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Une soirée banale entre amis, c'est ce qui était prévu... [PV Kakihigi Ayatasurinin]

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Lun 25 Sep - 14:29

Kakihigi Ayatasurinin

Aaron Arkving


Une soirée banale entre amis, c'est ce qui était prévu...



Alors que la radio indiquait de nouveaux les faits inévitables, les bouchons donc, Aaron entendit le conducteur pester contre ces nouvelles. Le plus âgé se tut après sa réflexion, ne faisant que regarder vaguement à travers la vitre devant lui. Ayatasurinin entreprit une petite folie au niveau de sa conduite, loin d'être parfaite, passant par un chemin étroit qui faisait crisser le métal du véhicule. La carrosserie serait sûrement amochée au bout de la ruelle, les bruits de frottement n'étant eux-mêmes pas agréables à entendre.
Toutefois, malgré les dégâts matériels apportés à sa propriété, Kakihigi avait bien fait de suivre son instinct pour cette fois. Ils étaient arrivés sur un voie relativement fluide, aux passages peu fréquents. Ainsi, ils purent rentrer sans plus de difficultés, pour le plus grand bonheur des deux occupants du van.

Ce fut un véritable bonheur de revoir sa demeure, même à travers la vitre légèrement teintée. Il allait pouvoir s'étaler sur son lit après s'être injecté une quantité non-négligeable d'anti-douleurs. Le fortuné attendit que son associé se gare convenablement dans son garage, après que le portail automatique ait été ouvert. La voix puissante de Kaki le réveilla un peu, par ailleurs, alors qu'il ordonnait à ses cyborgs de décharger ses cartons.
Alors qu'Arkving avait ouvert sa portière pour pouvoir enfin sortir, son premier pied au sol lui infligea une violente douleur qu'il en resta tétanisé pendant une petite seconde. Encore une fois, ce sont les paroles de son acolyte qui le sortirent de sa douloureuse torpeur de s'être mis debout.

« Désolé pour la carrosserie. J'y passerai un coup de peinture plus tard. Je pourrais peut-être y apporter quelques modifications. Tu sais, comme un petit lance-missiles par-ci, des piques rétractables par-là. »


Malgré qu'il soit déjà hors du véhicule, il se pencha vers son interlocuteur, un air dépité sur le visage, l'air de dire "Tu te fout de ma tronche ?". Même sans parler, tout en étant très peu expressif, il savait communiquer avec une simple expression faciale, surtout avec Kakihigi. Lui qui savait si bien le déchiffrer, du moins c'est ce qu'il laissait à penser.

« Je ne te paye pas pour repeindre la carrosserie de ma bagnole, Kaki. »


Pour résumer clairement la pensée d'Aaron, avec un regard, il lui expliqua qu'il n'en avait rien à foutre de la peinture de son van. Ce qu'il voulait lui, c'était des résultats, que les projets de son colocataire avance et qu'il puisse réaliser ce qu'Arkving lui avait demandé auparavant. Quant aux modifications que son ami souhaitait apporter au véhicule, il lui indiqua que s'il voulait tester des choses, et qu'il avait besoin d'une voiture, il utiliserait celui-ci. Car ce van n'avait d'utilité que le transport de marchandises, même si actuellement, ils l'avaient plutôt utilisé comme van de déménagement.

« Si tu as besoin de moi, je suis dans ma chambre. Je te laisse t'installer. »


Sur ces derniers mots, il quitta son véhicule, précisant en plus qu'il fallait qu'il dépose les clés dans la boîte prévue à cet effet, qui se trouvait dans le premier tiroir du meuble de l'entrée. Aaron passa donc la porte reliant la cuisine au garage, tandis que ses cinq chiens reniflaient et suivaient les cyborgs qui déposaient les cartons. Rien d’intrigant, ils n'avaient pas l'habitude de ce genre de création chez eux.
Le dresseur animalier prit d'ailleurs le temps de grattouiller ses bêtes avants de se diriger à l'étage, plus particulièrement dans sa chambre, comme il avait pu l'évoquer plus tôt. Il fut suivi par le plus gros de ses molosses, le chien-loup, les autres vagabondant autour des cyborgs.

Une fois dans sa chambre, direction sa salle de bain privée. Kakihigi avait d'ailleurs le même agencement dans la chambre qui lui était destinée. Au moins, ils n'auraient pas de soucis de douche ou de toilette. Son premier geste fut de retirer délicatement le pull qu'il avait endossé durant ce voyage éprouvant, alors qu'il n'avait fait que rester assis sur un siège. L'ex-agent déposa le vêtement sur le rebord du meuble principal, près de l'évier, avant d'ouvrir le placard derrière lui. Assez vaste, c'était celui qui contenait un nombre incalculable de médicaments, plus ou moins légaux.
Aaron en sortit plusieurs flacons, des compresses et de nouvelles bandes. Il passa un baume au niveau de son cocard à l'œil droit, puis remis une bande au niveau de son front. Il allait laisser cette blessure cicatriser à l'air libre tranquillement. Ensuite, il décolla la compresse qu'il avait sur la joue gauche, désinfectant la maigre plaie qu'il avait au niveau de la mâchoire. Comme elle était superficielle, il ne remit pas de pansement, laissant cette autre blessure guérir sans superflu.

À présent, il ne restait plus que sa blessure la plus large et la plus encombrante. Les bandages aux niveaux de son abdomen étaient légèrement imbibés, il le remarqua en les enlevant et en les jetant. De nouveau, il répéta la même opération que pour ses autres blessures moins considérables. Cette fois-ci, c'était réellement douloureux. Devoir frotter sur les fils lui faisaient un mal de chien, il avait l'impression de pouvoir tomber dans les pommes tellement la douleur était puissante.
Tout cela, il le faisait sans avoir pris de calmants avant l'opération. Non pas qu'il était maso, au point d'aimer à ressentir ce genre de douleur. Mais tout simplement car il fonctionnait ainsi. Après un resserrage et un nettoyage complet de sa plaie, il la banda solidement, enroulant et serrant les bandes autour de son torse. Une bonne chose de fait, maintenant, il allait pouvoir s'allonger, une fois les médicaments ingérés.

Le maître des lieux sortit une seringue qu'il remplit d'un liquide transparent provenant d'une petite fiole. Rien de vaut une bonne dose de morphine pour ce genre d'atrocité intérieure. Il s'injecta le contenu de la seringue, le liquide froid s'écoulant dans ses veines le faisant déjà frissonner. Les bandages, compresses et la seringue usagés finirent à la poubelle, le jeune homme avalant par la suite d'autres cachets en supplément. Enfin détendu, il quitta la salle d'eau, pour retrouver le confort de son lit, sur lequel il s'étendit sans se presser.
Le chien-loup y était d'ailleurs déjà installé et l'attendait sagement. Aaron mit un simple drap sur son abdomen recouvert de bandage au niveau du bas-ventre. Le canidé vint poser sa tête poilue au niveau du pectoral gauche de son maître et couina une fois. La main de l'ex-policier ébouriffa la fourrure argentée de son animal, caressant ses oreilles et son crâne.

Ils se firent rejoindre par deux autres des chiens, le berger allemand et le husky, le premier se couchant aux pieds d'Aaron, tandis que le second se positionna à sa droite. Les deux mains logées dans la fourrure de ses bêtes, il les caressait inlassablement. Pour lui, ce genre de moment précieux était un véritable bonheur. Il savait que ses animaux ressentaient et étaient sensibles aux ressentis de leur propriétaire.
Le dompteur animalier se sentit partir petit à petit, bercé par la présence de ses chiens qui formaient comme un cocon protecteur. Très vite, il chuta dans les bras de Morphée, sans se soucier de ce que pouvait faire Kakihigi à l'heure actuelle.
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Mar 26 Sep - 19:08
One Step Closer to the End.

    Contre toute attente, le ténébreux petit hôte répondant aux noms d'Aaron Arkving, Bunshin, ou pour ma part, "mon ami" ne s'est pas montré plus expressif que ça en constatant les quelques dommages que j'avais pu faire à son van. Moi qui m'attendait au moins à un sermon, je restais bouche-bée devant tant de self-control venant de lui. Je le connais, il peut vite partir en vrille lorsqu'on le contrarie ... Il tue de sang-froid et sans hésiter des hommes comme lui et moi pour moins que ça, allons, il ne pouvait pas se montrer aussi amical simplement parce que j'étais un investissement potentiellement bénéfique, si ? S'il traite aussi bien ses "poulains", pourquoi est-ce que c'est leur sang qui recolore son bureau, selon les atroces remontées que j'avais lors de nos précédentes correspondances. Je me savais chanceux, mais au point de survivre à un type de sa trempe, je ne pouvais que me croire béni. Loin de me psalmodier, Aaron mettait l'accent sur ses attentes ; il n'avait pas d'autre chose à me demander que de faire mon travail. Enfin, mon "travail", ma "passion", bricoler et inventer de dangereuses machines et d'astucieux gadgets faisait la fusion des deux en un résultat si homogène que la frontière qui séparait le métier du loisir se perdait très souvent de vue. Comme je le pensais déjà depuis ses premiers intérêts, montrés par tout l'argent qu'il avait mis à ma disposition pour créer les machines à tuer farfelues qui sortaient de mon cerveau surhumain, Arkvie ne voulait voir que mon évolution. Le chemin que j'emprunterais, et ce que j'en ferais.

    Il me prouvait encore une fois cette bonne volonté en déclarant mettre ce fameux van à ma disposition si j'avais besoin d'un moyen de transport ou d'un sujet d'expérimentations. L'espace d'un instant, je restais figé sur place regardant mon partenaire comme si j'avais vu un fantôme. Non pas effrayé mais profondément flatté d'un tel degré de confiance, moi qui n'avait jamais pu avoir la chance de connaître, et donc de comprendre les relations humaines à cause de mon enfance passée dans l'atelier de U.A. J'aurais pu m'en aller maintenant, trouver et sonner à la porte de ma mère et lui annoncer le sourire aux lèvres que je m'étais enfin fait un ami en chair et en os. Pas un être de métal sans émotions, pas non plus un simple complice de crime et encore moins un vulgaire patron, non. J'avais en face de moi une incarnation paradoxale de cruauté et d'affection. Un petit assassin sans peurs mais à la générosité plus grande que lui-même. En tant que fervent partisan de la science et de la rationalité, j'avais l'habitude de m'arracher les cheveux sur les sujets que je n'arrivais pas à comprendre... Mais sa complexité à lui ne m'évoquait pas la frustration, elle suscitait davantage de curiosité; jusqu'où ira t-il comme ça ? Est-ce qu'il ne me jette pas de la poudre aux yeux pour se servir de tout ce que je pourrais lui offrir en retour contre moi, une fois qu'il ne me verrait plus d'utilité ? Même si les quelques doutes qui subsistaient doutaient d'eux-mêmes, j'avais l'habitude de me montrer prudent à l'encontre de ce que je ne connaissais pas et l'amitié, ou tout du moins la générosité n'étaient pas de mon registre. Un vent venait briser ma concentration lorsqu'il m'informait qu'il allait se retirer dans ses quartiers pendant que je finissais de m'installer. Je me grattais l'arrière de la tête, le visage clairement embarrassé.

