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Une soirée banale entre amis, c'est ce qui était prévu... [PV Kakihigi Ayatasurinin]

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Sam 4 Nov - 14:49

Kakihigi Ayatasurinin

Aaron Arkving


Une soirée banale entre amis, c'est ce qui était prévu...




Sa vision était légèrement trouble, due à l'afflux de sang soudain qu'il avait pu perdre. Son premier objectif fut de resserrer ses bandes, histoire de couper court aux saignements. Sa résistance à la douleur était certes forte, mais exercer des pressions et des contacts si proche de la plaie lui faisait tourner de l'œil. Avant de tituber et de tomber au sol, Yoko s'était approché d'Aaron pour l'empêcher de s'écraser comme une crêpe.
Le trafiquant reconnu sa voix, mais aussi celle de Kakihigi en fond, qui devait probablement s'amuser avec l'homme agonisant. La demoiselle, qui semblait avoir changé de comportement, redressa Aaron pour le soutenir par l'épaule. Elle ne semblait pas frêle et innocente comme elle le laissait paraître, venant tout juste de quitter cette facette.

Dans des mouvements qui se voulaient lents, pour ne pas brusquer la personne qu'elle tenait, la femme se déplaça jusqu'à la voiture, déposant sa charge sur le siège passager. S'en suivit un petit instant où elle cherchait sous le tapis au pied du siège, soulevant une petite trappe qui contenait une trousse de premiers secours. C'est sans aucun complexe ni gêne qu'elle souleva, par le bas, la chemise d'Aaron tâchée de sang, dans le but de renforcer ses bandages imbibés avec de nouveaux.
Cette action, qui réveilla un peu l'esprit embrumé du blessé, eut aussi pour effet de cesser l'écoulement de sang. Avec le force qu'elle venait d'utiliser pour serrer les bandes, Arkving se demandait si c'était toujours la frêle petite fille qu'il avait connu devant lui.

Elle avait changé, indéniablement. La dame de la soirée s'offrit même le privilège de retirer ses escarpins, dans un soupir soulagé visiblement. Tout en ajoutant un certain regard haineux envers ceux-ci. Elle alla ensuite ouvrir le coffre, pour en sortir une paire de basket qu'elle enfila en deux-temps trois mouvements. Yoko semblait plus à l'aise ainsi, elle en profita pour attacher ses cheveux avec un élastique.
Visiblement, la tenue qu'elle portait ne devait pas être à son goût, vu tous les changements qu'elle venait d'entreprendre. Elle sortit également une veste épaisse qu'elle enfila. Aaron reconnu la veste quand la demoiselle daigna revenir devant lui. C'était la veste de son oncle, il l'avait déjà vu une fois avec.
Mastermind semblait avoir fini de grignoter son os, désormais inutilisable. Il s'approcha du duo, penchant la tête tout en lançant une remarque à son ami.

« Aller, Aaron. T'en as vu d'autres mon vieux, pour l'instant on devrait quitter les lieux, on s'occupera de ta blessure quand on sera en lieu sûr ! »


Aaron souffla du nez, c'était presque amusant. Est-ce qu'il s'inquiétait ? Yoko se pencha avec un mouchoir pour essuyer les filets de sang qui avaient dégouliné le long de la bouche de fortuné. Elle devait savoir, d'une quelconque manière, que monsieur Arkving n'aimait pas être aussi sale. Toutefois, ce geste fit légèrement reculer l'homme, non pas qu'il n'avait pas confiance, mais il était assez grand pour s'occuper de lui.

« Je la raye celle-là aussi, ou pas ? »


Kakihigi semblait toujours dans sa phase de jeu, mais l'heure n'était plus à jouer, malheureusement pour lui. Aaron savait qu'il n'avait pas laissé beaucoup "d'amusement" à son collègue, mais il avait vraiment été nécessaire de l'avoir avec lui ce soir-là. C'est d'une voix grave qu'il répondit à son associé, il était temps de ne pas traîner.

« N'y touches pas. Elle va encore servir. »


Après que monsieur ronchon se soit remis correctement sur le siège passager, Yoko invita Ayatasurinin à l'aider pour transporter le gros lard jusque dans son coffre. Elle laissa Mastermind fermer l'ouverture, tandis qu'elle se pencha vers le sol où du sang régnait encore. Le sol était composé de gravats et de terre, et d'autre mélange de particules fines terrestres. La demoiselle avait retiré ses gants de soirée, et avait posé une main au sol.
Le sol ne bougea pas, mais des petits amas ressortaient d'entre les gravats. Cette fameuse poussière terrestre, sur laquelle il marchait, elle la fit recouvrir les traces de sang, principalement pour accélérer l'absorption du sang par le sol ; et accessoirement pour masquer plus ou moins les tâches.

Après avoir utilisé son Alter, la jeune femme se redressa, et alla s'asseoir à la place du conducteur, attendant que Kakihigi monte à l'arrière pour pouvoir démarrer. La demoiselle à l'allure soignée et aux bonnes manières semblaient s'être transformé presque en garçon. Ce qui n'étonna pas Aaron, en sachant qu'elle avait été élevée par son oncle, et que ce dit oncle n'était pas très très sain.
Yoko avait dû assimiler les manières de Sasori, comme son tact habituel, ses manies, ainsi que son langage. C'est sûr qu'elle n'était plus la petite fille qui avait peur des araignées, du moins, d'extérieur, c'est ce qu'elle laissait paraître. Avant qu'elle ne démarre, Aaron lui indiqua qu'il ne souhaitait pas laisser sa voiture ici.

La femme acquiesça de la tête, tout en quittant le parking pour se diriger vers les extérieurs, là où le tueur avait déposé son véhicule. C'est avec une légère appréhension, que le trafiquant regardait les clés de sa voiture. Yoko quant à elle, ne laissa par le jeune homme rêvasser plus longtemps et lui pris ses clés des mains, pour les donner à l'autre homme assis derrière.
Arkving avait légèrement peur pour sa voiture, certes, il espérait ne pas la retrouver avec de quelconques rayures. Cela, il le fit bien comprendre à son acolyte d'un regard. Il y avait une autre chose remarquable entre Aaron et Yoko, ils étaient comme le jour et la nuit.

Aaron qui ne possédait qu'un panel très limité d'expressions faciales. Tandis que Yoko, elle, souriait beaucoup, souvent à pleines dents. C'était son oncle qui avait dû lui refiler cette manie à sourire pour un rien. Elle avait donc donné les clés à Kakihigi avec ce sourire, étrange, mais pas malsain non plus, tout en lui demandant poliment de bien vouloir remplir ce service.
Mastermind quitta donc la voiture du défunt Sunaba, sans qu'Aaron ne remarque vraiment sa réaction à sa sortie. Il avait déjà tourné la tête pour repositionner son regard droit devant lui. La dame patienta avant de démarrer, que l'autre homme puisse la suivre convenablement sans la perdre de vue.

« En route ! »


Annonça t-elle joyeusement à son passager, qui avait déjà la tête ailleurs. Il essayait principalement de se concentrer pour faire abstraction de la douleur qu'il ressentait. Le chemin début du chemin se fit en silence. Yoko était concentrée sur la route et Aaron comatait. Toutefois, remarquant que l'homme semblait toujours souffrir, elle lui indiqua qu'il y avait des calmants et des anti-douleurs dans la même boîte où elle avait pu prendre les bandages.
Malgré la douleur, Arkving n'attendit pas qu'ils soient arrêtés pour se saisir de la boîte à ses pieds, et en sortir des cachets. Il les avala sans eau, difficilement, cela lui offrant un goût amer et répugnant dans la gorge. Mais qu'importe, il n'était plus à ça près.

Le voyage se termina une demi-heure plus tard, les médicaments ayant pu faire en partit effet. Ce qui permit d'ailleurs à Aaron de sortir seul de la voiture. Ils venaient d'arriver près d'un port d'embarcation commerciale, où de nombreux bateaux, caisses et containers traînaient. Une fois les voitures garées à l'entrée, Arkving attendu d'avoir Kakihigi à côté de lui pour s'avancer.
Yoko les avait déjà devancés, et se tenait aux côtés d'un homme, aussi grand que Mastermind, voir légèrement plus. Il sourit bêtement en voyant Aaron arrivé, cessant sa conversation avec la demoiselle en face de lui.

« Et bah alors Aaron, on est blessé ? Ne me dis pas que c'est l'autre gros lard qui t'a fait ça ? »


Pour toute réponse, le capitaine se fit saisir par le col, bien qu'Aaron soit plus petit que lui. Il le fit se pencher pour qu'il puisse lui murmurer quelques mots à l'oreille, sûrement rien de doux. Sasori recula par la suite, riant nerveusement tout en haussant les épaules d'un air faussement désolé.

