Chercher une épine dans une botte de foin [PV Jacinthe S. Idalie]

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Lun 11 Sep - 20:19

Jacinthe S. Idalie

Aaron Arkving


Chercher une épine dans une botte de foin...


Neuf heures. C'était l'heure qu'affichait le cellulaire d'Aaron. Cela faisait plus de deux heures qu'il était à présent levé, une heure de levée semblable à un simple travailleur. Pourtant, Aaron n'était pas un simple travailleur qui se levait pour aller gagner son gagne-pain. Lui il se levait pour gérer ses trafics en tout genre. Le jeune homme avait dû se lever aux aurores à cause d'un énième commanditaire qui était venu frapper jusqu'à sa porte. Il était venu jusqu'à son propre domicile dont il gardait l'adresse inconnue aux réseaux publiques. Ce n'était pas un simple commanditaire non, il était venu marchander, avec comme point de chantage, l'adresse de cette résidence.
C'était la préférée d'Aaron, celle où vivait son petit monde animalier. Lui qui chérissait leur présence et son confort luxueux, il n'allait certainement pas gâcher son plaisir. Cela faisait maintenant une heure qu'ils marchandaient, debout, sur le pas de sa porte fermée. L'homme d'affaires était entouré des chiens d'Aaron qui était prêt à sauter à la gorge de l'intrus au moindre ordre de leur maître.

Pendant une heure, le jeune Arkving n'avait en rien écouté la proposition du maître chanteur. Qu'elle soit intéressante ou non, il avait déjà sa réponse. Il avait donc fait mine de s'y intéresser, alors qu'en réalité, il réfléchissait à l'événement de la journée auquel il allait se rendre. Le plus jeune des hommes regarda l'heure, l'air las, alors que le trentenaire venait enfin d'achever avec un "Je suis sûr que vous avez déjà choisi votre réponse." Un soupir, lourd et froid, sortit d'entre les lèvres d'Aaron. Ses yeux glacés se levèrent vers son interlocuteur, un regard noir et menaçant fit frissonner ce dernier qui allait amèrement regretter son chantage.
En effet, il regretta bien vite après l'ordre du trafiquant donné aux canidés. Ils se ruèrent dessus et immobilisèrent ses poignets et ses mollets en plantant leurs crocs dans la chair tétanisée de l'être. Aaron ne perdit pas son temps, le plus gros des molosses, probablement un croisé, lui perfora le cou et la jugulaire. Le plus jeune fit retirer ses chiens du commanditaire qui se vida de son sang à en tomber raide mort sur le parquet.
Aaron émit un léger "tchip" avant de composer un numéro, mettant son portable en haut-parleur.

« Allô ? »


« J'ai besoin que tu passes à la résidence pour nourrir et garder les bêtes. Tu trouveras un déchet à l'entrée, je te charge de le faire dégager et de nettoyer les souillures qu'il a pu laisser sur mon parquet. Je te laisse accès au sous-sol si tu veux y travailler. »


À la suite de sa phrase, il raccrocha sans entendre de réponse. Tout simplement parce que son interlocuteur avait intérêt à venir, et il viendrait s'il tenait à la vie. Heureusement, le sang n'avait pas taché son costume. Toutefois, il se chargea lui-même de rincer les gueules ensanglantées de ses chiens tout en les félicitant. Le plus imposant était d'ailleurs un chien, ressemblant à un loup qu'il avait sauvé d'un trafic de fourrure. Lui-même était trafiquant et pourtant, il était un peu la police pour les trafics qui concernaient les animaux.
Sauf que lui ne les arrêtait pas pour les mettre en prison non, il les tuait tout simplement. Il avait sauvé ce mâle alors qu'il n'était qu'un chiot. Le pauvre animal avait dû être pris pour tel alors qu'après des analyses, il se révélait être juste "un chien imposant". Aaron s'attachait rapidement aux bêtes, contrairement aux humains qu'il pouvait côtoyer, il avait plus de mal avec ses semblables. Une fois les mâchoires des bêtes propres, il vérifia que tout était en ordre chez lui. Son associé allait de toute façon passer pour nourrir et s'occuper de ses précieux animaux, rien à craindre de ce côté.

Il quitta sa demeure à l'écart de la ville et du bruit, grimpant dans sa voiture d'un noir aussi impeccable que celui de sa veste. Aujourd'hui, était un jour particulier. Lui qui ne se rendait pas spécialement en ville, c'était généralement par obligation, il y allait par plaisir. Un plaisir de découverte, comme un gamin curieux de découvrir le monde. Aaron réussit à se garer non loin du lieu où il allait pouvoir satisfaire sa soif d'observation, une exposition sur les reptiles. Ce qui n'arrivait que rarement, les expositions animalière étaient en générales sur des espèces les moins dangereuses ou utiles à l'être humain.
Cette exposition-là était pour les amoureux de cette espèce, on y trouvait cependant qu'une seule branche représentée sur les quatre, celle des squamates. Il est vrai que de devoir amené des crocodiles ou des tortues n'étaient pas la chose la plus aisée à faire, et pas moins dangereuse. Tant pis, Aaron se satisferait des milliers d'espèces de lézards, serpents et autres amphisbènes. Pour l'occasion, l'ex-agent n'avait pas lésiné sur son apparence soigné et puant le luxe à trois kilomètres.

Il n'était pas là que pour regarder l'exposition, et comptait bien repartir avec une, deux voir plus des bestioles qu'il trouverait là-bas. Le jeune Arkving n'eut pas à faire la queue, grâce à son pass VIP acheté spécialement pour l'occasion. Tant mieux, il n'était pas d'un naturel patient et détestait ce genre de bain de foule piégé entre deux barrières métalliques. Les organisateurs n'avaient pas été radins sur ce coup, la zone d'exposition était immense, combien faisait-elle exactement ? Aaron se chargerait des mensurations plus tard, pour l'heure, il allait devoir faire le tour des différents stands.
L'homme se sentait comme un petit-enfant dans un magasin de jouets, il lisait avec attention les descriptions des espèces de chaque étale et les analysait. Il prenait des notes sur un calepin, sur les points forts et faibles de chaque créature. Certaines étaient des plus intéressantes, que ce soit pour son Alter ou bien pour sa propre collection. Mais attention, sa collection n'était pas celle d'une personne qui pouvait maltraiter ses bêtes, non.

Rien que dans son regard, on pouvait voir une certaine passion pour ces créatures à écailles. En y réfléchissant, il était au final lui-même un trafiquant d'animaux, qu'il ne tuait pas, certes. Mais il gardait certaines espèces pour lui, et en revendait d'autres à des zoos où il savait qu'elles seraient bien traités. Il se voyait comme une sorte de défenseur de certaines espèces, mais pour ça, il devait arracher certaines créatures à leurs premiers propriétaires et pas forcément légitimes.
Aaron tomba rapidement sur ce genre de chose à laquelle il pensait. Un stand sur une espèce de lézard appelé les "dragons". Il y avait un dragon de komodo, appartenant probablement à un zoo aux alentours vu la rareté de la bête. Trois autres lézards plus petits, le dragon d'eau, le dragon barbu et le dragon montagne figuraient aussi sur l'étalage. Bien sûr, sur une exposition, aucune créature n'était à vendre, toutefois, Aaron savait parler et faire des affaires.

Il ne mettait pas la main au porte-monnaie pour rien, malgré sa fortune. Il fallait l'avouer, ses trois lézards lui avaient tapés dans l'œil. Foi d'Aaron, il ne repartirait pas d'ici les mains vides, et commença à marchander sur une somme très élevée pour les créatures exposées qui devaient valoir des millions rien que pour une. L'ex-policier marchandait, disant que l'échange se ferait après l'exposition, à l'abri des regards, ainsi, il n'y aurait pas de contrôle possible.
Le jeune homme sentait ses interlocuteurs hésitants, mais ils n'avaient ps intérêt à l'être très longtemps, ou sinon il viendrait récupérer ces reptiles de gré ou de force une fois l'exposition terminée.
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Mar 12 Sep - 19:46
Alors qu'elle parcourait les rues de la ville, Toxic smoothie s'étire avec un petit grognement. Depuis les derniers événements de la rue commençante, elle a décidé de se montrer un peu plus. Bien que son costume de héros la rende bien plus visible dans la foule, il y a aussi tout simplement son visage d'étrangère. Les japonais étant discrets et polis de nature il n'y avait que les gens trop curieux, les plus jeunes et les journalistes pour oser l'approcher.  Mais se montrer c'est aussi avoir sa photo qui circule sur les réseaux sociaux, cela contribue à se faire connaître et donc à s'intégrer dans le paysage.