    « D'accord. Je faisais une pause en le regardant s'éloigner avant d'ajouter à voix basse mais toujours audible de sa place. Merci. »

    De toute ma vie, je n'avais eu à remercier personne. Parce qu'en général lorsque l'on me rendait un service ou que j'obtenais quelque chose de quelqu'un d'autre, c'était contre de l'argent, parce que je parle affaires et que mes seules connaissances étaient des contacts professionnels. Pour une fois, l'on acceptait de m'aider sans forcément demander d'autres rétributions que mon progrès. Comme si je pouvais le remercier en réussissant. Même Powerloader à l'époque où j'étais au Département de Soutien à l'Académie ne m'aurait pas témoigné autant de soutien.

    Laissant l'homme endolori certainement aller se vautrer dans son lit comme un cadavre à moitié dévoré, je retrouvais la compagnie de mes robots en rapportant du van l'ordinateur portable dans lequel j'installais Shukii. Les cartons pas encore déballés donnaient à la pièce une impression de grandeur, bientôt j'allais pouvoir retrouver le foutoir habituel d'un bricolo, c'est à dire pièces et outils dans tous les coins, et tâches d'huile sur tous les meubles. Mais ici, je me sentais déjà plus à l'aise que dans l'entrepôt et son toit troué, je n'entendais plus le bruit incessant du trafic auquel j'étais tellement habitué que j'en avais froid dans le dos. Le silence ici était si pesant que mêmes mes respirations et le bruit mécanique des mouvements de mes cyborgs résonnaient à travers l'air. Il fallait commencer à meubler tout ça. Je croisais les bras en tournant sur moi-même pour visualiser la future place de chaque chose avant de me prononcer.

    « Zero ! Déballe ce carton, puis mets tout ce qui s'y trouvait sur la table que Hunter va installer. » Je pointais du doigt ici et là pour indiquer avec précision les instructions à mon serviteur, puis je pianotais sur ma montre pour commander le second, plus fort pour porter le bureau et le mettre en place.

    Il se chargeait ensuite de placer les autres meubles comme le plan de travail, les chaises avant d'aider finalement son acolyte à déballer les ustensiles et autres babioles pour égayer un peu la pièce à ma manière. Des armes, bien entendu. Entre autre les inventions que j'avais en stock et que je ne pouvais pas utiliser, attendant impatiemment de trouver un acheteur ou un subordonné adéquat à qui les léguer. Toute l'installation quoique facilitée par l'aide inestimable de mes alliés de métal m'a pris en tout une heure et quarante-cinq minutes. Il me restait un peu de temps pour me permettre d'apprécier le travail accompli. Je me suis assis sur la chaise de bureau qui était comme un trône près du plan de travail et, prenant une grande inspiration pour sentir la nouveauté dans l'air, je soupirais. Un soupir fatigué et presque anxieux. Je ne savais pas ce qui m'attendait à présent mais cette nouvelle colocation allait changer beaucoup de choses. Dans un environnement aussi favorable, je pourrais laisser libre cours à mon génie créatif si bien que je voyais déjà une belle collection de pantins robotisés patienter en veille au fond de la pièce, n'attendant qu'à être sollicités pour faire sauter une ou deux têtes. Mais la première chose à laquelle je voulais m'atteler maintenant était la confection des petites commandes d'Aaron, voulant les compléter au plus vite à la fois pour lui prouver ma gratitude mais aussi mon sérieux. Nous n'étions pas là pour rigoler, même si l'amitié était de mise, je ne devais pas le laisser une seule seconde croire que je venais profiter de ses biens. Même en tant que criminel, j'avais grande conscience de mes propres limites instaurées par mes défauts. La fierté en faisait partie; déjà dans l'embarras d'être grandement aidé par un tiers, je ne voulais pas non plus être dans la honte de ne pas être à la hauteur de ses espérances. Ainsi, je commençais d'ores et déjà à gratter le papier, listant les détails des trois nano-gadgets qu'Arkving voulait.

    Je ne le décevrai pas.

    A suivre ...
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Ven 29 Sep - 19:49

Kakihigi Ayatasurinin

Aaron Arkving


Une soirée banale entre amis, c'est ce qui était prévu...



Cela avait si soudain, le sommeil s'était emparé de lui comme un venin puissant se répandant dans son corps. Il n'avait même pas eu besoin de somnifère, la fatigue à elle seule avait fait le travail attendu. Aaron dormait donc, il rêvait plutôt, étant projeté contre son gré dans ses propres souvenirs. Tout semblait si réel, mais c'était bien des souvenirs, et Aaron le savait. Comme un narrateur omniscient, il se revoyait, plus jeune de trois ans, accompagné de son ancien tuteur. Ce dernier fumait, accoudé au balcon de leur ancien appartement, alors qu'Aaron était allongé sur le canapé du salon. Sur lui, il avait un chiot labrador noir, celui qu'il avait actuellement d'ailleurs.

C'était William qui lui avait offert, sachant que son poulain étant amoureux des bêtes, il avait été recueillir un chiot et lui avait confié ainsi, en disant "Débrouille toi pour l'éduquer, c'est le tien maintenant." et il l'avait fait. Quel jour, quelle heure, à quel instant précis de sa vie se trouvait-il ? Un instant banal ? Non, sinon il n'en rêverait pas ainsi sans raison. Un moment l'ayant marqué peut-être ? L'ex-agent patientait, ne pouvant qu'observer la scène sans aucun moyen d'avancer ou ralentir le temps.

« Alors Aaron, cette gamine, tu la connais ? »


Un "Hm..." visiblement lassé se fit entendre du canapé en guise de réponse. Le policier haut gradé continua sur sa lancée, vu que son acolyte ne semblait pas plus expressif que cela suite à sa question.

« Tu sais cette gamine-là, la nièce de Sasori, elle a été à l'orphelinat avec toi pendant un temps, je me trompe ? Comment s'appelait-elle déjà... Y... Yo..Yoka ? Yoki ? Yoko ? »


Un bruit de verre brisé résonna dans l'appartement, faisant réveiller en sursaut le chiot qui était allongé sur le torse de son jeune propriétaire. C'était le verre que tenait Aaron dans sa main droite, coude reposé sur le cuir du canapé et avant bras redressé en l'air. Il avait brisé le verre, et se retrouvait à présent avec des éclats coincés dans la peau, d'autre parsemant le sol. William s'était retourné, soupira, puis s'approcha pour venir ramasser les éclats au sol. Arkving n'ouvrit pas plus la bouche, se passant de commenter son geste impulsif que son supérieur nettoyait.
Sa main gauche non blessée caressait le pelage du chiot pour le rassurer, le bruit l'avait fait sortir brutalement de son sommeil et il en était encore un peu agité.

« Tu sais Aaron, vivre dans le passé ne t'apportera rien de bon. Cela pourrait même causer ta perte. »


Les mouches volaient, le silence pesant et la tension qui s'étaient installé pouvait faire frémir les esprits les plus sensibles. Le regard bleu acier d'Aaron était perdu dans le vide, suivant les gouttelettes de sang qui s'écoulait de sa paume, suivant les veines de son avant-bras. Le policier d'antan se redressa, le chiot glissa de son torse pour se retrouver sur ses jambes.

« N’oublie pas de passer l'aspi', que ta bestiole ne se blesse pas avec un éclat de verre restant. »


William s'en alla jeter les morceaux à la cuisine, dans la poubelle, tandis qu'Aaron se leva du canapé, soupirant de manière colérique. Le Aaron d'aujourd'hui avait regardé cette scène, debout, droit comme un I, l'air nostalgique. Quel gamin énervant avait-il pu être à l'époque, tandis que son soi du passé nettoyait ses propres bêtises en faisant attention à sa bête qui semblait prendre le tuyau de l'aspirateur pour un jeu.
Pourquoi avait-il revu ce moment-là ? Avait-il une réelle signification de nos jours ? Oui, Aaron la comprenait, mais n'arrivait pas à la respecter. Ne pas vivre dans les méandres de son passé, cela comptait pour lui aujourd'hui. Les défunts souvenirs de William le hantaient comme un esprit frappeur sans jamais être rassasiés de leur hôte. Était-ce là sa seule faiblesse ? Si on ne compte pas son possible amour pour les animaux ?

Il acquiesçait pour lui-même. Oui ça l'était. Revoir son ancienne vie, revoir son tuteur le sermonner ainsi, cela avait été son quotidien. Un quotidien passé, qui s'était effondré tel une avalanche soudaine après la mort de l'agent Malkin. Comme un tire de fusil brisant un miroir, cet effet avait été irréparable pour Aaron ; qui dès son miroir brisé, avait fuit son ancienne vie comme la peste. Lui, qui chérissait ces anciens moments, avait fui tout ce qui pouvait s'y apparenter, sauf deux d'entre elles, qu'il n'avait pu abandonner.
Ce gamin, un gamin qu'il n'avait pourtant qu'à peine aidé, pour lui, et qui était revenu juste avant son départ. Ainsi que Willy, qui représentait le dernier présent, le dernier être encore en vie avec lequel il avait vécu lorsque William était en vie. Le haut gradé des forces de l'ordre revint d'ailleurs dans le salon de leur ancien appartement, sa cigarette finie qu'il écrasé dans le cendrier.

« Sinon, tes recherches sur Satō, elles avancent bien ? Ce serait pas mal qu'on le coffre juste après l'affaire du gamin là. »


Aaron était parti ranger l'aspirateur, puis était revenu comme une fleur, comme s'il n'avait pas entendu la question. Il permit à son chiot de descendre du canapé, sur lequel il l'avait fait asseoir avec un seul ordre. Ce dernier gambada jusqu'à la cuisine, queue relevée, pour aller s'abreuver. Le cadet répondit au final, le regard toujours fixé sur le petit canidé.