« Ouais, ouais, je sais. Je t'en dois une. Merci pour ma nièce aussi. »


Yoko échappa un rire léger, trouvant la situation amusante, visiblement. Les bras croisés, elle regarda Aaron, puis son oncle, qui lui avait les mains dans les poches de son manteau de marin. Un jeu de regard passa en un éclair entre le capitaine et la jeune fille, pour finir sur Arkving, qui avait toujours son expression de poisson mort.

« Je vais me charger du reste. Yoko laisse moi la voiture et rentre avec eux. Je passerais te chercher quand j'aurai fini. »


La demoiselle confia donc les clés à son tuteur, qui la remercia de son traditionnel sourire maladif, ce à quoi elle répondit par la même chose. Toutefois, Aaron vint casser cette ambiance "joyeuse" entre eux par sa voix sortie d'outre-tombe.

« Pourquoi devrais-je la ramener ? Ça ne faisait pas partit de la "mission". »


Tactile, Satô s'approcha d'Aaron et vint passer son bras autour de son épaule, comme le ferait de bons vieux amis. Puis il prit un air faussement bas, faisant mine de murmurer pour que Yoko n'entende pas.

« Roh, aller, Aaron. Ne me fais pas croire que tu ne meurs pas d'envie de savoir ce que la miss est devenu depuis toutes ces années. »


Corde sensible touchée, il est vrai qu'il n'avait pas tord. Mais il ne voulait pas l'admettre, encore moins devant lui, et devant elle.

« Retire ton bras, avant que je ne le fasse moi-même. »


Sasori recula donc, toujours avec son sourire idiot plaqué sur le visage, puis incita sa nièce à suivre Arkving. Celui-ci ne dira pas un mot de toute la suite du trajet, en ayant bien sûr laissé Kakihigi conduire pour le retour, vu que c'est lui qui possédait les clés de sa voiture. Tout cela avec un peu appréhension.
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Dim 12 Nov - 19:17
    Le gros Sunaba étendu au sol, je ne pouvais retirer mes yeux de son visage désormais ensanglanté et méconnaissable jusqu'à ce que sa compagne et complice d'Aaron ne décide de nettoyer la scène du crime. Je la regardais faire lorsqu'elle camouflait efficacement les flaques de sang qui jonchaient le sol terreux, arquant un sourcil intéressé lorsqu'elle se servait d'un pouvoir on ne peut plus utile. *Une technologie de nettoyeur.. comment n'y ai-je pas pensé plus tôt !* L'on pouvait voir à nouveau et comme bien souvent mes yeux se vider progressivement à mesure que je me perdais dans des idées de grandeur farfelues. En effet, moi qui avait le chic pour laisser de grosses traces bien insolentes sur les lieux de meurtres je pourrais tirer profit d'un énième robot capable de rendre l'endroit impeccable, pour couvrir une fuite ou brouiller les pistes des enquêteurs. C'était une bonne idée, je devais la garder dans un coin de ma tête.
    Mais Yoko me faisait revenir à moi prématurément alors que j'entamais la liste des composants nécessaires et conseillés pour l'élaboration d'une telle machine; elle souhaitait que je l'aide à caser le corps rond dans le coffre rectangulaire. Elle devait avoir un problème de géométrie, mais nous avons tout de même pu encastrer le défunt comme si nous jouions une partie de Tetris, tordant ses membres de sorte à ce qu'ils ne gênent pas la fermeture du coffre, que je faisais violemment histoire d'être sûr que le vieux ne sortirait pas de là. Cela faisait si longtemps que je n'avais pas pris part à un homicide, j'avais pris l'habitude d'envoyer mes larbins mécaniques pendant que je contemplais le spectacle derrière un écran, si bien que j'en avais oublié les multiples sensations enivrantes. Je méritais bien mon titre de criminel et je le réalisais encore une fois ce soir : un homme bon et juste ne peut pas être enchanté à la vue d'un macchabée ! Serais-je devenu dingue ? Ou alors serait-ce une simple déformation professionnelle ? Hmpf, dans tous les cas ça ne m'empêchait pas de dormir. Je pris place à l'arrière du véhicule pendant que la femme conduisait, après s'être penchée sur l'état de santé critique d'Arkving. Ce-dernier m'épatait encore; même blessé il n'en perdait pas son sens inouï des priorités, demandant à ce qu'on ne laisse pas sa voiture ici. Des caisses, il en avait plusieurs et pouvait de toute façon s'en acheter quand bon lui semble, pourquoi est-ce qu'il s'inquiéterait pour celle-ci ? L'on pouvait entendre un ricanement sarcastique sur la banquette arrière quand les clés de la voiture du mutilé atterrirent dans mes mains habiles.

    « J'ai compris.. Pas de rodéo avec ta voiture. »

    J'aimais taquiner Aaron surtout lorsqu'il était dans cette position de faiblesse, lui qui avait l'habitude de tout commander et de n'en faire qu'à sa tête n'avait plus d'autres choix que de me laisser piloter et de gentiment se laisser conduire par la ravissante et souriante asiatique. C'était un sourire sournois que j'adressais à son regard encore plus morbide que d'habitude, sûrement à cause des litres de sang qu'il avait perdu en une journée. Mais il avait déjà pu être témoin de mes exploits au volant, il devrait comprendre que c'était une pique.
    J'ai pris les commandes du bolide, et me suis néanmoins contenté de suivre le véhicule de tête sans accroc. Parfois, je frôlais dangereusement un poteau, un panneau voire même un véhicule, avec la certitude que les deux yeux d'Aaron capteraient le moindre mouvement risqué qu'effectuait son bijou motorisé, je souriais assez largement pour que même dans le rétroviseur il puisse voir ma dentition se ravir du petit jeu. Mais c'était de bonne guerre, rien n'est arrivé à la bagnole, pas même un nid de poule ne m'a déstabilisé !

    Le point de rendez-vous ne pouvait pas être plus cliché : un débarcadère où siégeaient conteneurs et bateaux en tout genre allant du petit navire de plaisance au grand transporteur de marchandise. C'était là où les vilains dignes de ce nom faisaient leurs petits marchés à l'abri des regards. L'on pouvait même décider de liquider quelqu'un ici sans que ça n'attire l'attention des autorités, en tout cas pas avant le lever du jour, lorsque des pêcheurs matinaux ou d'autres marins viendraient découvrir un corps flottant. Je prenais tout de même note de l'emplacement, il était particulièrement reculé et pourrait très bien me servir pour d'autres occasions, par exemple pour un nouvel "entretien d'embauche" avec un potentiel membre pour la Society of Gears. S'ensuivit un dialogue plutôt unilatéral comme on en avait l'habitude avec monsieur le rabat-joie, incapable de montrer la moindre curiosité à l'égard des paroles de son associé et apparemment ami proche, aux vues des rapprochements que l'inconscient monsieur se permettait d'effectuer. Mais il se faisait systématiquement rembarrer par Arkving, sans surprise, je gloussais discrètement amusé par les dernières répliques épineuses de l'ex-flic, avant de retourner à la voiture une fois que le rapport fut rendu. Mais nous avions à priori une autre petite requête inattendue quoique bénigne, devoir ramener notre complice d'un soir.

    « Bon, alors si monsieur et madame veulent bien se donner la peine. »

    J'indiquais la voiture courtoisement à la manière d'un bon majordome, prenant à la légère les rôles qui m'avaient été attribués tout au long de la soirée, j'avais l'impression de chaperonner une paire d'assassins. Dans mon attitude humoristique pourtant, on pouvait dénoter une certaine tension. Je n'en disais rien, mais j'avais comme un mauvais pressentiment après tout ça, le meurtre de Sunaba avait été beaucoup trop facile. Beaucoup trop expéditif, même notre fuite ne fut pas plus exaltante que l'assassinat lui-même ! Un homme de son rang se devait d'avoir des contacts peu commodes, au moins autant qu'Aaron et moi, et cela ne m'étonnerait pas que nos têtes soient déjà mises à prix. Quoique cela me poserait problème à moi, ne voulant pas encore me faire connaître personnellement, au profit du nom Mastermind et du logo de ma future guilde criminelle. Yoko essayait de converser banalement avec son ami pendant que je conduisais sérieusement, les yeux rivés sur la route et sur les rétroviseurs, m'attendant à ce qu'un véhicule suspect surgisse de nulle part. J'étais si attentif aux alentours que je ne prêtais même pas attention aux bavardages des tourtereaux. Pourtant nous sommes arrivés à bon port en un seul morceau. Dès que je fus garé devant la résidence du malfrat, je tournais la tête vers Aaron, stationné maladroitement au cas où nous devions partir précipitamment.

