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D'autres, à l'inverse, utilisèrent leurs nouvelles capacités pour sauver la veuve et l'orphelin, rendant réel le métier autrefois fantasmé de Super-héros, qui devint, au fur et à mesure, une activité reconnue par l'état. C'est ainsi que des écoles se spécialisèrent dans l'éducation de nouveaux justiciers, prêts à affronter ceux bravant la loi : les vilains. La suite

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Une soirée banale entre amis, c'est ce qui était prévu... [PV Kakihigi Ayatasurinin]

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Mar 12 Sep - 18:44

Kakihigi Ayatasurinin

Aaron Arkving


Une soirée banale entre amis, c'est ce qui était prévu...


Marcher. Marcher de manière lente sans trop attirer les regards. Le soleil allait se lever dans peu de temps, quelle heure était-il ? Six heures peut-être ? Ou cinq ? Quelques parts dans ses environs supposons. Comme dit précédemment, Aaron marchait, ses pas traînaient un peu, l'une de ses mains appuyait sur un point précis de son corps tandis que l'autre pendait le long de son bras. Tout comme la lune fuyait l'arrivée du soleil, lui aussi devait fuir la ville et ses habitants. Non pas qu'il était pressé et blessé, mais en fait si, il l'était assez sévèrement. Un cocard lui colorait son œil droit, une égratignure décorait le côté gauche de sa mâchoire, sans oublier ses blessures à l'abdomen... Arkving n'avait pas passé la meilleure soirée de sa vie.
Arrivant sur le parking où était garée sa voiture, il tituba jusqu'à cette dernière, la piqûre d'adrénaline qu'il s'était injecté commençait à se dissiper, et la douleur lui emplissait les entrailles. Ce flot soudain manqua de déborder plusieurs fois, mais il ne faisait que pousser de légers grognements à peine audibles. Une fois assis au volant de sa bagnole, il retira sa veste et sa chemise pour se retrouver torse nu, commençant à éponger le sang à l'aide de compresses qu'il gardait dans une trousse de secours à l'arrière.

Après avoir bandé rapidement sa plaie, il se disait qu'il finirait le travail chez lui. Pour l'heure, il ne devait pas rester ici, surtout qu'il risquait de tâcher le cuir des sièges. Lui qui était un grand maniaque, il en frissonna tout en démarrant le moteur. Conduire jusqu'aux bordures de la ville fut pour lui une véritable torture psychologique et physique. Ses muscles se crispaient à chaque mouvement trop brusque, par moment, il était obligé de ralentir à cause de sa vision troublée. Aaron arriva chez lui sans causer d'accident, pour son plus grand bonheur, il laissa sa voiture devant son garage, ne prenant pas la peine de la rentrer, il le ferait plus tard.
Récupérant ses affaires propres et sales éparpillées dans la voiture, il en sortit en se tenant au capot, le souffle court. Ses pas zigzaguèrent jusqu'à sa porte qu'il ouvrit en ayant la main imprécise, il dut s'y reprendre à deux fois pour glisser la clé dans la serrure. En ouvrant la porte, ses chiens étaient assis en ligne et l'attendaient sagement. Heureusement qu'il les avait bien dressés sur ce coup-là, où il se serait sûrement fait renverser par ses canidés.

Avant de monter à l'étage, il leur offrit une caresse à chacun comme à son habitude, mais il ne tarda pas plus. Dans la salle de bain, il ouvrit l'un des côtés d'un placard et en sortit un flacon puis une seringue qu'il dut ensuite remplir du liquide contenu dans la fiole. Il se hâta, la douleur lui faisant accélérer son geste, pour au final, s’apaiser petit à petit. Un soupir de satisfaction franchit les lèvres d'Aaron au moment où il se piqua avec cette dose de morphine.
Le liquide était froid et s'écoulait dans ses veines pour venir s'emparer du contrôle de son système nerveux. La douleur ne serait qu'un mauvais souvenir, pour le moment, il calma sa respiration, alors qu'il entreprit de désinfecter la plaie de son abdomen en profondeur. Pendant qu'il nettoyait, il composa un numéro sur son cellulaire et mit le haut-parleur, posant l'appareil sur le meuble en face de lui.

« Hm...? »


Visiblement, il avait réveillé son interlocuteur, vu sa voix endormie. Il attendit que le bruit de froissement des draps ne cesse et que l'homme à l'autre bout grommèle un "Qu'est-ce tu veux..." sans aucune énergie.

« Ramène ton cul et tes bagages à la résidence, tu dormiras plus tard. »


Il raccrocha, comme à son habitude, sans laisser le temps de répondre une dernière fois à Kaki. Cette fois-ci, pas besoin de lui envoyer des coordonnées, une adresse ou autres indications. Ce n'était pas la première fois qu'il venait et ça n'allait pas être la dernière. Pendant qu'il se passait une bande propre autour du torse, il repensa d'ailleurs à la première visite de son associé chez lui. Son petit domaine privé n'avait pas cessé de l'épater durant la visite, que ce soit du jardin jusqu'aux sous-sols aussi étendu que l'étage.
Ce qui l'avait étonné, c'était également le nombre de créatures qui partageaient sa demeure. À plumes, à fourrure, à écailles ou carapaces, il lui avait confié que sa maison ressemblait presque à un zoo. Une maison de riche en soi, avec des sous-sols suréquipés qui avait conquis le plus jeune des deux hommes. Des espaces de tirs, ou pour expérimenter, Aaron n'avait pas lésiné sur les moyens pour créer son propre repaire bien à lui. Il avait même accepté que Kakihigi l'utilise pour ses créations et qu'il loge chez lui si jamais ce qui lui servait de labo tombait en ruines.

Disons qu'il l'avait plutôt forcé à abandonner cette vielle boîte de conserve branlante pour lui offrir un meilleur endroit où faire croître son génie. Il n'était pas qu'un simple associé pour lui, cela faisait déjà plusieurs années qu'ils se connaissaient et ils avaient passé ce stade. On peut dire qu'ils étaient devenus de bons amis avec tout ce temps passé ensemble à comploter. Hors cela faisait déjà quelque temps que Kakihigi n'avait pas recontacté le plus âgé, même si ce dernier n'était pas du genre à s'inquiéter, il s'impatientait.
Quand est-ce qu'il allait enfin se décrocher de sa ferraille et plier bagage pour venir s'installer ici ? Cela n'arrangeait pas Arkving de faire des allers-retours entre deux points qui se révélaient être assez éloignés l'un de l'autre. Sortant de ses pensées, il coupa minutieusement une nouvelle bande pour terminer ses bandages. Torse et front ne furent pas épargnés, son visage et ses bras non plus.

Ne s’encombrant pas d'un haut, il ne mit qu'une veste sur ses épaules, celle qu'il portait les heures précédentes. Heureusement, elle n'avait pas été abîmée, mais sa chemise elle, était foutue. Ses dents grincèrent d'ailleurs en regardant la faille et le tissu tâché de sang. Un soupir, puis il la déchira en plusieurs morceaux avant de les mettre à la poubelle. Il descendit mollement les escaliers pour retourner au rez-de-chaussée, retrouvant une ligne parfaite de chiens qui l'attendait.
Aaron alla remplir les gamelles, chiens, chats, mais fit également le tour de son aquarium, des cages à oiseaux et des vivariums. Cela lui prit bien une heure pour réapprovisionner toutes les créatures vivant dans son domaine, jardin comprit. Il termina d'ailleurs sa tournée en offrant une moitié de pomme à l'étalon qui semblait aimer cette gâterie. L'ex-agent retourna à l'intérieur, se posant sur le canapé pour patienter. Vu l'heure, environ sept heures, Kakihigi n'allait pas tarder, du moins il avait intérêt à se dépêcher d'arriver, car Aaron n'aimait pas attendre.
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Ven 15 Sep - 13:09
Early blood.


    On devait se trouver en plein milieu de la nuit et pourtant, au-dessus de nos têtes c'était un soleil de plomb porteur de désolation qui frappait les morceaux de bétons qui constituaient les restants de l'Académie. D'épaisses colonnes de fumée noire s'échappaient des gerbes de flammes qui consumaient encore les matériaux détruits, je scrutais les environs avec tant de sentiments se mélangeant sans regarder les proportions. Une étonnante quantité de joie se mêlait à une quantité égale de fierté, surtout à chaque fois que mes yeux se posaient sur le corps sans vie, salement amoché d'un professeur ou d'un pauvre élève de l'ancienne école de renom. Parmi les débris je restais là en plein milieu mais moi aussi plutôt abattu. C'était là mon seul lot de misère, un corps fébrile dont les forces restantes permettaient tout juste de tenir debout et de continuer à percevoir le chaos qu'il venait de répandre, des douleurs variées à divers endroits de mon corps qui n'égalaient en rien l'agonie visiblement désagréable de ceux qui rendaient leurs derniers souffles, et puis cet agaçant bourdonnement qui venait de nul part. Toute la scène était si belle, si onirique qu'elle ne pouvait être réelle pourtant je me plaisais à apprécier chacun de ses détails. J'entendais encore le bruit mécanique de mes créations les plus époustouflantes piétinant les ruines pendant que mes associés humains semblaient, eux, préférer se reposer après ce travail de toute beauté. Parmi eux, je revoyais mes nouvelles connaissances et notamment Lyne, assise au loin sur un tas de gravats avec aux pieds un petit tas de quatre ou cinq cadavres, elle avait le visage sali et je pouvais percevoir une respiration haletante témoignant de ses propres efforts pour concrétiser nos ambitions. Il y avait aussi cette petite voleuse, plus en retrait et en hauteur comme si elle endossait un rôle de vigie, elle me faisait un signe de la main comme pour dire "mission accomplie, boss." tandis que Yami, le deuxième garnement m'ayant rejoint retirait violemment un couteau du thorax d'un homme. En continuant à parcourir les environs du regard pour contempler le spectacle, je retrouvais enfin un visage des plus familiers. Il s'avançait vers moi, mais son regard me fit tout de suite comprendre qu'il ne venait pas me prendre dans ses bras pour fêter notre victoire, ah ça non ! C'était ce gringalet d'Aaron, l'homme à qui je devais les fonds m'ayant permis de démarrer le projet dans de bonnes conditions. Sans lui, mes premiers androïdes Hunter & Zero n'auraient certainement pas vu le jour aussi tôt, il semblait même porter un intérêt particulier à tout ce que j'inventais. Une fois que le ténébreux petit d'homme se trouva à portée, il me giflait. Tout simplement. Le contact de sa main était d'ailleurs étrange, accompagné de vibrations...