« Oui elles avancent, mais ils me restent quelques infos à avoir en plus. Histoire qu'on le fasse pourrir définitivement en taule. »


Aaron se permit un petit écart de conduite, après tout, il est dans son propre rêve, et pouffa de rire. De manière rapide et légère, soufflant du nez, quelle drôle de blague d'entendre ce genre de phrase de sa bouche. Dire qu'à présent... À présent... Son rêve s'effritait, se décomposant comme le ferrait son Alter, en une nuée de particules. De retour dans le monde réel, il ouvrit faiblement les yeux, la lumière orangée du coucher du soleil le réchauffant au passage. Le crépuscule tombait, il était donc si tard ? Combien de temps avait-il dormi ?
Pas le temps de répondre à ces questions, son téléphone vibrait comme si sa dernière heure arrivait, sur sa table de nuit. Il le saisit, réveillant au passage ses chiens qui s'étaient eux aussi assoupis contre leur maître. Rien que de voir l'appel, il en soupira, mais décrocha avec une voix d'outre-tombe.

« Satō... Qu'est-ce que tu me veux. »


À croire que le destin lui faisait une blague, en plus de lui rappeler de mauvais souvenirs, de lui faire la morale, il lui ramenait un fantôme du passé. Le dénommé se mit à rire à l'appareil, se moquant sans gêne de la voix de zombie à peine réveillé de son interlocuteur. Une menace de mort plus que sérieuse d'Aaron lui permit de se calmer et de reprendre son sérieux.

« Ah Arkving, je t'appelais pour... Pour quoi déjà... Ah oui ! Un petit service, ça me revient ! Oh, tu sais, je te vois venir, c'est rien de bien méchant. En plus, ça te sera même utile et ... »


« Accouche. Je n'ai pas toute la soirée. »


« Ah ? Tu as du monde ce soir ? Enfin bref, tu me raconteras à l'occasion, mais venons en au fait.  »


Sasori expliqua donc à son interlocuteur le fameux deal. Ce soir, était organisé une sorte de soirée chic, entre riches du coup, pour pouvoir "faire connaissance" ou créer des alliances par-ci par-là à l'aide de mariages arrangés. Une soirée comme une autre pour les gens de ce domaine, même s'il allait sûrement se tramer des choses bien plus illégales que de simples arrangements. Pour situer le pourquoi il parlait de cette soirée, il lui raconta un autre fait assez récent. N'ayant pas ou plus de descendance, Aaron ne lui ayant jamais demandé s'il était marié et avait des enfants dans une autre vie, il avait fait appel à son frère.
Son frère qui avait une fille, sa nièce, Yoko. Il avait proposé sa nièce en mariage, en échange de nouveaux navires pour la flotte de Satō. Un arrangement avec un cinquantenaire, patron d'un gros trafic pétrolier.

Le capitaine dut d'ailleurs se justifier et "rassurer", comme il avait dit, son collègue. Il ne livrait pas vraiment sa précieuse nièce à un vieux lourdaud. Elle était en réalité complice au deal qu'il lui proposait, alias se débarrasser de ce vieux schnock. Aaron était resté de marbre, cela faisait depuis plus de cinq, voir six ans qu'il n'avait pas revus Yoko. Il n'avait fait que la voir, mais ne lui avait plus réellement parlé depuis qu'elle avait quittée l'orphelinat. C'était difficile peut-être pour d'autres qui auraient été à sa place, d'entendre cela, mais son cœur de pierre ne serait pas réchauffé par ce traître de Sasori.
Ce traître justement, qui était devenu son associé délibérément une fois qu'il ait quitté son poste, histoire d'assurer ses propres arrières, quel profiteur de première cet homme. Malgré le "Crève dans une autre vie.", balancé si joyeusement par Aaron, il accepta l'offre. Ce magouilleur avait réussi à récupérer une flotte neuve, depuis le temps qu'il lui parlait d'un gros coup. Son gros coup, c'était ça, se servir de sa nièce auprès d'un particulier, pour ensuite lui reprendre la carotte avec laquelle il l'avait attiré.

Surtout, il allait revoir Yoko, cette pensée avait réveillé ses souvenirs à son propos, encore engourdis par son rêve. Une fois un "J'accepte" sortit de sa bouche, son travailleur lui indiqua les coordonnées du lieu, tout en lui précisant qu'il ne fallait pas abîmer la jeune Satō. Il raccrocha au moment où il lui indiqua de ne pas oublier de venir dans une tenue adaptée à ce genre de soirée, pour ne pas l'insulter de nouveau principalement.
Son téléphone tomba de sa main pour s'écraser sur son matelas sans danger, juste à côté de son bassin. Bon, il allait devoir bouger et commettre un meurtre ce soir, quelle drôle d'idée, pourquoi avait-il accepté ? Il se posait cette question sans cesse, ne voulant pas croire que le seul fait de revoir Yoko le motivait à aller la sauver des griffes d'un trafiquant.

Il se leva du lit, étant encore un peu amorphe avec les doses d'injections qu'il s'était fait en rentrant. Vu qu'il avait accepté, dans son état, mauvaise idée de s'y rendre seule. L'ex-policier se rendit jusqu'à son dressing, dont la porte se trouvait contre l'un des murs de sa chambre, pour ensuite donner sur une vaste pièce, aussi large que la précédente. Pour lui, un costume serait vite trouvé dans toutes ses affaires, mais pour son nouveau colocataire en bas, qui était bien plus grand que lui, c'était une autre histoire.
Vu ses fringues du jour, il ne devait pas être du genre à posséder un costume dans sa garde-robe, et en commander un sur-mesure à cette heure ferait arriver sa commande bien trop tard. Il ne lui restait qu'un espoir, le fond de son dressing. Une étagère qui contenait quelques vêtements, différents en taille, mais dont le genre ne dénotait pas foncièrement avec le reste des tenues qui les encadraient.

C'étaient les anciennes affaires de William, qui devait sûrement avoir à peu près les mêmes mensurations que Kakihigi, du moins il l'espérait. Il fallait qu'il essaye pour qu'Aaron puisse en avoir le cœur net. Comment convaincre son acolyte de le suivre après ? Un meurtre à la clé ? L'occasion de tester ses joujoux, mais de manière discrète ? Peut-être que ça le motiverait, ça aussi, il l'espérait. Dans une gestuelle se voulant volontairement lente, il quitta sa chambre, cintres des vêtements reposant sur l'un de ses avants-bras.
Les chiens qui l'avaient accompagné durant sa sieste quittèrent aussi le lit pour suivre leur maître jusqu'au salon. À partir de là, ils le laissèrent se rendre seul à la cave. Il y faisait un peu frais, encore torse nu, Aaron en frissonna. Il jeta un coup d'œil rapide sur ses bandages en arrivant en bas, au moins ils n'étaient pas tâchés, c'était bon signe.

Arkving alla calmement jusqu'au vivarium à phasme et saisit celui qui activa l'ouverture de la porte menant à la pièce privée de Kakihigi. Pièce dans laquelle il entra sans aucune gêne, tout en balançant ces mots :

« La soirée ne risque pas d'être aussi paisible que je le pensais. J'ai une mission à faire, un meurtre rapide et discret. Je pourrais régler ça avec mon Alter, mais je n'en ai pas envie. »


Ah si seulement il n'en avait réellement pas envie. Non, bien sûr qu'il aurait voulu pouvoir faire ça lui-même. Mais ses blessures actuelles ne lui permettaient pas encore de pouvoir faire ressortir son Alter, et ça, il n'osait pas l'avouer. Il n'était pas du genre à avouer distinctement ses faiblesses, ou quand il avait besoin d'aide, et ça Kaki le savait. Aaron lui expliqua que la cible était un cinquantenaire, à éliminer, sans blesser la femme qu'il l'accompagnerait à la soirée à laquelle ils allaient s'inviter.
Le trafiquant avait toujours en main les cintres qui contenaient le "futur" costume d'Ayatasurinin pour cette soirée spéciale, il lui indiqua qu'il allait devoir les essayer, tout en espérant mentalement qu'il n'était pas plus baraqué que son ancien supérieur.
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Mer 4 Oct - 21:41
    Pendant plusieurs heures, je ne disais même pas un mot, bien trop concentré dans la tâche qui m'incombait dans l'atelier. Un chalumeau à la main, je refaisais les circuits d'une petite puce qui s'illuminaient fébrilement de cette lueur bleutée typique d'un objet technologique en bon état de marche. Sur l'oeil droit, j'avais un monocle au verre grossissant pour opérer avec une délicatesse divine. La nano-technologie était l'un des recoins les plus fascinants du vaste univers qu'est le bricolage, et qu'Aaron m'y fasse toucher pour ses besoins personnels n'était qu'un prétexte pour m'y essayer à nouveau. J'adorais redécouvrir les complexités de la robotique et des divers acheminements de données permettant à de microscopiques puces de contenir tellement d'informations. Celle que j'avais en face de moi, sur le plan de travail était la balise GPS que le petit homme voulait que je lui fasse; rien de bien compliqué le modèle était très similaire au module de localisation qui se trouve dans mon holomontre. En effet, elle aussi envoie en continu un signal numérique qui permet à mes robots de toujours pouvoir me retrouver, dans l'éventualité où on se perdrait de vue. Le signal émis est généralement brouillard mais avec un réseau aussi efficace que le mien, il y avait peu de chances que cela arrive à moins qu'Aaron n'aille se frotter à une base militaire, équipée de bombes IEM capables de griller la plupart des dispositifs électroniques.