    « Belle soirée, n'est-ce pas ? Un peu trop calme peut-être ... J'aime pas ça, Arkvie. Tu es sûr que ton pote n'a pas de tueurs à gage à sa solde ? Ce serait dommage de les amener droit au Manoir Arkving. Je faisais une moue perplexe en fixant le sourire incessant presque agaçant de la fille. Oh et puis zut, il est un peu tard pour traîner dehors, et j'ai du travail. »

    J'ai fait entrer le véhicule en soupirant, content de n'avoir essuyé aucune représailles en chemin, sans souhaiter bonne nuit à la paire qui ne semblait pas prête à aller se coucher de toutes façons, je montais à l'étage me débarbouiller, ôter cet accoutrement de pingouin endimanché et retourner hiberner dans l'obscurité de mon atelier, reprenant les travaux là où je les avais laissé.
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Mer 15 Nov - 19:36

Kakihigi Ayatasurinin

Aaron Arkving


Une soirée banale entre amis, c'est ce qui était prévu...




Le chemin du retour fut à la fois un supplice et un soulagement. Il rentrait enfin chez lui, mais la douleur ne l'aidait pas à faire passer ce moment pour quelque chose d'agréable. Assis à l'arrière avec Yoko à ses côtés, elle le gardait animée en tapotant parfois sur sa joue quand l'homme fermait les yeux. Ce à quoi il répliquait par un regard de tueur, sachant qu'il souhaitait avoir la paix pour le voyage. 
La demoiselle tenta vaguement de le garder conscient de la situation, en parlant de banalité, mais rien ne changea l'humeur du grincheux de service. Durant le trajet, une phrase énervante revenait sans cesse en mémoire d'Arkving. La dernière phrase que Sasori lui avait "murmurée" maladroitement, concernant sa nièce.

À cet instant, son associé avait touché une corde délicate, et normalement invisible, d'Aaron. En règle générale, il n'évoquait jamais son passé, à croire qu'il l'avait lui-même oublié. Quand on lui posait des questions à ce sujet, il ignorait, subtilement ou non, et changeait de sujet, adroitement ou non. 
Néanmoins, durant le trajet, il s'attarda à observer l'unique présence féminine du véhicule. Il avait même oublié quel âge elle avait aujourd'hui, quelle mauvaise mémoire pouvait-il avoir en ce moment. De retour à la propriété d'Arkving, Kakihigi se gara assez maladroitement sur le côté, visiblement soucieux de quelque chose. Chose qu'il fit savoir à son ami, évidemment.

« Belle soirée, n'est-ce pas ? Un peu trop calme peut-être ... J'aime pas ça, Arkvie. Tu es sûr que ton pote n'a pas de tueurs à gage à sa solde ? Ce serait dommage de les amener droit au Manoir Arkving. Oh et puis zut, il est un peu tard pour traîner dehors, et j'ai du travail. »


Sa conclusion fit hausser un sourcil au propriétaire de la demeure. Connaissant Mastermind depuis déjà longtemps, il ne s'attendait pas à ce genre de réaction, surtout de sa part. Cette réaction venait plutôt d'une personne exaspérée, fatiguée, ou cherchant simplement à fuir la situation. Peut-être se sentait-il étouffé, ou de trop à cause de Yoko.
Avant qu'il ne quitte la voiture, Aaron lui demanda tout de même de remettre le véhicule à sa place d'origine, le garage donc. Son colocataire semblait être passé d'un adolescent joueur à un vieux habitué à son petit confort, état qui laissa le maître des lieux dans un état dubitatif.

Yoko aida son camarade d'enfance à sortir de sa propre caisse, qu'il ferma derrière lui avec les clés que lui avait rendu Kaki'. Comme d'habitude, les cinq chiens du propriétaire étaient là, sagement assis sur leur derrière. Un ordre suffit pour calmer leur excitation et qu'ils aillent se coucher. Aaron n'étant pas en état de leur octroyer de l'attention à l'instant même.
Le duo suivit Ayatsurinin, à la différence qu'il se rendit dans la salle de bain privée du trafiquant. Commença alors un long moment où Aaron eut des envies de meurtres plus d'une fois envers la nièce de Satô. Premièrement, elle avait comme chez elle, à déposer ses affaires sur l'un des meubles de rangement. Ensuite, elle s'était mis à fouiller partout, brouillant le rangement si méticuleux du vilain nommé Bunshin.

Des différents placards, elle avait sorti tout un attirail de soin, des bandes, compresses, en passant par des flacons et des seringues. Avant d'opérer, elle avait déposé l'homme dans la baignoire, ce dernier ne pouvant pas vraiment agir comme il le souhaitait. Ses envies de meurtres débutèrent au moment où Yoko lui retira les vêtements se trouvant sur le haut de son corps.
Sa veste étant déjà sur ses épaules, et la retira sans dommage. Mais pour sa chemise, elle avait débuté par un premier bouton, puis avait vite abandonné pour finir par tous les faire sauter. Il n'aurait jamais cru voir Yoko avec une telle poigne, et aussi peu soigneuse. Mais il venait de perdre une chemise, encore une.

« Qu'on me retienne de te tuer... »


Il avait prononcé ces mots au moment où Yoko lui injectait un premier produit, qu'Aaron ne reconnut pas immédiatement. La simple sensation de fraîcheur se répandant dans ses veines lui provoqua un frisson le long de l'échine.

« Mais oui, c'est bien Aaron. »


Vu les effets du sérum injecté, qui ne tardèrent pas à se faire ressentir peu de temps après l'injection, Aaron se douta du contenu du flacon. Ses muscles crispés par la douleur se détendaient progressivement, il avait l'impression de sombrer sans pour autant fermer les yeux. De la morphine, très certainement. Il ne se souvenait pas posséder d'autres anti-douleurs aussi efficace et instantané.
Après avoir calmé le fauve aux yeux de poisson mort, la jeune femme s'occupa de désinfecter et panser les plaies de son camarade. Au plus grand bonheur d'Aaron, elle fut silencieuse pendant toute la durée des soins. Le calme et la douceur des gestes effectués le détendaient, bien qu'à certains moments, il ressente certains pics de douleur.

Yoko avait pris soin de resserrer les bandages, pour éviter tout nouvel écoulement de sang et ainsi garder une cicatrisation saine. La douleur n'était présente que lors de certains moments, quand elle tirait sur les fils, ou bien quand elle serrait les bandes. Heureusement, Arkving était ressorti entier de cette journée, qui s'annonçait comme finie.
C'est ce qu'il espérait, pouvoir terminer cette journée en reprenant son train-train de vie, tel un vieux. Nourrir ses bêtes, vérifier que tout soit en ordre, puis aller se coucher. Comme s'il était déjà à la retraite. La jeune femme se pencha au-dessus de la baignoire pour en extirper le contenu, qui était plus lourd que ce qu'elle pensait.

Bien qu'elle semblait s'être renforcé musculairement parlant, Aaron restait plus développé qu'elle à ce niveau ; bien qu'il soit un peu plus petit. La position était proche de l'humiliation pour lui. Se faire porter, qui plus est par une femme, malgré qu'il la connaisse. L'heure n'était pas à grogner, elle s'était occupée de lui sans qu'il lui demande.
Il la remercia après un souffle presque agacé de se sentir aussi faible. La demoiselle déposa sa charge dans la pièce à côté, sur le lit du propriétaire. Elle en souffla, elle aussi, en ajoutant qu'il n'était plus aussi maigrichon depuis la dernière fois.

Dernière fois, qui remontait au jour où Yoko avait quitté l'orphelinat, et l'avait abandonné à son triste sort. Il s'en était au final plutôt bien sortit. Alors qu'à l'époque, il avait vu son soleil partir et le quitter pour une vie « meilleur ». Meilleur, oui, il en souffla de manière ironique.
Rien n'avait été « meilleure » pour elle, au point qu'elle s'en retrouve avec son oncle, c'est que rien n'avait dû se passer comme prévu pour elle et ses parents. Ses parents d'ailleurs, qu'étaient-ils devenus ? Tellement de questions qui hantaient l'esprit d'Aaron qu'il n'avait pas remarqué que la jeune femme s'était assis à côté de lui, sur le rebord du lit.

« Tu te sens mieux ? »


Pas très adroit comme début de conversation, mais il supposa que ça ferait l'affaire. Arkving répondit à la question par un de ses « Hm. » traditionnels. Chose qui eut pour effet de produire un silence juste après avoir été prononcé. Visiblement, Yoko ne savait pas comment faire avancer la conversation. Ou plutôt, elle avait oublié comment se comporter avec lui.

« Alors ? Comment t'es tu retrouvés dans les bras de ton oncle ? »


Il avait un peu appuyé sur le dernier mot. Car cette nouvelle était encore fraîche pour lui. Il connaissait Sasori depuis moins longtemps que Yoko. L'une avait partagé son enfance, et l'autre avait été découvert durant sa période d'agent, pour finir en associé de crime. Pour au final, apprendre que ces deux-là étaient liés.
Commença alors un petit instant où la demoiselle resta pensive, cherchant visiblement ses mots. Elle regardait un peu partout, vers la fenêtre, au plafond. Puis ses yeux s'arrêtèrent de vriller pour s'ancrer de ceux de son interlocuteur. Il la pensait nerveuse, mais le calme de sa voix lui prouva le contraire.