    C'est alors que, dans un sursaut maudissant le nom de mon cher ami, je me réveillais en me retrouvant sur mon matelas. J'avais un peu le tournis, mais j'aperçus la lumière éblouissante de mon téléphone et le visage toujours aussi peu souriant de monsieur Arkving; même si j'avais déjà oublié les détails de mon précédent rêve je ne pouvais pas enlever son rôle de réveil dans celui-ci. Je grognais doucement, me demandant ce qu'il me voulait à une heure aussi tardive, ou plutôt matinale, puisque mon horloge numérique affichait sept heures pétantes. *Ce mec doit dormir avec des poules...* me disais-je en chérissant les derniers instants de répit que je m'accordais, tout en craignant que cette pensée se trouve finalement être vraie, avant d'enfin décrocher. Aussi sympathique que son habitude, l'homme me sommait courtoisement de rappliquer fissa et raccrochait sans même me donner plus d'explications. Il devait avoir une bonne raison. Il en a intérêt.

    Je me suis sorti du lit avec regrets, mais le monde appartient à ceux qui complotent tôt, comme on dit. Aaron avait l'air plutôt pressé, mais, moi-même n'étant pas du matin je préférais lambiner devant le miroir pendant que je me brossais les dents, parcourant silencieusement l'encre de chine qui décorait mon torse. Le tatouage en forme de coeur était d'une splendeur sans pareille, il épousait avec justesse la finesse de mon abdomen. Je fixais son centre, le sourire qui était dessiné m'évoquait le sourire que j'arborais en regardant brûler U.A, la nuit dernière. Enfin prêt, je sortais de l'entrepôt avec un sweatshirt jaune et noir et la casquette bien vissée sur la tête, équipé du gantelet électrique Shocker et accompagné par ma paire de serviteurs, Zero & Hunter, au cas où. D'aussi bonne heure, les héros profitent de la rareté des civils pour patrouiller sans encombres, tandis qu'ils adressaient des salutations gaies à tous ceux qu'ils croisaient comme pour restaurer la paix du jour, informer le peuple que leur présence bienveillante les tenait à l'abri de tout. Tch, j'affichais un faux sourire pendant mon trajet, pour me fondre parfaitement dans cette masse absurde et niaise de lèves-tôt en collants.

    Lorsqu'enfin j'arrivais aux bordures du grand domaine d'Aaron, je guettais comme à mon habitude histoire de m'assurer qu'on ne m'ait pas suivi avant d'entrer mine de rien, comme si c'était chez moi. En effet, avec Aaron, nous avions partagé de nombreux moments ici et j'y étais le bienvenue à tout moment. En traversant sa cour, je sentais déjà la désagréable odeur de ménagerie qui y régnait tout le temps, monsieur étant un amateur de bestioles en tout genre. A chaque fois que je passais ici, certaines bêtes s'agitaient comme si elles ressentaient le maléfice ancré dans mon coeur, ou comme si le regard noir que je leurs jetais en passant les alarmait. Autrefois, lorsque je vivais encore sous le toit de Maman et que je l'accompagnais au travail, dans son propre cabinet de vétérinaire, j'étais passionné par ses patients à fourrure et à plumes, mais depuis que j'eus grandis je les préférais largement robotisés comme pendant mes années à U.A, sans leur comportement gênant qui les pousse à léchouiller, griffer et se ruer sur tout ce qui bouge. J'atteignais la porte principale, j'y cognais trois fois le poing avant d'entrer sans plus attendre.

    Quand je pus enfin retrouver mon vieil ami, je fus surpris de constater son état. En effet, l'air abattu, mutilé alors qu'il est d'ordinaire soigné et plutôt chic, je compris directement que quelque chose n'allait pas. Heureusement d'ailleurs, car pour me dépêcher ici il devait lui être arrivé quelque chose de fâcheux ! J'ouvrais deux yeux étonnés en me questionnant intérieurement sur quel genre de monstre pouvait laisser CE genre de monstre dans cet état ! Aaron n'était pas un tendre, alors pour lui tenir tête il en fallait dans le pantalon. La surprise faisait ensuite place à l'amusement véhiculé dans mon expression par un sourire en coin que je peinais à cacher; déjà que je faisais des efforts herculéens pour ne pas éclater de rire.

    « Eh bah ça alors ! Tes molosses t'ont pris pour un jouet ou quoi ? Sérieusement, regarde-toi ! j'étouffais un énième ricanement, aidé par la froideur et l'absence totale d'humour que le regard noir d'Aaron criait. Ahem, bon, dis-moi tout. Qui est-ce qu'on doit aller secouer pour ça ? »

    Je reprenais un sérieux mortel sur ces dernières paroles. Car même si je me permettais de prendre la situation à la légère étant donné que bien qu'estropié, Aaron était néanmoins toujours en vie, je savais pertinemment qu'on ne laisserait pas ça passer. A condition bien sûr que je n'avais pas raison quand je présumais que c'était ses animaux les responsables. Autrement, j'ai bien fait d'apporter de quoi faire payer ça. Même si l'homme en face de moi était suffisamment grand pour se défendre tout seul et de conduire ses revanches de la même façon, il restait l'un des seuls êtres humains à bénéficier de ma sympathie. Et bien plus que ça, de mon amitié. Ainsi, je n'aurais pas hésité une seule seconde à prendre la route avec lui, dans le but de démolir un concurrent; après tout ses ennemis à lui sont susceptibles de jeter leurs dévolus sur moi, s'ils en venaient à apprendre notre étroite collaboration. Mais pour une fois, ça n'était pas qu'une simple histoire de business. A mon sens, un règlement de compte aurait été davantage personnel que professionnel : là, on parle de mon camarade. Je caressais l'acier de mon gantelet en faisant légèrement crépiter les diodes se trouvant sur toute la surface de la paume, laissant s'échapper de petites étincelles bleues éphémères pour bien faire comprendre que j'étais déjà prêt à en découdre.

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Ven 15 Sep - 15:02

Kakihigi Ayatasurinin

Aaron Arkving


Une soirée banale entre amis, c'est ce qui était prévu...



Enfin, du bruit retentit contre sa porte. Pourtant, ce n'est pas pour ça qu'il bougea le moindre membre, son ami savait parfaitement qu'il pouvait entrer. Il se fit d'ailleurs accueillir par les cinq chiens du propriétaire de la maison, tous parfaitement assis devant la porte dès qu'ils eurent entendu du bruit. Aaron les rappela à ses pieds, pour qu'ils laissent son associé entrer tranquillement sans se faire sauter dessus par les canidés. Sur ses cinq molosses, comme il aimait bien les appeler, il y en avait bien un qui s'était attaché à Kakihigi, pour le plus grand mystère de son maître.
Lui qui les avait dressés depuis qu'ils étaient des chiots, il avait songé plus d'une fois à reprendre un boulot pour paraître plus "clean" au niveau de son dossier. Vu qu'il se faisait énormément d'argent, alors qu'il était censé être sans emploi, ça restait un facteur louche qu'il devait éliminer. C'est donc tout récemment qu'il avait postulé à un endroit, faisant les choses une par une, en tant que dresseur de bêtes, aussi sauvage soient-elles. Les réponses reçues à ce sujet avaient été positives, il devait simplement aller valider un dossier sur le nombre de créatures qu'ils avaient et également sur celles qu'ils pouvaient dresser. Un fou rire à peine contrôlé parvint jusqu'à ses oreilles, le sortant de sa torpeur animalière.

« Eh bah ça alors ! Tes molosses t'ont pris pour un jouet ou quoi ? Sérieusement, regarde-toi ! Ahem, bon, dis-moi tout. Qui est-ce qu'on doit aller secouer pour ça ? »


Les ricanements à moitié dissimulés n’amusaient pas Aaron, il lui fit d'ailleurs bien comprendre d'un simple regard, qui semblait plus noir que précédemment. Il laissa le temps à son acolyte de se calmer, ne souhaitant pas être interrompu par un quelconque fou rire de son vis-à-vis.

« Si tu veux aller taper dans des cadavres, je t'arrête de suite. Sauf si tu as envie de faire un petit plongeon dans la mer qui borde ce pays. »


Avec Aaron, ce genre de phrase pouvait avoir une double signification. Premièrement, il lui avait clairement indiqué que ses adversaires étaient morts, sans exception. De plus, il interdisait d'une certaine manière à son interlocuteur de remuer le couteau dans la plaie, d'une certaine manière. Enfin, ses derniers mots pouvaient signifier qu'il avait jeté les cadavres dans l'eau, ou bien qu'il jetterait le cadavre de Kakihigi avec les autres si jamais il tentait de lui désobéir.
Le regard du plus âgé daigna se tourner vers son collègue, qu'il regarda de haut en bas. Au moins, il n'avait pas plus tardé et tant mieux. Il avait encore pas mal de question, par rapport à l'avancement de ses projets, mais aussi un autre, plus personnel, qu'il lui avait demandé. Ce sujet patientera, il enchaîna sur la raison de son appel.

« Si je t'ai appelé ce n'est pas pour que tu puisses expérimenter tes jouets. J'espère pour toi que tu as ramené ici ce que tu voulais, si ce n'est pas le cas, on ira chercher tes affaires plus tard. »


Il marqua une pause, profitant de cette dernière pour se lever. On aurait dit un zombie qui cherchait à replacer son propre squelette désordonné. Il craqua ses poignets et sa nuque sur le côté gauche, replaçant son regard vers Kakihigi, après avoir reposé son derrière sur le cuir du canapé. Sa petite troupe était à ses pieds, composée d'un berger allemand feu tâché de noir, d'un labrador noir, d'un akita inu à l'apparence d'une peluche, à cause de sa fourrure ; d'un husky aux yeux vairons, ainsi qu'un chien assez imposant, le plus gros des cinq, qui ressemblait à un loup. Il n'avait du loup que l'apparence d'ailleurs.
Le labrador s'était relevé et rapproché de Kakihigi pour venir tirer sur sa manche avec la gueule, sans la déchirer. Il l'invitait simplement à s'asseoir sur le fauteuil à côté du canapé où était Arkving. Ce dernier attendit que son invité prenne place pour reprendre le sujet précédemment laissé.