Quand elle est arrivée à l'agence ce matin James n'était pas encore arrivé, aussi elle s'était équipée et s'était dit qu'il lui enverrait un message si il l'a cherchait. Ou on lui dirait dans son casque... C'est ainsi qu'elle déambule un peu à l'instinct, se laissant porter par ses pas à la découverte de ce nouveau lieux de travail, sa natte longue natte battant ses reins à chaque foulée. C'est alors qu'elle aperçoit des lycéens qui distribuent des tracts aux passants. Curieuse, elle s'approche et en prend un en gratifiant  les élèves d'un sourire bienveillant. Elle s'incline brièvement pour les remercier et continue sa route. En continuant son chemin, elle survole le papier.

Il est question d'une exposition proposant de découvrir plusieurs animaux à la fois peu connus et commun des citadins.  Elle retourne le flyer et découvre un plan pour y accéder, avec un sourire amusé et un haussement d'épaule elle décide d'y aller. En chemin l'héroïne se demande si elle devra faire queue comme tout le monde ou si au contraire on allait l'accueil à bras ouverts pour y assurer la sécurité. Finalement ce fut le second choix qu'il lui fallu presque négocier. L'exposition se voulant sur un thème inoffensif, on ne voyait pas le besoin d'un héros sur place.

Alors qu'elle passe le portails, elle adresse un sourire chaleureux aux civils. Elle avise les nombreux stands et inspecte les personnes présentes du regard. Alors qu'elle laisse ses iris noisette aller d'un visage à l'autre, elle passe la tranche de son pouce sur sa pommette pour ensuite la faire glisser sur ses lèvres. Un geste qui semble susciter une gêne chez un jeune homme qui la regarde non loin, elle esquisse un sourire et lui fait un clin d'oeil complice avant de reprendre sa visite. Une personne en grande conversation avec les tenanciers d'un stand finit par attirer son attention. De loin, l'échange semblait passionné aussi s'approche telle pour s'intéresser au stand en question.

Impressionnée par les créatures qu'elle n'a jusque lors vu qu'en documentaire, elle se croise les bras et se penche pour mieux voir les fameux dragons. Elle lis les écriteaux placés racontant la vie de ces souvenirs d'un autre temps dans leur milieu naturel et laisse traîner l'oreille.  Les conversations de passionnés étaient bien souvent passionnantes à suivre également. Cependant, il semble la conversation s'arrête brusquement à son arrivée et cela tique d'avantage son intérêt. Elle esquisse un fin sourire amusé et lâche quelques mots en se tournant vers eux.

« Allons allons, ne vous arrêtez pas pour moi. Je suis sûre que ce vous disiez est digne d'intérêt. »

Elle se relève alors, toujours avec son sourire, mais cette fois c'est le comportement des personnes tenant le stand qui l'intrigue. Il y a comme un malaise qui traîne, ils ont le regard quelques peu fuyant derrière ce stand. Même si leurs manières attentionnées tentent de dire le contraire.

« Tout va bien ? » lâche-t-elle alors que son attention se fixe enfin sur l'homme à côté d'elle.
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Mar 12 Sep - 21:39

Jacinthe S. Idalie

Aaron Arkving


Chercher une épine dans une botte de foin...


Alors qu'il commençait enfin à faire flancher ses opposants, en ayant proposé un peu plus que son argent, arriva un bâton qui se coinça pile dans la roue du trafiquant. Une femme en costume, probablement une héroïne. Aaron ne pensait pas voir de héros patrouiller à ce genre de convention, à croire que l'état se faisait un sang d'encre pour chaque rassemblement de personnes dans un endroit clôt. Était-elle là comme civile ? Bien sûr que non, sa tenue prouvait le contraire.
L'ex-agent stoppa sa conversation avec ses futurs vendeurs, reprenant sur un sujet plus banal, celui des animaux exposés sur le stand. Cette jeune femme s'approcha, visiblement curieuse vis-à-vis des écriteaux, mais fit une remarque à la suite de sa lecture. Aaron tourna son regard de poisson mort vers elle, tandis qu'elle fixait les teneurs du stand qui évitaient son regard. Quelle bande de bras cassés, s'ils jouaient aussi mal, elle allait vite remarquer que quelque chose de louche traînait par ici.

« Tout va bien ? »


Si tout allait bien ? Bien sûr que tout allait bien, avant que tu ne te décides à venir fouiner ici, c'étaient les mots qui fusaient dans l'esprit du jeune trafiquant. Toutefois, son expression n'avait pas changé, toujours aussi... Inexpressif oui. C'était comme une marque de fabrique chez lui, que ce soit son expression faciale, ou même son regard, il était difficile d'imaginer à quoi il pouvait penser. Aaron restait confiant pour le moment, il répondit calmement à cette héroïne.

« Oui, tout va bien, mademoiselle. Nous parlions des reptiles, comme tous bons passionnés en la matière. »


Le calme et l'assurance de la voix du jeune homme furent mêmes convainquant pour ses futurs vendeurs. Ils semblaient plus détendus et acquiescèrent de la tête à la suite de ces phrases. Aaron ne jouait que rarement de ses talents naturels de meneur, comme pouvait les appeler une de ses connaissances. Apparemment, il avait un sang-froid et un charisme respectable, c'était d'ailleurs pour cette aura que la plupart de ses hommes de main travaillaient pour lui. Le craignaient-ils ? Ou était-ce plutôt de l'admiration ? Peut-être un mélange des deux, selon l'ex-policier.
Ce dernier en profita d'ailleurs pour faire dévier le sujet sans paraître suspect, après tous, sa question n'en avait pas l'apparence.

« En prenant compte de votre tenue, vous devez être une héroïne ? Vous venez patrouiller ici ? Ou est-ce l'amour des reptiles qui vous a poussé à visiter cette exposition ? »


Aaron, en temps normal, n'était pas du genre à engager une conversation pour rien. Son but, en débutant celle-ci, était non seulement de changer de sujet, mais également de brouiller l'esprit de cette femme qui semblait un peu trop curieuse. Sachant qu'il n'avait rien fait de mal en apparence, il n'avait pas à s'inquiéter à ce sujet. De plus à part son apparence qui pouvait taper à l'œil, il n'avait rien de particulièrement suspect.
Ne sachant pas si cette femme venue comme un cheveu sur la soupe allait partir immédiatement, il réfléchit à un moyen rapide de s'en débarrasser. Du venin suffirait, d’autant plus qu'ils étaient dans une exposition de reptile, l'une de ces bêtes peut si vite s'échapper et mordre malencontreusement un passant... L'idée d'Aaron semblait faisable, il profita du fait que les stands soient recouverts de nappes, et d'avoir les pieds à moitié dessous, pour faire sortir son Alter.

Voulant être sûr que personne ne le remarque, il transforma son individualité en une ridicule fourmi qui sortit de l'une de ses chaussures, au niveau de la cheville. Au moins, c'était pratique que son ego puisse sortir par les simples pores de sa peau. Il ne se voyait pas régurgiter une fourmi tout en faisant passer ça pour quelque chose de naturel. Tout en écoutant la possible réponse de l'héroïne, suite à sa demande précédente, la fourmi traversa les stands, esquivant les pieds sous les tables. Un seul faux pas, et il pouvait dire adieu à sa diversion, littéralement.
Aaron n'était pas idiot, il ne faisait rien de suspect et gardait son regard planté dans celui de l'héroïne, par politesse, mais pour plus de sûreté. Il avait bien fait d'être aussi attentif à chaque stand, non loin d'eux, se trouvait un stand particulier. Celui qui gardait dans des vivariums solidement fermés l'espèce au venin le plus foudroyant, et également celle tatouée sur l'un des bras d'Aaron : le mamba noir. Il considérait ce serpent aux reflets luisants comme l'une de ses marques de fabrique, en plus de se l'être fait dessiner sur le corps.

