecdotique ? »

Etais-je réellement en position de contredire cet homme ? Oui et non à la fois. Je ne préférais rien essayer, et si mes mots se rebellaient contre ses paroles, mettre de l’eau dans mon moulin me permit de délier ma langue. Un peu. Peut-être pouvais-je espérer trouver une sorte de compromis et oublier les chiens de garde à nos côtés…

« La chouette effraie, je crois… » Une élégante petite demoiselle de la Nuit, à la robe nimbée de quelques points mordorés. Méprisés au Moyen-Age, en danger aujourd'hui mais toujours silencieuse et estimée d'une manière et d'une autre. Cette bête était probablement une conquérante et une victime à la fois: l'Homme était un danger pour lui-même et pour les autres. Ce rapace nocturne était en quelque sorte cette bête fascinante qu'on ne percevait que lorsqu'on l'apercevait: son battement d'ailes insonore ne résonnait pas pour notre ouïe plate. Mais peu importait, le Mamba n'aurait probablement aucun intérêt de plus à avoir là-dessus. Tout en prenant du recul, mon regard pers flirta entre le chaton qui tentait de m'attendrir et le Mamba presque impérieux. Malheureusement, je n'ai pas autant la fibre animale qu'espérée, sans doute. « Rose, sinon. Et juste Rose, je réside à Musutafu actuellement où je gagne mon pain comme je peux après une année de menace de dénonciation. Une année de négoce aussi, où j'ai dû me tuer pour récupérer une somme piquante...Ce n'est pas tous les jours qu'on compose avec une vie à la belle étoile et un père Héros qui veut probablement mettre en taule sa fille. Ca vous donne la couleur, hm? Tant mieux. Maintenant, ca ne vous dérangerait peut-être pas de me donner votre prénom ? Peut-être que je comprendrais mieux les relations que vous entretenez avec cette fameuse Ligue… »

Je l’espérais, vivement. Car s’il s’agissait d’un potentiel allié, alors autant le faire savoir. Mais au sein de cette Alliance secrète et déjà méprisable, existait-il seulement un « allié » ? Elle n’était composée que de malfrats et de voleurs, ces personnes aussi incomprises et imprévisibles que je ne l’étais…Et Dieu seul savait que je me faisais parfois peur moi-même.




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Ven 22 Sep - 20:43

Rose Albano

Aaron Arkving


Sweet dreams are made of this...



Aaron avait toujours son cellulaire dans la main droite et son chaton dans la main gauche. Sa chemise blanche avait les manches retroussées jusqu'aux coudes. De là, on pouvait voir le tatouage de l'ex-policier, sur l'avant-bras droit. Un mamba noir dont la tête arrivait au poignet et dont le corps était enroulé le long de son avant-bas ; la queue terminant à son coude. Si la jeune femme en face de lui avait été attentive à ses gestes quand il s'était baissé, elle aurait pu aussi remarquer son second tatouage au niveau de sa nuque. Une combinaison des symboles Alpha et Omega, avec au centre un petit losange.
Son regard bleu acier étreignait celui mordoré de cette femme au nom qui ne surprit pas plus que cela le jeune homme. Cela lui correspondait bien. Il était d'ailleurs retourné à sa place, le temps des explications de la vilaine, contre l'encadré de la porte. Il l'écoutait, l'air blasé, mais pourtant attentif, le dos contre le mur qui menait à l'ouverture de la chambre. Arkving étant quelqu'un d'impatient de base, il se révélait être patient pour une seule chose, les dialogues. Il préférait que son interlocuteur déballe tout ce qu'il avait à dire, pour qu'après lui-même réponde convenablement.

Quand elle l'interrogea sur ce fameux Vlad, il haussa les épaules, ne sachant pas de qui elle parlait. Il lui indiqua que ses affaires se trouvaient au rez-de-chaussée, se souvenant qu'elle portait un étui d'arme à feu sur elle. Toutefois, le fait d'avoir évoqué deux fois la Ligue, et en plus de l'avoir questionné à ce sujet, attira son attention. Ses pupilles ancrées dans celles de Rose, cette dernière pouvait y voir une lueur... D'intérêt. Qui disparus une fois qu'elle eut terminé ses explications et fait ses demandes.
Alors ce n'était peut-être pas qu'une simple vilaine, peut-être faisait-elle partie de cette bande au nom idiot, mais horriblement logique à la fois. Après tout, Aaron finançait certes cette organisation naissante, mais il ne connaissait pas tous ceux qui s'y trouvaient. Certains se révélaient n'être que de vulgaires criminels bons à rien. Son seul contact agréable, pour le moment, c'était Kurogiri, celui qui l'avait d'ailleurs recruté dans l'organisation. La Ligue était en pleine croissance, Aaron était un peu celui qui amenait les ressources matérielles à l'embryon que formaient les Vilains.