« Je te rappelle que ça fait déjà un bon mois que j'attends ta réponse vis-à-vis du logement. Non pas que je m'impatiente, mais tu sais que la patience n'est pas mon fort, même si j'y travaille. »


Son regard sauta des yeux de son interlocuteur au labrador qui s'était couché aux pieds du plus jeune des deux hommes. C'était, des cinq chiens, le seul qui semblait être aussi docile avec lui qu'avec son maître. Les quatre autres n'étaient pas méchants envers Ayatasurinin, mais ne montraient pas plus de signes d'affections que cela. Aaron leur avait bien vite appris à accepter ce grand perturbateur chez eux et comme il les avait bien dressés, ils obéissaient. Aaron se questionna même un instant sur l'avis de son associé par rapport à son zoo personnel, mais il chassa vite cette idée pour continuer sur sa lancée.

« Tu sais bien que les sous-sols sont à ta disposition, de même pour la deuxième chambre, ainsi que la bibliothèque. Tant que tu resteras dans ta boîte de conserve, tu ne pourras pas évoluer plus qu'elle te le permet. »


Aaron ne passait pas par quatre chemin, même si certains de ses propres semblaient détournés, ils restaient clairs. Il voulait qu'il quitte son trou paumé et qu'il loge ici dans l'attente de retrouver quelque chose de plus convenable. De base, le plus vieux des deux n'aimaient pas partager, alors son acolyte devait se rendre compte qu'une telle proposition n'était pas donné ainsi à la va-vite et sans raisons. Laissant un temps à son ami de digérer cette proposition pouvant faire l'effet d'une gifle de bon matin, il installa le sujet sur lequel il avait eut des questions il y a quelques minutes auparavant.

« J'aimerais également savoir comment avance tes projets, que ce soit les tiens, et même ceux que je t'ai demandé il y a quelque temps. »


Pour ses demandes personnelles, Aaron parlait d'objets à fabriquer. Pour le premier, qu'il soit de la taille d'une puce électronique, ou plus petit si possible, qu'il prenne le moins de place possible et qu'il soit facilement dissimulable ou même ingérable sans que les circuits ne soient abîmés. De plus, il lui avait demandé que cette puce puisse faire office de radar, pouvant donner la position exacte de la puce. Ce n'était pas quelque chose de bien compliqué, pour ce premier cas.
Pour le second, c'était à peu près la même demande, vis-à-vis du modèle, mais il allait avoir une autre fonction, celle de servir de caméra. Avec plusieurs visions, infrarouge et nocturne notamment en plus d'une qualité qu'il voulait nette de base.
Pour la troisième demande, encore une fois, il devait garder la même base, mais cette fois, la puce servirait d'enregistreur audio, tout simplement pour enregistrer de quelconques conversations. Tout cela, ça lui servirait notamment pour son Alter quand il enverrait son individualité espionner et récolter des informations. Aaron attendit donc les réponses de son vis-à-vis, concernant les questions et les faits qu'il avait pu exposer depuis son arrivée.
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Sam 16 Sep - 19:51
"Society of Gears"

    Ce type ... Au-delà de ses grands airs mystérieux et sombres, il n'était pas si complexe que ça, en tout cas, pas pour quelqu'un aux facultés cognitives aussi pointues que moi. Si je devais résumer la raison de son précédent appel supposément urgent, je dirais qu'il souhaitait juste que j'emménage. Il est vrai que nous en avions déjà parlé plus d'une fois, et qu'il s'était volontairement - et étrangement généreusement - proposé de me recueillir chez lui, dans ce domaine plutôt chic pour des raisons que je trouvais encore floues. Outre le fait qu'il souhaitait se tenir au courant en temps réel de toutes mes avancées quelles qu'elles soient, presque comme une sorte de mentor ou de chaperon qui n'était pas sans me rappeler l'intérêt similaire que portait Powerloader, le seul professeur de Yuuei à s'être aperçu de l'énorme potentiel qui sommeillait en moi. En entendant à nouveau cette proposition, cette fois-ci dite de vive voix plutôt que par ses occasionnels appels téléphoniques, je pus prendre le temps d'y réfléchir convenablement, sans avoir l'esprit encombré par d'autres sujets comme les prochaines étapes de mes projets monopolisant le plus clair de mon temps depuis le moment même où j'ai posé le pied dans la pègre. Je n'avais, jusqu'à présent, que de vagues lignes directrices gravitant autour du seul et présomptueux but de détruire l'Académie, mais depuis ces dernières semaines, tout semblait devenir plus clair. Il avait, au final bien eu raison de me faire venir car je devais absolument lui faire part de tout ça.

    Même si sa manière de procéder m'était parfois irritante, notamment sa manie de se montrer à toute heure de la journée aussi désagréable qu'un commissaire en carence de café et de donuts, je devais admettre qu'il marquait un point, ce vieux grincheux. Un sourire frisant la gêne se dessinait discrètement sur ma figure pendant que j'entendais en écho l'un des mots qu'il avait utilisé. "Evolution", ce mot-ci me donnait des frissons dans le dos rien qu'à imaginer l'étendue de sa signification ici. En effet, Arkving semblait réellement poussé à me faire "grandir". Non pas qu'il se comportait comme un parent, je dirais plutôt comme un formateur, non ... un tuteur. Je prenais dans mes pensées l'illustration d'une plante grimpante, la tomate en l'occurrence puisqu'elle m'apparaissait presque naturellement comme un exemple des plus basiques et simple à comprendre. Sans un tuteur, soit un bâton droit sur lequel le végétal pouvait s'appuyer pour atteindre des hauteurs convenables, le plant de tomates ne donnerait jamais d'aussi beaux fruits, ils n'auraient pas eu la place nécessaire pour se développer comme il se doit et finirait forcément par ne devenir qu'une pousse moyenne, voire bas de gamme. En tant que fière pousse chargée d'un nectar maléfique mais hautement satisfaisant représenté par le talent inné que je possédais, je n'avais pas le droit de gâcher ma saveur détonante ! Même si je n'avais pas daigné lui apporter de réponses concrètes à cause des autres tâches que j'eus à compléter, je m'étais longuement mis à penser la question. J'en avais fait le tour, plus d'une fois et dans plus d'un sens, et l'heureuse conclusion de cette réflexion approfondie ne faisait pas l'ombre d'un doute. Je m'étais installé en face de lui après que l'un de ses clebs, qui semblait d'ailleurs m'avoir à la bonne par rapport aux autres plus détachés, m'ait gentiment fait comprendre de me mettre à l'aise en mâchouillant la manche de mon sweat. Je venais de le laver celui-là, bordel ! Mais notre entretien transpirait d'une sévérité qui ne manquait pas de m'empêcher de divaguer dans d'autres remarques plus ou moins humoristiques.

    « Tu n'es vraiment pas prédisposé à me lâcher avec ça ... Bien, j'imagine que je t'ai effectivement assez fait attendre, Aaron. Dans la pièce, l'atmosphère semblait s'alourdir à mesure que la discussion se poursuivait comme si ses deux protagonistes faisaient tour à tour la démonstration de leurs charismes respectifs, totalement opposés et pourtant tous les deux aussi mal intentionnés. J'ai encore deux trois bricoles au hangar, j'irais les récupérer si tu as l'amabilité de me confier un véhicule assez costaud, je ne pense pas que mes machines, ni même mon grand écran puisse entrer dans une de tes superbes bagnoles. Mon regard jusqu'à maintenant posé nonchalamment sur mon associé et ami descendait sur le chien proche de mon genou que j'effleurais gentiment de la main, appréciant la docilité du Cerbère. En ce qui concerne les quelques babioles que tu m'avais commandées, je vais être honnête avec toi mon vieux, je n'ai même pas songé à me pencher dessus. Mais cela pour une raison simple, ce ne sont pas des challenges pour moi, voyons, j'ai l'habitude de mettre les mains dans des circuits et des programmes bien plus complexes que ça, laisse-moi m'en rappeler... A ce moment, je fermais les yeux pour sélectionner dans la vaste mémoire d'Encyclopedia les trois gadgets demandés, me rappelant exactement de leurs spécificités. Une balise GPS, un émetteur radio et une caméra-espion. Je souriais comme pour rassurer l'homme austère que j'étais sur le coup, mais ça il le sait mieux que quiconque. Dès que mon matériel sera ici, je te fabriquerai ça en quelques coups de tournevis ! » exagérai-je.

    Jusque là, la conversation n'avait pas même pas encore atteint son point culminant. Le summum du confidentiel était encore à venir. Je ne questionnais même pas Bunshin sur ses motivations et ce qu'il comptait faire de ce fatras, après tout il est assez grand pour utiliser ses joujous comme bon lui semble ! C'est pourquoi j'ai préféré amener, sans transition, les informations sensibles que je ne pouvais divulguer qu'à quelqu'un de confiance. Et mes compétences sociales étant aussi développées que mon amour pour ce qui est Bon et Juste, je n'avais que lui pour remplir ce rôle particulier. Membre de la tristement célèbre Ligue des Vilains, je ne devrais pas lui fournir autant de précisions sur tout ce que je planifiais secrètement mais nos rapports dépassant un tant soit peu le pur business criminel, j'estimais sage de lui en parler à lui avant n'importe qui d'autre. Je me suis bien confortablement enfoncé dans son fauteuil, appréciant au passage le luxe de son équipement domestique, avant de joindre les mains comme j'en avais l'habitude avant de parler affaires.