C'est ainsi qu'elle lui expliqua ses péripéties après avoir quitté l'orphelinat. Elle avait passé plusieurs années « paisibles » comme elle avait dit, avec ses parents. Puis un jour, sans prévenir, la police a débarqué chez eux et à embarqué ses parents. Elle dit s'en souvenir parfaitement, ce fut un léger traumatisme pour elle, n'ayant encore que douze ans.
Aaron était encore à l'orphelinat à cette époque, aussi loin que remonte ses souvenirs. Après l'arrestation de ses parents, Yoko fut placée en famille d'accueil. Lieu auquel elle n'arrivait pas à s'acclimater, aussi bons soient ses hôtes. La petite avait fait de nombreuses fugues, ayant découragés ceux qui s'occupaient d'elle, elle passa de famille en famille sans réussir à s'intégrer pleinement.

Ce manège dura deux ans. C'est à ses quatorze ans qu'un de ses oncles, encore inconnu, le frère de son père, se montra. La gamine qu'elle était fut confiée aux mains peu recommandé de ce capitaine aux affaires illicites d'intérieurs. Elle termina son récit ici, déclarant que par la suite, elle avait grandi aux côtés de Sasori. 
Qu'elle avait été plongé très tôt dans ses firmes illégales, sans vraiment s'en plaindre. Tout n'avait été qu'une succession de hasard pour elle, et pour Aaron. Sasori étant l'un des derniers hommes encore vivant ayant connu la génitrice d'Arkving, il n'avait pas vraiment aimé que le « destin » l'ait relié à Yoko. 

Après son monologue, le silence retomba, Aaron n'ayant pas fait un seul commentaire depuis le début. Son esprit était partagé entre les informations qu'on venait de lui transmettre, et ses nerfs jouant à cache-cache avec la douleur. Que pouvait-il bien dire après ça ? Rien ne lui venait à l'esprit. Si, quelque chose revint subitement traverser sa mémoire, des mots récents, ceux de Kakihigi.
Ce dernier était probablement retourné jouer au rat de laboratoire au sous-sol. Yoko informa son hôte qu'elle venait de recevoir un message de Sasori, celui-ci indiquant qu'il l'attendait devant la demeure de son « patron ».

Ne souhaitant pas le faire lever, Yoko quitta Aaron, après avoir déposé un léger bisou sur son front. Le receveur n'avait pas réagi d'extérieur, et de l'intérieur, il était encore un peu rouillé pour produire un quelconque sentiment. Toutefois, il se força à se lever, pour aller vérifier par la fenêtre portant vers le devant de sa propriété.
En chemin, il croisa l'un de ses chiens, qu'il gratifia qu'une grattouille, appuyé contre le rebord de la fenêtre. Yoko quittait bien sa maison, entrant dans un van noir avec très certainement son oncle comme conducteur. Le van s'éclipsa juste après que la demoiselle soit montée à bord, ce qui n'engagea pas plus de réactions chez Arkving.

Le maître animalier retourna dans sa chambre récupérer des béquilles, au moins une, qu'il trouva sous le lit. Rare et unique chose pouvant s'y trouver, vu que sa chambre était toujours rangée. Il en avait besoin, vu qu'il souhaitait se déplacer. Son chemin fut long, plus long que d'habitude vu qu'il marchait en prenant son temps.
Comme un gamin, il descendit les marches assis sur les fesses, avec une mine aussi désastreuse que la veille. Une fois arrivé au rez-de-chaussée, Aaron se relava en s'aidant des béquilles. Sa situation le faisait souffler d'agacement, être handicapé à ce point ne l'enchantait pas. Il entreprit une nouvelle décente, toute aussi enfantine, direction le premier sous-sol.

Arrivé en bas, il répéta la même opération que pour la première série de marches, afin de se relever. D'un pas totalement dénué de motivation, il traîna son corps jusqu'au vivarium se trouvant au fond de la pièce, là où vivait des phasmes. Il s'en saisit d'un en particulier, qui ouvrit la première « porte » d'entrée au laboratoire de ce cher Mastermind.
Il dut appuyer de nouveau sur un bouton, qui enclenchait l'ouverture et la fermeture du système qui fermait la pièce. Enfin arrivé à destination, c'est sans surprise qu'il trouva son colocataire plongé dans ses inventions. Son regard bleu acier parcouru la pièce, il s'était visiblement vite installé et acclimaté à son nouveau repaire, c'était tant mieux. Sans prononcer un mot, tout en ne sachant pas si Kaki' l'avait remarqué, il s'adossa contre un mur, dans le but de regarder son associé travailler.
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Dim 26 Nov - 18:03
    Entre les murs de mon atelier, le temps semblait s'être arrêté. J'y étais resté une trentaine de minutes seulement avant de réaliser que j'avais fini les deux premiers dispositifs. Ces babioles ne me proposent pas vraiment de challenge étant donné que mes robots en sont généralement bourrés. Quoi de mieux qu'une commande achevée en temps record pour impressionner le maître des lieux ? Il fallait dire que j'étais inspiré après avoir vu mon camarade au travail. Cela me rappelait ... rien du tout, en faite. Oui, je ne m'étais jamais risqué moi-même sur le terrain, comptant toujours sur mes androïdes pour mener à bien le sale travail. De ce fait, je n'avais pas pu apprécier cet instant réjouissant aussi intensément que ce soir. Mon pied martelant le visage d'un pauvre homme sans défense, pendant que le regard glacé de mes alliés assistaient à ce déferlement de brutalité sans s'interposer. Ca devait être ça, la motivation d'un vilain.

    Parce que lorsqu'on tue, on s'élève. C'est une notion que les habitués de jeux de rôle connaissent très bien, celle d'expérience et de niveau, lorsqu'on élimine une cible quelle qu'elle soit, l'on se renforce secrètement à l'intérieur. En récoltant et en comprenant ces émotions impulsives, il me semblait voir se dessiner dans ma tête une sorte de toile encore abstraite, mais que je pouvais nommer "la peinture de ma vie" par déduction, voyant des tâches rouges sang venir décorer et compléter l'image, prenant la forme de flammes dévorantes. Un bûcher, dans lequel des silhouettes noires semblaient agoniser. Qu'est-ce que cela veut dire ... Je savais qu'Encyclopedia me permettait de comprendre presque instantanément, mais là, je découvrais une métaphore filée qui allait me suivre tout au long de ma carrière. C'est comme si la toile dépeignait le parcours de Mastermind au lieu de celui de Kakihigi, je pouvais déjà me voir au pied du tableau, contemplant avec fierté et satisfaction les dégâts que je causerais à l'avenir. Pendant que je bidouillais le troisième petit appareil pour Aaron, je me mettais à penser à voix basse :

    « Le sang, le feu et les larmes ... Les mensonges, les rêves et les drames ... L'Académie doit s'effondrer pour que la société elle-même soit fragilisée... Abattre un pilier porteur de la grande maison qu'est notre pays est la première étape à accomplir si je veux refaire les codes. Je me grattais le bouc, pensif. Mais même avec d'innombrables armes, les héros et la Justice ne se rendra pas sans une guerre... Ahh, une bonne guerre... Serait-ce ça mon but caché ? Provoquer l'anarchie ? Il va me falloir une armée beaucoup plus compétente que ça, si je veux espérer tenir tête à la coqueluche des Supers, All Might balaierait d'un revers de la main l'ensemble de mes robots, je le sais ! Mais pour ça, il faudrait d'abord qu'il en ait l'occasion ... Un sourire sournois se dressait sur mon visage. Je devrais rendre visite à quelques anciens amis, leur parler de l'armée que je lève... Il me faudra des fonds astronomiques et ceux d'Aaron, je veux les consacrer exclusivement à la production d'armes ! Si je veux payer des criminels, il me faudra un tout autre budget... Shukii !
    - Oui Professeur ? répondait l'ordinateur sans aucun délai
    - Dresse-moi une liste des banques de la ville en les classant par ordre des plus grandes au plus petites.
    - Très bien. Un nouveau coup en tête, monsieur ? Mon assistant curieux à l'image de son créateur me faisait trépigner d'excitation.
    - Oui, mon ami binaire, je vais devoir organiser une ... collecte de fonds !
    - Pourquoi ça ? Oh, voilà la liste des banques, elle n'est pas bien longue Professeur, voulez-vous que j'étende la recherche à tout le pays ?
    - Ne soit pas si impatient, malheureux ! Chaque chose en son temps, sur la Toile de Mastermind les visages se dessinent au fur et à mesure que les traits se rapprochent. Enregistre les résultats et recherche maintenant toutes les prisons de la ville. Celles-ci, classe-les dans l'ordre des plus dangereuses au plus tranquilles.
    - Très bien. Des banques, des prisons ... Seriez-vous en train de préparer une grande évasion ?
    - Non. Mais maintenant que tu le dis ... »

    Les deux listes enregistrées, je les mettais dans un coin de ma tête en apprenant chaque nom, chaque adresse en les répétant trois fois de suite. En fermant les yeux, je pouvais d'ores et déjà imaginer le chaos qui régnera sur la région quand je me serais mis en action.

