Sweet dreams are made of this [PV Aaron]

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Dim 24 Sep - 19:52
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Une main tendue. J’aperçus de coin le chaton qui s’endormit tout doucement dans cette paume tendue, une paume qui sembla dissoudre toute trace de son existence. Adieu, petit félin, te voilà devenu un millier de poussières d’étoiles. Sa matière était devenue si intangible que je disposais désormais d’une preuve bien funeste et seulement visuelle, une sorte de volonté bien succincte. Dubitative, mon œil était bien loin de se détourner de ce spectacle intriguant tant j’observais naturellement la suite des événements, comme un spectateur qui patienterait pour le bon déroulement d’une bobine de cinéma.

Son vis-à-vis semblait lui aussi patienter silencieusement. Par chance, l’homme-Mamba n’avait pas gardé cette lueur d’intérêt pour lui, il n’avait pas non plus continuer à l’arborer plus longtemps. C’eut été demandé une réaction que je savais déjà réservée aux privilégiés, aussi n’insistais-je pas. Pas lorsqu’il eut pris son cellulaire pour se remémorer son animal fétiche. Pas lorsqu’il eut présenté de nouveau son petit chat. Allait-il le reformer pour le dévorer, comme ce Mamba dans le parc ? Les sourcils froncés, j’observais cette fois-ci bien autrement le petit spectacle qu’il comptait me donner, écartant à la fois mes peurs et mes appréhensions. C’est un esprit qui m’habitait, une sorte de curiosité presque scientifique.

Puis ces nouveaux petits astres scintillèrent de plus belles, jusqu’à former une élégante et magnifique chouette effraie. La stupeur se créa sur mon visage lorsque celle-ci grimpa sur l’épaule du bel hère, jusqu’à laisser paraître un étonnement qui me fit presque lâcher la lampe au sol. A son passage, ses serres avaient semblé laisser quelques marques sur cette chemise, semant alors ces petits points décousus en son sillage.

« Comment avez-vous fait…ça ? Une image en tête et Bam ! Ca vous permet de reproduire ce qui vous visionnez ? »

Bien loin de ma froideur, j’étais plus comme une gamine presque souriante à cette observation animalière. Plus d’une fois, on m’avait dit que mon caractère versatile dérangeait la commune pensée. Puis l’animal alla chasser l’air du bout de ses ailes, changeant alors aussitôt de perchoir pour trouver ce bras ganté et tendu instinctivement. En outre, le mien.

Du coin de l’œil, j’observai l’homme s’approcher de moi, pour finalement joindre ces mains sur mon actuelle arme de défense. La lampe trouva son chemin dans ces autres mains plus masculines, auxquelles je ne prêtais qu’une demi attention, un intérêt bien factice. A dire vrai, la chouette monopolisait en cet instant tous mes sens. Car j’en avais vu dans la nature et dans la campagne européenne, mais je n’espérais pas en approcher de tels ici, dans un appartement. Au Japon. Mes yeux pétillaient brièvement, tandis que je relevais le regard pour faire face à mon collègue d’en face.

Aaron, qu’il avait dit. Kurogiri, qu’il avait enchaîné suite à la déclinaison de son prénom. Dans un coin de ma tête, j’avais laissé pour note que le Japonais ne faisait pas véritablement miroiter ses invités. Il pendait les vestes sur l’un de ces porte-manteaux comme il déclinait son identité criminelle à la première venue. Mes lippes esquissèrent alors finement un sourire mutin face à cette assurance. Tant de confiance pour quelques premières minutes en sa compagnie...Pendant quelques secondes, je m’étais perdue à une brève observation de ce fameux Bunshin tant j’avais du retard sur les nouvelles et le commérage des journalistes.

La chouette à mon bruit cria une fois, de ce bruit strident qui coupa court au monde des pensées généré par mon esprit. Le hululement aigu du Rapace semblait si porteur de mauvais auspices que les oreilles des cinq chiens de garde s’étaient collées sur leur têtes. A coup sûr, ces derniers avaient connu la douleur. Une douleur que je partageais fort bien avec eux, tandis que je resongeais à l’identité de forban d’Aaron.

« Enchanté en ce cas, Aaron. On me surnommait Red Meridian, auparavant. Mais je crois que c’est toujours le cas...Je n'ai pas la chance d'avoir forgé un nouvel alias. », haussais-je brièvement des épaules, sur un ton un peu taquin. Tout en tapotant la tête de mon animal favori, j’avais commencé à tourner autour du jeune homme comme un prédateur autour de sa proie, déclarant alors les aboiements canins. Oui, j’étais là à prendre mes précautions avec la chouette tout de même, en ce jeu dangereux connu que de moi. « Et qu’est-ce que ce si grand malfrat de l’Ombre compte faire d’une pauvre demoiselle en détresse comme moi, hm ? M’impressionner ? Ô, grand Bunshin, épargne moi de la Mort qui sévit autour de moi à cette révélation, de ces chiens de garde qui pourraient m’arracher un bras et de cette Ligue si odieuse ! Vile pour moi, petite chose qui a commis un crime il y a peu! ...En vrai ça pourrait se terminer ici oui, je suppose. Mais ça aurait pu l'être aussi quelques minutes auparavant, hm? »

Ma prestance était bien moins froide et élégante que celle d'Aaron. Elle avait ce côté plus joueur, plus libre également. Fausse volupté, toutefois. Mon sourire goguenard cessa de s’étirer lorsque presque accolé à son bras, je m’éloignai pour reprendre mon sérieux. Mon air théâtral s’était évaporé dans les airs, bien distant cette fois-ci, plus réfléchi: les mâchoires du chien valaient moins que ma sécurité. La Ligue, donc. La Ligue, et seul un nom connu et une profession digne d’une Pègre connu de mafiosi.

« J’en suis également membre, de ladite Ligue. Depuis peu, je ne connais pas tout le monde excepté Kurogiri, et Toga....Et c'est à peu près tout, sinon que de vue. » Là encore, je n’étais pas sûre que le « Comptable de la Ligue » connaisse ce genre de nouveau nom. Le mien, tout du moins... « C’est aussi mon seul toit, et potentiellement le même trou paumé qui me permet peut-être de penser à autre chose que le voile aveugle qui orne les yeux des Héros. Peut-être même qu’elle me donnera de quoi avoir du matériel pour m’occuper un peu de ses recherches. »

Après tout, je comprends les choses, elles me disent comment elles fonctionnaient, quand elles avaient « mal ». Je n’étais plus à une réparation ou à une innovation près. Les voix des objets, c’était là mon atout et ma tricherie personnelle.