    Dans la pièce un peu sombre quoi qu'éclaircie par les ampoules au plafond, je me sentais insignifiant et grand à la fois. Le premier parce qu'il y avait là beaucoup plus de potentiel à exploiter que je n'aurais de temps pour tout faire, le second parce qu'en tant que maître de ces lieux, j'avais le droit et le devoir d'imprimer mon empreinte charismatique dans tous les coins. Une aura qui fait frissonner par l'évidente noirceur qui la teinte mais que l'on ne rejette pas, ce que je dégage n'est pas plus mauvais que bon. Plutôt neutre comme une prairie verte entre deux champs de batailles, l'on devrait pouvoir ressentir dans l'atmosphère de ma bulle privée l'impression que tout est en perpétuel changement. Parce que c'est le cas. Dans ce monde, tout évolue. Quelque chose qui cesse de le faire, disparaît. Ici je ne peux pas disparaître. Même perdu dans des monticules d'armes plus dévastatrices les unes que les autres, je ne pourrais jamais être effacé du panthéon. Tout ce que j'allais accomplir entre ces quatre murs allait perdurer même au-delà de mon trépas; si l'on réussit à m'abattre avant que je n'invente une fontaine de jouvence à breveter ! Imaginez seulement le chaos que pourront perpétrer ceux qui auront la chance de tomber sur la collection antique de Mastermind ? Les pleurs et le désespoir que mon nom continuera à semer sans même que je ne prenne part aux labeurs. Pour rester concentré dans mon travail, je me plaisais toujours à revoir des flashs de l'avenir que je veux voir se concrétiser. Les espoirs qu'un jour j'arrive à mes fins suffisaient à entretenir la passion ardente me faisant m'appliquer sur chaque finition. Il y avait pourtant toujours cet imprévu. Cet élément perturbateur qui vient dissiper mon sérieux si difficile à atteindre, avant même que je n'ai le temps de terminer ma besogne.
    Arkving faisait irruption dans le sous-sol. Il n'avait pas encore pris la peine de se rhabiller, et me semblait même tirer une mine encore plus avachie qu'à l'accoutumée. Ce pauvre Arkvie, il aurait bien besoin d'apprendre à se détendre. Je sais d'expérience que le surmenage est douloureux, je songeais spécifiquement aux fois où j'ai surestimé mes capacités d'apprentissage en contrepartie de quoi j'ai souffert d'énormes migraines pendant des jours entiers. Depuis que j'eus pris connaissance de ces limites, que je ne pensais pas concevables au départ pour un cerveau en aussi bonne santé que le mien, j'avais appris à ne plus aller jusque la surchauffe. Il nous fallait du repos à nous tous, humains aux plafonds de potentiel bien définis. L'ancien flic portait à son bras comme un brave majordome une tenue particulière. Plutôt chique, le costume m'apparaissait au premier coup d'oeil comme beaucoup trop grand pour lui. Il allait forcément m'embarquer dans une histoire rocambolesque ! Quand il était décidé à se présenter devant moi de manière aussi douteuse, c'était généralement qu'Aaron allait avoir besoin de moi. Je le connaissais plutôt bien, depuis le temps.

    « Hein ..? Rapide.. Discret ..? Mais enfin, Aaron ! Tu sais bien que je suis plutôt du genre à faire sauter des cervelles, voyons ! Je m'insurgeais sarcastiquement, agitant le doigt vers les armes à feu particulièrement bruyante pour lesquelles j'avais une préférence innée. Et puis c'est quoi, ça ? Tu comptes m'envoyer éliminer un fêtard en pleine soirée, ou quoi ? Je zyeutais le costume qui n'était pas du tout de mon goût même si je devais admettre que je me voyais déjà très élégant à l'intérieur. Dis m'en plus, s'il te plaît. J'étais en train de travailler là, j'espère que le jeu en vaut la chandelle ... »

    Reposant sur le meuble en bois le monocle qui était encore sur mon oeil, je me tapais les mains pour faire s'envoler la crasse qui résultait de mon travail acharné. Je me suis approché de mon ami en le regardant de haut en bas, d'un regard inquisiteur qui semblait lui demander où était le sien de costume.

    Il me fallait absolument en savoir davantage avant de lui assurer ma contribution, après tout j'avais déjà du pain sur la planche ici et je ne pouvais pas abandonner mon poste pour jouer au chat et à la souris avec, j'en suis sûr, un rondouillard snob que personne ne verra d'inconvénients à ce que je le tue. A moins qu'il s'agisse d'une mission d'espion dans laquelle nous devions nous la jouer classique, je ne voyais pas d'autres raisons pour qu'il vienne me tendre ces habits. Pourquoi est-ce qu'il avait ça chez lui, d'abord ? Il ne peut pas les avoir achetés à l'avance, anticipant mon arrivée, si ? La curiosité me gagnait peu à peu comme toujours lorsqu'on ne me délivre pas une information dans sa totalité, j'ai tendance à m'impatienter en voulant grappiller toujours plus de détails. Le souci du détail; une qualité qui me faisait aussi office de défaut quand elle me faisait questionner avec insistance mes interlocuteurs au risque de tourner la discussion à l'interrogatoire frénétique. C'était compulsif chez moi, les questions, les énigmes, les équations.. tout ce qui pouvait m'amener à réfléchir devenait une obsession éphémère, s'évanouissant aussitôt que j'eus dénicher la solution pour apaiser mon esprit impulsif mais pourtant avisé.
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Sam 7 Oct - 18:53

Kakihigi Ayatasurinin

Aaron Arkving


Une soirée banale entre amis, c'est ce qui était prévu...




« « Hein ..? Rapide.. Discret ..? Mais enfin, Aaron ! Tu sais bien que je suis plutôt du genre à faire sauter des cervelles, voyons ! Et puis c'est quoi, ça ? Tu comptes m'envoyer éliminer un fêtard en pleine soirée, ou quoi ? Dis m'en plus, s'il te plaît. J'étais en train de travailler là, j'espère que le jeu en vaut la chandelle ... » »


Le maître de la demeure esquissa un soupire, il était simplement agacé de lui-même, d'avoir dérangé son colocataire alors que ce dernier travaillait. Quelle idée avait-il eu de vouloir l'embarquer là-dedans. Il hésita donc à présent sur les révélations qu'il devait lui accorder. Avait-il vraiment besoin de lui ce soir-là ?
Un aiguillon avec du venin suffirait, après tout Aaron était assez agile et précis pour viser quelqu'un. Pourtant, il remettait ses capacités en jeu, ne se sentant pas très confiant, probablement à cause de ses blessures. Il n'était pas au maximum de sa forme et ses capacités s'en trouvaient fortement réduites.

À présent, il hésitait à déranger son compagnon pour si peu. Après tout, il allait l'embarquer dans une affaire qui ne le concernait pas de prime abord. Il n'aurait rien à y remporter s'il venait, rien d'intéressant à faire spécialement. Non, décidément, Kaki n'avait rien à gagner à l'aider, c'était ce qu'Arkving pensait. Toutefois, maintenant qu'il avait débuté, autant qu'il lui explique au moins dans quoi Aaron allait s'embarquer seul, si lui ne venait pas ce soir.
Il lui expliqua donc globalement de quoi il en résultait, sans entrer dans les détails. Un associé d'un de ses trafics avait réussi à piéger l'un des concurrents d'Aaron et avait même réussi à tirer partit, en échangeant sa nièce. Pour faire court, c'était de l'assassinat pur et dur. Il termina sur ça, car la fierté et le jeune homme, c'était toujours une relation fusionnelle.
« Je me doute que ça ne t'intéresse pas, ce n'était qu'une proposition. Mais tu as du travail, alors je vais te laisser bosser. »


Il marqua une petite pause avant de continuer, bras croisés, le regard fixé dans celui de son interlocuteur.

« Tu n'as rien à y gagner Kaki', ne t'embêtes pas pour ça. Je pars dans les alentours de vingt heures. Je te confis la maison jusqu'à mon retour. »
 

Il laissa tout de même le costume à Kakihigi, si jamais celui-ci avait envie de se regarder dans une autre tenue. Et puis, si ce n'était pas le cas, il la lui rendrait plus tard certainement. Pour l'heure, le maître des lieux ne devait pas tarder, il quitta le premier sous-sol et remonta à l'étage sans trop se fatiguer ; ce serait bête de rouvrir ses plaies. Une fois à l'étage, il se décida à rassembler sa tenue du soir. Chemise, veste, pantalon, ceinture, rien ne lui échappa. Comme tous étaient parfaitement rangé et trié, il lui était facile de retrouver ses affaires.
Le maître des lieux alla ensuite dans sa salle de bain personnelle se faire couler un bain chaud, qui allait très certainement le détendre avant cette soirée qui s'annonçait difficile. Assis sur le rebord de marbre du bain, il observa l'eau couler inlassablement, alors qu'il caressait la fourrure de l'un de ses canidés. Une fois le bac remplis, il retira délicatement les bandes et les compresses qu'il avait sur le corps.

Sa plaie sur la joue gauche était peu profonde et guérirait vite, de même pour son cocard qui ne serait plus qu'un mauvais souvenir d'ici quelques jours. Le plus embêtant restait toujours cette satanée entaille au niveau de son flanc. Des picotements douloureux lui tiraillèrent la zone quand il retira les bandages qui compressaient l'endroit. Au moins, il profita de son bain pour désinfecter et nettoyer en profondeur ses blessures. Bien qu'il n'était pas recommandé d'immerger une plaie encore fraîche dans de l'eau.
L'eau chaude lui fit un bien fou, une fois qu'il y entra après avoir au préalable les tissus qu'il lui restait sur le bas du corps. C'était l'un de ses contacts favoris, être immergé sous l'eau lui donnait l'effet d'être dans une autre dimension. Comme si ses membres flottaient dans l'air, alors qu'ils étaient sous l'eau. Une sensation unique qui réveillait les sens et la curiosité en matière d'élément du jeune homme.

Combien de temps était-il resté dans ce bain chaud ? Au moins une demi-heure, si ce n'est plus. C'est sa douleur à l'abdomen qui lui rappela qu'il ne devait pas non plus faire la sieste avec sa blessure immergée. Lui qui adorait d'habitude rester des heures dans l'eau chaude, il dut quitter son bain à contrecœur. C'est dans un calme absolu qu'il réitéra la même opération que cet après-midi et ce matin, bander sa blessure.
Il ne chargea pas trop son visage cette fois-ci, se contentant d'un simple pansement sur sa joue et d'un bandage tenant autour de son œil. Aaron prit son temps pour la dernière, à laquelle il apportait une attention toute particulière. Lui qui était minutieux, il était servi actuellement à devoir refermer convenablement sa plaie. Il serra les fils et les coupa pour venir ensuite apposer des premières compresses qu'il fit tenir avec des bandages.

Propre et changé, il allait enfin pouvoir s'habiller. Le plus difficile fut pour lui de se baisser. Le trafiquant alla donc s'asseoir pour enfiler les vêtements allants sur le bas de son corps, puis se releva pour ensuite enfiler chemise et veste. Ce genre de tenue chic et seyante lui allait comme un gant, il en avait l'habitude. Devant un miroir, le blessé s'observa de tous les côtés, pour vérifier qu'il n'y ait pas de mauvais plis, ou autre chose disgracieuse de la sorte.
Sortant de son dressing une fois habillé, il remarqua que le soleil se couchait ; colorant ses fenêtres de lueurs orangées. Il était bientôt l'heure d'y aller. Avant de partir, il fit le tour de chaque pièce contenant des animaux, ravitaillant au besoin les gamelles.