Patiemment, la fourmi arriva sous la table de ce stand et changea de forme pour prendre l'apparence d'un des reptiles. Des vivariums se trouvaient sous la table, ils étaient vides et ouverts, cela pourrait passer pour un véritable accident. Seulement ça, Aaron n'en savait rien, il ne fit qu'ordonner à son individualité de mordre la première cheville qui traînait là, homme ou femme. Ce fut un cri féminin qui retentit sur un bon périmètre à la ronde, une morsure de cette espèce, ce n'était pas indolore, même pour les plus tenaces.
La femme, qui semblait être une bourgeoise elle aussi, semblait bien jouer la comédie. Elle s'effondra dans les bras de son mari en geignant à la mort comme si le monde s'arrêtait de tourner. Quelle plaisanterie, si Aaron n'avait été que spectateur et non acteur, il aurait ris de cette scène. Le venin allait rapidement faire effet, tandis que tous s'étaient reculé du stand, même les teneurs.

Ils étaient partis prendre leurs filets, heureusement l'Arkving fit dégager sa bestiole de sous le stand pour la faire serpenter jusqu'au sien sous une forme plus banale, celle d'une araignée. Pas n'importe laquelle cependant, elle était rapide et également venimeuse. Alors qu'une panique se créait quelques stands plus loin à cause de la morsure, Aaron attendit de voir la réaction de cette héroïne. Allait-elle accourir comme le ferait bon nombre de ses compères ? Ou resterait-elle fixée à l'hameçon comme un pauvre poisson ?
L'araignée se faufila sans bruit et en toute discrétion jusqu'à la cheville de son propriétaire pour se dissimuler sous ses vêtements, au niveau de sa jambe. Plus loin, les tenanciers cherchait l'animal qui avait pu mordre la civile qui agonisait comme un porc qu'on égorgeait. Certains commençaient bien à croire qu'un reptile s'était échappé en voyant certaines cages ouvertes et vides.
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Mer 13 Sep - 11:02
Lorsque la blonde se tourne vers l'homme à côté d'elle et ce qui la frappe est cette aura d'argent. Tous ses vêtements, de la matière à la coupe du tissu, hurlent au luxe. Merci papa, merci maman, le milieu du luxe et du monde qui peut y graviter elle connaît que trop bien. Sauf que ce niveau de luxe sous-entend un chauffeur pas loin et éventuellement un garde du corps dans une proximité proche, voire même une absence de garde du corps par ce que l'alter de ce monsieur lui permet de s'en passer. Et cette inexpressivité totale quand il la regarde... Pour ce qu'elle en a vu ce n'est pas courant chez les Japonais. Ses paroles sont polies mais sa gestuelle est quasi inexistante comme trop sous contrôle. Le moindre regard soutenu suscite un malaise chez les civils et qui détournent le regard ou lui adressent un sourire gêné. Tout comme les tenanciers de stands qui semblent cependant rassurés, ou encore des autres civils en présence qui passent de l'émerveillement au dégoût selon les espèces qui leur sont données à voir.

Alors qu'elle est sur le point d'en demander plus sur le sujet de la conversation précédente voilà que l'attention est tournée vers elle. Elle ne perd pas son sourire bienveillant un seul instant, mais le malaise perçu précédemment la titille toujours. Elle répond de façon joviale, elle a son image de héros à jouer malgré tout.

« Vous êtes observateur mon cher Watson. Prenez un mélange de tout cela et vous serez proche de la vérité. Et vous-même ? »  

Rien. Ce regard morne soutient celui de l'héroïne sans ciller, pas un sourire ou une grimace rien. Juste la neutralité. La politesse élémentaire ne demande-t-elle pas d'être avenant avec son prochain ? Cet homme ne lui inspire ni sympathie, ni antipathie. Cela pique sa curiosité.

« Quelles sont les espèces qui vous passi- »

Un cri retenti non loin, faisant sursauter tout le monde. L’héroïne se retourne pour comprendre la situation. Alors que ses yeux survolent la foule qui semble s'écarter autour d'un stand en particulier, elle porte une main à sa ceinture avant de se raviser. Ce cri était un cri de douleur plus que de peur, même si quelques exclamations effrayées retentissent très vite. Il lui faut intervenir rapidement pour prévenir la panique, elle jette un regard aux tenanciers du stand du dragon puis à l'homme avant de s'éloigner.

« Je reviens. »

Un animal semble s'être échappé et il lui faut avoir le stand en vue pour voir duquel il s'agit. Aïe. Venin. La jeune Idalie prendre une grande inspiration avant d'amener pouce et index à ses lèvres pincées. Un sifflement suraigu retentit, surprenant une nouvelle fois tout le monde. L'attention sur elle, elle s'exprime d'une voix forte en atteignant le stand.

« Mina-san ! Je vous invite au garder votre calme, les cris risquent d'énerver d'avantage l'animal. Merci de vous éloigner le plus calmement possible et de faciliter l'accès aux secours ! »

Elle pointe un index vers les tenanciers du stand en train de regarder partout autour d'eux.

« Quant à vous, BOUGEZ VOUS !! Je veux l'anti-venin immédiatement ! Ne me faites pas croire qu'on prévoit un tel événement sans l'antidote adéquat pour ces bêtes !! Et comptez vos serpents ! Si l'un d'entre eux manque, on saura ce qui a attaqué. Si aucune bête ne manque, je veux que CHAQUE stand vérifie ses bêtes ! S'il en manque une seule que je sois avertie aussitôt pour que les secours sachent contre quel venin ils doivent agir ! »

Pour finir, elle s'agenouille vers la femme blessée qui n'a pas cessé de se plaindre. Elle dépose une main, dont elle a auparavant retirer le gant griffu qui est tenu dans son autre main, sur l'épaule et jette un regard  déterminé à son mari avant de se tourner vers elle. Elle se fit rassurante pour aider la femme à s'apaiser.

« Madame, je suis l'héroïne Toxic Smoothie, je vais vous demander de vous calmer pour ralentir la propagation du venin. »

Peine perdue. Elle a les larmes qui lui montent aux yeux, se plaint étouffement et commence à baver énormément. La panique gagne la femme et elle hésite à la griffer pour que le poison ralentisse sont métabolisme. Mais se méfiant des interactions entre les substances et que cela n'accélère le mécanisme du venin, elle s'abstient. La jolie blonde lève la main tenant le gant à son casque et appuie sur le boîtier qui entoure son oreille de l'index. Elle active ainsi la fréquence de communication avec l'équipe de secours sur place, qui indique être en chemin et demande le numéro du stand pour les rejoindre plus rapidement. Une fois l'information donnée, elle indique les symptômes visibles.  

« Je constate une montée de larmes, hyper-salivation et sensation d'étouffement. C'est une femme qui semble avoir entre trente et quarante ans. »

Elle écarte délicatement la main de la femme sur sa cheville pour inspecter sa blessure.