« Enfin…J’aime garder un peu d’indépendance, malgré tout. »

Je me gardais bien de lui dire que je n’y croyais pas du tout, en cette histoire de Ligue des Vilains. Le nom puait autant que chacun des membres frappés d’insanité qui la composait, alors aucune illusion de ma part : il y avait bien un autre objectif que celui de tuer le symbole de la Paix. Certains seraient près à nous vendre tous les artifices du monde pour qu’on ne jure plus que par la poudre projetée aux yeux. Il n’y avait que cette interdiction dans mon esprit, celle qui s’affichait généralement à la première rencontre de l’un des miens. Peut-être oui. Peut-être oui que la Prison avait été pour moi une issue plus sûre, après coup.

Bien soudainement, la prochaine pensée me fit sursauter aussitôt. Aaron ne m’avait pas répondu pour Vlad.

« Non, je dois savoir où est Vlad ! » La chouette s’était alors envolée dans la chambre, créant un certain raffut d’ici là qu’elle retrouvasse un perchoir plus conforme. Pourtant, je précisais ma penvée pour me faire comprendre. Il y a plus intéressant, et plus précieux pour la Rose un peu fanée que je suis. « Mon fusil, je veux dire ! Non pas pour vous faire du mal, mais si vous aimez vos animaux, moi, ce qui m’importe, ce sont mes quelques rares objets. »

Les chiens s’étaient dressées à mon passage, alors que je furetais dans toute la salle à la recherche de mon étui noire, presque musicale. Quand on savait ce que cette housse tangible contenait, on changeait généralement d’avis à mon égard.

Je n’aime pas qu’on dise que je suis une Héroïne. Ou même que l’on en doute. Parce que je n’en suis pas une.

« Et par le passé, mon idiote de petite tête en a perdu beaucoup, d’objets précieux ! De quoi forger un bon traumatisme au moins. »

Pourtant je n’ai qu’une envie : m’assurer que mon fusil était en bon état. J’avais beau le couvrir dans un étui et parfois le laisser inanimé, on ne me séparait pas ainsi de lui sans mon accord. Vlad, c’était la prunelle de mes yeux, le seul dépressif au monde qui égayait un peu mes journées. Depuis que j’avais laissé mon sabre à U.A, il m’était devenu inimaginable de rester les bras ballants et d’attendre la fin de journée. Tout bonnement impossible ! Dead end ! Impasse ! Niente !





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Mer 27 Sep - 1:04

Rose Albano

Aaron Arkving


Sweet dreams are made of this...




Le petit jeu théâtral que lui avait joué Rose ne l'avait même pas fait hausser un sourcil, son air dépité restait de marbre. Elle enchaînait ses phrases comme une véritable actrice ayant appris son texte, un jeu efficace mais simpliste et sans grande saveur, poussant sur l'exagération. Son agitation à vouloir chercher partout son fusil faisait bouger ses chiens qui suivaient le moindre des mouvements de la vilaine. Aaron dut siffler une fois assez fortement pour que les chiens calment leur agitation. Il appela le plus âgé par le nom qu'il lui avait donné, le labrador noir qui répondit au nom de Willy. En l'occurrence, il l'avait nommé ainsi surtout pour énerver son ancien tuteur qui lui avait offert ce labrador alors qu'il n'était encore qu'un chiot.
Il avait tout juste cinq ans, et devait être celui qu'Aaron avait le mieux dressé, surtout le plus réceptif. Le chien noir s'approcha de Rose pour venir la renifler, principalement pour retenir son odeur, avant qu'Aaron ne l'envoie chercher ce qui corresponde à cette odeur. Le chien fila, queue battante, chercher l'objet en question. Arkving attendait, bras croisés, que son animal revienne. Pendant le temps d'attente il ne jeta pas un regard à la demoiselle.

Quand Willy revint, il avait dans la gueule la hanse d'un étui qui traînait à côté de lui. Il l'avait pris par la lanière, et non par l'étui en lui-même. Le chien passa la porte et déposa la boîte devant sa propriétaire avant de retourner auprès d'Aaron qui le félicita d'une caresse silencieuse. Au moins, elle avait arrêté de gesticuler une fois son précieux objet retrouvé.

« Je n'aime pas me répéter, mais je vais faire une exception. Si j'avais voulu te tuer, ce serait déjà fait. Quant à mes chiens... »


Il jeta un coup d'oeil à chacune de ses bêtes. Willy couché à ses pieds, il était vraiment collant mais Aaron n'était pas embêté par ce genre de nature quand il s'agissait des animaux. Le chien à l'apparence de loup était simplement assis sur son derrière à sa droite, le husky faisant la symétrie à sa gauche. Tandis que le berger allemand se trouvait à la droite du chien-loup, et avait lui-même à sa droite l'akita inu qui n'était d'ailleurs qu'encore un jeune chien. Après la contemplation de ses "bébés", il daigna lever son regard bleu métallique vers Rose, pour finir sa phrase.


« Ils sont bien élevés. Ils n'attaqueront que si j'en donne l'ordre ou si tu m'attaques en retour, à toi de choisir. »


Par ces derniers mots, Aaron ne lui demandait bien évidemment pas de choisir véritablement. Son regard sauta des yeux mordorés de la jeune femme pour fixer son Alter qui s'était réfugié sur le haut de la petite bibliothèque. Il tendit simplement le bras vers l'avant, pour que la chouette revienne se poser sur son poing, tout en changeant subitement de forme pour prendre une apparence que Rose avait déjà vue. Un beau mamba noir aux écailles de jais s'enroulait déjà autour du bras de son propriétaire pour monter jusqu'à son cou où il fit un tour.
Le concerné avait d'ailleurs saigné du nez et avait eu l’ouïe brusquée comme exposée à des ultrasons. Cela ne se manifestait pas à chaque fois, une chance sur deux, mais les désagréments étaient multiples à chaque utilisation de l'Alter d'Aaron. Il alla se servir d'un mouchoir sur la commode pour essuyer le sang qui avait coulé de son nez jusqu'à ses lèvres, froissant par la suite le tissu tâché dans l'une de ses mains.