Dressé sur ses deux jambes, devant la porte, il siffla pour appeler ses chiens. Un, deux, trois, quatre... Quatre ? Où était le cinquième ? Il l'appela et siffla de nouveau, avant de voir la porte de la cave entrouverte se faire pousser. Le labrador noir en sortait, arrivant en trottinant jusque devant son maître. Comment cela se faisait-il qu'il revenait de là-bas ? En général ses chiens n'y allaient pas, tout simplement parce qu'il n'y avait rien à faire pour eux et qu'Aaron leur en avait également interdit.
Ce que ce dernier ne savait pas, c'est que Willy, alias le labrador, avait suivit son possesseur jusqu'à la cave et était entré dans la pièce personnelle de son colocataire. Qu'avait-il pu bien y faire ? Pas grand chose, il avait couiné et s'était assis devant Kakihigi avec un regard de chien battu, comme suppliant qu'il accepte la demande d'Aaron.

C'était d'ailleurs le seul chien qui s'était vraiment "lié" d'affection pour Ayatasurinin, il semblait apprécier sa compagnie sans qu'Arkving ne comprenne réellement pourquoi. Quoi qu'il en soit, pendant que son maître prenait un bain, il était resté tout ce temps dans la cave en compagnie de Mastermind. À présent, il s'était approché d'Aaron pour le retenir par la manche alors que ce dernier avait déjà mis les clés dans ses poches.
Le propriétaire de la maison se retourna et haussa les sourcils en direction du quadrupède, que pouvait-il bien lui vouloir ?
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Sam 14 Oct - 18:42
    « Tu n'as rien à y gagner Kaki', ne t'embêtes pas pour ça. Je pars dans les alentours de vingt heures. Je te confie la maison jusqu'à mon retour. »

    Arkving se rétractait presque subitement, je le regardais pour espérer déceler une once d'émotion sur son visage perpétuellement impassible mais rien n'y fait. C'est en arquant un sourcil que je fixais le costume qu'il m'avait apporté, et qu'il avait tout de même laissé là comme s'il s'attendait à ce que je réfléchisse encore à sa proposition. Je l'ai pris en main, ramenant le haut noir près de mon buste pour constater qu'il était à peu près à ma taille. Même si je ne doutais pas le moins du monde que sa fortune lui permettrait de remplir les armoires de toute la maison avec des vêtements de styles et de tailles différents, je me demandais à quel moment il avait anticipé ma venue. Enfin, je reposais le trois pièce là où il l'avait laissé lorsque je perçus un petit couinement dans la pièce ainsi qu'une grosse odeur qui ne me trompait pas; je tournais la tête pour apercevoir l'un des cinq chiens de la meute d'Aaron assis là en me fixant comme s'il voulait communiquer par télépathie. Je n'avais pas l'habitude avec ces bestioles, mais ce gros chien noir, ténébreux à l'image de son maître semblait m'avoir dans son coeur puisqu'il était le seul à quitter la compagnie d'Arkving pour me tenir compagnie à moi. Je le regardais pendant une poignée de secondes sans un mot, sans même bouger d'un cil, attendant de voir le chien quémander des gratouilles ou tenter de mettre la pagaille dans mon atelier. Mais rien, il continuait de jeter ce regard en apparence vide mais pourtant parlant au fur et à mesure que je plongeais à l'intérieur. J'esquissais un léger sourire en me convaincant qu'il était peut-être temps pour moi de me réconcilier avec les amis à quatre pattes de l'ex-policier. Je m'accroupissais et posais une main timide mais amicale sur la tête du canin. Je me plaisais à constater que son comportement ne changeait pas, il respirait fort avec une gueule salivante de bonheur. Après tout, dans ce petit palace, les animaux étaient rois même s'ils n'étaient pas tous des lions.

    « Alors mon p'tit père, on s'est perdu dans le manoir ? Je le caressais vigoureusement en appréciant le fait que la bête était contenté par ces marques d'affection. Dis-moi, ce n'est pas Aaron qui t'as envoyé ici pour me surveiller, hein ? Je jetais un oeil autour de son cou et dans son pelage afin de m'assurer qu'aucun mouchard ne retransmettait notre "conversation". Ah ce qu'il doit vous aimer, vous plus que les autres.. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais vous n'êtes pas en cage... Je me redressais de toute ma grandeur en voyant le chien prendre une mine intimidée par le regard que j'avais, approfondi par les cernes creusées sous mes yeux. Je me retournais vers la table où mon travail commencé reposait encore. Comme Arkving l'avait dit, j'avais du boulot. Mais ce n'était que de petites modalités ! Tu sais, Rex..... je peux t'appeler Rex, hein ? Si je suis ici avec vous ce n'est pas pour vous chipper l'attention de votre maître. Je suis.. un collègue. Je me remettais à manipuler mes outils au-dessus de la nanopuce que je mettais au point pour permettre à Aaron de localiser ce sur quoi il voulait l'accrocher. Je sentais "Rex" s'approcher de ma jambe comme s'il essayait de voir à quoi je jouais mais je n'avais pas le droit de détourner le regard de peur de compromettre mon invention. C'est Papa qui me l'a demandé, disai-je en parlant d'Arkving, je ne sais pas encore ce qu'il veut en faire mais ça ne présage rien de bon. J'aime ça. Je devrais peut-être y aller avec lui, finalement ... »

    En y réfléchissant bien, sortir la tête de l'atelier pouvait m'être bénéfique. Même si c'était toujours du travail que de se rendre à cette soirée chicos, peut-être pourrais-je y rencontrer de nouveaux mercenaires qui, comme nous même se seraient invités pour mener à bien une sombre entreprise. C'était décidé, j'accompagnerai Aaron.

    Mais en jetant un oeil à mes deux mains noircies par la graisse mécanique dont la plupart de mes affaires étaient enduites, je compris que j'allais avoir besoin d'une bonne douche avant d'enfiler ce prestigieux habit. Je me faisais suivre par le clébard qui semblait vraiment m'apprécier jusqu'à sortir des sous-sols. Arrivé dans le salon, j'essayais de faire comprendre au chien que le reste de mes occupations allaient devoir se faire sans lui, et il repartait faire le fou avec ses compagnons canins comme un gamin qui courait retrouver ses camarades de jeu. Je pouvais entendre à l'étage le bruit ruisselant de l'eau ce qui m'indiquait qu'Arkving devait déjà être en train de se préparer pour la soirée. J'ai monté les escaliers avec le costume sur l'épaule et toquait deux fois sur la porte de la première salle de bain, fermée.

    «Je prends une douche, et on pourra y aller. »

    Je prenais soin de prévenir mon ami pour ne pas qu'il pense que je ne viendrais pas et qu'il parte sans moi, mais le bruit presque torrentiel de la douche, la porte fermée et l'absence de réponse me laissaient penser qu'il n'avait pas entendu. Il ne me fallut que quelques pas supplémentaires droit devant pour arriver face à la seconde salle de bain plus proche de ma chambre. J'inspectais les lieux du regard pour m'assurer que tout le nécessaire y était, à savoir une serviette, un tapis de bain et les produits garantissant un parfum frais pendant toute la durée de notre escapade. A peine je refermais la porte derrière moi que je me déshabillais, laissant tomber nonchalamment mes vêtements de ville sur le carrelage impeccable. Je n'avais pas l'habitude, autrefois, d'avoir le luxe d'une salle d'eau aussi propre et rangée alors je ne me souciais que peu de là où j'entreposais le linge sale. En jetant un oeil dans le miroir de la salle d'eau, je scrutais mon corps nu de bas en haut, content de voir que depuis que je vivais à la rue, je m'étais bâti une musculature convenable. Je savais mon corps faible, ayant concentré la majorité de ses forces dans mon cortex cérébral, alors je me devais de l'entretenir pour ne pas finir cloué dans une chaise roulante comme bien des génies avant moi. Je pensais à quelques gros cerveaux du monde héroïque s'étant contenté de leur savoir pour survivre, mais moi ... En tant que vilain, je ne pouvais pas prendre le même pari. En effet, rien ne me garantissait que sur la route vers la soirée, l'un de mes ennemis ou de ceux d'Aaron ne viendrait pas interférer et provoquer un accident qui, si je n'avais pas travaillé un tant soit peu ma forme physique, m'aurait finalement laissé paraplégique à coup sûr. Je n'aimais pas l'admettre, mais j'étais fragile. Mon coeur lui, non, je pouvais ôter la vie à une vieille dame sans que ça ne m'empêche de dormir, mais donnez moi un coup de massue dans les côtes et vous me ramasserez à la petite cuillière. C'est bien pour éviter ça que je préférais largement ne pas rejoindre le champ de bataille personnellement, envoyant mes robots aux devants du danger. C'était plus sûr, et plus amusant.
    Un pied après l'autre, j'entrais dans la douche et tournais les valves pour qu'un torrent tiède et agréable se déverse sur ma peau, décrassant la première couche de saleté qui devait s'être accumulée tout au long de la journée. J'aimais particulièrement me doucher après le travail, parce que j'avais l'impression de laisser couler toute la pression du jour avec l'eau du bain. J'étais trempé de la tête au pied, ayant même pris le temps de me frotter les cheveux avec entrain pendant que je rêvassais au gré de l'eau. Je pouvais presque ressentir mes muscles se détendre massés par les jets, mais mon plaisir était coupé court par le temps limité que j'avais pour me préparer. Je me suis servi avec gourmandise dans les différents savons pour être plus propre que je ne l'ai jamais été, sélectionnant même un shampooing réparateur pour compléter le lavage de ma chevelure. Une fois rincé, je sortais.
    M'essuyer avec une serviette était une tâche un peu plus longue que prévue pour moi, avec la grande taille que je trimballais il me fallait presque cinq bonnes minutes rien que pour me sécher les cheveux et le torse. Deux minutes supplémentaires pour bien sécher le reste du corps. Je me rhabillais face au miroir.

    « Quel.. homme ! Je m'exclamai avec un franc sourire, étonné de voir que le costume m'allait comme un gant. Mon cher Kaki', ce soir tu ne vas pas seulement tuer un malheureux, non. Tu vas aussi poignarder le coeur de ces dames. »

    Je me peignais les cheveux en arrière pour que la classe soit représentée autant dans ma tenue que dans mon esthétique. Ma petite barbiche ne demandait pas plus de fantaisie, après quelques coups de parfum, j'étais déjà prêt à partir. J'ai ramassé mes vieux habits du sol maintenant humide, bien entendu, et je sortais enfin de la salle de bain avec la serviette en main. Pour ne pas perdre plus de temps, j'ai simplement laissé le tout sur mon lit, je rangerais ça à notre retour. J'entendais mon colocataire prêt à partir, en tout cas c'est ce que le tintement de clés me laissait présageait. Je descendais alors les escaliers jusqu'au salon pour me retrouver nez à nez avec Aaron et le chien qui m'avait précédemment tenu compagnie.