« Elle dit qu'il s'agirait d'une morsure de Mamba noir. Je vois bien une morsure parallèle de deux crochets, mais je n'ai pas vu l'animal. J'ai demandé à l'équipe de cette espèce de chercher l'anti-venin. »

Elle coupe la communication en les apercevant fendre la foule. Elle se relève et les laisse prendre le relais. Les gérants des mambas indiquent que les serpents sont incapables de sortir de leurs terrariums et précise ne pas avoir d'animal manquant. Ils fournissent malgré tout l'anti-venin aux secouristes. En entendant ses informations, elle ne peut s'empêcher d'avoir un regard en direction du stand des dragons, mais est vite accaparée par les infos qu'on lui fournit. Son ordre de vérification des bêtes se propage, et quelques civils commencent à choisir de quitter les lieux avec la rumeur d'un animal venimeux en liberté. Si cela continue elle va devoir faire le tour des stands pour s'assurer qu'aucune bête ne manque à cette exposition.
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Mer 13 Sep - 12:07

Jacinthe S. Idalie

Aaron Arkving


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Quelle efficacité, pensait Aaron avec une pointe d'ironie. Elle avait accouru comme une mère accourrait vers son petit en danger, au moins elle ne faisait pas que jouer son rôle de manière superficielle. Dommage, il lui aurait certainement répondu, après tous il était réellement passionné, alors parler des reptiles ne le dérangeait pas. Dommage encore une fois qu'Aaron soit trop loin pour écouter ce qui pouvait se dire. Pendant que cette jeune femme était occupée, le trafiquant en profita pour conclure son affaire, il rejoindrait donc ces tenanciers à une heure tardive, au moins deux heures après la fin de l'exposition. Comme convenu, il y mettrait le prix et échangerait également une espèce en particulier.
Il comptait bien les duper en leur présentant une espèce qui en réalité serait son Alter transformé. Pour finir, il se débarrasserait des témoins, un plan simple et efficace que le jeune homme avait l'habitude de mener à bien. Une fois l'heure et le lieu annoncé en toute discrétion, Aaron tournait déjà le dos au stand pour partir à la recherche de nouvelles espèces intéressantes. Le brouhaha semblait s'être calmé d'ailleurs.

L'ex-policier n'avait pas pris la peine de regarder cette héroïne en action, même si elle le regardait à l'instant, elle ne verrait qu'un homme passionné se diriger vers d'autres stands. Les stands qui étaient en alerte à compter chacune de leurs créatures une à une avec précaution. Aaron souffla du nez, sa propre diversion allait retarder la fin de sa découverte de l'exposition. Cela mit bien une bonne heure pour que l'ordre revienne, malgré qu'il soit fragilisé depuis l'attaque. La femme avait été prise en charge par les secours après la dose d'anti-venin injecté. Ses hurlements incessants avaient enfin cessé pour le plus grand bonheur de l'audition d'Arkving.
La plupart des visiteurs n'osaient plus s'approcher du stand des mambas noirs, chose qui ne refoula pas Aaron bien au contraire. Le stand était après tout dans sa trajectoire de visite, il s'y rendit une fois que les lieux furent débarrassés. Ses yeux sans expression sautèrent de vivarium en vivarium, il observait chaque espèce comme le ferait un passionné d'art dans un musée.

Vu le comportement des animaux sous vitrine, on pouvait voir leur nervosité. Le bruit les avait dérangés, la plupart des reptiles étaient encore agités dans leurs cages. Il avait même fallu piquer certaines espèces avec des calmants pour les détendre. Une fois ses notes raturées sur son carnet, plus pour faire acte de présence qu'autre chose, il complimenta les tenanciers du stand sur leurs bêtes. Aaron s'y connaissait déjà pour cette espèce en particulier, il le fallait bien vu que ce serpent était spécial à son coeur. Les spécimens exposés étaient certes encore nerveux, mais leurs écailles luisantes étaient splendides à observer. Les mouvements des serpents étaient une véritable danse hypnotique, cela était reposant à regarder.
Alors qu'il allait changer de stand, il reçut un appel, son téléphone vibrant dans sa poche. En observant le nom de celui qui osait le déranger, il souffla du nez, mais décrocha. Peut-être que cet idiot de Kaki avait un souci avec l'une de ses bêtes, ce ne serait pas la première fois.

« Quel est le problème ? »


Aaron entendit des grésillements au bout du fil, puis des aboiements et des miaulements. Que se passait-il chez lui ? Il avait déjà envie d'étrangler son associé, qui lui répondit enfin après avoir remis un semblant de calme dans la demeure.

« Ah Aaron ! Désolé je sais que je ne devais pas t'appeler mais... »


« Abrège. »


« Euh... C'est-à-dire que... Je cherche la nourriture pour tes serpents là, mais la boîte sous le vivarium est vide... »


« À la cave, tu trouveras un congélo sur ta gauche quand tu descendras. Autre chose ? »


« Ah ! Non merci ... »


Et il raccrocha. Un véritable mou du bulbe ce garçon, Aaron en soupira. Il allait devoir penser à remplir les bacs pour les reptiles vu qu'ils entamaient sur les réserves. L'homme aux cheveux foncés rangea son cellulaire à sa place d'origine, se décidant à continuer sa visite de l'exposition. Il avait certes presque visité tous les stands, mais il aimait prendre son temps, voir refaire un tour si nécessaire ou pour passer le temps. Le trafiquant était déjà content de sa première affaire, intérieurement, car à l'extérieur, sa tronche n'avait pas changé d'un pouce.
Il s'arrêta sur les stands voisins du mamba noir. C'étaient des stands sur les elapidae, la famille regroupant les serpents les plus dangereux au monde. Il y avait un hydrophis schistosus, une espèce marine la plus venimeuse et à côté, un taïpan du désert, la seconde espèce la plus venimeuse. Cette dernière se rencontrait en Australie, contrairement au premier qui se trouvait dans les océans Indien ou Pacifique. Le serpent d'eau se nourrissait de poissons et il préférait fuir plutôt qu'attaquer, comme le disait son cartel, une espèce craintive donc.

Toutefois, c'étaient les informations du taïpan qui l'intéressait. Diagnostiqué comme l'un des serpents au venin le plus foudroyant. La rapidité d'action l'a rangé dans la catégorie des espèces les plus venimeuses au monde, propos dont Aaron allait certainement tester la véracité. Il gribouilla des notes à son sujet, traçant même un léger croquis, plutôt pour la partie esthétique de l'animal qu'autre chose. Comme la plupart de son espèce, il n'est pas agressif envers l'homme et n'attaque que s'ils se sentent menacés, ou quand on tente de les attraper. Ses écailles variaient également de teinte en fonction de la saison, chose qui ne déplût pas au passionné.
Ce serpent ne remplacerait jamais le mamba noir au fond de lui, mais il allait peut-être devenir sa nouvelle arme fatale.
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Sam 16 Sep - 11:00
(Navrée de l'attente ! )

Une fois la mordue évacuée, Toxic Smoothie fait le tour des stands. Elle aurait bien profité de la beauté des bêtes présentées, malheureusement sont instinct lui dit que quelque chose cloche et elle a besoin de trouver quoi. La femme dit avoir vu un mamba lui mordre le pied, aucun mamba ne s'est échappé. Elle aurait pu avoir confondu avec une autre espèce de serpent exposée qui se serait faufilée hors de sa cage de verre, mais non. Rien. Plus les minutes passent, plus l'information « aucune bête manquante » se répète d'une bouche à l'autre côté de tenanciers de stands. Cela finit par l'agacer à chaque nouvel écho. Même si cette femme a joué la comédie, le cri, la panique ou étouffement se griment, pas l'hyper-salivation, pas la morsure à son pied, ni les chairs qui enflent et noircissent. Comment a-t-elle pu être gravement empoisonnée par rien du tout ?!

La logique voudrait donc qu'il y ait un animal, non répertorié, au venin mortel, qui se balade et que personne n'a vu ni arriver, ni repartir. Ou il s'est volatilisé, ce qui est plutôt improbable, ou il est encore quelque part caché dans le mobilier de l'exposition et susceptible de mordre quelqu'un d'autre. Et cette fois pas forcément juste à côté du stand à l'anti-venin le plus puissant. Une fois le dernier stand vérifié, l'héroïne file d'un pas vif rejoindre l'équipe d'encadrement de l’événement et demande à voir le président de l'exposition pour lui expliquer les faits. La conversation est d'abord polie, puis le ton devient houleux quand elle parle de faire évacuer l'exposition. Ce n'est que lorsqu'elle évoque la mise en danger d'autrui et ses amandes particulièrement salées devant la justice, ainsi que la peine de prison encourue que l'homme commence à être à court d'arguments.