    L'idée de faire comprendre au monde que je n'étais pas là pour rigoler s'était affirmée récemment; en effectuant des frappes spectaculaires ici et là, les médias iraient forcément à en quête d'informations sur cette nouvelle menace. Mais ils n'auront pas mon visage, pas maintenant. Je tenais à mon anonymat, et à part le sobriquet de Mastermind voire du Professeur Kaki, rien ne devait être connu à mon sujet pour le moment. Avec Aaron à mes côtés, je pouvais même envisager de demander la collaboration de la Ligue, même si je pouvais très bien me passer de leur aide. Cependant, ils étaient bien plus connus. Ils absorberaient par conséquent tous les crédits qui découleraient d'un conjoint méfait, me permettant de rassembler mes forces sans que l'on ne se doute une seule seconde de la zizanie que je m'apprêtais à déverser sur le Japon. La panique sera dans toutes les rues et l'insécurité dans tous les foyers : c'est à ce moment que U.A aura perdu. Eux qui se vantent toujours de produire les fameux héros de demain, ils devront se rendre compte de leur échec quand un criminel sorti de nulle part fera trembler la population par la ruse. La force et la violence n'étaient que des intermédiaires, la ruse et la stratégie étant les actrices principales de mes mises en scène. Ils ne peuvent pas sauver tout le monde, les héros sont défaillants et ne chercheront même plus à protéger les citoyens. "Qui sera le premier à mettre la main sur Mastermind", voilà la question qu'ils préféreront se poser. Parce qu'aujourd'hui tout n'est qu'une course futile vers la gloire ! Quand un méchant se montre insaisissable, tous les bureaux considèrent être une priorité de le mettre sous les verrous quitte à saccager tout un voisinage pour le faire ! Mais si personne ne m'attrape, ils vont s'arracher les cheveux et comprendre qu'ils sont beaucoup trop stupides pour cerner un cerveau aussi brillant.

    « Je vais aussi avoir besoin de divers locaux ... Des propriétés désaffectées qu'on n'envisage pas de rénover de si tôt ? On pourrait aussi chiper le terrain de nos concurrents.. Hm ... »

    Je caressais seulement l'idée de me servir de la plus grande faiblesse des héros, qui n'est autre que .... Je sortais subitement de mon petit univers scientifique lorsqu'une présence se fit sentir. Elle était familière et je m'attendais évidemment à ce que ça soit nul autre qu'Aaron. Je tournais la tête vers la porte de mon antre pour apercevoir l'ex-policier sagement posté là, semblant être venu jeter un oeil à mes progrès. Mimant une expression de surprise, je lui dis :

    « Ah, Aaron. Ca fait longtemps que tu es là ? Tu devrais le signaler quand tu viens vérifier que tout va bien, je n'ai pas envie de mourir d'une crise cardiaque ! Je me levais de la chaise en tenant haut les deux dispositifs que j'avais terminés. Tiens, regarde ! La balise GPS et celle de communication. Il ne me reste qu'à compléter la mini-caméra. »
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Dim 26 Nov - 23:11

Kakihigi Ayatasurinin

Aaron Arkving


Une soirée banale entre amis, c'est ce qui était prévu...




À peine venait-il d'arriver et de reposer son dos contre le mur qu'il avait cru entendre Kakihigi parler tout seul, chose visiblement courante chez lui. Cela ne le surprenait pas plus que ça. Lui-même, cela lui arrivait de marmonner dans sa barbe, qu'il n'a pas, pour réfléchir à ses plans.
Mastermind pivota sur son siège, faisant face à l'invité surprise qu'était Aaron en ces lieux. Il ne s'était pas annoncé, ne souhaitant pas déranger son locataire qui pouvait être en pleine réflexion "importante". Il semblait l'avoir sorti de ses pensées, vu son air encore rêveur.

«  Ah, Aaron. Ca fait longtemps que tu es là ? Tu devrais le signaler quand tu viens vérifier que tout va bien, je n'ai pas envie de mourir d'une crise cardiaque ! »


Kaki'... Kaki'... Son sens de l'humour est décidément aussi élevé que la taille d'Aaron. Ce dernier ne changea pas d'expression faciale malgré cette remarque, mais il n'y croyait pas une seconde. En tout cas, cela confirmait le fait qu'il ne l'avait pas immédiatement remarqué, ce qui surprit Arkving. Il n'avait pourtant pas été volontairement silencieux. À moins que Mastermind soit constamment plongé dans ses pensées, ou déjà à moitié sourd.

« Ne me fais pas croire que tu es aussi fragile que ça. »


Mastermind s'était donc approché pour remettre au propriétaire des lieux deux des dispositifs qu'il avait demandé. Le regard bleu acier de l'homme s'attarda un instant sur ces précieux bijoux reposant dans le creux de sa main. Bien, une fois rétablit, il allait pouvoir les tester. Il en manquait cependant une, mais Kakihigi lui assura que celle-ci serait bientôt entre ses mains, elle aussi.
Aaron n'en attendait pas moins de son ami. Il ne faisait que lui prouver qu'il pouvait travailler vite et bien en se concentrant sur son sujet, et ça, il appréciait. Ce genre de qualité ne courrait pas les rues, encore moins un cerveau comme le sien. C'était donc d'une pierre deux coups quand on y réfléchissait, ou un deux-en-un.

« Merci. Je testerai cela demain, si j'en ai la possibilité. »


Il rangea les précieuses créations d'Ayatsurinin dans la poche arrière de son jean. Heureusement que Yoko l'avait aidé pour se changer, bien que la situation ait été à moitié humiliante pour Aaron qui se sentait "trop" handicapé. Toujours appuyé sur sa béquille, il répondit en même temps à la question de son collègue.
Cela ne faisait pas longtemps qu'il était là, il l'avait "juste" entendu parler tout seul en arrivant. D'un coup d'oeil, Bunshin regarda de plus près les lieux. Non seulement le Kaki' s'était bien installé, et en plus, il était du genre à tout laisser traîner. Désordre qu'Aaron ne supporterait pas si c'était dans une autre pièce, mais pour ici, Mastermind faisait bien ce qui lui plaisait.

Soudainement, quelque chose perturba son attention. Des bruits provenant d'au-dessus d'eux. Bien que l'ensemble soit bien isolé, si on pouvait les entendre, c'étaient qu'ils étaient de base assez fort. Il n'y avait qu'une seule chose qui pouvait faire autant de bruit, et cette chose était en réalité multiplié par cinq.
Sans vraiment en être certain, que cela soit les aboiements de ses chiens, Aaron savait qu'il n'aboyait pas aussi fort, et aussi longtemps, pour un simple oiseau qui passerait devant la fenêtre. Il allait monter, péniblement avec sa béquille, mais l'entente d'un coup de feu, puis d'un second, le fit se tétaniser sur place.

Des coups de feu, chez lui, avec ses chiens qui aboyaient au-dessus. Aaron perdait lentement son self-control, et une rage semblait émaner de son corps comme une aura meurtrière. En principe, Aaron avait deux règles. Premièrement, le temps, c'est de l'argent, cela concernait également les objets et les acquisitions qu'il pouvait faire. Autrement dit, le temps, chaque seconde, est précieux.
La seconde était son attachement incontesté pour ses bêtes, et là, on venait de toucher à cette sacro-sainte règle. Arkving se voyait déjà repeindre les murs de sa maison du sang des personnes qui avaient osés pénétrer chez lui. Ayant remarqué qu'une arme à feu traînait sur l'un des plans de travail de son collègue, il le saisit sans même demander, et quitta le laboratoire à vitesse ambiante.

Il restait toujours blessé, mais l'adrénaline le faisait marcher plus vite avec sa béquille, bien qu'il en ressente tout de même la douleur qui le picotait à l'abdomen. Kakihigi avait dû sûrement entendre, lui aussi, le raffut à l'étage, du moins Aaron n'avait pas le temps de vérifier s'il était bien derrière lui.
Poussant la porte de la cave après cet effort qui était de monter les marches avec une béquille, si jamais elle n'avait pas été là, il en serait tombé sur les genoux. La scène devant ses yeux lui fit mal au cœur pour le premier coup.

La première chose qu'il remarqua était la quantité de sang qui avait recouvert le sol. Les murs avaient été épargnés, se trouvant loin de la scène de crime, qui se déroulait près de l'entrée. Directement, son regard chercha ses chiens, qu'il compta mentalement. Trois étaient en train de mordre sans ménagement les articulations d'un homme cagoulé, vêtu de noir.
Un quatrième semblait finir un homme à terre en lui brisant la jugulaire à plusieurs coups de mâchoire. Mais il en manquait un. Le cinquième, qu'il trouva avachi au sol, baignant dans une mare de sang. L'adrénaline, encore peut présente dans son sang, le fit voir rouge, rouge comme le sang qui recouvrait les gueules des canidés.