« Je vois. Cela fait quelque temps que je ne suis pas passé demander des nouvelles à Kurogiri. »


Arkving lui tourna le dos, s'apprêtant à sortir de la chambre, mais s'arrêta pour reprendre sa position précédente, de dos. Il lui indiqua que si elle souhaitait descendre pour manger quelque chose ou boire un coup, ou même partir, qu'elle le fasse. Mais il précisa avec un ton plus archaïque que si elle restait, elle ne devait en aucun cas animer ses objets ou foutre le bordel chez lui. Il valait mieux pour elle qu'elle respecte ce critère, car le peu de personnes ayant vu Aaron réellement énervé ne sont plus de ce monde pour témoigner. Le trafiquant délaissa donc sa chambre, immédiatement suivit de ses chiens de garde qui descendirent les escaliers avec lui.
Le seul un peu à la traîne était le chiot akita inu, enfin un chiot, un jeune chien plutôt. Le maître animalier était en plein apprentissage pour celui-ci. Bien qu'il ait déjà assimilé une bonne base, l'éducation de ses chiens était perpétuelle, et le plus petit des cinq en avait des choses à apprendre. Heureusement, les quatre autres déjà bien éduqués montraient l'exemple comme il fallait et corrigeait même parfois l'akita. Ce dernier était descendu en dernier, se trouvant au bout de la file lors de la descente, et suivait les chiens plus âgés.

L'ex-policier n'attendit pas que son invitée se décide ou non à descendre au rez-de-chaussée, il alla se préparer un thé, comme il en avait l'habitude. Boisson qui le détendait tout particulièrement, c'était également sa préférée. Pendant que l'eau chauffait, il alla s'asseoir sur son canapé, serein, sachant que cette vilaine ne risquait pas de faire grand-chose sur son terrain. Lui non plus d'ailleurs, il n'avait pas de mauvaises idées en tête pour la jeune femme. Maintenant qu'il savait qu'elle était de son côté, d'une certaine manière, son affiliation pourrait lui être bénéfique.
De ce qu'il en avait appris, c'était encore une gamine paumée, qui cherchait à la fois stabilité et liberté. Un bel idéal, compliqué à réaliser avec le statut qui trône sur sa tête telle une couronne de pierres précieuses, brillant de mille feux pour lui rappeler qu'elle était présente. Elle pouvait s'avérer utile en y réfléchissant, Aaron essayait de nouer proprement les différentes informations qu'il avait sur elle pour dresser un portrait, principalement pour lui-même. Il espérait d'ailleurs qu'elle allait rester, et non s'enfuir comme le ferait une voleuse en herbe, sous la panique ou la peur de quelconques représailles.
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Dim 1 Oct - 22:50
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Mon œil dérivait bien souvent vers la petite meute canine de mon hôte. Quelque part, au fond de mon esprit, mille et une questions et appréhensions surgissaient pour m'assaillir de ces doutes et de ces peurs factices, pourtant je tentais de garder mon sang froid pour ne pas tomber dans l'erreur. Il n'y avait rien. Pas une parcelle d'étui noir dans cette salle. Rien. Rien d'autre que lui, moi et ces chiens.

"Mon putain de fusil..."

A cette simple constatation, j'eus crû tourner de l’œil lorsque je vis le chien se raviser dans ses aboiements et trotter calmement vers la porte. De pattes en pattes, le quadrupède venait de se faufiler à travers l’entrebâillement de la porte pour rejoindre ce que je devinais être un couloir. Ce fut ensuite la voix d'Aaron qui vint me retirer de ma panique interne, alors qu'au même moment, je vis l’animal traîner le fameux étui de couleur ébène jusqu'à moi, ne se débattant qu'avec la sangle pour le traîner mollement sur le sol.

Pour une fois, je ne pouvais qu'approuver cette décision, trop heureuse pour réfléchir à ne serait-ce que la moitié de ma situation. Avec hésitation, je m'étais permise de caresser légèrement le chien loup qui me l'avait apporté en guise de récompense. Un miracle en soi, car entre les chiens et les chats, ma préférence revenait au dernier malgré tout. Plus indépendants et moins collants. Plus libre, oui, de cette liberté que j'avais toujours souhaité avoir user et abuser.

D'une main pressée, j’avais récupéré mon dû et parcouru la surface lisse de la boîte noire pour finalement l’entrouvrir légèrement. Pourtant, ce fut la voix d’Aaron qui coupa court à mes actions, me délivrant leurs derniers messages. Clignant calmement des yeux cette fois-ci, mon regard versatile se posa en sa direction avant de repenser à ce qu’il m’avait dit. Gare à ma nature méfiante, que l’on m’avait dit. Elle ne m’avait jamais apporté que des soucis. Alors peut-être, Aaron. Peut-être que ces chiens ne me feraient aucun mal sans que tu eus donné ton ordre, pas plus que tu n’avais une quelconque volonté de m’achever. Quelques part…Nous étions « alliés », après tout. En cela, mon respect en tant que collègue lui était tout accordé.

« J’ai tendance à douter de la loyauté des animaux…excuse-moi. Je n’avais pas conscience d’entre en présence d’un membre de cette Ligue, ou plutôt, notre Ligue… »

Allié. Le mot était étrange. Jamais ô grand jamais, je n’avais songé retrouver un membre ici-même. Je me disais soudainement que mon passage à l’exposition était incensé, que je n’aurais pas dû relâcher mon masque, que je n’aurais pas dû…La liste est longue, si longue qu’un soupir m’échappa lorsque je l’aperçus prendre du retrait. Enfin, un temps privé venait me faire grâce d’un enchaînement de constatation.  Que faisais-je au sein de la Ligue ? J’y survivais surtout, pour l’heure. Et j’y apprenais, c’était certain…

Aujourd’hui, j’avais redécouvert que j’avais peut-être encore ma place ici. En liberté.

Inspiré par ma solitude, j’avais repris l’objet de mes recherches : Vlad et son étui. Une inspection rapide de son contenu me permit de comprendre que tout était en place. Mon fusil à canon scié était toujours en état et parfaitement entretenu. Un sourire nimba alors le creux de mes lippes, avant que je ne décide de prendre un moment pour souffler. Penser et…Réfléchir. Où étais-je ? Que faisais-je ici ? Allais-je rester ?