    « Rassure-toi, Arkving. Je ne me suis pas tourné les pouces depuis le temps, j'étais plus occupé à mettre en place la prochaine grande menace de ce monde. Aaron était déjà au courant des quelques étapes de mon plan, je me permettais alors d'être direct en affichant un rictus des plus malsains. Society of Gears*, ça sonne bien, non ? Non seulement ma Société vendra de l'équipement haute qualité, mais elle deviendra également en temps et en heure un engrenage majeur, décisif de l'avenir du monde. (*Gears = équipement ou engrenage) Le nom de l'organisation criminelle dont je me voyais aux commandes avait été décidé en dernier, peu après avoir rencontré Lyne, après que j'eus trier et nominer moult autres noms classes et forts de signification pour nommer mon "entreprise". Non seulement Society of Gears décrivait à la perfection les deux aspects que je convoitais, mais en plus il allait comme un gant au symbole qui arborait l'ensemble de mes vêtements, un smiley que je visualisais comme un engrenage stylisé dont le sourire en façade n'était que du marketing dissimulant les événements que chaque rouage allait enclencher. J'ai réussi à mettre la main sur quelques alliés intéressants, et en tant que mon plus proche associé j'envisage de te les présenter ultérieurement, mais tout ça n'est que partie remise. Pour l'heure, je dois te parler de la partie qui te concerne directement. Je n'aime pas quémander, tu le sais, mais avec les ressources que tu mets à ma disposition je devrais pouvoir être capable de créer trois ou quatre autres cyborgs. Aux côtés des ressources humaines que je grappille parmi la crème des vilains des environs, la principale force de frappe de la Society of Gears sera sans nul doute robotique. De cette façon, je garde secrètes les caractéristiques de ses membres humains, parce qu'on n'est jamais trop prudent et qu'un informateur.. ou une informatrice, disais-je en repensant au visage faussement innocent de Lyne, pourrait vendre la mèche et gâcher la surprise à U.A. Mais bien plus que de la simple précaution, je souhaitais naturellement.. évoluer, comme tu le dis. Je me sens capable de faire beaucoup plus que des pantins robotisés et des armes, Aaron. Je dois étendre mes connaissances à d'autres domaines si je veux parfaire mes inventions, c'est comme ça que fonctionne Encyclopedia, il me permet d'apprendre et de comprendre même les plus complexes des sujets si l'on m'en donne le moyen. Alors ta bibliothèque.. j'espère qu'elle contient des ouvrages croustillants. La logistique me semble être un point crucial à développer en premier, histoire que je n'ai plus à emprunter tes véhicules tout en vendant à prix d'or les étonnantes machines de guerre motorisées que je concevrais. La médecine passera ensuite, mais ne t'imagine pas que j'envisage de panser les plaies que t'inflige tes travaux douteux. Je suis un scientifique, pas un médecin. Je parle de sérums, je parle de solutions nocives pour l'être humain, et, si le temps me le permet, je parle d'expériences totalement illégales sur de pauvres cobayes amenés de gré ou de force !! » Dans mes yeux, l'étincelle de passion s'était transformée en un brasier pareil à l'Enfer lui-même. La méchanceté pouvait se lire sur mon doux visage, la cruauté dans le sourire sournois et logo de mon vêtement.

    Une fois ces ambitions dévoilées, je me suis mis à considérer les prouesses que je pouvais accomplir si Aaron continuait à promouvoir mes agissements. Bien vite, la Society of Gears passerait en tête du classement sur le marché noir de par sa variété de produits & services et s'improvisait même en concurrent de taille pour toutes les institutions d'apprentis héros; en effet, si d'autres jeunes vilains venaient à rejoindre mon mouvement, je me ferais une joie de cultiver leurs mauvaises intentions jusqu'à faire d'eux des rejetons de Mastermind craints à travers tout le pays. Rien ni personne ne pourrait arrêter une telle machine une fois mise en marche. Tout ce qu'il lui manquait, c'était deux ou trois engrenages supplémentaires, mais, contrairement à mon camarade, la patience était l'une de mes meilleures - et seules - qualités. Après tout, un homme de science ne pouvait espérer de résultats après quelques heures d'expérimentations, non, madame la Science n'est pas une femme très pressée. Elle se plait à se faire désirer, donnant des pistes et indices de temps à autres pour que son prétendant ne soit pas découragé par l'échec. Bon nombre de savants avaient totalement gâché leurs projets par précipitation, je m'engageais à ne pas faire partie de ceux-ci. Au contraire, je me souviens avoir mis plusieurs années avant de mettre au point Hunter, le tout premier de mes androïdes téléguidés. Cependant, je me sentais soulagé de ne plus avoir à endurer de tels délais grâce à l'aide d'Arkving et de celle de tous ceux ayant exprimé le désir de me suivre ! Grâce à cette surprenante solidarité malfaitrice, mes rêves les plus fous n'étaient plus qu'à quelques sauts de puce.
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Sam 16 Sep - 23:30

Kakihigi Ayatasurinin

Aaron Arkving


Une soirée banale entre amis, c'est ce qui était prévu...



Enfin, il y venait, au sujet qui fâche. Aaron aurait également pu le couper pour lui sortir un "Effectivement, tu m'as fait attendre". Mais pour ne pas retarder les informations qu'il convoitait, il étouffa cette remarque tant bien que mal au fond de lui. Quand il évoqua le sujet des véhicules, Arkving répliqua, après la fin de sa phrase, qu'il n'avait pas "que" de superbes bagnoles comme son associé disait. Il ajouta ensuite qu'il lui confierait un van, à condition que ce soit lui qui conduise et qui du coup, l'emmène jusqu'à sa boîte de conserve.
Quand vint le sujet de ses commandes, et la révélation sur le fait que son acolyte n'en avait pas branlé une, Aaron cru exploser intérieurement. Tel un volcan en éruption, il allait lui cracher sa lave au visage, ayant d'ailleurs toujours une tronche impassible. Heureusement, Kakihigi semblait tenir à sa vie, il réussit à enchaîner rapidement sur le fait que, ce genre de demande, c'était du déjà vu pour lui. Cela calma instantanément le courroux naissant du jeune homme.

« Bien. Si tu me fabriques ça en quelques coups de tournevis, comme tu dis, ça ne prendra pas plus d'une semaine, n'est-ce pas ? »


Il jouait avec les mots, qu'est-ce qu'il pouvait être détestable en agissant ainsi. Une vraie tête à claques. Bien évidemment, son ami savait que cela voulait dire "Grouille toi de me faire ça dès que tu auras ton matos, sinon ça va barder". Avec le temps, Aaron s'était apaisé vis-à-vis d'Ayatasurinin, au niveau de son comportement. Combien de fois lui avait-il montré que, malgré qu'il ne soit pas bien grand, il pouvait frapper fort et là où ça fait mal. Mais bon, ces choses-là appartenaient au passé, pour le plus grand bonheur de celui qui avait pu se prendre des coups.
Ce dernier décida d'ailleurs de se justifier sur sa non-productivité récente et son manque de présence ces derniers jours. Il lui parla de sa fameuse entreprise, déballant moult informations importantes à son sujet. Pendant ce temps, le trafiquant l'écoutait, sans le lâcher des yeux. Si Kaki avait été attentif, il aurait pu remarquer un léger rictus déformer son traditionnel air morne pendant une petite seconde ; au moment où il évoqua le fait qu'il n'aimait pas quémander.

S'en était presque mignon, on aurait dit un gamin qui venait de voler un bonbon et qui demandait pardon. L'air habituel d'Aaron revint cependant en force, après une seconde d'écouler. D'un certain côté, il l'enviait pour ses désirs de gloire et de renommée, chose qui ne l'intéressait que partiellement. Il avait déjà fait fortune, il avait tout ce qu'il pouvait désirer, du moins que les choses achetable. Ce qu'il enviait réellement à son associé, c'était son Alter. Le sien n'était pas non plus mauvais, mais comme Arkving devait être aussi assoiffé de connaissance que Mastermind, il l'enviait.
Sans être jaloux au contraire, il voulait que son talent se développe. Que l'arbre fleurisse et porte ses fruits. Maintenant qu'il semblait avoir enfin accepté son offre, il allait pour évoluer sur le chemin qui lui était destiné. Aaron se leva du canapé, faisant craquer le bas de son dos en s'étirant difficilement sans trop forcer. Ce serait dommage d'élargir sa blessure.

« J'ai déjà dépensé des millions pour toi Kaki', alors ce que tu prépares a intérêt à en valoir le prix. »


Il invita son ami à se lever, lui indiquant qu'il allait lui faire revisiter les sous-sols qu'il avait agrandi tout récemment, en prévision de son arrivée. Il ajouta que le reste de la demeure n'avait pas changé. Quittant le salon, avant de s'approcher de la porte qui menait à la cave, il se retourna et mis en garde son cadet.

« Créer tout ce que tu as envie, je te laisse les sous-sols à disposition. Néanmoins, je suppose que tu t'en doutes, mais je préfère rappeler... »


Il se rapprocha pour faire face à son interlocuteur. Sans chaussure, Aaron était clairement plus petit et s'en était frappant, surtout à côté d'Ayatasurinin. Il leva les yeux vers ce dernier, ayant un regard sortant des tréfonds des abysses ainsi qu'une voix d'outre-tombe à en faire frémir le squelette.

« Si tu testes une seule de tes expériences sur l'une des créatures vivant ici... Je te tue. »


La délicatesse des mots et Aaron faisaient clairement deux. Il savait parler, même bien parler. Mais dans ce genre de situation, il était sec et froid. Kakihigi savait pertinemment qu'il ne plaisantait pas quand quelque chose concernait ses fameuses bêbêtes. Après cette mise en garde, il reprit un ton plus léger voir même détendu. Son aura meurtrière semblait avoir aussi disparu, tandis qu'il descendait une à une les marches. Le premier sous-sol était des plus classiques une petite pièce simple où il entreposait un bon nombre de choses, comme des boîtes et paquets de nourriture pour tout le petit monde qui vivait chez lui.
Cette pièce banale comportait du mobilier, comme des étagères, un placard et un congélateur. D'un mouvement de tête envers le plus jeune, il lui indiqua de regarder ce qu'il faisait. Du doigt, il pointa l'un des coins de la pièce où se trouvait un gros terrarium remplis de verdure, avec du lierre et des branchages.