Un ordre suffit pour ordonner aux quatre chiens vivant de se retirer de ces deux intrus. L'un suffoquait, probablement à cause des déchirures provoqués par le plus massif des chiens au niveau de la gorge. Aaron l'acheva, sans même se demander s'il ne valait mieux pas laisser mourir.
Une balle suffit, vu qu'il était déjà bien amoché. Le second lui, rampait encore pour aller saisir son arme qui était tombée à quelques mètres de lui. Mais il se prit une balle dans la main. Aaron s'approcha en boitant, le corps tremblant d'excitation.

Il écrasa avec le bout de la béquille la main baladeuse qui tentait de saisir tant bien que mal le pistolet, arrachant un grondement de douleur au malfrat. Combien de balles pouvaient avoir ce fusil ? Il ne fallait pas les gâcher, c'est la seule pensée raisonnable qui traversa l'esprit d'Aaron, avant de totalement s'évaporer.
Une fois, deux fois, trois fois... C'est finalement le manque de balles qui stoppa sa fureur sanguinaire. En se rendant compte que l'arme ne contenait plus de balle, Aaron la laissa tomber à terre, et récupéra celle du bandit. Avec, il vida le chargeur sur le cadavre déjà mort depuis la deuxième balle.

C'était de l’acharnement, ou un déferlement intensif de haine. Le chargeur vide, l'arme rejoint aussitôt la première au sol, alors qu'Arkving serrait l'un de ses poings, celui qui ne l'aidait pas à se tenir debout avec la béquille. Le souffle court, à cause de l'effort précédent, il tourna la tête. Ses chiens étaient derrière lui, comme il l'avait ordonné après un ordre de recul.
Tous avaient la gueule en sang, certains les griffes aussi, et le pelage tâché de gouttes rouges. Ils étaient en vie, et non blessé, contrairement à celui qui gisait à terre. Des couinements plaintifs s'échappaient encore de sa gueule ouverte. Ce n'était pas n'importe quel chien, qui plus est.

C'était le chien que lui avait offert William, son mentor, de son vivant ; et également le seul de la meute à apprécier Kakihigi. Ce beau labrador au pelage noir de jais, rendait ses derniers souffles dans les bras d'un maître totalement terrifié. Si Mastermind pouvait le voir d'ici, il serait très certainement surpris de voir une nouvelle expression plaquée sur la tronche d'Arkving.
Terrifié, choqué, il serrait l'animal contre lui. Chose que le Aaron maniaque de la propreté n'aurait sûrement jamais faite, mais là, on touchait à une partie "grave" du concerné. Ce chien était le dernier être vivant qui le reliait à son tuteur décédé, et là, il venait de le rejoindre.

Certains diraient, ce n'est qu'un chien, ça passera, et puis tu peux t'en racheter un autre. Et bien non, malgré sa richesse, Aaron ne remplace pas ses chiens aussi facilement. Ce chien, il l'avait eu à l'état d'un chiot. Il avait dû l'éduquer, à la sueur de son front et de ses nuits. Cela avait été long et périlleux, mais il avait été sa première expérience en manière de dressage animal.
C'était un peu grâce à lui qu'il y avait autant pris goût. Et là, sans prévenir, un fragment de son passé s'effaçait pour aller rejoindre les autres dans les abysses. Injuste, la vie était injuste, Bunshin le savait. Mais pourquoi ça ? Pourquoi maintenant ?

Brisé de l'intérieur, Aaron pivota pour déposer le corps de l'animal mort sur le sol, et non pas dans la flaque de sang qu'il avait produite. Tête baissée, de multitudes émotions et souvenirs se bousculaient dans sa tête. Son sang-froid naturel semblait s'être envolé, comme si son point faible l'avait poignardé lui aussi.
Chose encore plus improbable, en plus d'être potentiellement détruit mentalement, sur le coup, il pleurait. Les yeux grands ouverts, toujours sous le choc, il ne devait probablement pas s'en rendre compte ; comme la première fois où il avait pleuré. Il en tomba sur le derrière, et recula pour se retrouver dos au canapé, à côté du labrador mort.

Sans prononcer un seul mot, il attrapa de nouveau le cadavre du chien et vint le serrer contre lui, assis en tailleur. Ses quatre autres chiens couinaient aussi et s'étaient rapprochés, visiblement sensibles à la détresse émise par leur maître. Cette douleur, Aaron ne l'avait que peu ressentit. Il pouvait compter les fois sur les doigts de sa main.
La première fois, c'était au départ de Yoko. La seconde fut la mort de William. C'était donc la troisième fois qu'il ressentait cette douleur. Il avait envie de hurler et de cracher sur ce monde de merde dans lequel il vivait. Mais, petit à petit, sa tristesse et sa haine se changeaient en un besoin. Pourquoi ?

Difficilement, il se redressa à l'aide de sa béquille qui traînait au sol devant lui. Il s'appuya dessus quand il se pencha pour retirer les cagoules des deux personnes gisant sur son sol. Deux hommes, dans la quarantaine visiblement. Aucun signe particulier sur le visage. Il n'avait pas plus envie que cela de les fouiller pour l'instant.
Il était encore secoué mentalement, à cause de la perte de l'une de ses bêtes. Il en avait encore le cœur battant, celui-ci tambourinant dans sa poitrine à l'en faire souffrir. Ce qui le faisait souffrir, c'était surtout cette perte, ce sentiment de perte interchangeable. C'était fini.

Il faisait nuit, et pourtant Aaron était bien décidé à ne pas dormir après ce qui venait de se passer chez lui. Toutefois, sa béquille allait beaucoup empiéter sur ses déplacements et mouvements. Peut-être allait-il devoir s'injecter une dose pour calmer la douleur.
Et Kakihigi dans tous ça ? Était-il là ? L'avait-il vu s'acharner comme un diable sur l'un des deux malfrats ? L'avait-il vu dans ce moment de faiblesse qu'il avait ressentit ? Et surtout, avait-il pu voir ou même entrevoir Aaron avec cette expression ? Les joues dégoulinantes de larmes, sans qu'il ne s'en rende compte, les yeux choqués et exorbités, avait-il vu tout cela ?
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Mer 29 Nov - 9:35
    « Ne me fais pas croire que tu es aussi fragile que ça.
    - Non. Non, en effet. »

    Je rétorquai avec un sourire amusé au commentaire d'Aaron, semblant prendre à la légère le fait qu'en réalité mon corps était vraiment fragile. Il n'était peut-être pas au courant mais pour que mon énorme cervelle puisse être aussi efficace, il lui a fallu drainer les forces de mon corps et ce depuis ma naissance, quand le médecin m'avait diagnostiqué une "tumeur" avant de revenir sur son jugement pour confirmer qu'il s'agissait bien des mutations dues à mon alter. Maman le savait, elle, puisque elle avait traversé le même passage avant moi - quoi que je n'ai pas su si mes grands-parents avaient pleuré autant qu'elle quand ils ont d'abord cru à un enfant déficient. - Mais avec un père comme le mien je ne pouvais pas me laisser rattraper par la fatalité et je me suis tout de même démené pour avoir un corps tout juste en forme. Le gringalet que j'étais étant gosse avait beaucoup grandi et changé dès lors qu'il eut mis les pieds dans l'underground. Les tatouages qui décoraient une grande surface de ma peau en étaient la preuve ! Mais les petits contrecoups fâcheux d'Encyclopedia je préférais les taire, même devant Arkving qui était un homme de confiance et à qui je pouvais livrer mes faiblesses sans craindre qu'elles ne soient utilisées contre moi par la suite. Je me contentais alors de lui donner les petites merveilles commandées, scrutant l'estropié de haut en bas pour constater son piteux état. Décidément, cette journée ne l'avait pas épargné.

    Et ça continuait. Un chahut digne d'un grand cirque résonnait en haut, le visage d'Aaron toujours austère m'avait mis la puce à l'oreille : quelque chose n'allait pas. En effet, en sous-sol et surtout dans une pièce cachée comme celle-ci, il n'était pas rare que l'on veuille également insonoriser les parois pour que quoi qu'on y cache, rien ni personne ne puisse avoir idée de sa présence, mais là les bruits nous parvenaient clairs... trop clairs. Quand je l'ai vu saisir une arme et s'empresser de gravir les marches pour remonter à l'étage, j'ai tout de suite compris que ça n'allait pas, alors je me suis enfoncé un peu plus loin dans le repaire de bricoleur pour fouiller machinalement dans un des cartons encore là. Comme un enfant ravi de trouver le jouet qu'il voulait dans le paquet cadeau, j'en sortais un Tommy Gun, arme popularisée par la mafia italienne et que j'appréciais à la fois pour sa légèreté et le boucan divin qu'elle faisait en tirant. Je me suis ensuite dirigé vers la porte de l'atelier pour rejoindre mon camarade, d'autres coups de feu avaient retenti alors je montais trois par trois les escaliers. Une fois en haut, c'était à la fois une scène décevante et émouvante qui se déroulait devant moi.