Une voix me criait que sortir en soirée, ce n’est pas l’idéal. Mais quel est l’idéal, honnêtement ? J’avais eu ma dose de sommeil et un accueil pour le moins « chaleureux ». Cette condition là l’était. J’avais eu un endroit un peu près sûr et j’avais rencontré un autre membre.

Alors oui, je faisais confiance. Mais pas suffisamment pour rester plus longtemps chez quelqu’un qui m’offrait l’hospitalité. Cela me rappelait trop « elle » et ses manières, celle qui m’avait accueilli pour mieux me faire chanter. Et à quel prix? Mon acceptation s'était faite pour du beurre. Pour mieux m’enfoncer dans la boue immonde de la vilainerie. Je me trompais peut-être, mais je me disais que c’était compliqué, autant pour lui que pour moi. Alors je lui laissais une note avec ce que je trouve dans sa chambre en guise de compromis.

"Merci pour l'hospitalité et pour ne pas m'avoir tué. Ou tout simplement, pour m'avoir aidé. Je suppose qu'on se reverra certainement en meilleurs hospices au vu de notre situation.

Rose."


Je préférais m’aventurer dehors, tout en prenant soin de ne rien déranger dans sa maison. Peut-être que je le reverrais. Et peut-être qu'à ce moment-là, je serais plus apte à répondre à ses questions, ou tout simplement…A faire connaissance. Réellement connaissance. Alors je descendis un à un les escaliers, tout en prenant la peine d’écouter le léger bruit qui provenait d’une autre salle et l’odeur de thé qui s’en dégageait. Cela avait l’air profitable, trop même: je me ravise, j'hésite à pousser la porte de la salle, finalement.

Le fait était que La Ligue était notre semi passe-temps, de toute évidence. Alors je renonçai, je m'armais d'un courage supplémentaire pour tenter de communiquer une ultime fois. Aaron m'évoquait un certain malaise, mais j'étais encore curieuse.

"Je peux...Entrer?"

Curieuse, avec une certaine forme de politesse. Finalement, j'en venais presque à la conclusion que j'en savais plus sur lui qu'il ne savait de choses sur moi.




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Lun 2 Oct - 13:42

Rose Albano

Aaron Arkving


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Les yeux d'Aaron se perdaient sur le geyser de vapeur chaude qui sortait de la bouilloire, il réfléchissait. C'est le sifflement de l'objet ménager qui le sortit de sa réflexion. Il se redressa, s'étant précédemment accoudé à son meuble et assis sur une chaise typique de bar, et alla chercher deux tasses sobres. Il n'y avait vraiment rien d'extravertie chez lui, il se fit cette remarque en remplissant silencieusement les deux récipients d'un blanc immaculé. L'ex-policier fit infuser dans une première tasse du thé noir, comme il l'aimait, puis hésita un instant pour son invitée.
Une déduction ridicule s'emboîta dans son crâne, les femmes préfèrent en générale les parfums doux, subtiles ou fruités. La rose n'était pas au goût de tous, mais il restait le classique des fruits rouges. Rouge... Rose... Elle avait les cheveux rouges... Un enfant avec un minimum de réflexion logique aurait sûrement adopté cette même logique de couleur et de mot. Le maître des lieux glissa donc un deuxième infuseur dans la seconde tasse, remplis d'un mélange de thé aux fruits rouges.

« Je peux...Entrer ? »


Cette petite voix féminine lui parvint comme une brise légère. Elle semblait avoir hésité à partir, chose normale que chercherait à faire tout être humain se trouvant dans un lieu inconnu. Il se savait être un hôte pas spécialement bavard et aimable, mais ses manières et sa politesse étaient toujours agréables et relaxantes. Rose était encore en bas des marches de l'escalier, se tenant à la rembarre de ce dernier. Le regard d'Aaron vint s'ancrer dans le sien, alors qu'il lui mima d'un hochement de tête qu'elle pouvait entrer. Il ajouta d'ailleurs une petite remarque à la suite, une fois que Rose fut à une distance suffisante pour qu'elle puisse l'entendre.

« Tu peux rester, tant que tu ne mets pas le bordel dans ma maison. »


Il lui tendit sa tasse à deux mains, pour qu'elle la réceptionne correctement, et puis surtout, parce qu'Aaron avait certaines manières de faire. Il attrapa ensuite la sienne, posant la tasse sur l'une de ses paumes tout en tenant la poignée avec l'autre. De cette main précédente, Arkving fit également tourner lentement la petite tige en silicone de l'infuseur qui dépassait, principalement pour rendre le mélange un peu plus fort en goût.
La cuisine étant au fond de la grande pièce à vivre, sur la gauche, il y avait donc un grand espace vitré sur la partie de droite de la pièce. Des portes-fenêtres menant à une véranda puis au jardin qui s'étalait sur une étendue plate d'herbe verte. Il l'incita à le suivre jusqu'aux portes-fenêtres qu'il poussa machinalement, faisant entrer un peu d'air frais sans qu'il soit non plus trop agressif.

Le maître animalier laissa sa meute de chiens aller gambader joyeusement à l'extérieur, ils se coursaient déjà les uns à la suite des autres. Tenant sa tasse d'une main, la gauche, il rejoignit son pouce et son index droit jusqu'à sa bouche pour siffler de manière assez forte. Il répéta l'opération une deuxième fois, un peu moins fort cette fois-ci. Ces sons en canon avaient eux pour effet de faire galoper l'unique cheval noir qui auparavant broutait au fond du jardin, derrière un arbre en fleur. L'équidé ralentit sa charge en approchant de son dresseur, secouant cou et crâne tout en faisant voleter sa crinière de la même couleur que sa robe.
La main libre d'Aaron vint caresser la ligne du cou de l'animal, puis se retrouva sur son museau qu'il semblait caresser inlassablement. Malgré sa mine fatiguée, ou de poisson mort, il semblait content à l'intérieur, il fallait juste apprendre à le déceler. Il avala une gorgée de son thé, encore chaud, puis refit glisser sa main le long de la colonne du quadrupède qui s'était remis à mâchouiller une touffe d'herbe préalablement arrachée du sol.