    « On peut y aller ? »
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Sam 21 Oct - 21:04

Kakihigi Ayatasurinin

Aaron Arkving


Une soirée banale entre amis, c'est ce qui était prévu...




« Je n'ai pas le temps de jouer Willy. Reste sage jusqu'à mon retour. »


Aaron parlait à ses bêtes, rien de bien étonnant vu toutes celles qui pouvaient habiter chez lui. Et puis, comme de base, personne ne vivait avec lui, cela ne dérangeait personne. Même si, du coup, cela pouvait paraître étrange qu'il "parle tout seul", étant donné qu'il n'avait pas de réponse en retour. Mais c'était bien le cadet de ses soucis.
Le maître animalier caressa le crâne du canidé qui couinait, comme triste que son propriétaire parte. Tournant le dos au chien, faisant face à la porte, il enfonça la clé prévue à cet effet, dans le trou de serrure pour déverrouiller l'entrée. D'un geste tout aussi souple que le premier, il retira le trousseau, puis ouvrit la porte. Alors qu'il allait la passer, une voix masculine attira son attention, une voix qu'il connaissait bien.

« On peut y aller ? »


La marche d'Aaron se stoppa sur son paillasson, la porte était encore à moitié ouverte et sa main tenait toujours la poignée comme s'il allait refermer derrière lui. Ce que Mastermind ne voyait pas à l'instant, c'était qu'Aaron avait haussé les sourcils, juste un instant. Pendant une petite seconde, son expression avait belle et bien changée pour une sorte de surprise légère. 
La main droite de l'ex-policier lâcha la poignée de la porte, alors qu'il tourna son visage en direction de Kakihigi ; avec sa mine traditionnelle de nouveau plaquée sur le visage. Sans avoir besoin de parler, il fit un signe de tête vers le plus grand des deux, pour l'inviter à bouger son derrière et à sortir de la demeure.

Le propriétaire des lieux en profita pour fermer à double tour sa demeure, ou du moins l'une des entrées possibles de sa maison. Avant de se rendre vers sa voiture, qui elle était juste devant l'entrée, il inspecta son colocataire de haut en bas, devant et derrière. Son regard de poisson mort ne changeait pas, même lorsqu'il venait de replacer sans brutalité le col de son ami. Il était méticuleux et perfectionniste sous certains angles après tout.
Aaron descendit enfin les petites marches qui surélevaient l'entrée de sa villa, le silence régnait. Avant que le grand génie de face de même, il en profita pour se retourner de nouveau vers lui et l'observer. En le regardant, il constatait à quel point Kaki pouvait ressembler à William ; et ça, c'était très perturbant.

Chassant ses pensées de son crâne, principalement pour ne pas trop attirer l'attention d'Ayatasurinin ; et surtout pour ne pas lui faire croire qu'il le matait ouvertement, il se rendit jusqu'à sa voiture. La dite voiture ouverte, les deux hommes s'y installèrent et cette fois-ci, Aaron était le conducteur. Ne souhaitant pas imposer la conduite à Kakihigi une fois de plus, de peur qu'il ne raye la carrosserie de celle-ci, en plus.
Le trafiquant indiqua à son passager qu'il pouvait choisir la radio qu'il voulait, puis il démarra tranquillement après s'être attaché. Comme à son habitude, il resta muet durant le trajet, excepté quand son passager lui posait des questions directement. Sinon, il l'écoutait parler sans commenter. Le trajet dura bien plus d'une demi-heure, voir quarante-cinq minutes, malgré que la route ne soit pas spécialement encombrée en soirée.

Arrivés au point de rendez-vous, les deux hommes sortirent de la voiture, une fois cette dernière préalablement garée. Tout en marchant au côté de Kakihigi pour rejoindre la salle en question, il indiqua à ce dernier de rester calme et naturel pour le premier passage, et qu'il allait se charger de tout. Il parlait évidemment du moment où ils allaient devoir entrer dans la fameuse salle de réception en question.
Le lieu du rendez-vous était luxueux à souhait. Tapis, chandeliers, lustres de cristal, tapisseries, tableaux, statues, sol en marbre... Une richesse pleinement exposée en soi. Aaron ne savait même pas qui était l'organisateur de cette soirée, lui, il était venu pour remplir une mission, et rien d'autre. Arriva enfin le fameux moment, ils arrivèrent devant une entrée « gardée » par un réceptionniste et deux gardes.

« Bonsoir, vous êtes Monsieur... ? »


« Satō. »


Il avait répondu ce nom machinalement, sans faillir bien que ce ne soit pas la vérité. L'homme d'accueil, entouré de deux grands baraqués qui devaient servir de molosses, cocha son annuaire. Avant de les laisser entrer, il fit une réflexion, à l'attention de Kakihigi.

« Et lui ? Qui-est ce ? »


« Mon garde du corps. »


À l'instant, Aaron se doutait que le « garde du corps » en question devait probablement rire intérieurement de cette désignation. Aaron avec un garde du corps ? C'était une première pour ceux qui pouvaient le connaître, lui qui avait l'habitude d'agir seul. Il n'avait surtout pas besoin de ce genre de protection, en temps normal. Mais c'était le premier rôle qui lui était venu à l'esprit, et naturellement.

« Bien. Monsieur Satō, vous êtes attendu par Monsieur Sunaba. C'est l'homme qui se trouve juste à côté d'une des sorties arrières, sur la gauche. »


Sunaba ? Cela devait être le nom du cinquantenaire en question, celui dont le véritable Satō lui avait parlé, et également sa cible. Enfin, ils purent entrer dans la salle après cette petite interaction sans saveur remplie de formalités. Le regard d'Aaron se focalisa sur cet homme en costume, accompagné d'une femme bien plus jeune que lui, elle-même dans une tenue à en faire pâlir plus d'un.
Il semblait parfaitement sobre, chose assez importante quand on attend une personne. Cela serait gênant de se retrouver ivre devant son interlocuteur. Soit, ce n'était donc pas une cible idiote, il avait un minimum d'intelligence, peut-être. Arkving tourna la tête en direction de son « garde du corps » d'un soir, la relevant un peu en même temps vu la taille de son colocataire.

« Je suppose que tu as deviné que c'était notre cible. Toutefois, il ne faut pas toucher à la fille, c'est la nièce d'un associé qui est également dans le coup. »


Avec une discrétion qui lui était digne, il informa Mastermind de la cible en question.

« Il est censé attendre mon associé, mais je servirais de relais. En espérant qu'il accepte d'écouter, je n'ai pas envie d'y passer la soirée. »


De plus, Aaron indiqua à Kaki que le but serait tout simplement de l'isoler à l'extérieur. Sachant que la jeune femme en question était de leur côté, elle prétexterait un besoin d'air, ou un mal de tête, au choix, pour qu'ils sortent de la salle de réception. Ainsi, à l'extérieur, ils pourraient tranquillement s'en occuper. Mais avant, Arkving indiqua à son ami qu'il souhaitait avoir quelques informations et donc qu'il ne fallait pas le tuer immédiatement après sa sortie.
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Ven 27 Oct - 12:05
    Un grand établissement éclairé de milles feux gardé à l'entrée par un simple réceptionniste et deux malabars, voilà l'endroit dans lequel Arkving avait réussi à m'embarquer ce soir. C'était le genre de soirée chicos où l'on servait du champagne à ne plus savoir quoi en faire et des petits fours beaucoup trop riches en matière grasse, à tous les coups, le seul plaisir que j'y prendrais ce serait en goûtant divers mets gastronomiques ! A vrai dire, je n'avais que de basiques connaissance en cuisine alors pouvoir apprécier le travail de spécialistes était pour moi comme une chance d'enrichir mon "lexique de saveurs". Ce serait comme ça que je l'aurais appelée, si je pouvais regrouper mes connaissances en parties distinctes ! Pour entrer, Aaron se faisait passer pour un certain "monsieur Satô", et moi pour son garde du corps, je dénotais immédiatement la vitesse de ses réponses qui laissaient entendre que l'ex-policier avait déjà peaufiné nos couvertures. Bien, une marque stratégique qui n'était pas pour me déplaire, je suivais mon ami dans la soirée curieux de voir ce qu'il me réservait ensuite. Comment est-ce qu'il allait commettre un meurtre là où des centaines de témoins pullulaient comme des fourmis près de leur fourmilière ? Le gratin était dans une tranche d'âge entre vingt-cinq et .. soixante-ans, au moins ! Curieusement, les demoiselles étaient généralement les plus jeunes tandis que leurs cavaliers rondouillards avaient assez de poils au menton et de cheveux blancs sur le caillou pour être leurs grands-pères. C'était la débauche la plus totale qui régnait en ces lieux, je n'avais jamais côtoyé d'aussi près des porcs fumants de dépravation, ils constituaient le cancer de la société rien que par l'argent incommensurable qu'ils brûlaient dans ces soirées mondaines sans aucun sens. Pourquoi est-ce qu'ils ne contribueraient pas aux progrès de la médecine, ou mieux, de la technologie ? En quoi leur apéro était plus important que la faim dans le monde ? Les quelques pourcentages de population vivant encore sous le seuil de pauvreté malgré notre nouveau monde où les alters universels permettaient à tout un chacun de gagner sa croûte d'une manière ou d'une autre ? Ce genre de riches-là n'avaient aucune considération pour personne d'autre que leurs petites personnes. Je jetais un regard dépité à leurs loisirs, chipant ici et là des amuses-bouche que je fourrais dans ma bouche en slalomant entre les individus, suivant Aaron de près.

    Le fameux monsieur Sunaba se présentait exactement comme ses compères. Un richard bedonnant qui tenait à son bras une jeunette aux airs mesquins. Selon Aaron, il était lui-même la cible. Alors nous devions éliminer celui-là plutôt qu'un autre ?

    « Et qu'est-ce que monsieur a fait, pour qu'on lui orchestre toute cette mascarade ? Tu sais si tu m'avais laissé, on aurait pu débarquer ici en tirant dans le tas et personne n'aurait trouvé quoi que ce soit à y redire ! » lançai-je discrètement en dissimulant mes lèvres derrière ma main.