« J'espère que tu n'en as pas peur. Ils sont inoffensifs, du moment que tu ne hurles pas et que tu les manipules sans être brusque. »


Aaron plongea sa main dans le cube, attrapant ce qui semblait être une branche. Non en réalité, ce n'était pas une branche, mais un phasme géant, aussi appelé bâton du diable. Il expliqua ensuite que cette cage contenait trois phasmes, pour le moment. Chaque phasme avait, au niveau du corps, une sorte de bague en silicone étirable, pour qu'elle n'étouffe pas l'insecte. Sur chaque anneau, se trouvait un simple petit bouton à pression, sur lequel il fallait appuyer. Chaque bouton ouvrait un passage dans cette petite pièce anodine.
Il pointa le plus petit des trois, lui indiquant que celui-ci possédait l'interrupteur qui ouvrait un passage au deuxième sous-sol. C'était là où se trouvait le plus gros de sa collection, que ce soit au niveau des armes blanches, des armes à feu, on y trouvait de tout. Rien de bien étrange pour un trafiquant d'armes après tout. Il devait d'ailleurs faire la taille de son salon et de sa cuisine réunie. Il comportait non seulement un entrepôt d'armes variées, mais des stands de tir et de lancé. C'était un peu le fourre-tout pour les choses illégales ici. Il fallait fouiller pour trouver ce qu'on cherchait.

Le second, de taille moyenne, était celui qui gardait l'accès à une pièce non aménagé pour le moment. Cette pièce en question, il l'avait fait construire pour lui. C'était en quelque sorte son bureau personnel dans lequel il allait pouvoir expérimenter ce qu'il souhait. Il ne se trouvait pas dans le second sous-sol, mais sur la droite de la cave. De plus, dans sa pièce, il y avait également un interrupteur découvrant un passage qui menait directement au deuxième sous-sol. Comme ça, il n'aurait pas besoin de ressortir de son laboratoire perso pour y accéder.
Le troisième phasme, le plus imposant, portait lui aussi un interrupteur sur son collier. Celui-ci ouvrait une porte sur la gauche, symétrique à la porte menant au futur coin de son associé. Ce lieu lui servait de laboratoire personnel. Sachant que le second sous-sol était réservé à l'entraînement et au stockage d'objets illégaux, ici, il expérimentait des choses du domaine scientifique. C'était principalement là où il gardait les venins et antidotes de toutes les créatures qu'ils connaissaient. Ce genre de combine était d'ailleurs possible grâce au fait que son Alter puisse se transformer en n'importe quelle créature vivante.

Sa pièce comportait également le même système pour se rendre au second sous-sol. Aaron avait minutieusement pensé à chaque détail qui pouvait composer sa maison. La cave comportait donc trois passages, un au fond de la pièce, au niveau du sol qui s'ouvrait de lui-même grâce au mécanisme ; ainsi que deux autres, parallèles, sur la droite et la gauche, dissimulés par des meubles lourds et remplis. Ce n'était pas des plus innovant, d'avoir des sous-sols aménagés, mais ça restait diablement efficace.
L'ex-policier précisa également à Ayatasurinin, encore une fois, de manipuler les phasmes avec précaution. Étant une espèce fragile, qui vivait maximum un an, il fallait en prendre soin. Avant de remonter à l'étage, il posa une question nette et directe à son ami, tout en reposant avec une extrême délicatesse l'insecte dans son vivarium.

« Des questions ? »

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Mar 19 Sep - 17:29
Evil but Friendly.


    Pendant toute la durée de mon speech, Aaron n'avait cessé de me regarder avec ses deux yeux indifférents, ce qui n'était pas une mauvaise chose, cela voulait simplement dire qu'il n'avait pas décroché. Même s'il était réputé pour son manque cruel d'empathie, le petit d'homme ne s'était pas encore enragé, même lorsque je lui appris que ses demandes n'étaient pas de mes principales priorités. Pourtant il y avait de quoi, connaissant sa patience légendaire Aaron aurait certainement pu partir en vrille dès le moment où je lui avais déclaré ça avec une attitude des plus décontractées. Même s'il s'entête à jouer au Grand Méchant Loup, menaçant à tout va de telle ou telle atrocité pour qu'on le prenne au sérieux malgré sa petite taille, je n'avais aucunement peur de lui. Non pas parce que nous étions amis, je le sais capable d'éliminer proprement - ou non - ses alliés s'ils le décevaient, mais plutôt parce que je pouvais déduire clairement l'usage qu'il pourrait faire de moi et de mes éclairs de génie. En effet, il bénéficiait de son propre constructeur d'armes et non des moindres, aucune de mes inventions ne se retrouverait sur le marché. Il devait avoir saisi cette donnée depuis longtemps puisque malgré les "millions" qu'il avait déjà déboursé pour mes recherches, il ne semblait pas hésiter à continuer l'investissement. Mais il me sous-estimait visiblement, s'attendant à ce que je lui présente mon travail dans une semaine au plus tard ! Une fois que tout mon matériel sera sur place, je serais en mesure de bidouiller les circuits de quelques puces que j'avais en rab pour qu'ils intègrent les fonctions qu'Arkving souhaitait voir apparaître. Devant ces différents affronts, je ne pouvais que lui demander à nouveau de ne pas s'inquiéter, chaque perle émergeant de mon cerveau se suffisait à elle seule pour témoigner de leur qualité.

    Le sinistre milliardaire se lançait désormais dans une visite guidée des quartiers, tout du moins de ceux qu'il comptait m'octroyer. En sous-sol, une cave lugubre où il rassemblait entre autre de la nourriture pour animaux en tous genres servait de couverture pour toutes les autres pièces cachées. Son système d'interrupteurs était l'un des plus singulier, et pourtant des plus ingénieux que j'ai été donné de voir dans mon existence. C'était sur trois insectes à l'apparence insignifiante qu'il "cachait" les commandes, des phasmes, réputés pour leur aspect parfait pour le camouflage en milieu naturel si j'en crois les informations que j'ai reçu des enseignements de Maman sur toutes sortes de bestioles du genre. J'arquais un sourci durant toute la durée de son explication, profondément amusé par la subtilité comique de son système. *Des insectes... t'es sérieux, Arkving ..? * Je n'en revenais pas.

    Mon lieu de travail dans la résidence d'Aaron m'était présenté ici même, caché derrière le second passage démontré par le maître des lieux. Là-bas je pourrais ranger tout mon bazar. Je songeais en faire un atelier d'expert avec outils et matériaux à foison, régulièrement animé par des débats intellectuels entre Shukii et moi, et où naîtrais les armes de l'Apocalypse prochaine. J'y stockerai également tous les futurs cyborgs que je créerai, les imaginant déjà tous rangés avec soin, peut-être du plus fin au plus costaud, ou des plus secondaires aux véritables machines de guerres... Plus tard, nous pourrons déclarer la guerre à une nation entière à tout va, quand cela nous chantera. La seule chose que le propriétaire de maison m'interdisait de faire ici, était de procéder à des expérimentations sur SES bêtes. Dommage, il en avait tellement que j'aurais pu découvrir de nombreuses particularités intéressantes et réactions différentes à mes fabrications. Imaginez, une tortue entièrement remasterisée pour avoir une carapace de titane remplie de canons pour tirer salves sur salves de munitions perforantes... Bref. J'acquiesçais ses instructions d'un signe de la tête discret, songeant essayer de chiper un rat ou deux dans les parages pour servir de cobaye comme depuis la nuit des sciences. Je n'avais aucune questions particulières suite à ses explications, j'avais pu retenir sans même utiliser Encylopedia l'emplacement des différentes pièces secrètes.

    Nous sommes alors remontés. Un coup d'oeil à l'extérieur, et je voyais le ciel se raviver, retrouvant de chaudes couleurs indiquant que la matinée continuait à se consumer et que la ville se réveillait tout doucement. Il ne devait pas être plus tard que huit heures trente, si j'en croyais l'heure à laquelle Arkving m'avait réveillé. Je craignais d'ailleurs d'entendre un chant de coq impertinent demain matin, maintenant que je pouvais considérer ce logis comme le mien. Je me grattais la tête, affichant une moue embarrassée, reconnaissant pour les bonnes intentions que mon camarade affichait envers moi en me fournissant tout ceci. Mais je n'en disais rien, il n'y avait pas de place pour les émotions entre criminels potentiellement dangereux.

    « Bon. Si tu n'as rien à rajouter j'irais chercher tout ce que j'ai laissé à l'entrepôt, tu me passes les clés ? »

    Un sourire innocent traduisait la sympathie amicale et sincère que je pointais droit sur lui. Je continuais à nécessiter son aide, mais bientôt je serais en mesure de lui rendre la pareille que ce soit avec l'argent que la Society of Gears saura me rapporter ou la puissance que je saurais produire avec elle.
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Mer 20 Sep - 1:04

Kakihigi Ayatasurinin

Aaron Arkving


Une soirée banale entre amis, c'est ce qui était prévu...



Une fois la visite des lieux achevés, principalement pour les changements ayant eux lieu aux sous-sols, ils remontèrent. Le soleil était déjà haut dans le ciel, Aaron s'imaginait bien dans son lit à pioncer à cette heure, mais pas cette fois-ci, pour son plus grand désarroi. Sa blessure à l'abdomen lui picotait encore les nerfs, mais il savait se tenir sous la douleur. C'était d'ailleurs peu probable que Kakihigi ait remarqué les légers étirements de ses lèvres quand la douleur lui tiraillait un peu trop les entrailles. Il n'était pas expressif de nature, et la douleur n'y changeait rien.
La voix de son nouveau colocataire vint d'ailleurs le sortir de sa douloureuse torpeur.

« Bon. Si tu n'as rien à rajouter j'irais chercher tout ce que j'ai laissé à l'entrepôt, tu me passes les clés ? »


Un haussement de sourcil, vaguement blasé, ainsi qu'un soupir accompagnant le tout fut la première réponse visuelle d'Aaron. Il enchaîna par la suite sur un ton un peu plus souple, vu la mine si... Joyeuse de son associé.

« Si tu parles des clés de la baraque, ton double est déjà dans tes poches. Si c'est pour celle du van, je la garde et je t'emmène. »


En ayant indiqué le fait que les clés se trouvaient dans ses poches, il avait tapoté en question l'une de ses poches arrières. Oui ça ne le gênait absolument pas de taper le derrière de son cadet, il s'en fichait un peu à vrai dire. En parlant des clés du van, il agita un petit trousseau devant lui, du bout de ses doigts, puis se ravisa et le rangea dans la poche de son pantalon. Avant de sortir, il allait devoir enfiler un haut. Il était toujours à moitié torse nu, vu que sa peau était en partie cachée par des bandages.
Après avoir annoncé à Kaki qu'il allait enfiler quelque chose pour ne pas sortir dans ce genre de tenue, il monta à l'étage. Il avait délibérément oublié de préciser qu'il allait prendre un peu plus de temps pour changer ses bandages déjà bien rougis. Dans un élan digne d'un zombie traînant sa carcasse, il monta à l'étage, suivit par ses chiens qui montaient sagement un à un.