« Dis-moi, Rose. Que comptes-tu faire après avoir quitté ces lieux ? Vas-tu recommencer à céder à l'appel de ton Alter ? Ou vas-tu apprendre à maîtriser ce qui fait ta force ? »


Aaron marqua une pause, se trouvant sur le flanc du cheval noir qui venait de terminer sa première bouchée d'herbe. Sa main était posée sur son échine, tandis que l'autre portait son mug à sa bouche pour qu'il termine sa boisson chaude en quelques gorgées. Par la suite, il alla reposer sa tasse vide, ainsi que celle de Rose par la même occasion, après avoir bien sûr vérifié que cette dernière ait bien fini. Les récipients finirent sur la table nappée à l'intérieur de la véranda, alors que le propriétaire de la demeure revenait aux côtés de sa bête et de la vilaine.

« Je peux t'aider, si l'envie te le dit, et si tu arrives à supporter d'avoir une personne de mon envergure comme mentor. »


Au moins, avec Aaron, les conversations ne passaient pas par quatre-chemins. Il était clair et précis dans ses attentions, pas besoin de tergiverser trop longtemps quand l'on est sûr de ses idées. En attendant sa réponse, il jeta à coup d'oeil à ses chiens qui se dépensaient sans retenu dans l'herbe. Le jardin était vaste, sans trop l'être non plus, on arrivait tout de même à voir les bordures et le fond d'ici. Le regard bleu acier de l'hôte vint s'ancrer dans celui mordoré de la jeune femme en face de lui, tandis que l'une de ses mains caressait le dos de l'équidé noir de jais.
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Ven 6 Oct - 21:45
Une main tendue

ft. Aaron

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Ce fut une hésitation qui stoppa sa fugue, une fragrance d'un thé qui allécha ses sens, une odeur aussi envoûtante que le chant d'une sirène. L’amplitude féminine de sa voix hésitante porta toutefois ses fruits, l'invitant bien vite à prendre place autour d'une table où son hôte impérieux l'attendait. Portant sa main sur la poignée de porte, Rose était entrée de son premier accord, accord qui fut pourtant ponctué d’une remarque acerbe quant à son Alter. Rose en parut presque insultée.

« J’ai une pleine maîtrise de mon Alter quand je veux et quand j’y songe. »

Marchant en direction de la baie vitrée, la jeune femme examiné la tasse de thé qui lui avait été servie. Tout en faisant tourner l’infuseur, une rapide inspection eut lieu, lui permettant bien vite d’estimer le parfum qui lui avait été servie. Fruits rouges. L’infusion remplit bien volontairement sa cuillère à café, laquelle rejoignit bien vite les lèvres de la jeune femme, pour finalement en humecter ses papilles.

« Merci, c’est un parfum que j’aime beaucoup. », avait-elle prononcé un peu vaguement. « Bonne estimation, par ailleurs. »

Lentement, son cerveau avait commencé à analyser sa réponse. Depuis qu'elle avait quitté U.A, son estime de soi en avait pris un coup, la laissant elle-même en proie face à ses propres démons. Le goût du défi n'était plus véritablement là, pas plus que la joie de vivre ne s'était renforcée au gré des âges et des agressions. A dire vrai, le fait même d'avoir trouvé refuge au sein d'une petite communauté constituait déjà un miracle en soi, un miracle qui se manifestait par une détresse refoulée sous un masque blanc et inexpressif. Et tandis qu’ils avaient franchi la véranda et sa table de jardin pour s’aventurer librement dans l’herbe, les chiens courraient aussi gaiement que Rose ne songeait à ce qu’elle allait faire après. Sa question quant à son Alter revenait tout simplement à sa propre détresse, ni plus ni moins…

« Non, je n’en ai plus l’envie. Et pour ce que je vais faire…Ca dépend. Je me dis actuellement que quitter ta résidence revient à prendre des risques. La nuit approche après tout et je suis…Toujours un peu fatiguée. Des risques certes, ce qui ne m’effraient pas tant que ça en revanche, la ville regorge d’objets en tout genre. Et ce n’est pas l’imagination qui me manque…Mais votre offre est alléchante et j’ai besoin de calme. » Elle soupira légèrement avant de reprendre le fil de ses pensées. « Je rentrerais probablement à la suite, je protège une petite communauté qui ne me rendra jamais la pareille, si ce n’est m’héberger dans leur café quand je ne suis pas à la Cantina. Mais elle me permet de songer à me faire de faux papiers et de changer un peu mon apparence quand je tente de vivre réellement…Je suis Italienne après tout, pas Japonaise. »

Un programme long et risqué somme toute. La jeune femme était redevenue assurément froide oui, car Rose n'avait aucune envie de révéler ses faiblesses. Tout, sauf cela. Alors, bien vite elle releva ses orbes mordorés pour les noyer dans ses compères plus azurs. Une curiosité étrange mais pas malveillante, qui ne cessait d’observer les alentours et les animaux qui peuplaient ces lieux. L’étalon noir ne se privait pas de rester paisible, tandis qu’Aaron caressait encore son pelage.

« Je peux savoir ce qui vous fait dire que j’aurais besoin d’un…mentor ? »

Elle n’était pas faible en ce sens purement martial. Rose le savait parfaitement. Pour autant, elle manquait cruellement de patience et redoutait ses propres réactions. De cela, sa conscience parvenait à la rattraper sans même qu’elle ne l’eut cru réellement possible. L’Italienne était une femme prônant l’Impulsivité et le Défi. Peu importe le masque qu’elle pouvait arborer, une fois celui-ci mis à bas, son visage épris de sensibilité était comme mis à nue. Et dépourvu de tout voile, il en était devenu aussi lisible qu’en cette soirée actuelle, où sa précédente question résonnait davantage comme un léger complexe. Un complexe, mais pas un refus.