    Je plaisantais bien sûr, conscient de la discrétion requise pour ce genre de "boulot". Lorsque l'on sollicitait mes "mercenaires" pour un assassinat, j'envoyais systématiquement Zero qui savait faire preuve d'une furtivité intéressante. Mais je n'avais pas l'habitude d'aller sur le terrain moi-même. Le costard que m'avait prêté Arkving ne me permettait pas de glisser l'une de mes armes personnelles pour passer le contrôle à l'entrée sans éveiller de soupçons, mais il n'avait certainement pas remarqué que j'avais tout de même osé emporter une mine C3, au cas où il y avait un feu d'artifice de prévu. Rien de plus. Si l'on devait tuer sans bruit, je n'étais vraiment pas le meilleur; moi mon domaine était de faire plus criards à chaque nouvelle création ! Si j'avais accepté de le suivre, c'était surtout pour voir dans quelles genres d'affaires monsieur le rabat-joie se mouillait tard le soir.

    Pour coller à l'identité de garde que j'empruntais ce soir, je restais immobile non loin de celui que j'étais censé protéger, sans poser l'une des nombreuses questions qui me traversaient l'esprit en ce moment-même. Sunaba semblait se diriger vers la terrasse avec la demoiselle - qui soit dit en passant, semblait apprécier la soirée au moins autant qu'Arkving et sa tête de déterré - bientôt nous devrions passer à l'action. Mais avant de faire couler le sang, nous devions procéder à une petite enquête auprès de notre cible. Je ne le connaissais ni de loin, ni de près, mais pour les affaires de mon camarade cet homme semblait posséder une certaine importance. C'était un vent frais qui n'était pas sans rappeler le froid dans le dos que l'on a quand la mort rôde autour de nous que je pouvais sentir caresser mon visage et faire danser ma chevelure peignée. Les bras croisés derrière Aaron que je surplombais d'au moins trois têtes, je jetais un regard des plus méprisants envers notre homme. S'il y avait bien une chose que ma carrière peu recommandable m'avait appris, c'était que les chiens de gardes d'un homme important devaient garder cet air condescendant à tout moment. Muets comme des carpes, les différents hommes de main que j'avais pu croisé partageaient tous cette faculté de garder son sérieux même lorsque la situation suscitait la curiosité... enfin chez moi, en tout cas. Je ne devais pas déraper sous peine de compromettre la mission, mais Dieu sait combien de points j'avais envie d'éclaircir ici et maintenant. Qui êtes-vous pour Arkving ? Quel intérêt y trouvera t-il à vous abattre ? Vous avez vraiment apprécié ce champagne bas de gamme ? Je zyeutais la coupe qu'il tenait fièrement, qui me donnait un haut-le-coeur rien qu'avec la couleur jaune pisse du breuvage qu'elle contenait. Un discret coup de coude informait à mon compagnon que l'impatience commençait à me gagner et que je n'allais pas pouvoir garder ma langue dans ma poche bien longtemps. Il devait bien me connaître maintenant, le brave Kaki' n'était pas du genre silencieux, aussi je faisais des efforts monstrueux pour ne pas ouvrir ma boîte à paroles. C'était un inconvénient pour ceux qui m'entouraient mais pas pour moi, et c'était d'ailleurs une bonne idée d'envoyer mes robots à ma place lorsque je devais assassiner, autrement je me serais retrouvé à bavarder avec la cible autour d'une tasse de thé et de gâteaux secs.
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Ven 27 Oct - 18:35

Kakihigi Ayatasurinin

Aaron Arkving


Une soirée banale entre amis, c'est ce qui était prévu...



La soirée avait déjà commencé depuis au moins une bonne demi-heure. Les invités, hommes et femmes, profitaient de la soirée pour consommer divers mets et boissons plus ou moins médiocres. Aaron, lui, refusa tout ce qu'on venait lui proposer. Rien que l'apparence de la nourriture et la couleur des breuvages faisaient crisper sa mine habituellement inexpressive. Que de choses de mauvais goûts, pour une soirée tout aussi mauvaise.
L'ambiance qui y régnait était particulière, elle avait quelque chose de malsaine, sans totalement l'être. La plupart des invités se révélaient être des quarantenaires, ou des cinquantenaires, l'autre moitié, étaient les compagnons de ces « riches », certains ayant encore une apparence d'adolescent. De quoi faire envie aux personnes les plus démunies. C'était bien connu, les riches aimaient ce genre de plaisir futile, d'avoir des amants.

Aaron sentit la poche de sa veste vibrer très légèrement à un moment. Il en sortit son contenu, qui n'était ni plus ni moins que son cellulaire. En voyant le numéro, et le nom, il décrocha. Toutefois, l'appel fut à moitié silencieux de son côté. Le trafiquant se contentant de répondre par des « Hm. » à chaque fois qu'il devait répondre. Ce Satō, il allait lui en devoir plus d'une après cette soirée de boucler.
C'est après son appel, et son téléphone rangé à sa place, que Kakihigi fit sa première intervention de la soirée. Aaron était déjà étonnement surpris que ce dernier ait réussi à se retenir autant de temps d'ouvrir sa bouche. Mastermind était comme ça, depuis le temps qu'il le connaissait, toujours à vouloir commenter, ou à trouver de nouvelles optiques.

« Et qu'est-ce que monsieur a fait, pour qu'on lui orchestre toute cette mascarade ? Tu sais si tu m'avais laissé, on aurait pu débarquer ici en tirant dans le tas et personne n'aurait trouvé quoi que ce soit à y redire ! »


Ce Kaki', décidément, il ne pouvait vraiment pas s'empêcher de parler, non pas que cette pensée sois mauvaise, au contraire. Que ce soit utile ou non, ou encore pour revoir le stratagème d'Arkving vis-à-vis de cette soirée. Aaron ne fit que hausser les sourcils, un cours instant, puis se déplaça lentement dans la salle, suivit de la grande perche qui faisait son garde du corps d'un soir. Évidemment, ils se firent accoster par divers serveurs en tenue de majordome, qui venaient leur proposer boissons et amuse-gueules. 
Le simple regard de l'ex-policier les faisait repartir en leur adressant un signe de tête. Ayatasurinin ne pouvait peut-être pas le voir, vu qu'il faisait trois têtes de plus que son ami, mais la mine de ce dernier était terrifiante. Une sorte d'aura à la fois charismatique et morne émanait du plus petit des hommes, c'est d'ailleurs pour cela que d'autres invités ne se risquèrent pas à venir l'aborder. 

« Rien de particulier. Ce ne sera pas difficile de le tuer. Par contre, je ne pourrais pas vraiment le tenir. S'il bouge, ou remarque quelque chose avant, je compte sur toi pour le maîtriser. Tu ne devrais pas avoir de mal. »


Bien qu'Aaron se savait un minimum supérieur à son collègue pour ce qui étais du corps-à-corps, même si Kaki' était bien plus grand que lui ; il n'allait pas pouvoir forcer de soir là. Principalement à cause de ses blessures de la matinée, il se contraignait à ne pas user de sa force physique, pour ne pas rouvrir ses plaies.
Arkving avait prévu d'assassiner Sunaba avec sa lame rétractable. Si Kaki' le connaissait bien, non, il le connaissait bien, il savait que c'était l'une des manières favorites de son camarade. Bien qu'il ait des penchants pour les venins, en utilisant son Alter ; quand celui-ci était inutilisable, comme maintenant, il préférait agir discrètement, avec sa lame rétractable dissimulé au niveau d'un de ses avants-bras.

Discrètement, Aaron tendit son bras droit, après s'être tourné pour faire face à Kakihigi. Sa main se dirigea pour aller derrière son cou, à la base de sa nuque, faisant mine de remettre correctement le col de son associé. Toutefois, ce geste anodin ne l'était pas. Arkving, à travers son geste, avait fais exprès d'appuyer l'intérieur de son avants-bras contre le corps de son acolyte, pour que celui-ci sente la dureté du mécanisme léger qui était accroché à ce membre-ci.
La solidité du dispositif, pouvait laisser présager qu'il se cachait juste en dessus, une lame fine et rétractable. Ce n'était pas improbable d'y penser, mais Mastermind devait se douter que les gestes d'Aaron n'étaient pas fait au hasard. Surtout qu'il aurait pu éviter d'appuyer son avant-bras contre lui, et pourtant, il avait insisté sur cette pression pour lui faire sentir qu'il avait quelque chose à ce niveau-là.

« Bien, tu as des questions ? Des objections ? Des commentaires à faire ? »


Maintenant qu'Arkving avait montré à Kaki' qu'il avait une arme d'exécution rapide pour cette mission, il attendit que ce dernier daigne manifester une quelconque réaction face à ce qu'il avait pu lui dévoiler. Une fois les demandes de son associé mis au clair, ils s'avancèrent jusqu'au duo, qui semblait profiter de la vue qu'offrait l'une des grandes fenêtres qui parsemaient la pièce. Une vue sur un sublime jardin taillé, qui ressemblait de loin à un sortie de mini labyrinthe.
La première personne qui remarqua la présence des deux hommes, ce fut la jeune femme qui était aux côtés du cinquantenaire. Le regard bleu acier inexpressif d'Aaron croisa celui de cette fille un instant, avant qu'il ne baisse les yeux de lui-même. Il fallait le voir pour y croire. Arkving qui venait de baisser les yeux, alors qu'il était d'habitude le premier à soutenir le regard des autres.

Enfin, ce finalement au tour de Monsieur Sunaba de détourner le regard du paysage, visiblement intrigué qu'on vienne l'acoster. L'ex-agent n'eut même pas besoin de questionner le vieil homme sur son identité, si Yoko était à ses côtés, c'était le bon. D'ailleurs, elle n'avait pas vraiment changé. Du moins, elle avait grandi, ce n'était plus la petite fille frêle de son enfance, elle était devenue une belle femme dont la robe soulignait les courbes tout en perfection.
C'était difficile de ne pas la regarder, que ce soit pour Aaron, ou même un autre homme qui aurait tout simplement envie de mater. Comme prévu, Arkving s'annonça sous le nom d'un « associé de Satō ». Ce qui n'était pas un mensonge, c'était même une vérité. Ils étaient associés, du moins, là, c'était Sasori qui avait organisé ce petit manège ; alors qu'habituellement, c'était Aaron qui engendrait ce genre de mission.