La douleur lui faisait serrer les dents à chaque pas, discrètement évidemment. Jamais, oh grand jamais il n'irait montrer sa douleur, encore moins devant son ami ici présent. Il préféra donc s'isoler, ayant un prétexte parfait. Une fois dans sa chambre, n'ayant pas vérifié si le plus jeune des deux l'avait suivi ou non, il ressortit le matériel qu'il avait utilisé. Cotons, compresses, de nouvelles bandes, une seringue, ainsi que deux fioles.
Il s'injecta une première dose, prise dans une petite fiole au bouchon ayant une surface en caoutchouc. Le produit ayant pour but d'augmenter partiellement sa production de globule rouge pour ainsi accélérer le processus de coagulation. L'ex-policier jeta la seringue usagée et ouvrit un sachet hermétique où s'en trouvait une neuve. Le fortuné inséra l'aiguille dans un second flacon, celui-ci ayant pour but de calmer les douleurs.

Néanmoins, avant de s'injecter ce qui allait calmer ses futurs spasmes de douleur, il retira ses bandages pour regarder sa plaie. Elle était très... Laide. On ne distinguait pas d'infection pour le moment, elle avait même été recousu de manière assez propre et linéaire. Le fil tenait et tant mieux pour son propriétaire. Toutefois, du sang s'échappait toujours de cette plaie encore fraîche et risquait de former des croûtes ou des caillots.
Avec sa première injection, il espérait que le problème se règle au plus vite. Qu'il ne saigne plus au moins, ça lui éviterait un malaise pour cause de perte trop abondante de sang. Et puis faire un malaise devant son associé serait gênant, très gênant, à éviter donc. Pour ce qui était de ses bandages au visage, il ne fit que les changer. N'ayant pas de plaies réelles, il n'avait qu'à remettre des bandes propres.

Rien que la désinfection et les points de pression au niveau de sa blessure le faisaient se tordre intérieurement. Quel mal de chien, il en soupira, de manière colérique. Il pouvait d'ailleurs entrevoir au moins l'un de ses canidés qui l'attendait devant la porte de sa salle de bain privée. Il était couché, et observait son maître, les yeux larmoyants. Les animaux, surtout les chiens, étaient sensibles aux ondes dégagées par leur propriétaire. Même si Aaron ne criait pas et ne pleurait pas, on aurait dit qu'il pouvait ressentir les émotions qui coulaient au plus profond de lui.
Quelles étaient étranges, ces créatures-là auxquelles il s'attachait, les animaux. Même si le seul avec lequel il avait du mal restait sa propre espèce. Il se leva du rebord de sa large baignoire, allant dans son dressing qui se trouvait être la porte opposée de sa salle de bain. Et quel dressing ! Aussi grand en long qu'en large.

Le plus frappant restait la propreté et le rangement si bien millimétré, un peu comme dans tous le domaine d'Arkving d'ailleurs. Les vestes avec les vestes, le tout classé selon les coloris, du plus foncé au plus clair. Mais également classé selon les saisons et la matière de chaque tissu... Une véritable caverne aux merveilles, qui restait avec aux moins trois quarts de couleurs sobres et une moitié de vêtements chics et/ou luxueux.
Sachant qu'il était blessé et que sa blessure pouvait de nouveau saigner, il abandonna de remettre une nouvelle chemise. Il ne pouvait pas s'étirer ou faire de mouvement trop brusque et trop large, au risque de craquer ses propres coutures. Il opta donc pour quelque chose de simpliste, ôtant un sweat quelconque bleu nuit, qui irait très bien avec son jean noir. Après tout, il ne sortait pas défiler, mais accompagner un ami chez lui. Pas besoin donc de sortir quelque chose d'extraordinaire.

Tenant donc son pull d'une main, il quitta sa chambre pour redescendre et rejoindre Kakihigi. Il dut attendre d'être en bas des escaliers, pour passer sa tête par le trou du vêtement pour pouvoir l'enfiler. Ce fut d'ailleurs avec une lenteur, qui consistait à sécuriser ses propres mouvements, qu'il enfila les manches. Ne pas rouvrir la plaie, c'était ce qu'il se répétait mentalement à chaque mouvement de bras qu'il ralentissait mécaniquement.

« On peut y aller. »


Bien qu'il avait précisé avant qu'il voulait conduire le van, une fois arrivé au garage, il jeta les clés à Kaki tout en montant à la place passager. Il montra bien qu'il venait de faire ça à contre coeur, mais c'était pour sécuriser ses blessures. Conduire n'était pas spécialement fatiguant, mais il allait devoir se ménager le temps que ses plaies cicatrisent.

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Ven 22 Sep - 19:42
Moving Out.

    Pour une fois qu'Aaron se permettait un peu d'écart par rapport à son sérieux intransigeant habituel, il fallait que ce soit pour me tapoter les fesses ! Un geste qui ne lui ressemblait pas le moins du monde et pourtant, c'était sans même s'arrêter sur la bizarrerie de celui-ci qu'il poursuivait son pas vers le garage où le carrosse nous attendait. Des plus surpris, je n'ai eu le temps que de lui adresser une grimace rancunière, songeant immédiatement au bonheur que ce serait de lui rendre la pareille, avec le gant électrique monté sur ma main droite ! Un coup de jus, même à 25% de la batterie, suffirait à lui engourdir les miches pour les dix prochains mois ! Mais Arkving n'étant absolument pas du genre à plaisanter régulièrement, je m'estimais "chanceux" d'avoir à voir ce côté plus que caché de sa personnalité. *Parce que toi aussi tu sais plaisanter maintenant ... * Je le regardais s'éloigner, s'enfonçant dans les murs de sa demeure pendant que je restais toujours sous l'effet de surprise. Je posais ensuite une main inquisitrice sur la poche arrière qu'il venait de toucher, pour trouver en effet qu'une clé y avait été glissée. Il était décidément plein de surprises, ce matin. Quelque chose me disait que monsieur l'Austérité commençait à s'ouvrir un peu, au moins avec moi. Ca n'était pas plus mal, peut-être cesserait-il enfin de me prendre pour un enfant. Car, toute l'aide qu'il mettait à ma disposition semblait aussi dissimuler une once d'inquiétude; non pas qu'Arkving cherchait à me chaperonner mais il semblait ne pas me croire capable de me montrer sérieux, le forçant à être sur mon dos constamment. Mais si nos liens se renforçaient, surtout après que je me sois définitivement installé, il ne faisait aucun doute qu'il m'écouterait un peu plus.

    Lorsqu'il est monté se changer, j'ai fait quelques pas dans le salon où nous étions précédemment assis pour jeter un oeil aux alentours. Une décoration sobre, des meubles chics, d'autres kitsch, d'autres très... Aaron. Je ne voyais pourtant pas la trace d'une photo d'enfance, dommage. Je farfouillais un peu cette nouvelle demeure qui m'accueillait chaleureusement pour me familiariser avec elle, je repérais avec attention chaque détail, retenant à une vitesse affolante toutes les spécificités qui n'échappaient pas à mon oeil perçant. Pendant l'espace d'un instant, je fus frappé d'un éclair de génie dont j'avais l'habitude, et visualisait de nombreuses améliorations pouvant être installées pour rendre ce repaire plus moderne, ou juste plus dangereux.

    *Tiens, une trappe ici ... Des détecteurs de mouvements lasers ici, et là ... Des caméras dans tous les coins... Oh, pourquoi pas des lanceurs de fléchettes sur tout ce mur ! ATTENDS ! Mieux ! Un filet électrique de grande envergure tiré depuis le plafond ...?!*

    Au fur et à mesure que je dévorais des yeux les surfaces améliorables, j'imaginais davantage de broutilles pouvant paraître "parano" sur le papier, mais aussi se montrer mortellement utile en cas d'invasion. Il faut penser à tout, surtout quand on vit dans une si belle baraque. Je n'étais pas jaloux, mais à côté de l'entrepôt qui m'abritait, cette maison était tellement plus vivable. Pourtant je déplorais mon nid douillet pour la discrétion du tonnerre qu'elle m'assurait, personne ne venait m'embêter là-bas. Personne ne se doutait même de ce qui s'y tramait ! Dans la résidence d'Aaron, nous pouvions être épiés de partout; les voisins, les passants, les patrouilles ... Tout le monde était amené à se demander "mais qui vit dans ce palais ?" et si leur curiosité les piquait jusqu'à découvrir la ménagerie et l'armurerie que l'endroit était en phase de devenir, il fallait être prêt à leur faire regretter l'envie.

    Des pas lents se faisaient entendre dans l'escalier, Aaron avait fini de se pomponner. Il redescendait le pull à la main, l'enfilant avec précaution devant mon regard passif. Je l'imaginais redescendre en costume trois pièces, mais la combinaison pull-pantalon allait tout aussi bien. Nous allions devoir traverser la ville avec son bolide, et attirer l'attention était la dernière chose que nous voulions faire. Zero & Hunter nous suivirent jusqu'au véhicule, j'avais l'intention de couvrir nos arrières pendant qu'il nous conduisait chez moi, mais, plongeant un cran plus loin dans la surprise, Arkving me passait nonchalamment les clés de son van avant de prendre place sur le siège passager. Il venait pourtant d'exprimer sa volonté de conduire, qu'est-ce qu'il trame ? Aaron se comportait bizarrement, je commençais à le soupçonner d'avoir quelque chose en tête en entrant dans la voiture, le visage ne montrant rien de mes doutes pour ne pas alerter mon bon ami au comportement anormal. Si je ne le connaissais pas aussi bien, je dirais qu'il essayait de me tuer après m'avoir attiré dans un guet-apens. Mais je chassais l'idée de mon esprit, en faisant grimper ma paire de gardes robotisés à l'arrière. Ces gaillards assuraient ma sécurité mieux que quiconque, et, seul, même Aaron pouvait avoir du mal avec eux. Ils n'étaient pourtant encore rien comparé à ce que je voulais faire d'eux. Presque des prototypes, ces versions présentes manquaient cruellement d'attirail et je comptais le leur ajouter moi-même, comme un vrai papa poule s'occupe d'habiller ses gamins.