« Je n’ai pas peur de l’envergure. Pour être très honnête, je n’ai pas plus de considération pour un être humain que pour un objet. » Un objet, comme ces comportements qu’elle maîtrise, ces choses inspirées par la peur, la haine, la jalousie, la taquinerie et la joie. Tant d’émotions fluctuant et pourtant malléables. Rose en était la première à profiter, tanguant parfois entre les réactions puériles et les réflexions poussées. Mais là était son premier déni : trop d’émotions l’accablaient. Et la rousse préférait garder ce masque distant.  « En quoi pensez-vous seulement m’aider ? Personne ne l’a jamais fait auparavant, du moins pas de la meilleure des façons. Et personne n’a réussi jusque-là à se hisser à ce stade avec mon accord. »

Le regard de la jeune femme avait soudainement muté en une toute autre expression. Il n’était plus hésitant, fuyant ou enfantin. Il était calme, réfléchi et froid. Ses doigts se glissèrent dans l’une de ses poches avant, retirant ni plus ni moins qu’un paquet de cigarettes. Quel dommage, elle avait dû laisser tomber son zippo.

« Je vous écoute. Que feriez-vous d’une personne qui pourrait potentiellement mettre un souk infini dans votre appartement ? »

Pauvre Rose, l’altruisme et la charité lui semblaient être des concepts trop distants pour y croire davantage.




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Sam 7 Oct - 17:02

Rose Albano

Aaron Arkving


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« Je vous écoute. Que feriez-vous d’une personne qui pourrait potentiellement mettre un souk infini dans votre appartement ? »


C'était une bonne question qu'elle posait quand on y réfléchissait. De son côté, il repensait aux questions que lui allait lui poser en guise de réponse. Il y en avait plusieurs oui, des moins intéressantes que d'autres qui passèrent à la trappe. Et puis surtout une, qu'il lui poserait un peu plus tard en temps voulu, mais dont il espérait une réponse construite.

« Quel intérêt aurais-tu à mettre le "souk" chez moi ? En quoi cela va te rapporter quelque chose, ou même te faire évoluer ? »


Le sang-froid et le sérieux d'Aaron pouvaient donner des frissons dans le dos. Les questions qu'il venait de poser soulevaient le côté enfantin de son interlocutrice. En essayant de faire pression sur lui, même s'il ne prenait pas ça comme une grande menace de sa part, elle voulait à la fois l'acheter. Ce à quoi Aaron avait répondu comme un parent autoritaire devant le chantage de son enfant. Il n'était pas friand des caprices, mais n'en faisait pas non plus tout un plat à l'heure actuelle.

« De mémoire, je t'ai empêché de faire un séjour prématuré en prison. Alors que j'aurai pu très bien te regarder te faire attraper, sans intervenir. »


Il marqua une pause, avant d'enchaîner sur la suite, se doutant que Rose lui poserait la fameuse question du "Pourquoi tu m'as aidé alors ?"

« Je vais nous comparer à des héros. Un héros ne laisserait pas l'un de ses camarades tomber aux mains de l’ennemie, si jamais il a l'occasion de l'en empêcher. C'est, pour moi, une valeur que je partage et je continue d'exécuter, malgré mon statut. C'est un point que commun que devrait partager héros et vilains, le soutien. »


Les paroles d'Aaron sonnaient... Vraies. Bien qu'il était du "mauvais" côté, selon la justice, il avait gardé des valeurs profondes. Notamment celles qu'on lui avait inculquées dans la police, mais qu'il reformait à sa cause. C'était aussi grâce à l'enseignement de son ancien mentor, qui avait rendu l'âme il y a quelques années de cela, qu'il était aussi respectable dans ses manières. Le trafiquant n'avait rien à envier au héros, lui aussi avait des valeurs, un peu comme Stain, bien que ce ne soient pas les mêmes.
Tout comme le tueur de héros, ce sont ces dernières qui lui donnaient ce charisme qu'on pouvait lui envier. Il était sûr de lui et de ses intentions et objectifs. La main du maître animalier quitta le poil court ébène de l'équidé, tandis qu'il lui donna une légère tape sans douleur sur le derrière pour qu'il reparte gambader.

Le jardin étant assez grand pour lui, il était retourné au fond, près de l'abreuvoir pour aller s'hydrater. L'espace était d'ailleurs délimitée par de hautes haies de verdure parfaitement taillées. Toutefois, au milieu de ces haies, une structure quadrillée et solide faisait office de mur, dissimulé sous la végétation. Cela empêchait que tout et n'importe quoi ne franchise les haies vertes.
Aaron redirigea son attention vers Rose, continuant son début de monologue.

« Ce qui me fait dire que tu as besoin d'un "mentor", c'est toi, tout simplement. »


Rejoignant deux de ses doigts à ses lèvres, il siffla une fois, avec deux sonorités différentes se suivant, pour faire revenir le cheval. Il revint d'ailleurs avec une petite motte de foin encore dans la gueule, qu'il mâchouillait toujours après son arrivée. Le dresseur laissa l'animal finir, celui-ci s'ébrouant juste après.
Main gauche tendue vers la jeune femme, il attendait que cette dernière dépose la sienne à l'emplacement prévu pour ; tandis qu'il ajouta :

« Première leçon, la confiance. Ce n'est pas quelque chose qui s'offre facilement. Pour certain, cela paraît inaccessible. C'est quelque chose qui se travaille et s'apprend petit à petit. Je vais t'apprendre à pouvoir faire confiance, sans pour autant te rendre accessible au premier venu. »


Aaron attendit que Rose réponde à ses attentes, sa main porcelaine se déposant dans sa paume, alors qu'il l'attira en douceur vers lui. Il la positionna convenablement, dos au cheval et face à lui. Le dresseur se pencha sur le côté pour venir tapoter l'une des pattes avant du quadrupède pour qu'il la couche, répétant le même geste avec l'autre.
Après cela, il porta Rose à deux bras, trouvant cette jeune fille vraiment légère, puis la déposa sur le dos de l'équidé qui se redressa une fois la cavalière sur son dos. Arkving vint caresser le museau de l'animal qui souffla des naseaux tout en mangeant les brins d'herbe qu'il avait rapidement récupéré pendant le temps où il était abaissé vers l'avant.