« Je ne compte pas attendre gentiment qu'une autre personne se fasse mordre par un mamba pour m'assurer qu'il est toujours dans les locaux ! Et après, s'il est dans la rue, vous comptez attendre qu'un passant se fasse mordre ou se jette sous les roues d'une voiture pour l'éviter ?! Je ne laisserai pas faire.» a-t-elle lancé froidement en claquant la porte.

Elle se doute qu'on doit pester contre gaijin qui croient tout permis autour d'elle, mais elle est aussi une héroïne qui doit faire son travail. Une passe sur son casque et active le dispositif.

« Cassidy, mets moi en relation avec la police. »

« Tout de suite ! » A répondu la voix de la standardiste numérique.

« Ici, l'héroïne Toxic Smoothie, je suis à l'exposition sur les squamates, il y a un animal venimeux non répertorié et potentiellement mortel en liberté dans l'exposition. Il a déjà fait une victime qui a été évacuée il y a moins d'une heure par l'équipe de secours. Je demande une intervention des forces de l'ordre pour évacuer les civils et retrouver l'animal avant qu'il ne fasse d'autres blessés.  Je demande également un mandat, pour consulter les enregistrements vidéos afin de découvrir qui a pu lâcher cet animal. Il se peut que je puisse le reconnaître. »

Une fois sa position donnée, il ne lui restait plus qu'à attendre que la cavalerie prenne le relais. Il aurait été inconscient qu'elle fasse évacuer la foule à elle seule...C'est le meilleur moyen de déclencher une vague de panique et de faire des blessés. Non, elle ne peut que retourner patrouiller en attendant que la police arrive et évacue tout le monde. Ensuite, elle se rendrait dans la salle de vidéo-surveillance ou irait consulter les vidéos directement à la RA selon les modalités du mandat. L'image de cet homme inexpressif lui revient en tête, mais ne sachant où le trouver, elle décide plutôt de retourner au stand des dragons avant que l'évacuation ne commence.  Peut-être obtiendrait-elle quelques informations en leur parlant.
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Dim 17 Sep - 18:23

Jacinthe S. Idalie

Aaron Arkving


Chercher une épine dans une botte de foin...



L'Oxyuranus microlepidotus, c'était le nom "scientifique" du taïpan du désert. Sur chaque stand, on pouvait demander l'autorisation pour pouvoir toucher et/ou porter les reptiles en question exposés. Pour celui-là, les spécialistes durent évidemment lui appliquer une sangle au niveau de la gueule, une morsure et c'était déjà trop tard. Aaron observa les tenanciers, tous très professionnels dans leurs actions. Ils étaient minutieux avec l'animal qui devait faire dans les deux mètres de long.
La sensation des écailles était agréable sur la peau, ce spécimen était un mâle à la tête et au cou plus foncé que le reste du corps. Des iris brunes, semblables au reste de ses écailles, dont les teintes divergeaient et s'entrelaçaient dans une parfaite harmonie naturelle. Le serpent faisait rouler son corps autour des bras d'Arkving, celui-ci observant la grâce serpentine de l'animal. Pouvoir toucher l'animal et voir son comportement était toujours bénéfique pour lui et son Alter.

Il apprenait le comportement des animaux en prévoyance, même s'il n'avait que rarement le temps d'adopter une attitude animale. Son individualité était du genre à frapper vite et discrètement, une habitude depuis sa carrière dans la police. Pendant que le reptile serpentait de manière hypnotique autour des bras du jeune homme, les tenanciers rabâchaient sûrement le même discours sur l'animal depuis ce matin. Mais étrangement, cette fois, il les écouta, buvant leurs paroles professionnelles qu'il jugeait nécessaire à son propre apprentissage.
Combien de temps passa t-il sur ce stand ? C'était difficile à dire précisément, peut-être quinze voir vingt minutes. Un bruit le sortie de sa contemplation reptilienne, un bruit qu'il connaissait bien, la sirène de la police. Alors ils avaient vraiment appelé les flics ici ? Pour ça ? Cela signifiait-il que la journée d'Aaron allait être gâchée à cause de cette héroïne lambda qui avait daigné lui coller aux fesses ?

En tout cas, il n'avait pas intérêt à la recroiser, peut-être jouerait-il la carte de la provocation si elle le soupçonnerait de quelque chose. Mais ça, à jouer les plus malins, ça le mettrait dans une situation difficile. Non, Aaron allait jouer l'innocent qui était là par hasard au mauvais moment comme on dit. Il savait s'y prendre, ce n'était pas la première fois que des héros lui tombaient dessus, mais en général, ils n'étaient jamais insistants et tant mieux pour les deux côtés. L'ex-agent n'aimait pas qu'on le colle, non seulement ça pouvait faire ressortir son impulsivité, mais également son Alter qui prendrait les réactions de son propriétaire comme un besoin de défense.
Combien de fois était-il sorti de son corps pour venir faire taire une personne qui l'agaçait ? Aaron ne comptait plus ce genre de chose, depuis le temps, il avait appris à garder son calme en toute situation. Si bien que ça le rendait inexpressif au niveau du visage et insensible au niveau du cœur. Il se contrefichait de tout, tant que ce n'était pas assez intéressant pour lui, ça pouvait crever dans son coin.

Les tenanciers furent donc obligés de reprendre l'animal, sous le regard approbateur et les remerciements légers d'Aaron pour cette permission. La police était arrivée et l'évacuation commençait. L'exposition allait donc s'arrêter en cette fin d'après-midi, plutôt qu'en soirée, par mesure de sécurité disait-il. Apparemment, un animal venimeux et donc dangereux serait encore en liberté. Ah vraiment ? C'est possible oui, si le jeune Arkving était expressif, il en serait mort de rire intérieurement.
Bon, très bien, les ordres étaient les ordres et il allait obéir sagement. Les stands remballaient un à un leurs bêtes tout en faisant attention à ce qui ne manque rien à l'appel.
Hommes, femmes et enfants sortaient dans le calme, quoi qu'une certaine tension régnait et elle était clairement perceptible. La police calmait l'agitation et sécurisait en même temps le périmètre. Quelle efficacité, la police des grandes villes n'étaient pas comparable à celle des petits patelins.

Mains dans les poches, Aaron marchait tranquillement vers la sortie, content, malgré l'incident. Il avait appris de nouvelles choses, découvert une nouvelle espèce plus que prometteuse, et surtout, gagné un trafic. D'ailleurs, le stand des dragons était sur le chemin de la sortie, on était obligé de passé par cette rangée de l'exposition, l'autre ayant été bouclé à cause du stand des mambas noirs. Les tenanciers avaient promptement rangé l'ensemble du stand et s'apprêtaient à repartir, quand quelqu'un vint à leur rencontre.
Cheveux longs tressés et blonds, dans un costume étrange, comme pensait Aaron, encore elle. Pire qu'une glu forte cette fille. Il n'avait pourtant pas le choix de passer à côté, comme un simple citoyen qui suivait le troupeau. En arrivant à son niveau, il se trouvait juste derrière cette héroïne, il jeta un regard à ses complices. Cette femme n'était certainement pas là pour discuter de la pluie et du beau temps avec eux.

D'un regard strict, il indiqua à ses vendeurs que pour leurs vies, ils n'avaient pas intérêt à déballer le sujet du trafic. Cette vague de froid leur fit racler la gorge à chacun, tandis que le regard traditionnellement impassible d'Aaron reprenait place. Il avait prévenu une dernière fois, ces hommes avaient l'air un poil intelligent pour ne pas risquer leurs peaux. Maintenant qu'il avait passé le stand, il se dirigeait enfin vers la sortie. Toutefois, quelque chose semblait le tracasser.
Ces tenanciers avaient été un peu trop expressifs à son goût, quand il leur avait lancé un regard noir digne du diable en personne. Cette héroïne, elle était maline et elle avait dû le remarquer. Peut-être s'était elle-même retourné juste après qu'Aaron ai passé ce stand pour voir ce qui avait provoqué ce changement d'attitude. Le trafiquant espérait au moins que les vendeurs se seraient dépêchés de couper court à la conversation pour pouvoir évacuer au plus vite.