    J'ai alors dirigé le véhicule à travers les rues japonaises où la population affluait de plus en plus au fur et à mesure que la journée se consumait. Après une bonne trentaine de minutes de route, nous avons enfin pu apercevoir les limites de la ville. Marquées par des bidonvilles désolés et désolants, des barils encore fumant sûrement utilisés la veille par des sans-abris pour se réchauffer et des hautes herbes envahissant les espaces dont l'Homme leur faisait cadeau. Parmi toute cette ruine urbaine, mon hangar siégeait "fièrement" - quoique rouillé, tombant en morceaux et fréquenté par des familles de nuisibles -. Plusieurs souvenirs me traversaient l'esprit quand je revis ce qui me servait de toit. Il paraissait maintenant si miteux, après que j'ai pu voir le luxe qui s'offrait à moi et l'avenir qui va avec. Pourtant, c'est ici que j'avais mis au point mes plus belles créations, ainsi que les tous premiers androïdes de ma future collection. J'avais vécu quelques années ici et changer du jour au lendemain me semblait si ... brusque. Ce matin encore, je me réveillais dans cette misère, tiré de mon sommeil par l'appel téléphonique et fatidique d'Arkving. J'ai garé le van en marche arrière près de la porte pour qu'il soit plus facile d'y entreposer les diverses installations que je comptais récupérer.

    « J'en ai pour une minute. »

    En sortant du véhicule, je refermais la portière en adressant un regard à mon compagnon. J'ouvrais ensuite les portes du coffre, appelant Zero et Hunter par la même occasion pour qu'il me donne un coup de main. De vrais hommes de main fidèles et serviables, ils faisaient des allers et retours pour transporter les boîtes en carton que je préparais avec les affaires que je voulais emporter. Nous n'aurons pas la place d'amener le grand écran de mon unité centrale, alors je l'abandonnais là en prenant soin néanmoins de retirer la carte à puce qui contenait tout le programme de Shukii, je le réinstallerai plus tard sans encombres. Il y avait des outils, des boulons, des écrous, des vis, du câblage, des circuits en veux-tu en voilà, mais l'un des cartons était spécialement rempli de mes vêtements. Heureusement, je ne portais pas de grands intérêts aux gardes-robes trop garnies, alors le paquetage était plutôt léger. C'était d'ailleurs le seul carton que je me dévouai à porter, le posant parmi les autres, je marquais un nouveau départ. Le dernier coup d'oeil que j'ai jeté à l'intérieur désormais esseulé du bâtiment isolé me fendit le coeur ; si ça se trouve, un petit veinard viendra fouiner par ici et tombera sur quelques unes de mes affaires oubliées et se mettra à construire les mêmes horreurs que moi. J'ai rejoint le volant aussitôt que les adieux furent faits.

    « Je suis prêt. T'aurais pas besoin de passer à l'épicerie ? C'est sur la route. » prononçai-je sur le ton de la rigolade sarcastique tout en démarrant le moteur, conscient que nos deux têtes d'affreux feraient l'objet d'une enquête rigoureuse si elles se pointaient dans un supermarché.


    Nous sommes sortis des parages sans grandes tumultes si ce n'est un trafic relativement mou. J'en profitais pour allumer la radio, parcourant les stations disponibles en jugeant les expressions d'Aaron sur chacune pour voir laquelle se laissait écouter.

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Ven 22 Sep - 23:00

Kakihigi Ayatasurinin

Aaron Arkving


Une soirée banale entre amis, c'est ce qui était prévu...




Aaron ne fit pas attention au regard visiblement troublé que semblait cacher son acolyte. Peut-être s'attendait-il à un coup monté du plus âgé, ce n'était clairement pas le cas. Il était simplement fatigué, et un peu planant à cause des calmants qu'il avait pris quelques minutes plus tôt. Son état physique ne changeait en rien sa mine habituelle, de marbre. Toujours aussi impassible, les yeux mornes tout aussi inexpressifs que sa bouche.
Faisant confiance à Kakihigi pour le pilotage, il ferma les yeux sur toute la durée de l'allée, simplement pour débuter sa période de repos. Se détendre, ne penser à rien, se laisser bercer par le moteur sans écouter autre chose... Aaron somnola la première partie du voyage.

« J'en ai pour une minute. »


Cette phrase de son associé le réveilla à moitié, il ouvrit péniblement un œil en ne sortant qu'un "Hm" en guise de réponse. Lui qui de base, devait le conduire jusqu'ici et en plus l'aider, il ne fit rien à part rester assis. La fatigue, mêlée à de la flemme était un véritable combo gagnant pour réduire sa productivité. La tête contre le rebord du siège, il releva sa nuque pour observer ses paumes.
Aaron essaya, profitant de l'absence de Kakihigi, de faire sortir son Alter, mais rien ne se passa. Un léger rictus agacé vint tacher sa mine inexpressive, il n'était pas surhumain, et son corps ne semblait pas encore apte à diviser de nouveau son esprit pour le moment. Un soupir lassé sortit d'entre ses lèvres tandis qu'il relâchait de nouveau la tête en arrière. Sa situation était embarrassante et il espérait ne pas avoir à ressortir de si tôt, du moins pas avant que son individualité ne daigne ressortir.

Ayatasurinin ne se fit pas trop attendre, bien qu'il n'avait clairement pas pris "une minute". Arkving avait hâte de rentrer et de pouvoir s'allonger, du repos, c'était ce qu'il lui fallait. Quand son nouveau colocataire revint poser ses fesses sur le cuir de son siège, il écouta sa réplique, mais n'eut aucune réaction primitive. Pas un regard, quoi qu'il semblait avoir détourné les yeux de son point fixe pour en choisir un autre, ni un mot. Ce n'est qu'après que Kakihigi ait démarré le moteur que le trafiquant lui répondit.

« Il y a ce qu'il faut dans le frigo et les placards. Sinon tu peux commander ce que tu veux. »


Bref, Aaron ne passait pas par quatre-chemins, ne souhaitant pas s'éterniser dans sa voiture en position assise. Malheureusement, le voyage du retour fut plus long que l'allée, Mastermind s’affairait à chercher une radio potable de la région. Aaron lui, restait dans la même position, bougeant parfois son crâne sur le repose-tête pour ne pas finir avec un torticolis. Son esprit ne faisait pratiquement plus attention à son environnement, il lui arrivait donc de grimacer entre chaque mouvement à cause de ses blessures.
Des gestes inhabituels, sachant que le susnommé Bunshin n'était en rien quelqu'un d'expressif, qu'il puisse exprimer quelque chose, de la douleur qui plus est, était un véritable phénomène surnaturel. Il se rendit compte d'ailleurs de son laissé-allé, ouvrant mollement les paupières pour tomber sur le plafond du van.

Son souffle était lourd et lent, c'était une véritable décharge de picotements qui lui torturait les entrailles à chaque respiration. Aaron détestait ce genre de situation, s'il avait été seul, chez lui, il aurait grogné et pesté contre ses blessures. Mais là, il se retenait, et ça pouvait se remarquer à cause de ses sourcils, plus froncés que d'habitude, et des rictus nerveux qu'il pouvait avoir aux coins des lèvres.
Vivement qu'ils rentrent, c'était ce qu'Arkving souhaitait le plus au fond de lui. Qu'il puisse hurler si le cœur lui en disait, dans une pièce insonorisée pour ne pas que Kakihigi l'entende évidemment. Il avait beaucoup trop de fierté et d'amour-propre pour montrer la moindre goutte de faiblesse chez lui. Les klaxons faisaient un canon interminable et on ne voyait pas le bout des bouchons.

Si Aaron avait su, il se serait injecté une dose plus forte de calmants, car ces derniers s'étaient clairement envolés comme une feuille-morte portée par un coup de vent. Le plus gênant devait être la réaction de son acolyte. Nul doute qu'il avait dû observer les moindres faits et gestes de son aîné. Il le savait observateur. De ce fait, Aaron n'osait pas tourner la tête vers lui, croiser son regard dans lequel il verrait peut-être de la pitié, ou de la compassion...
Il détestait ce genre de regard, cela lui donnait envie de frapper la tronche de la personne qui osait le regarder ainsi. Les seuls souvenirs qui lui revenaient en mémoire, dans lesquels il voyait des visages qui le regardaient de cette manière, il les chassait à chaque fois.

L'ex-trafiquant pestait aussi contre lui-même de ne pas avoir pensé à prendre quelques choses, juste au cas où. Cela ne lui ressemblait pas, lui qui était toujours prévoyant, il avait laissé une telle futilité de côté, se disant qu'il n'en aurait pas besoin. Grossière erreur, cela lui servait de leçon d'un côté, il en tirerait partie la prochaine fois. Il se sentait à moitié avachi sur son siège, aussi fut donc t-il pris d'une envie de se redresser pour être droit.
Là encore, il en plissa les yeux. Le mouvement, bien que simple, lui arracha un léger souffle impulsif au niveau du nez, il pestait contre sa douleur. Puis, un soupir. Un soupir reflétant une sorte de désespoir infime mêlé à son traditionnel air blasé. Aaron glissa sa main gauche sous son pull pour venir à peine effleurer les bandages qu'il avait sur lui. Non, il n'avait même pas besoin de vraiment les toucher, il sentait quelque chose de chaud couler sur son bas-ventre.

Aaron avait beau saigner de nouveau, ce n'était pas aussi abondant qu'une vraie plaie ouverte. Un fil avait dû craquer, ou se desserrer, tout simplement. Sa plaie étant encore fraîche, il n'était pas surprenant que du sang s'en échappe encore. Pourtant, il avait pris quelque chose qui avait pour but de lui faire coaguler le sang, permettant ainsi l'arrêt de ce genre de saignements. Visiblement, il n'avait pas dû s'en injecter assez, peut-être que la douleur avait faussé son jugement lors du dosage.
L'ex-policier ressortit sa main de sous son pull, dont le devant été tâché légèrement. Il loucha sur sa main décorée de son propre sang, frottant son pouce contre ses autres doigts pour sentir le contact simpliste de ce liquide vital. Le glissement du sang avait quelque chose de relaxant, Aaron semblait totalement planer à regarder sa main.