« De nos jours, il ne faut pas faire confiance à n'importe qui. Dis-moi, pourquoi tu me fais confiance ? Réfléchis bien à ta réponse. »


Il laissa du temps à Rose, autant qu'il lui en faudrait, bon pas toute la journée non plus. Pendant qu'elle semblait songeuse, il en profita pour faire réviser les tours que l'étalon avait assimilé. Tourner, plier les pattes avant et les arrières, se coucher puis se redresser. L'éducateur ne lui fit pas se rouler au sol ou même se cabrer en arrière, ne sachant pas si Rose serait réactive et saurait s'accrocher pour le dernier tour.
L'idée de lui donner de quelconques pistes lui avaient traversé l'esprit, mais il n'était pas encore assez altruiste, ou plutôt donneur pour livrer des informations gratuites sur un plateau d'argent. Pourquoi lui faisait-elle confiance ? Simplement parce qu'il l'avait sauvé, entre guillemets ? Parce qu'il n'avait montré aucun signe d'agressivité envers elle ? Parce qu'ils étaient dans le même camp ? Tant de questions possibles, pour peu de réponses, du moins, peu de bonnes réponses.
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Mer 11 Oct - 22:08
Une main tendue

ft. Aaron

1000 mots
dialogue en #003333
None (ou sweet dreams haha)







Un cheval. Cela lui rappela brièvement son enfance, lorsque son père l'emmenait faire un peu d'équitation. Oh, cela faisait depuis très longtemps que l'Italienne n'avait pas monté quoique ce soit, aussi cette aide apportée lui évoqua une bien étrange sensation, le genre de considération qu’on ne lui avait pas porté depuis maintenant trop longtemps. Une main tendue vers l’avenir.

Pourtant, cette main s’était mise à la cribler de questions désagréables, presque offensantes. Tant et si bien qu’il ne lui vient pas à l’esprit de porter elle-même une caresse sur le fan de l’équidé. Ses yeux pers continuaient simplement à voir défiler le cheval sous ses yeux, allant et venant au bon gré de son maître et hôte de ces lieux.

« Non, je n’ai pas prévu de mettre le souk…je l’ai déjà dit avant. Même avec tout le contrôle du monde sur les objets, mon Alter me fait peur. »

Un pseudo traumatisme, rien qu’un souvenir d’antan lorsqu’un objet l’avait « trahit » pour…Pour quelqu’un, cette misérable personne. Depuis cette expérience, évidemment, Rose s’était forgée des barrières. Alors oui, Aaron ne tournait nullement autour du pot. Mais elle non plus. Tout en fronçant les sourcils, Rose avait initialement prévu de réfléchir à cette proposition, à savoir, celle d’un homme qui lui offrait son aide, et ce depuis cette exposition de robotique.

« Ce que je veux te dire, c’est pourquoi me faire confiance ?"

Pourquoi, oui. Pourquoi tu t’approches de moi, pourquoi tu m’observes ainsi ? Pourquoi moi, je te fais confiance, suffisamment pour te voir parcourir ces herbes hautes et te laisser…me porter ?

Pourquoi j’ai presque envie de dire oui ?


Il y eut d’abord un sifflement, puis le trot d’un cheval venu se représenter face aux deux personnes. Il n’y eut pas un mot lorsqu’il évoqua en effet son projet, ce que la rousse évoquait selon son propre regard. Bouche bée, la jeune femme écouta sa première leçon d’une oreille attentive. La confiance.

La confiance certes, mais encore une fois : à quel prix ? Alors son esprit tanguait entre refus et acceptation. Une main tendue certes. Une parole également, et cette fois-ci, de manière tangible. Sa main alla alors se poser sur la sienne, et sa paume ouverte et tendue l’amenait à songer davantage aux opportunités qui s’offraient à elle. Une telle proximité la mit brièvement mal à l’aise, jusqu’à ce qu’Aaron ne la plaça convenablement à même ce destrier.

"Tu me fais penser à...certaines personnes de mon passé. Avant. Quand tout allait bien." Un regard rieur et quelque peu déconcertant s'était esquissé sur les traits de la rousse. Elle aussi, elle avait eu de l'assurance, un port de tête altier et sa noble crédulité auparavant. Et puis la rue était devenue son nouveau foyer et tout avait changé. L'expression de la jeune femme parut cette fois-ci un peu plus grave. "Mais aujourd'hui, toi, tu n'es pas dans la merde, et pourtant tu t'intéresses aux actions illégales. Tu me juges, mais tu te gardes bien de ne pas me foutre dans le caniveau pour toujours. C'est contradictoire et pourtant assez logique, en un certain sens...Non pas que j'ai véritablement saisi tes visés, mais tu es..."

Le cheval se releva, prêt à galoper. Sa parole resta en suspens pendant quelques minutes, jusqu’à ce que la jeune femme eût le courage de poursuivre son discours, trottant alors tranquillement sur le dos du cheval.

"Tu es quelqu'un que je fuirais peut-être un peu moins que les autres. Tu l’as dit… »  Il l’avait dit oui. Qu’il existait pour lui un code d’honneur, et quelque part, ce code d’honneur réchauffait malgré tout un peu son cœur. S’il demeurait en ce monde des personnes capables de faire fi de leur défauts, alors peut-être était-ce une prouesse adressé à l’avenir, qu’importait son statut ou ses erreurs. « Tu as un code d'honneur, moi aussi, autrefois. J’aurais apprécié par le passé, qu’on puisse tenter de me soutenir de cette manière."

En fouillant un peu, peut-être qu'Aaron entrapercevrait que Rose n'avait pas un mauvais fond en dépit de son comportement changeant.

« Est-ce ce que vous avez vécu, Aaron ? Quelqu’un vous a-t-il tendu une main lui aussi, par le passé ? »





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Hier à 21:56

Rose Albano

Aaron Arkving


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« Tu as un code d'honneur, moi aussi, autrefois. J’aurais apprécié par le passé, qu’on puisse tenter de me soutenir de cette manière. »


Aaron était resté de marbre durant les paroles de la jeune femme, silencieux et à l'écoute vis-à-vis d'elle. Toutefois, cela faisait déjà deux fois qu'elle évoquait le mot "passé", elle devait donc y être encore attachée et sensible. Arkving lui-même n'était pas le mieux placé à ce sujet.
Il vivait en permanence avec des fragments de son passé, qui au final constituaient l'homme qu'il était. Entre le passé, le présent et le futur, cela devait être la nostalgie qui était la plus récalcitrante chez le jeune homme. Néanmoins, Aaron s'accorda une petite intervention ; après avoir bien entendu laissé son interlocutrice finir sa phrase.