Car eux aussi étaient privilégiés pour la sortie. Les teneurs d'un stand devaient sortir par la deuxième entrée spéciale qui leur était réservé, comme pour les VIP comme Aaron. Ce dernier marchait d'ailleurs calmement sans attirer l'attention. Il avait déjà prévu de quoi s'occuper en attendant la soirée, pour aller récupérer ses achats animaliers.

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Mar 19 Sep - 18:19
Les policiers arrivent un peu plus vite que ne l'a prévu Toxic Smoothie, aussi l'évacuation commence avant qu'elle n'arrive au stand des dragons. Les agents des forces de l'ordre se déploient et invite les civils a évacuer les lieux ainsi que les tenanciers de stand à replier leur matériel de façon optimale pour permettre la recherche du fameux animal par les hommes en uniforme. L'héroïne profite du mouvement de foule pour guider quelques groupes vers la sortie et ainsi rejoindre le fameux stand qu'elle vise.

Elle trouve les deux tenanciers en train de sceller les animaux dans leur terrariums pour permettre le déplacement des bacs aux besoin. Elle en profite pour tenter de les interroger sur l'homme rencontré avant l'incident. Bien que très polis ils tentent d'abord de l'ignorer, elle tente alors une blague cynique.

« Allons, je ne vous demande pas de me révéler qui lâcher ce mamba dans l'exposition ! Haha ! Non je vous demande simplement si vous saviez le nom de cet homme... »

Et là leur visage se figent, ils déglutissent et cette fois se détournent totalement d'elle. Interloquée par cette ambiance soudainement glaciale, elle se retourne vivement pour voir ce qui a pu les effrayer tout à coup. Cela ne peut être le mamba qui …. Non, c'est précisément l'homme sur qui elle a tenté d'avoir des information qui vient de les dépasser. Ses sourcils se froncent alors qu'elle l'observe passer le pas de la porte des VIP. Pourquoi tout ce cinéma alors qu'il n'est qu'un passionné comme il se décrit. Non il y avait autre chose. Cette connivence mêlée de crainte...

«  Vous savez messieurs, dans mon pays, il y a un nom pour ce que vous venez de faire : l’omerta. »

Et ce simple nom est lourd de sens. Quelque chose de gros et de louche se trame autour de cet homme inexpressif. De suffisamment gros, pour ne pas se jeter tête baissée dans une filature sans savoir d'abord de quoi elle risque de se mêler. Elle attend que l'homme disparaisse par sa porte de privilégiés, dans son beau manteau de grand luxe, avant de tourner les talons direction la salle vidéo de l'exposition, mandat en poche. Elle doit d'abord trouver qui est l'enfoiré qui a lâché ce fichu serpent !
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Mer 20 Sep - 21:57

Jacinthe S. Idalie

Aaron Arkving


Chercher une épine dans une botte de foin...



Enfin sorti de l'exposition, Aaron leva les yeux au ciel. Les nuages se rassemblaient, menaçants et grisonnants. Il allait pleuvoir, c'était certain, ou peut-être y allait-il avoir un orage un peu plus violent. N'ayant plus rien à faire ici, il se dirigea vers le parking où était garé sa voiture. Ayant une flemme monumentale de faire un aller-retour entre chez lui et le lieu du rendez-vous donné aux tenanciers, il décida de patienter ici.
L'ex-policier fit sortir son Alter sous la forme d'un corbeau, dont il caressa le plumage instinctivement. Ne souhaitant pas attendre sans rien faire, il ouvrit la fenêtre suffisamment pour permettre à l'oiseau de sortir de la voiture et de prendre son envol. Une fois l'animal à l'extérieur, il ferma les yeux lentement, comme happé par un sommeil soudain, pour finalement se retrouver à voir à travers les yeux de son Alter.

À partir de cette base, Aaron vola jusqu'à se trouver à distance de l'exposition. Perché sur un arbre à environ un kilomètre de la grande bâtisse, il arrivait à distinguer correctement les mouvements extérieurs qui se faisaient. De toute façon, il n'avait pas le choix, il était à sa limite de deux kilomètres. S'il se rapprochait plus, maximum trois, il allait commencer à saigner. Rien que l'idée de tâcher ses vêtements ou le cuir de ses yeux l'horripilait, alors il se contenterait de cette vue.
Spectateur, il observait la foule s'éparpiller. Certains se dirigeaient aussi vers le parking, dans le simple but de rentrer chez soi, vu que l'exposition était clôturée plus tôt que prévue. Rien de particulier ne se produit, c'était d'un ennui de regarder la foule se disperser comme un amas de brebis égarées.

Avant de retourner jusqu'à sa voiture à battements d'ailes, il crut apercevoir cette héroïne flashy sortir elle aussi de l'exposition. Peut-être l'avait-il mal vu, il aurait très bien pu confondre avec une autre femme portante une tenue voyante. Aaron ne s'attarda pas plus sur cette sortie de bétail, retournant jusqu'à son corps qui semblait sommeiller d'extérieur. Il passa à travers la fenêtre à moitié ouverte et se posa sur ses jambes, avant de couper court à sa vision d'animal.
Comme s'il s'éveillait du long sommeil, ses paupières s'ouvrirent mollement, tombant sur le plafond de sa voiture. Bon autant se rendre sur le lieu de l'échange, au moins, il ne perdrait pas de temps à faire ses petites affaires. Son Alter se posa sur le rebord d'un siège avant qu'il ne démarre.

Aaron avait choisi un parking, celui d'une zone commerciale où les allers et retours affluaient. Il n'y avait donc rien de louche à son arrivée, c'était plus logique que de choisir un lieu reculé et abandonné sur lequel on tombe par hasard et qui nous semble directement suspect. Arrivé, il se gara sur une place assez proche de l'entrée, pour pouvoir surveiller quand ses vendeurs se pointeraient.
Il patienta bien plus d'une heure et trois quarts d'heure, avant de voir un van entrer dans la zone du parking. Un homme, visiblement assez anxieux en sortit en tenant le bout de papier à la main que lui avait donné Arkving à l'exposition. Sans attendre plus qu'il n'eût déjà attendu, il se dirigea d'un pas décidé vers les tenanciers, son individualité sur l'épaule et une mallette à la main.

Son corbeau lui donnait presque un petit air de pirate, mais son regard froid et décisif coupait directement l'envie ou même l'idée de pouvoir se moquer de sa personne. Lui qui n'aimait pas qu'on se moque de lui justement, cela le laissait, l'ennuyait jusqu'à vouloir tuer celui qui débitait ce genre de parole. Contre toute attente, l'échange se passa plus facilement que le trafiquant ne l'aurait pensé.
Il n'eut qu'à ouvrir la petite valise contenant les liasses de billets demandés pour que les yeux des trois hommes se mettent à luire de bonheur. Quelle tristesse, Aaron en avait la nausée.
Aujourd'hui, le monde était gouverné par l'argent, un amas suffisait à pouvoir s'offrir une vie paisible et confortable. Peut-être que ces jeunes ne rêvaient que de cela, faire fortune. D'un côté, Aaron venait de les aider, il apprit que les trois reptiles qu'il venait d'acheter étaient en vente depuis à peine quelques jours.

La rareté des espèces faisait que les acheteurs, même les passionnés, ne se ruaient pas dessus, à cause du prix. Il les libérait de ces derniers spécimens, à croire que l'affaire était plus rentable pour les tenanciers que pour le vrai trafiquant, elle l'est en réalité. Mais l'ex-agent s'en contrefichait, son amour pour les animaux ne s'éteindrait que quand lui-même s'éteindra. Plusieurs fois, il avait essayé de se séparer de cette passion, mais jamais elle s'en était allée.
Une fois l'échange effectué, les cages furent même gentiment portées par les ex-propriétaires jusqu'à sa voiture. Ils n'avaient pas l'air de mauvais garçons, ils devaient être à peine plus jeunes que lui. Pendant qu'ils chargeaient les animaux sur la banquette arrière, il les questionna, sur ce qu'ils faisaient dans la vie.