Il la laissa retomber doucement, sans se faire mal, au niveau de sa cuisse. Le regard tourné à l'opposé du conducteur, il observait l'extérieur. Dehors, il faisait bien jour, pourtant, Aaron aurait souhaité qu'il fasse nuit, il aurait pu dormir. Il avait du mal à trouver le sommeil en journée, malgré qu'il lui arrive d'avoir des semaines totalement décalées. Tout cela dépendait en réalité de son emploi du temps, ou plutôt de ses trafics et autres affaires illicites.

« Je vais sortir et tous les buter s'ils se dépêchent pas d'avancer leurs caisses... »


Cette fois-ci, Aaron avait simplement pensé tout haut. Chose pas spécialement rare, qu'il utilisait en général pour transmettre amicalement, ou non, des menaces internes. Il avait réellement envie de faire un meurtre à cet instant, son état de blessé ne l'aidant pas spécialement non plus, mais cela lui permettait au moins de garder les pieds sur terre.
Bien qu'à des moments, il se sentait partir dans les bras de Morphée, mais la symphonie perpétuelle des klaxons le ramenait immédiatement à la réalité. Pitié, faite que ces bouchons se dégagent, et cela, le plus vite possible.

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Lun 25 Sep - 8:29
Taxi Driver !!

    « ... FLASH INFO ! Si vous avez l'intention de passer en ville, faites demi-tour ! Un incident causé par un homme ayant perdu le contrôle et saccagé plusieurs vitrines force les autorités à bloquer l'accès de cette artère, proposant une déviation moins risquée pour tous les usagers. Conduisez avec prudence, et restez à l'écoute pour ...
    - Fait ch*er ! M'écriai-je en donnant un coup de poing nerveux au volant, comme si cela arrangeait les choses. Il va vraiment falloir que j'invente quelque chose pour éviter ça la prochaine fois... »

    Mon élan semblait avoir troublé le sommeil léger de mon passager, qui en plus d'être salement amoché, semblait également avoir profité d'un moment d'inattention de ma part pour se droguer. Voilà qu'il gesticulait, grommelait et se tapait un trip que même moi n'arrivais pas à comprendre en regardant son propre sang tâcher sa main. Je savais qu'il était blessé, mais de là à se plaire à admirer ses saignements... Aaron était vraiment plus complexe que je n'osais déjà le croire. Je jetais des coups d'oeil discrets vers lui, constatant que son état le dérangeait vraiment. Pourtant, quelqu'un d'aussi riche que lui devrait avoir une bonne tonne de médicaments en tous genres dans son placard à pharmacie, je me demandais bien si la drogue dure en faisait partie. Même si je compatissais à sa douleur, je ne pouvais m'empêcher de trouver le comique de la situation parmi les décombres de frustration que nous partagions face à cette queue qui s'étalait à perte de vue. Les citoyens, eux, râlaient au moins autant, si ce n'est plus, donnant en choeur des coups de klaxons couvrant de peu le son - pas si - relaxant de la station radio. Secrètement, j'éprouvais l'envie de me diriger vers le lieu de l'incident indiqué, l'homme d'affaires reprenant le dessus m'urgeant d'aller trouver plus de recrues pour la Society of Gears. Mais nous avions autre chose à faire, cette fois. J'ai hésité une bonne minute, me mordillant la lèvre inférieure face au conflit intérieur qui opposait mes idéaux égoïstes à la compassion amicale que j'avais pour Arkving. Lorsque je me suis enfin décidé à agir, je relâchais un grand soupir témoignant de la difficulté de cette décision.

    Braquant le volant brusquement sur la gauche, je chevauchais un trottoir sans percuter un seul piéton - par pur hasard, car je n'avais rien d'un pilote de course ! - et pénétrais une ruelle un peu étroite mais libre dans laquelle nous pouvions circuler... Enfin, de très peu, la grosseur du van faisait que les parois de part et d'autre de la ruelle frottait périodiquement la carrosserie à chaque petit écart que je devais faire pour ne pas qu'on écrase un chat noir, ce qui serait l'équivalent d'une bonne dizaine d'années de malchance. Non pas que j'étais superstitieux, mais je ne connaissais que trop bien l'odeur pestilentielle d'un cadavre en décomposition, et des morceaux de félin encastrés dans le pare-choc, le garde-boue et les essieux risquaient de me prendre beaucoup trop de temps et d'efforts à nettoyer. J'affichais une mine plutôt confiante pendant cette improvisation inopinée, je ne tournais cependant à aucun moment la tête pour éviter de fausser ma trajectoire. Si Aaron me regardait faire, il verrait aussi l'amusement sur ma figure, ravi de voir que cette transgression du code de la route se montrait utile. En effet, en face de nous, la ruelle débouchait de nouveau sur la chaussée qui ne présentait aucun embouteillage. Ici, la circulation était normale, on devait se trouver à un ou deux pâtés de maison plus loin. En regagnant la route, je tournais enfin le regard vers mon passager blessé m'attendant à le retrouver les yeux exorbités même si c'était peu probable, connaissant son manque cruel d'expressions.

    « Pas mal le raccourci, hein ? On sera à destination bientôt, tiens bon. »

    Et par "tiens bon", je voulais bien dire "attache ta ceinture, cramponne-toi à ce que tu veux et colle toi au siège" ! Je mettais le pied au plancher profitant de cette fenêtre de libre pour slalomer entre quelques véhicules présents, exprimant leur mécontentement par des bras d'honneur à travers leurs vitres ou d'autres coups de klaxons furieux auxquels je répondais par un rire sardonique comme un enfant satisfait de ses bêtises. Parfois, il m'arrivait effectivement de me montrer spontané, bien que je ne favorisais pas l'impulsivité et que je préférais généralement être calme et réfléchi, mais pour l'heure je m'étais plutôt bien amusé. Cela faisait du bien de se lâcher, parfois. Et puis, Arkving n'avait qu'à pas me réveiller aussi tôt ce matin, si j'avais pu avoir mon quota de sommeil j'aurais peut-être la tête davantage sur les épaules ? Quoi qu'il en soit, nous avons poursuit le trajet sans plus de difficultés jusqu'à la grande et belle résidence de l'ex-flic.

    Sa carrière lui avait vraiment laissé le beau rôle. Quand je pense qu'il est désormais l'un des pires scélérat de la ville, faisant en plus partie de la terrible Ligue des Vilains, je ne pouvais que ridiculiser dans mes pensées les institutions modernes et la fierté que le gouvernement semble avoir pour ses "fidèles" héros et autres représentants de la loi. Personne ici n'est dupe, messieurs les députés. La pourriture ronge la ville jusqu'à l'os et vous êtes ses os. Vous qui constituez la structure interne de tout ce qu'il y a autour de nous, vous n'êtes pas bien différents d'Aaron & moi. Au contraire, nous avons tous pour seule obnubilation la prospérité des nôtres, l'assouvissement de nos propres désirs et la réussite pure et dure. Quoi qu'elle en coûte. Ce n'est pas ce vulgaire déguisement "justicier" qui bernera mon intellect. L'être humain est fondamentalement égoïste, il ne pense qu'à lui et ce même quand il pense aux autres. Vos héros sauvent la veuve et l'orphelin parce que c'est leur gagne-pain, et parfois parce que c'est le meilleur moyen d'effleurer la gloire ! Tandis que nos vilains sèment le chaos pour s'enrichir sur votre dos, ni plus ni moins. Ceux qui présentent davantage d'ambition, comme moi-même je le fais avec les plans que j'échafaude dès lors que je fus exclu de l'Académie, sont toujours poussés par des raisons très personnelles. En effet, c'est une revanche intime que j'espère prendre sur l'école des héros en piétinant tout ce en quoi elle croit et ce pour quoi elle se bat.

    « ZERO ! Je criais pour que le cyborg entende le son de ma voix et s'exécute, étant le seul des deux à posséder un système de reconnaissance vocale. DECHARGE LE VAN ! »

    En deux pressions sur la belle montre de mon invention me servant à piloter l'autre robot, lui dénué "d'oreilles", je l'ordonnai d'aider son compère et ensemble ils se mirent au boulot sans broncher. J'aimais particulièrement la robotique pour cette raison précise; les androïdes démontrent une obéissance que l'on ne retrouvera chez aucun humain. Même les fils à papa défient l'autorité par caprice... Les robots, eux, n'ont que leurs programmes en tête et alors ne savent faire que ce pour quoi ils ont été créés. En l'occurrence, je n'avais pas fabriqué Zero & Hunter pour me servir de déménageur, mais d'hommes de main, alors je pouvais les commander à loisir, je pourrais même leur demander de faire ma lessive si l'eau n'était pas nocif pour leurs circuits ! Je sortais enfin du véhicule pour constater les quelques rayures que mon équipée à travers la ruelle avait laissés.

    « Désolé pour la carrosserie. J'y passerai un coup de peinture plus tard. »

    Je n'avais aucune intention de le faire, en réalité. Mais je voulais rassurer Aaron, ne sachant pas s'il portait une quelconque valeur plus que financière pour son van. Un homme de sa trempe est peut-être moins disposé à apporter une valeur sentimentale à son matériel, étant donné sa fortune lui permettant d'en racheter à tout va, mais j'étais néanmoins conscient qu'il s'agissait là d'un de ses biens que j'avais abîmé. Je caressais ma barbiche toujours en regardant le véhicule.

    « Je pourrais peut-être y apporter quelques modifications. Tu sais, comme un petit lance-missiles par-ci, des piques rétractables par-là. »

    J'exprimais à nouveau cette profusion d'idées dont j'étais perpétuellement sujet. A chaque fois que je posais les yeux sur quelque chose, je n'avais pas d'autre envie que de l'améliorer. Ce n'était pas du perfectionnisme, mais j'adorais mettre mon ingéniosité à l'épreuve avec de nouveaux challenges. Mais il ne fallait pas que je perde de vue qu'ici, j'étais chez lui avant d'être chez moi. Un visage clair et souriant fixait Aaron, espérant ne pas entendre de remontrances de sa part pour les dégâts légers causés. En même temps, je l'avais pour lui, pour qu'il puisse retrouver le confort et le luxe de sa baraque et puis qu'il aille enfin prendre quelque chose pour ses blessures qui semblaient lui en faire voir de toutes les couleurs. Je ne l'avais jamais vu dans cet état auparavant, alors c'était bien la première fois que je me questionnais sur sa tolérance à la souffrance.

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