« Le passé porte bien son nom. Ce sont des choses qui sont passées et qui pourtant peuvent nous hanter sans réussir à s'effacer de notre conscience. On ne peut pas renier le passé. Le passé nous forge et nous a fait avancer là où nous sommes actuellement.
Il faut accepter ce passé, sans pour autant tirer une croix dessus. Mais il faut avancer, sans laisser les fantômes du passés nous hanter. »


Aaron se surprenait à finir de cette manière. Lui qui était toujours hanté d'une certaine manière par ses propres démons antérieurs reliés au passé ; il y voyait une pointe d'ironie et de mélancolie qui ne s'étaient pas entendu à travers sa voix. Il se devait d'appliquer ses propres conseils, pourtant, il essayait, chaque jour. Transmettre ce qu'on avait pu lui apprendre était pour lui une manière de se racheter auprès de cette mission qu'il n'arrivait pas à accomplir : oublier.
Oublier, sans non plus effacer les souvenirs liés à ces périodes où "tout allait bien", comme avait pu dire Rose. L'ex-policier se devait d'y réfléchir, mais ses pensées furent brutalement interrompues par un coup de marteau résonnant sur une enclume. Autrement dit, ce fut l'effet de la question de Rose, sur le mental d'Aaron.

« Est-ce que vous avez vécu, Aaron ? Quelqu’un vous a-t-il tendu une main lui aussi, par le passé ? »


Un clignement léger, suivit d'un froncement de sourcil se dessina sur le visage habituellement inexpressif d'Aaron. Il venait bien d'avoir une réaction faciale, qu'il dissipa une seconde après l'avoir eue. Cette jeune vilaine venait de toucher une corde sensible, elle lui avait fait stopper ses réflexions. La main du maître du domaine vint se poser en douceur sur le museau de l'équidé qui souffla de l'air de ses naseaux, tout en appréciant la caresse.
Pour ce genre de question, Aaron n'avait pas besoin de réfléchir. Parler à cœur ouvert, sans trop être ouvert sur le sujet non plus. Parler avec sérieux, sans trop non plus devoir imposer une manière de penser. Il se permit donc de répondre à la question de la demoiselle aux cheveux rouges, ses pupilles ancrées dans celles de l'animal en face de lui.

« Oui. Je suppose que je ne fais que reproduire ce qui m'a permis de sortir de la vie misérable que j'avais avant. L'être humain reproduit et copie ce qu'il voit, il apprend de cette manière. Notre faculté de mimétisme est innée, nous chercherons indéniablement à reproduire ce qui nous a été bénéfique ou utile.
Il y a évidemment des exceptions. Mais ça, ce n'est pas vraiment le sujet. »


Avant de dériver sur un discours psychologique, l'ex-agent replaça le contexte, celui du passé, ré-intégrant à la fois ce mimétisme dont il avait parlé. On lui avait tendu la main, et c'était devenu pour lui un geste un peu moins étrange à exécuter. Ce n'était pas la première fois qu'il le faisait, aider et tendre la main aux personnes qu'il pensait pouvoir faire croître. Mais les faire évoluer ne serait pas une ascension miracle en un claquement de doigts, le chemin sera long et périlleux.
C'est ce qu'il expliqua à Rose. Son propre chemin avait été long, après qu'on lui ait tendu la main. Il en avait bavé, mais était devenu ce qu'il était aujourd'hui, grâce à lui. Cet homme qui l'avait sauvé de cet avenir miteux qui lui était promis et qui lui avait offert de nouvelles capacités à son arsenal... Il lui devait tout.

« Contrairement à certaines espèces, nous pouvons vivre aussi bien en solitaire qu'en groupe. Pourtant, les humains se sont toujours regroupés, pour partager les connaissances et évoluer. À l'avenir, cela pourrait être une nouvelle leçon, le partage. Bien que je serais mauvais sur certain point à ma propre leçon. »


Oh oui, il serait mauvais sur certains points, surtout celui des animaux. Mais ça, il ne l'évoqua pas et se contenta de terminer cette idée sur cette dernière phrase. Ensemble, ils avaient déjà débuté la première leçon, celle de la confiance. Aaron tenait à mettre en place avec sa nouvelle "disciple" un lien sain.

« Je ne suis pas magicien, Rose. Je ne pourrais jamais faire revenir ton passé, aussi beau ait-il pu être, aussi précieux puisse t-il être à tes yeux. »


Le dresseur animalier changea de position vis-à-vis de la monture ébène et avança jusqu'à l'un de ses flancs. Sa main avait glissé le long du crâne allongé, puis du cou et enfin, elle se perdait dans la robe courte de l'équidé.

« Ce que je peux faire en revanche, c'est t'aider à avancer sur cette route que tu as emprunté. Tu auras beau avoir les jambes brisées, je trouverais un moyen de te refaire marcher. Si tu acceptes, comprends que tu ne continueras pas de rester ainsi, plantée et perdue au beau milieu du chemin, aussi difficile soit-il. »


Une fois son monologue terminé, il releva les yeux des prunelles sombres du cheval pour fixer celle mordorée de la jeune femme au-dessus de lui. Il recula de plusieurs pas en arrière, puis siffla. Le quadrupède se tourna dans la direction du sifflement et y avança au pas, ramenant sa cavalière par la même occasion. Il récompensa l'animal d'une caresse et d'un quartier de pomme.
D'où la sortait-il cette pomme ? Pas très loin en réalité. L'arbre juste derrière lui se révélait être un pommier. Il n'avait eu qu'à ramasser un fruit tombé et à le couper avec sa lame rétractable qu'il avait gardée attaché à son avant-bras. La lame était apparue dans un effet de surprise, suivit d'un léger bruissement métallique, pour trancher le fruit dont l'animal était en train de se repaître.

De la poche de son pantalon, il sortit un tissu propre avec lequel il essuya le jus du fruit qui coulait encore sur la lame. Heureusement qu'il désinfectait bien ses armes après chaque utilisation. Une moitié mangée, le cheval réclamait déjà la seconde en reniflant la main de son propriétaire qui tenait la verdure. Aaron repoussa gentiment la tête de l'animal plus grand que lui, puis coupa un quartier dans la moitié. Quartier qu'il tendit à Rose, tout en ajoutant les mots suivant :

« Es-tu prêtes à poursuivre ton propre chemin ? À le reconstruire, à évoluer et à devenir maître de celui-ci ? »


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