    Il s'agissait bien d'intrus, cagoulés et vêtus de noir, armés et qui n'avaient à priori pas imaginé que cinq molosses gardaient les lieux comme de véritables cerbères. L'un d'entre eux était déjà inanimé quand je suis arrivé, tandis que l'autre était surplombé par un Arkving éminemment furieux, la béquille enfoncée dans la main fébrile du malfrat, et vidant sans compter le chargeur du pistolet dans son corps. Jamais je n'avais assisté à l'un de ces déferlement de rage dont Aaron était friand même avec ses propres associés s'ils venaient à le décevoir. Je ne doutais pas de la véracité de ces récits, sachant moi-même que parfois il fallait savoir donner un coup de cravache brutal pour que nos hommes se bougent les fesses, mais maintenant c'était davantage de l'acharnement émotionnel, une recherche futile de vengeance plutôt que le simple désir de faire comprendre que pénétrer le domaine Arkving était sévèrement puni. Non, ce n'était pas qu'un exemple qu'il voulait donner. Je m'avançais un peu, avec l'intention de lâcher l'une de mes petites vannes déplacées pour faire passer mon mécontentement : je voulais m'amuser moi aussi et il avait déjà bouclé la fête sans moi ! Mais je me suis vite rétracté quand je vis l'un des chiens gésir dans une mare rougeâtre. Une expression choquée s'emparait de mon visage, je m'étais mis de côté parce que même de profil, le visage d'Aaron était épris de toutes sortes d'émotions à la fois, il valait mieux ne pas le déranger maintenant. Alors, je l'ai regardé faire. Prenant en main un deuxième revolver, sûrement celui des types cagoulés, il continua à tirer dans le cadavre déjà bien plombé, sous mon regard aussi admiratif qu'étonné ! Il était vraiment humain, alors ? Il avait encore des sentiments, et ce bon vieux Arkvie me le cachait très bien. En y regardant de plus près, je constatai que le canidé décédé était celui avec qui j'avais "discuté" au début de la soirée, avant que nous ne partions pour l'assassinat de Sunaba.

    "Aaron..." je murmurais en le voyant s'effondrer devant le cadavre de son chien puis le serrer contre lui malgré le sang qui le tâchait cruellement. Je baissais la tête en guise de compassion, je n'avais pas l'habitude de ces grands moments moi qui n'avais jamais éprouvé d'attachement pour autre chose que mes machines qui, si détruites, pouvaient être reconstruites à l'infini de toutes façons. Voir mon ami aussi dévasté avait suscité en moi une pitié encore inconnue : je n'avais encore perdu personne, moi. Et lui ... Voilà qu'il commençait déjà à voir ses bêtes tomber à peine j'avais mis les pieds chez lui. Conscient que ça n'était pas de ma faute, je ressentais un picotement au coeur sûrement parce que j'étais le dernier à avoir adressé quelques mots à ce dogue. Le molosse était le seul à ne pas m'aboyer dessus en plus, et même si les quatre autres se contentaient de gémissements endeuillés pour le moment je savais qu'ils recommenceraient à grogner en me flairant chez eux. C'était... comme si ce chien, bien qu'à Aaron, m'avait également un peu adopté. Les larmes qui perlaient sur le visage de ce démon d'ordinaire glacial me secouaient, elles aussi. C'est donc ça l'impact des liens humains ...? Nos coeurs étaient si puissants et je l'avais ignoré tout ce temps. Si même Aaron était capable de faire preuve d'humanité pour un chien, qui n'était visiblement pas qu'un simple animal de compagnie et de garde pour lui, alors pourquoi est-ce qu'à moi cela ne m'arrivait pas ? Peut-être étais-je devenu à l'instar de mes robots un être froid comme le métal, au coeur de plomb... Mais je n'étais pas là pour me poser des questions existentielles sur le romantisme ! Reprenant mes esprits, éclaircis après avoir eu à se troubler près de la tristesse d'Arkving, une pensée logique et rationnelle vint me rappeler qui j'étais.

    *Il a besoin de soutien moral ... mais il devra se contenter de mon soutien intellectuel.*

    Je m'accroupissais près d'un des cadavres pour l'examiner plus en détails. Pas de signes distinctifs, ils savaient qu'ils se mettaient en danger en venant ici et à priori, celui qui les a envoyé ne voulait pas qu'on le retrace. Avec un visage redevenu stoïque et réfléchi, je me retournais vers le maître affligé.

    « Ils ne peuvent plus être interrogés maintenant que tu leurs a mis des dizaines de balles mais... j'ai plutôt bien potassé la balistique. Je saisissais une des armes, celle qui n'avait pas été prise dans mon atelier, avant de l'ausculter. C'est un modèle local, fréquent au Japon.. Celui-là on le retrouve chez les petites frappes du crime, regarde-moi ça... Une moue dégoûtée se dessinait sur mon visage. Même pas de silencieux ni de frein de bouche, ils n'avaient pas l'intention de faire dans la finesse. Si tes chiens ne s'étaient pas interposés, ils auraient certainement mis la maison sans dessus dessous dans l'espoir de te trouver et te coller une balle, Arkvie. Tes petits ont été braves. En jetant un oeil au cadavre du chien, je pensais à étudier également la balle qui s'y était logée. Extirpe la balle de sa chair, s'il te plaît. Je vais l'analyser. A moins que tu aies une idée de qui leur a donné les ordres. En tout cas, ce n'est pas Sunaba. »

    Je confisquais l'arme du crime attendant qu'il m'apporte le maudit projectile, c'était une façon de lui montrer mon soutien que de lui permettre de retrouver celui ou celle qui a commandité ça. Je faisais un plutôt bon inspecteur, observateur et très logique, j'aurais fait un partenaire parfait pour Aaron du temps où il servait encore la justice. J'envisageais de lancer plusieurs recherches comme par exemple les noms des gangs chez qui l'utilisation de ce genre d'arme basique était coutume, mais je demandais également à l'ex-policier s'il avait une petite idée de quel associé de Sunaba pouvait avoir réagi aussi vite. Nous avions fait vite et personne ne semblait nous avoir vu, comment est-ce qu'ils avaient pu décider de faire irruption ici seulement quelques heures après le meurtre ? Je commençais presque à soupçonner la jeune femme qui nous avait aidé au travail, en tant que Cerveau je n'avais pas le droit de laisser une piste inexplorée.

    La vengeance ce n'est pas la justice. Alors ce n'est pas pour elle que nous irons décimer les sombres crétins qui s'étaient attirés les foudre de deux des plus dangereux criminels de cette ville ! Ils n'avaient donc pas connaissance des fréquentations peu commodes du membre de la Ligue ? Et des méfaits multiples revendiqués par Mastermind ? Ce sera l'occasion rêvée pour tester les bijoux technologiques que j'avais livré à Bunshin plus tôt. Son toutou ne sera pas mort pour rien.
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Mer 29 Nov - 16:22

Kakihigi Ayatasurinin

Aaron Arkving


Une soirée banale entre amis, c'est ce qui était prévu...




Aaron essuyait ses mains tâchées de sang de son chien décédé, tout en écoutant ce que Kakihigi avait à dire. Il réconfortait ses autres canidés, tout en scrutant la pièce à vivre du regard. Les portes étaient fermées, ce qui montraient qu'ils n'avaient pas été plus loin que l'entrée, tant mieux.
L'un de ses molosses vint même lui accorder une léchouille sur le visage, qui ne le réconforta qu'à peine. Ils les avaient bien dressés oui, mais il se sentait responsable. Et s'il avait pu envoyer son Alter avant en éclaireur pour aider ses chiens ? Il les aurait probablement tués avec un ours ou un tigre balancé en pleine poitrine.

Peut-être que son chien aurait survécu, peut-être, il ne pourrait jamais le savoir. Se sentir aussi inutile chez soi et ne pas pouvoir sauver ce à quoi il tenait lui fit ressentir un profond dégoût de sa propre personne. Impuissant, même sur son propre terrain, bien qu'il y ait eu un effet de surprise du camp adverse.
C'était en quelque sorte une défaite cuisante pour Aaron, bien que les intrus soient morts perforés. Cela prouvait néanmoins une chose, même chez lui, rien n'était sûr. Il n'avait donc pas de lieu dans lequel il pouvait rêvasser sans imaginer qu'on vienne l'embêter, et ça, ça l'énervait.