Rien d'anormal, des jeunes qui faisaient des petits boulots dans l'attente d'un véritable métier fixe. Des proies faciles entre guillemets, Aaron réfléchis, puis leur proposa une offre, pas très légale. Il savait que s'ils refusaient, il allait devoir les tuer, et il n'y était pas vraiment préparé, bien qu'il ait ses deux lames toujours sur lui. Suite à la proposition du plus âgé, ils semblaient réceptifs, bien qu'hésitants au début, ce qui est normal.
En guise de couverture, Aaron leur proposa des postes de chauffeurs de cargaison, ou tout simplement ouvriers, pour charger sur les bateaux par exemple. Il savait déjà à qui il les enverraient si jamais ils acceptaient, et c'est ce qu'ils furent. Si Aaron était expressif, un sourire mauvais aurait déjà embelli son visage terne et sans saveur. Mais non, il gardait ce genre d'état à l'intérieur de lui.

Le grand méchant loup venait d'attraper les trois petits cochons, qui ne cherchèrent plus à fuir une fois le piège refermé sur eux. Ils allaient travailler pour lui, du moins, sous les ordres d'un autre homme, mais qui lui-même travaillait pour Arkving. Il leur fit noter une adresse et un nom, capitaine d'un navire, se trouvant sur le port, ils n'auraient qu'à annoncer qu'il venait de sa part en tant que travailleurs.
Évidemment, après ce nouveau gain, le jeune fortuné ne tarda pas à prévenir son associé de trafics, qu'il aurait bientôt trois nouvelles recrues. Que de bonnes affaires aujourd'hui, Aaron en était content. Il quitta les trois jeunes gens, puis le parking, direction sa demeure à l'écart de ce brouhaha commercial.

Le chemin du retour, quant à lui, fut long, très long. Les heures de pointe, les rues bouchées, Aaron serrait ses doigts autour du volant, totalement crispé. Cette symphonie citadine de klaxons faillit lui donner un mal de crâne persistant, heureusement, il parvint à s'extraire de ce capharnaüm insupportable. Il arriva chez lui alors que le crépuscule se battait pour persister, les derniers rayons du soleil luttant pour continuer d'apposer leurs couleurs chatoyantes au ciel et aux nuages. Ouvrant son portail électronique, faisant de même avec la porte de son garage de même niveau, il rangea tranquillement sa voiture, les yeux rivés sur les rétroviseurs.
Avant de sortir, il absorba son Alter, posant sa main sur le plumage noir de jais de l'oiseau qui s'effrita comme de la fine poussière. Aaron sortit de sa voiture, puis alla ouvrir la porte qui menait à la cuisine ouverte sur le salon. Il trouva Kakihigi assis sur son canapé, en train de grattouiller l'un de ses chiens qui semblait apprécier ce traitement. Le plus jeune se releva, surpris de s'être lui-même surprendre, un sourire exagéré sur les lèvres.

« Ah Aaron... Alors ta journée ? Tu as trouvé des trucs intéressants ? »


Avant de répondre à son nouveau colocataire, Aaron déchargea les cages de sa voiture, recouvertes d'un drap noir. C'était non seulement pour cacher le contenu, mais aussi pour ne pas stresser les animaux qui pouvaient s'y trouver. La vue bloquée, la plupart des espèces se calmaient et ça permettaient de pouvoir les transporter plus aisément. Kakihigi s'avançait l'air suspicieux et souleva l'un des draps pour observer ce qui se trouvait l'intérieur.

« Encore ? T'en a pas déjà assez ? »


Déposant la troisième cage au sol, tout en ayant préalablement fermé la porte menant au garage, il répondit à son cadet qu'il avait réussi à faire quelques affaires. Trois espèces appelées "dragons" mais qui ne signifiaient pas qu'elles pouvaient vivre dans le même habitat. Un long soupir s'échappa des lèvres du plus grand des deux hommes, qui haussa les épaules. Il faisait ce qu'il voulait après tout, Aaron était chez lui tout de même.
Le maître des lieux passa le reste de la soirée à aménager sa pièce à reptiles, comme il l'appelait. Terrariums et vivariums étaient omniprésents dans cette large pièce, directement encastrés dans le mur pour les plus grands. Il demanda de l'aide à son acolyte pour apporter les cages dans la zone, que le plus jeune observa avec attention. De multiples espaces vitrés contenant des serpents et des lézards.

Pendant qu'Aaron installait le premier des reptiles, le dragon barbu, Kakihigi l'observait faire. Il avait une attitude vraiment différente avec ses bêtes, plus calme et détendue. Le lézard, une espèce non-craintive, semblait zieuter les alentours, toujours dans les mains de son nouveau propriétaire. Ce dernier caressait son manteau d'écailles du bout des doigts, cela lui arracha même un micro sourire discret. Il était heureux comme un gamin devant ses cadeaux de Noël.

Le trafiquant déposa le dragon barbu dans son nouvel espace de vie, semblable à celui des autres lézards. Bien vastes pour un seul spécimen, mais Aaron prévoyait toujours le fait d'en acquérir plusieurs d'une même espèce, on était jamais trop prévoyant comme il disait. Les reptiles jouissaient donc d'un terrain naturel verdoyant et chaleureux, ils semblaient d'ailleurs vite s'y accommoder.
Le dragon d'eau, visiblement le plus jeune suite aux informations qu'il avait eu, testait déjà sa petite mare privée. Le dragon des montagnes était déjà perché sur une branche à "prendre le soleil" au niveau des lampes sécurisées dans chaque cage. Content de cette installation réussie, il alla ranger les cages vides de transport à la cave, remontant par la suite avec une grosse boîte où grouillait des insectes.

Chaque habitat étant assez grands, il se permit de lâcher une bonne poignée d'insecte dans chaque vivarium. Blattes, grillons, vers... Il en répartit uniformément pour chaque lézard de sa collection. Cela permettait également de laisser aux insectes non mangés sur le coup de vivre encore un peu dans un habitat "naturel" avant de se faire croquer le lendemain. De plus, ça gardait également les instincts des reptiles en éveils.
C'était d'ailleurs pour cela que pour certains de ses serpents, il lâchait des rongeurs vivants dans les terrariums. Certaines de ses bêtes, elles, préféraient des souris congelées, qu'il devait au préalable faire décongeler. Il savait que c'était une habitude à prendre pour l'animal, de se nourrir de carcasse. Mais pour qu'un serpent puisse vivre plus longtemps, c'était préférable.

L'élevage de petits rongeurs d'Aaron se trouvait d'ailleurs dans la cave, à l'opposé du vivarium des phasmes. C'était des rongeurs servant à nourrir ses serpents, que lui-même tuait et donnait ensuite en pâture à ses bêtes. Pour les plus gros des serpents, comme les boas ou les pythons, il laissait le rongeur en vie, soi-disant que cela stimulait l'animal à manger ou autre chose de ce registre.
Étrangement, Arkving ne semblait pas éprouver de remords à chaque meurtre de souris. Il venait d'en ramener quelqu'une dans une boîte en plastique et les tuait simplement et instantanément avec une lame. Par la suite, il laissait pendre les proies encore fraîches, ses serpents ne tardant pas plus que cela pour venir chercher le repas.

Les passages d'Aaron étaient réguliers, et les horaires pour la nourriture étaient précis, et cela, pour chaque animal vivant ici. Ils nourrissaient, ravitaillaient, changeaient et nettoyaient sans aucune plainte. Pourquoi se plaindre après tout ? C'est ce qu'il aimait faire, s'occuper des animaux. Il songeait d'ailleurs réellement à suivre une nouvelle formation, surtout une mise à niveau, pour pouvoir faire semblant d'avoir un vrai "métier". Vivre de ses trafics lui suffisaient, mais exercer un métier qui mettait en jeu sa passion n'était pas si affreux qu'il avait pu l'imaginer.
C'était difficile disait-on, on s'attache aux bêtes et on en souffre une fois qu'elles ne sont plus à nos côtés. Oui, c'était douloureux, mais c'était ça le cycle de la vie. Oui, c'était injuste, mais il fallait l'accepter. Aaron ne connaissait que trop bien ce genre de situation. Récemment, il avait perdu l'un de ses chats, atteint d'une maladie qui l'avait rendu aveugle. La pauvre bête en souffrait, et son métabolisme s'était affaibli, si bien que le premier virus survenu eue raison de lui.