Le maître animalier releva légèrement la tête en arrière, son crâne rencontrant le mur, à l'entente de la créature évoquée par Rose. La chouette effraie, à l'apparence plus qu'attrayante, mais au cri infâme. Aaron déverrouilla son cellulaire et chercha une image de la créature pour se la remettre en mémoire, de peur de sortir une chose infâme plutôt que la véritable chouette demandée.
Ses yeux mornes sautaient de photos en photos, une fois certains de l'apparence de cette créature ailée, il décolla son dos du mur et rangea son téléphone dans sa poche arrière. Le trafiquant tendit la main en avant, la gauche, où tenait encore le chaton ; paume vers le plafond, alors qu'il s'approchait à pas lent de Rose, sans aucune trace de menace dans sa gestuelle ou son regard.

Deux, voir trois pas le séparait de cette vilaine, toujours en train de tenir sa lampe qu'il lui avait demandé de reposer. Avant de parler, pour répéter sa demande, il fixa sa paume, qu'il tendait devant elle. Au début, rien ne se passa, une simple main, avec un chaton tigré au centre, tout mignon. Mais petit à petit, le félin commença à perdre de sa matière, perdant sa forme de chaton.
Il semblait se désintégré sur sa paume, formant un petit amas d'une matière ressemblant à de la poussière. Des petits grains s’amalgamaient pour prendre une forme assez flou dans un premier temps. Puis elle s'affina pour former le physique d'une chouette, avant de se concrétiser en chouette effraie. Une fois la forme adaptée, les particules s'éclaircirent et devinrent plus nettes, comme si cet animal formé d'une matière à l'apparence de poussière prenait vie.

Pendant l'opération, Aaron avait fait pivoter sa paume, pour fermer son poing, permettant ainsi à son Alter de concrétiser sa forme. Une chouette effraie originale reposait à présent sur son poing, mais s'envola bien vite pour ne pas blesser la peau de son créateur avec ses serres, ne laissant que des traces de griffures banales.
La chouette alla se poser sur l'épaule de son propriétaire, griffant le tissu sans qu'Aaron ne s'irrite des traces que l'oiseau pouvait laisser. Le jeune homme pencha légèrement la tête sur le côté opposé à celui où se trouvait son Alter, faisant un signe de tête vers l'avant pour que son individualité aille se poser sur la vilaine en face de lui.

La chouette semblait hésitante pour savoir où se poser, mais se dirigea vers ses mains tout naturellement. Aaron dut s'approcher un peu plus, toujours calmement, pour venir lui retirer précieusement la lampe qu'elle tenait. La chouette effraie pu enfin se poser sur l'un des poings de la jeune femme aux cheveux rouges, qui semblait visiblement appréhender la situation.
Aaron déposa la lampe sur le matelas non loin, puis observa la chouette battre des ailes pour se stabiliser sur le poing hésitant de la jeune femme. Une fois installée, elle ne bougea plus, se laissant observer et toucher si jamais l'envie prenait à celle qui la tenait. Maintenant qu'Arkving avait usé de son petit tour de magie, qui n'en était pas du tout un, il resta debout, à regarder Rose, bras croisés.

Maintenant qu'il en savait un peu plus sur elle, et qu'il avait fini ce petit tour avec son Alter, il allait pouvoir lui donner quelques explications. Une gamine devenue Vilaine, avec un père Héros qui voulait la mettre derrière les barreaux ? Ça promettait d'être un sacré spectacle familial. Aaron, lui au moins, n'avait pas ce genre de problème à gérer.

« Rose. Bien, enchanté. Je m'appelle Aaron. Peut-être as-tu déjà entendu mon nom de la bouche de Kurogiri, si jamais tu fréquentes la Ligue. »


Aaron n'avait rien à perdre à dévoiler la vérité, ici même. Il était chez lui, sur son terrain. Si jamais cette fille n'était en réalité pas une véritable vilaine, ou même une espionne, il la tuerait sur-le-champ sans problème. Il avait toujours sa meute à ses pieds, qui semblaient prêts à bondir sous le premier ordre de leur maître. Bunshin, de son nom de vilain, continua donc ses explications et ses réponses aux questions que la jeune femme avait précédemment posée.

« Je suis aussi connu sous le nom de Bunshin, pour divers meurtres et trafics en tout genre. »


Avant de s'éloigner du sujet principal, qu'était la Ligue des Vilains, il se reprit. Évoquer ce nom n'était qu'une formalité qu'il s'était presque sentit obligé d'annoncer. Peut-être que ce pseudonyme lui parlait plus que son véritable prénom.

« Pour ce qui est de la Ligue, c'est moi qui finance ses actions. Les ressources matérielles, ainsi que l'argent, tout cela viens de mes poches. »


Il alla frotter machinalement sa nuque, avant de laisser retomber sa main le long de son corps. Il s'était révélé à cette simple vilaine, sans aucune crainte. Son sang-froid en impressionnait plus d'un parmi ses connaissances, pas comme son tact ou sa patience. Son air impassible n'avait pas bougé, offrant une expression de marbre à son interlocutrice.
Comment allait-elle réagir devant ses déclarations ? Il était si calme que ça pouvait déstabiliser bons nombres d'individus se tenant devant lui. Comment pouvait-il évoquer des choses si importantes sans une once de stress ? Le stress d'être dévoilé au grand jour ? Non ça n'arriverait pas. La confiance était omniprésente en lui, ce qui lui apportait une attitude et une parole si tranquille et sage d'apparence.
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