Évidemment, en ayant choisi une voie comme la sienne, cela n'était pas anormal que ce genre de chose arrive. Une vengeance, un règlement de comptes, Aaron ne comptait pu ce genre de fois. Mais là, c'était directement chez lui, et cela avait fait des dégâts qu'il n'aurait jamais imaginé. Qui que ce soit, il finirait dans le même état que ces deux cadavres, mort.
Avec un autre tissu sec, Aaron essuya son visage, pour en faire disparaître les traces de sang et de larmes qui avaient pu rouler sur ses joues. C'est d'ailleurs à ce moment précis qu'il se rendit compte de la faiblesse qu'il avait pu émettre. Comment Kakihigi le percevait-il maintenant ? Lui qui s'était toujours montré vide et sans émotion ?

Qu'importe. Mastermind semblait déterminé à vouloir aider son associé dans sa vengeance personnelle. Oui, il allait se venger, aucune raison de ne pas céder à ce doux appel qui vous plonge dans les abysses. C'est toujours avec une mine mixant son effondrement et son in-expressivité qu'il s'activa pour exécuter la demande de son ami.
D'un regard vide, il chercha à tâtons le trou qu'avait pu faire la balle, qui était coincé au bout de son chemin dans la chair. Elle avait dû pénétré du côté du flanc, pour finir coincer au niveau de la colonne vertébrale. On pouvait même voir un petit effet bombé à l'endroit où devait ressortir la balle.

Arkving l'extirpa, faisant gicler un peu de sang par la même occasion. Mais son regard n'était plus aussi désemparé et impuissant. Il s'était changé en une sorte de regard terne, vide, presque mécanique. Il agissait, mais restait intérieurement empli de colère. Après cela, il confia la balle à Kaki', toujours boitant.
Il allait devoir faire le ménage, ce qui n'était pas une corvée pour lui, mais un simple besoin d’entretien, en temps normal. Cela serait plus long et compliqué avec son état, mais il y prendrait le temps qu'il faut, quitte à ne pas dormir.

Premièrement, il fallait s'occuper de ses bêtes encore vivantes, mais salies par le sang. Cela serait vite expédié avec un grand bain général, encore fallait-il le temps de sortir le bac et le tuyau d'arrosage. Arkving quitta donc Ayatasurinin pour se rendre à l'extérieur, traversant la véranda.
Il fut suivi par les quatre molosses, allant au fond du jardin pour aller chercher le grand bac qui servait à ce genre de travaux. Par la même occasion, il vérifia l'état du cheval. Visiblement nerveux suite à l'entente des coups de feu, Aaron dû le calmer avec une gâterie et des caresses.

Une fois l'animal à sabots rassuré, Aaron traîna le grand bac vers la terrasse, et le laissa dans l'herbe, près de cette dernière. Il alla ensuite allumer l'eau au niveau du robinet extérieur, et vérifia que le tuyau marche encore. Par la suite, fatigué par ses déplacements, il alla s'asseoir sur le rebord de la terrasse, pieds dans l'herbe, et regarda le grand bac se remplir d'eau.
Une fois le bac remplis, il ordonna aux chiens de rester ici à l'attendre, pendant que lui tira son corps rafistolé à l'étage. Serviettes et produits animaliers prévus à cet effet, le tout rangé dans une commode qui était consacrée à ses canidés. Une fois cela en mains, il descendit de nouveau, soufflant une énième fois pour évacuer son surplus de douleur.

Arkving en profita pour aller faire chauffer de l'eau à la cuisine. Une bonne tasse de thé en cette soirée morbide ne lui ferait que du bien. Déposant les serviettes sur le rebord de la terrasse, ainsi que les produits, il ordonna à l'un des quatre bestiaux d'aller dans le bac.
Commença alors une longue série de gestes similaires et mécaniques. Mouiller le pelage, nettoyer celui-ci, puis rincer la gueule et vérifier que rien ne traînaient dans les dents. Tout cela, fois quatre. Ce fut long, mais une fois les chiens propres, ils se secouèrent tour à tour, avant de se faire sécher à la serviette.

Il ne fallait pas qu'ils trempent l'intérieur, alors tout fut passé au peigne fin. Oreilles, queues, pattes, coussinets, mâchoires... Rien ne passa à la trappe. Une bonne heure fut nécessaire pour mener à bien cette longue opération de nettoyage.
Qu'était parti faire Kaki' entre temps ? Aaron lui avait précisé qu'il pouvait examiner les corps à même le sol et qu'il nettoierait les restes plus tard. Qu'allait-il faire des corps ? La même chose que d'habitude, histoire de ne pas laisser ça pourrir chez lui.

Aaron vida le bac d'eau sale dans l'herbe, et rinça celui-ci avant de le laisser sécher, appuyé contre un rebord de mur. Tuyau fermé, serviettes et produits ramassés, il retourna à l'intérieur, suivi de ses quatre boules de poils propres. Après avoir mis au sale les serviettes et rangé les produits, il s'octroya une pause pour envoyer un message à Sasori.
Histoire de le prévenir que celui-ci allait avoir du "charbon à faire brûler". C'était la technique la plus efficace pour lui, à l'instant. Son associé pouvait brûler des corps à la foulée grâce à ses navires. Sans trop de temps d'attente, le dit associé répondit en exprimant son contentement envers son "patron".

Sans comprendre pourquoi, il était toujours "content" de mettre au feu les cadavres que pouvait lui fournir Aaron. Allez savoir pourquoi. Une fois son message envoyé, il apprit que Sasori allait au final aller chercher directement son "nouveau carburant". Quel pressé, impatient de voir la scène de crime plutôt.
Aaron descendit les escaliers, tandis qu'il avait laissé ses bêtes vagabonder à l'étage pour qu'elles se reposent. Ils l'avaient bien mérité, et ils étaient partis se coucher sur les espaces moelleux ou les paniers traînant dans la zone qui leur était dédiée.

Son regard se porta sur le cadavre du labrador. Il allait devoir s'en occuper aussi. Et cela avant que Sasori n'arrive et se mette à le charrier pour cette perte, un chieur né celui-là. Avec une certaine douleur au niveau du flanc, il parvint tout de même à porter la créature morte, et l'amena jusqu'au jardin.
Une fois cela fait, il décida tout naturellement de l'enterrer. Il alla chercher une pelle dans le cabanon au fond du jardin, puis choisit de placer le corps près du pommier qui ornait son domaine. Ni une ni deux, il débuta son enchaînement répété. Planter la pelle, soulever la terre, la déposer, et ainsi de suite, jusqu'à obtenir un trou de bonne taille.

La profondeur étant également adéquate, il fit une pause, épuiser physiquement. Ses douleurs à l'abdomen ne l'aidaient pas. Il regarda le trou de terre, pensif, puis se décida à y plonger l'animal. Une dernière fois, il caressa son pelage et son museau, se souvenant de quand il l'avait eut.
Pour son anniversaire, alors qu'il n'était encore qu'un chiot à éduquer à l'époque. Une vraie terreur à dresser, mais il avait réussi. Aaron mit du temps avant de se décider à repousser la terre qu'il avait retiré du sol. Cela, il le fit assis, n'ayant plus la force de se relever pour l'instant.

La terre tombait, se faisant pousser par la pelle métallique, recouvrant le corps du chien. Sa mine était toujours aussi terrible et assombrie. Pourquoi lui ? Le destin n'avait-il pas été déjà assez cruel avec lui auparavant ? Fallait-il qu'il lui retire ce qu'il aimait à présent ?
Aaron ne savait plus quoi penser, bon ou mauvais karma, rien ne semblait le contenter dans sa peine. Une fois son travail terminé, le trou rebouché, il restait une petite motte dépassant de terre. Demain, s'il en avait la force, il ferait une petite pierre gravé pour ce chien, qui avait été plus qu'un simple animal pour lui.

Le trafiquant n'eut pas non plus le courage de ranger la pelle, qu'il laissa traîner à côté de la motte. Demain, il irait mieux, c'est ce qu'il espérait. Il pourrait ainsi s'occuper de ce qu'il avait prévu, et de mettre en ordre sa maison. C'est en traînant son corps douloureux qu'il parvint à revenir à l'intérieur.
Épuisé, physiquement et mentalement, et cela pouvait nettement se voir sur sa mine déconfite. Dormir lui ferait le plus grand bien. Mais après ce qu'il venait de se passer, il en ferait plutôt des cauchemars. Il profita de son retour pour aller faire infuser son thé dans l'eau chaude qu'il avait préparé.

Kakihigi était-il encore en train d'examiner les corps ? Ou était-il retourné dans son labo comme si de rien n'était ? Quoi qu'il en soit, maintenant que ses bêtes étaient à "l'abri", il allait pouvoir s'occuper des carcasses de ces intrus. D'où venaient-ils ? Pour qui travaillaient-ils ?
Peut-être que Sasori en serait bien plus que lui à ce sujet. Le capitaine possédait plus de contact qu'Aaron ne l'avait imaginé, à force de troc. Toutefois, les échanges amenaient aussi des envieux ou même des ennemis. Les alliés et amis étaient rares dans ce monde impitoyable.
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