Ce jour-là, Aaron était resté au chevet de sa bête, la main dans l'épaisse fourrure de l'animal, à attendre son dernier souffle. Il s'était éteint dans ses bras, car après sa visite, plutôt qu'une piqûre, Aaron avait préféré passer un dernier moment avec lui. Il l'avait caressé inlassablement, porté par les faibles ronronnements du chat qui avaient cessé subitement.
Après son décès, il l'avait enterré dans son jardin et avait même dressé une petite plaque de pierre sur le dessus de la motte de terre. Il gardait en mémoire chaque créature qu'il avait côtoyée durant sa vie. Ce flot de souvenirs l'avait fait rester assis devant l'un des vivariums, en train de regarder un serpent se repaître d'une souris morte.

C'était Kakihigi qui l'avait sortit de sa contemplation morbide pour lui signaler qu'il était l'heure de manger et que monsieur avait faim. Malgré qu'il lui avait précisé en amont qu'il pouvait se servir et préparer ce qu'il voulait, non, monsieur attendait que ça vienne tout seul. Aaron, après avoir acquiescé le fait qu'il allait préparer le repas de ce soir, lui asséna un coup à l'estomac. C'était de bonne guerre, et purement amicale, croyez le ou non.
Bon, c'était aussi une manière de lui rappeler qu'il n'était pas à son service et qu'il pouvait se débrouiller sans avoir besoin de tout lui demander.

Dans la cuisine, pendant que la nourriture chauffait, il remplissait les gamelles de ses chiens. Tous les cinq assis, sagement, à attendre que leur maître ait terminé pour pouvoir, après seulement, aller manger. Oui, ils étaient bien dressés. Aaron en avait mis du temps, pour chacun, à les éduquer. Heureusement, il est plus facile d'habituer un animal à une présence, ou une habitude, quand ils sont jeunes.
Ayatasurinin ne vint pas l'embêter plus qu'il ne l'avait déjà fait, probablement qu'il était reparti au sous-sol en attendant que le dîner soit prêt. La nuit tomba à son rythme, laissant les esprits les plus fatigués s'endormir sous les doux rayons de l'astre lunaire. Aaron lui, ne dormait pas malgré l'heure tardive, il lisait, un chat sur ses cuisses, assis sur son canapé. Il avait autour de lui ses chiens qui semblaient somnoler.

Cette journée avait été riche en découverte et surtout en acquisitions. Que ce soit sur les reptiles, ou même sur ses trois nouveaux employés, il était satisfait de cette journée. La seule chose qui venait gâcher son tableau, c'était cette héroïne blonde au costume flashy. Une fille lambda, sûrement, mais elle l'avait tout de même empêché de pouvoir continuer ses trafics. Qui sait, peut être était-il passé à côté d'autres espèces intéressantes ?
Il ne le saurait jamais, ce qui est sûr, c'est que l'apparition et la disparition soudaine d'un serpent sauvage et venimeux en liberté n'allait pas se faire oublier si rapidement. Peut-être la police allait laisser tomber par manque de preuves, comme d'habitude, et c'était tant mieux. Au moins, personne ne viendrait l'embêter, et surtout pas cette femme, ça non, il ne souhaitait plus la revoir dans son champ d'action.
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Ven 22 Sep - 12:02
La foule à présent évacuée, c'est une toute autre affaire qui se joue dans les locaux. La police fouille méticuleusement les lieux, parfois aidé des tenanciers de stands qui se sont portés volontaires pour débusquer le serpent. Pendant ce temps, l'héroïne jette son dévolu sur la salle vidéo, accompagnée de l'homme chargé de la télésurveillance, ils en ont pour deux bonnes heures à fouiller les enregistrements à vue de nez.

Au bout du compte, rien. Rien, les recherches minutieuses de l'exposition n'ont pas permis de déniché l'animal. Et les enregistrements vidéos n'ont pas non plus permis d'identifier une personne qui aurait emmené un colis suspect et qui aurait relâché l'animal. Pour sa part, Toxic Smoothie est restée un quart-d'heure de plus, le temps que l'exposition soit rendue à son état d'origine. Rien n'a été logique dans cette histoire de serpent, hormis une blague de mauvais goût, ou alors une diversion pour un vol. Mais rien n'a été déclaré comme volé. Et rien à l'image ne semble aller dans ce sens. Y compris les animaux... Et si ?

La jolie blonde repasse en boucle l'enregistrement qui montre la conversation qu'elle a brièvement tenue avec cet homme. Rien sur l'image ne montre qu'il est incriminé. Il ne fait rien de suspect, il ne montre rien qui le dérange, et pourtant. Le malaise des tenanciers est palpable à l'image avant qu'elle n'arrive. Ils n'ont pas le sourire ou l'air concentré qu'on peut s'attendre d'une conversation entre passionnés. Mais c'est bien trop maigre. Sa seule intuition est bien trop maigre. La coïncidence est pourtant trop parfaite. Alors qu'elle approche pour s'entretenir avec eux, le temps d'échanger quelques mots et le serpent attaque. Plus loin, comme pour l'empêcher de se mêler de cette conversation. Conversation dont elle n'a obtenue aucune information par la suite. Une griffe entre les dents, elle observe encore et encore la scène. Puis son comportement à lui alors qu'elle s'éloigne.

Ils semblent avoir repris ce qui se disait avant qu'elle ne s'approche. Des hochements de tête, des regards inquiets autour comme pour voir si personne n'a prêté attention et chacun retourne à sa vie. Trop maigre pour accuser qui que ce soit.

« Un suspect ? »

La voix du policier dans son dos la fait sursauter. Trop concentrée sur l'image de ce visage vide, elle n'a pas fait attention à l'agent de police qui est venu voir ce qu'on donné les recherches vidéos.

« Oui et non. » Dit-elle en quittant l'écran des yeux pour se tourner vers l'homme. « Rien sur les enregistrements ne montre un suspect en train de relâcher l'animal. Il y a toujours la piste d'un alter d'illusion, mais la morsure a été bien réelle. Enfin, vous savez où est la victime, je vais pas vous apprendre votre métier. »

« À croire que cette chose s'est volatilisée. Les recherches n'ont rien données non plus sur les lieux. Il faudra certainement enquêter et savoir si cette femme a des ennemis qui pourraient intenter à sa vie. »

« Oui...»

« Mais ? » Lâche l'homme en l'observant se lever.

« Mais j'ai la sensation que cette femme n'a été qu'un dommage collatéral. Est-il possible qu'on envoie à la Rocket Agency ce qu'on peut trouver sur cet homme ? Bien que je n'ai rien de tangible contre lui, il me semble suspect avec le recul. Cette attaque s'est produite alors que j'ai surpris une conversation. J'aimerais juste m'assurer que tout ça n'a pas été une diversion pour m'éloigner de ce que je ne devais pas entendre.»    

« Au point où nous en sommes, c'est une piste comme une autre. » Dit-il avec hochement en jetant un coup d'oeil à l'écran.

« Merci, tenez moi au courant de l'avancement de l'enquête si c'est possible. Et si vous avez besoin de moi, n'hésitez pas à contacter la Rocket. »

Après quelques échanges de politesses, elle salue d'un grand sourire l'agent de police, ainsi que son collègue improvisé dans la fouille des vidéos et quitte les lieux. Encore perplexe de cette journée, elle décide de patrouiller tranquillement tout en prenant le chemin de l'agence où elle pourrait peut-être tirer tout ça au clair. Mais quand on qualifiait une situation d'omerta, l'affaire était rarement facile et limpide... La suite au prochain épisode ! ~
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