La victime en question n'avait pas de particularité spécifique. Si ce n'est, un début de calvitie, quelques cheveux blancs qui se battaient en duel avec les bruns ; ainsi qu'un ventre à bière qui semblait vouloir sortir de la chemise dans laquelle il était compressé. Les boutons semblaient prêts à sauter, tandis que sa veste était légèrement trop large, sûrement pour qu'il puisse la refermer à moitié, vu son abdomen proéminent.
Sunaba semblait dubitatif, pas encore saoul. Heureusement, la jeune femme, visiblement bonne actrice, fit sa petite mise en scène. Elle manqua de tomber, s'appuyant sur le bras de son « futur époux », tout en lui mimant qu'elle se sentait étouffer et qu'elle avait besoin d'air frais. À l'écoute de sa promise avant tout, l'homme d'affaires indiqua qu'il écouterait, mais qu'une fois dehors, pour que sa femme puisse s'asseoir et respirer.

Quatre personnes sortirent donc de la salle de réception, pour se rendre à l'extérieur. C'est là que Yoko, la jeune femme, décidément, c'était elle qui aidait Kaki et Aaron dans leur mission, indiqua à son fiancé qu'elle avait besoin de ses médicaments laissés dans leur voiture. C'est donc tout naturellement qu'ils y allèrent, tous les quatre. Néanmoins, malgré le jeu implacable de la seule présence féminine, Sunaba restait à les surveiller du coin de l'œil, tandis que la plus jeune du quatuor fouillait dans la boîte à gants à la recherche d'une boîte.
Il suffit d'un seul petit écart du cinquantenaire, un moment où sa femme l'appela pour lui demander où il avait rangé sa boîte, qu'Aaron s'approcha de deux pas. Sunaba avait tourné la tête, curieux et surprit que sa bien-aimée ne trouve pas ce qu'elle cherchait. Arkving en profita pour lui percer la le cou d'un coup de lame bien placée.

Il lui trancha en même temps le devant de la gorge, pour sectionner les cordes vocales et ainsi l'empêcher de crier. Toutefois, ce n'était pas une mort instantané, il allait se vider de son sang, ou s'étouffer, au choix. Mais ce lap de temps lui permit de réagir en envoyant un violent coup de coude dans le flanc de son agresseur, pile au niveau de sa blessure. Aaron serra les dents, de minces filets de sang ruisselant le long de son menton pour s'échouer au niveau de son cou, jusqu'à sa chemise immaculé, désormais tâchée.
La douleur était si intense qu'il en tituba pour finir par s'adosser contre la voiture juste à côté de celle de Sunaba. Yoko quant à elle, s'était reculée, pour ne pas prendre de coup perdu, mais ne semblait nullement paniquée. Visiblement complice de ce meurtre, elle semblait plutôt inquiète pour l'agresseur, dont les blessures à peine pansées venaient de se faire rouvrir violemment. L'une de ses mains pressa son flanc droit, pour éviter qu'il ne perde trop de sang.
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Sam 4 Nov - 8:18
    « Rien de particulier. Ce ne sera pas difficile de le tuer. Par contre, je ne pourrais pas vraiment le tenir. S'il bouge, ou remarque quelque chose avant, je compte sur toi pour le maîtriser. Tu ne devrais pas avoir de mal. »

    Aaron procédait à un geste que je trouvais ambigu aux premiers abords mais que je compris bien vite lorsqu'il pressa son avant-bras droit sur moi, faisant mine de vouloir arranger mon col. Presque instinctivement, je fus littéralement happé d'intérêt pour le mécanisme des plus discrets qu'embarquait le costume d'Arkving. Sans ajouter un mot, je lui lançai un regard qui faisait clairement signifier de la jalousie de ma part, tâtant mes propres manches pour constater avec tristesse qu'aucune arme n'y était embarquée. C'était avec une moue envieuse que je faisais un signe de tête affirmatif à mon camarade, afin de lui faire part que nous pouvions donc y aller. *Un costume de pingouin, voilà ce à quoi j'ai droit, moi !* je bougonnais intérieurement en regardant fixement l'avant-bras du trafiquant. Il avait su toucher une corde sensible en me présentant ce secret, comme s'il savait qu'il aurait suscité mon amour pour l'armement. C'était ingénieux, dissimulé sans pour autant être totalement indécelable puisqu'il suffirait qu'Aaron accorde une danse à une des convives pour que sa manche ne risque de révéler la ruse. Dans ma tête comme dans celle d'un styliste, c'était plusieurs croquis expérimentaux mais pourtant géniaux en théorie qui se dessinaient; il FALLAIT que je recopie le concept. Je n'avais même pas besoin d'enregistrer cette idée via Encyclopedia, je ne l'oublierai pas. Je me sentais même plutôt bête de n'avoir jamais envisagé de créer des vêtements équipés ! Je ne suis pas couturier moi, mais j'imagine que manier les aiguilles à coudre était aussi simple que de bricoler des armes de destruction massive, hein ? Je m'imaginais déjà intégrer des lames similaires aux deux manches de mon sweatshirt favori, ainsi qu'un vaporisateur fumigène dans les pans du pantalon au cas où je devais fuir avec autant de classe qu'un ninja. Mais mes tergiversations furent écourtées lorsque nous approchions un couple qui n'avait pourtant rien le démarquant des autres; c'était toujours la même disposition, à savoir un vieillard grassouillet assez vieux pour avoir vécu l'apparition des premiers alters avec à son bras une belle et jeune femme, assez jeune pour être sa propre petite-fille.

    Dans l'affaire, je n'oubliais pas que je n'étais que le "garde du corps de monsieur Arkving-Satõ" et le laissait par conséquent opérer. Il s'était présenté, et la fameuse demoiselle commençait à feindre le malaise pour que notre petit comité puisse sortir discuter dans un endroit plus isolé. Moi, je me suis tenu bien droit, surplombant de toute ma grandeur les trois autres personnes, tout en tenant un regard sérieux et cynique sur Sunaba. Il représentait ironiquement deux catégories de personnes, l'une que j'appréciais et l'autre que je méprisais ! D'un côté, il était évidemment un riche, millionnaire voire peut-être milliardaire, c'est exactement le genre de type à qui j'aime proposer mes inventions ou mes services sachant que leur compte en banque leur permettait d'investir à tout va sans se soucier. De l'autre côté, le vieux était une image de la débauche moderne. Champagne, petits fours et femmes aux courbes prononcées, il avait à priori manqué les véritables priorités d'une vie. Il semblait s'adonner à ces plaisirs assez souvent pour avoir un ventre aussi fourni que la robe de sa femme, l'on pouvait ressentir mon dédain rien que dans l'oeil apathique que je posais continuellement sur son crâne dégarni. Aaron devant, suivi de près par son fidèle compagnon, nous nous sommes alors dirigés à l'extérieur puis vers la voiture de notre cible. Et quelle bolide ! D'un noir paradoxalement étincelant sous les milles étoiles qui piquetaient les cieux, l'on pouvait sentir l'odeur du neuf s'échapper dès que la femme eut ouvert la portière pour chercher ses fameux médicaments.

    Je restais silencieux même lorsque je vis Arkving faire gicler le sang, je cachais maladroitement mon amusement en remarquant qu'il avait pris soin de trancher au niveau de la gorge, une tactique bien connue pour exécuter silencieusement un Homme. De cette façon il ne pouvait même pas appeler à l'aide, ni proférer ses dernières prières. Mais le gros lourdaud s'accrochait à la vie, coriace comme une puce dans le pelage d'un chien bien en chair et en sang. Il avait encore pu décocher un coup de pied bien placé dans le flanc de son agresseur, là où il était blessé depuis ce matin. Ahh, ce matin. Lorsqu'il m'a réveillé en "urgence" pour me tirer de mon hangar et me proposer une nouvelle demeure. Lorsque nous ne nous doutions pas encore que nous ferions du grabuge plus tard dans la soirée. Les choses s'étaient passées si vite que j'avais moi-même du mal à croire que c'était une seule et même journée ! Offusqué par le coup que mon camarade venait de prendre, j'agissais aussitôt. Un grand coup que l'on appelait en boxe un haymaker, mais pratiqué dans les combats de rue par ceux qui n'avaient pas d'autres compétences particulières, je faisais cependant usage de mon allonge et de la force véloce que pouvait prendre mon poing le temps qu'il descende droit dans la mâchoire du porc agonisant. Ding ding ding ! Avec le trou béant dans son cou, il ne pouvait qu'avoir le souffle coupé en s'étalant par terre. Il essayait pourtant encore de se débattre et reculait au sol, tout en tenant la blessure qu'Aaron lui avait laissée. Ce dernier en faisait de même apparemment mal en point. Pour le suppléer efficacement, je ne m'attardais même pas sur son état de santé et m'avançait sur Sunaba. Je pouvais voir la peur dans son regard, il n'avait pas l'air de vouloir mourir mais l'idée de voir ses souffrances coupées court devrait lui paraître judicieuse. Moi, c'était un sourire menaçant que j'arborais lorsque je levais le pied au-dessus de son torse qui se tâchait encore de son sang. J'ai écrasé son abdomen de sorte à ce qu'il souffre encore plus, appuyant de tout mon poids pour le tenir en place.

    « Votre argent pourrait peut-être vous sauver, monsieur Sunaba ? Il semblait geindre et implorer, j'appuyais un peu plus en ricanant. J'ai changé d'avis, laissez tomber. »

    Je levais alors à nouveau le pied et pilonnait son visage avec une sorte de rage... Pourquoi ? Je ne le connais pas, je ne suis même pas au courant de pourquoi on le malmène ce soir... Mais il venait de frapper mon ami déjà mal en point ! C'était suffisant pour signifier sa mort. A chaque fois que ma semelle entrait en contact avec sa face de lard, j'étais un peu plus soulagé. Heureusement encore que je n'étais pas du genre à me laisser emporter - pas trop - et savais m'arrêter. Lorsqu'il ne bougeait finalement plus, je retournais auprès d'Arkving qui semblait encore avoir mal.

    « Aller, Aaron. T'en as vu d'autres mon vieux, pour l'instant on devrait quitter les lieux, on s'occupera de ta blessure quand on sera en lieu sûr ! »

    C'était une manière détournée de véhiculer mon tracas pour sa santé, même si je le savais endurci, nous allons nécessairement avoir besoin de le soigner. Après avoir fui ! Mais contourner le bâtiment pour retourner à la voiture serait risqué surtout que le rouge bordeaux remplaçait maintenant les parties blanches de son costume, alors je lançais un coup d'oeil démonstratif vers la belle voiture de notre victime. J'ai fouillé ses poches pour trouver les clés, et trouvais encore le temps de faire de l'humour.

    « Je la raye celle-là aussi, ou pas ? » Faisant bien entendu allusion à ma conduite "exemplaire".
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