L'intelligence est insipide sans altruisme | pv Setsuna Kiriyama

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Jeu 5 Oct - 17:06
    Brr.. Brr.. Un bruit de vibration insupportable parvient à décoller mon regard scotché à l'écran. Bien entendu, je n'étais pas en train de m'adonner à des loisirs sur le net, me débilisant à coup de séries et de films téléchargés illégalement ! La frustration qui s'élevait dans mon coeur était due au fait que la sonnerie de mon téléphone me dérangeait en plein boulot ! Il ne s'agissait même pas d'un appel en plus ! Quoi de plus agaçant que ces messages automatiques de rappel qui viennent vous remettre en mémoire que vous n'avez pas ouvert X nombre de messages, encore là pour encombrer votre boîte de réception, et qu'il serait judicieux de mettre un peu d'ordre dans tout ça. J'aurais aimé ça d'ailleurs, pouvoir prendre le temps d'aller vider la messagerie pour qu'on arrête enfin de m'enquiquiner pendant mes travaux. Je prenais une profonde inspiration dans l'espoir de réguler l'ardeur colérique qui aurait pu me faire faire d'horribles choses à ce foutu téléphone, comme le jeter à travers la fenêtre du huitième étage dans lequel je me trouvais présentement. Dans un grand immeuble du centre-ville, où un pauvre type "acceptait" de me prêter son appartement pendant que mes machines mettaient une pagaille épique là en bas. Je pouvais encore l'entendre chanter mes louanges, la bouche couverte d'un tissu fermement attaché tout en s'agitant à droite à gauche malgré ses pieds et poings liés, dans mon dos, dans un coin de la pièce. C'était un inconnu, tout ce que je savais de lui c'était qu'il vivait seul ici dans ce studio sombre et miteux. Il ne devait pas avoir beaucoup d'attentes dans la vie, pour vivre dans un endroit tel que celui-ci, même si en y repensant sa salubrité n'était pas loin de celle de mon ancien entrepôt, avant qu'Arkving ne me prenne sous son toit. Bref, je n'avais de temps à accorder ni à mon téléphone, ni à mon hôte.

    Pendant que je tapotais les touches du clavier pour que Zero et Hunter mènent à bien le casse, je pouvais voir le ciel rougir sous les flammes d'un Soleil couchant qui indiquait l'heure de fermeture pour une bonne partie des enseignes de la ville. Il devait être près de dix-huit heures, j'avais choisi cette heure précisément parce que les marchands se rétractaient derrière leurs rideaux de fer, et que les passants s'empressaient de rejoindre leurs habitats pour ne pas tomber nez à nez avec l'un de ces criminels communs qui se montrent une fois l'astre du Jour endormi, prêt à leur sauter à la gorge pour un oui ou pour un non, voire pour un peu de liquide. Mais pour l'instant, je n'étais pas à la recherche d'argent ni de sang, pour une fois. Si je m'affairais aujourd'hui c'était pour récupérer des mécanismes qui m'aideront à construire d'autres armes pour ma collection personnelle. D'ailleurs, la cible en était presque risible, si l'on ignorait les circonstances - ce que tout le monde sauf moi ignorait, en fait -. Un établissement spécial jardinage, fleuri à l'intérieur proposant divers outils de jardin et possédant même une arrière-boutique pour les machines agricoles. Cela faisait d'ailleurs partie d'un mode opératoire particulier qui me permettait notamment de rendre mes mouvements imprévisibles. Pendant que le vilain notoire se rue sur banques, bijouteries et autres étales de valeur, moi, je ne voulais récupérer que des pièces qui pouvaient se trouver même dans la plus petite échoppe. De ce fait, l'on ne pourrait pas localiser précisément le lieu de ma prochaine attaque, et il était généralement trop tard quand on se rendait compte que nous avions frappé. En bas dans la rue, j'entendais retentir la cloche d'alarme tout juste après un éclat de vitre, provoqué par l'un de mes cyborgs ayant envoyé bouler un vigile à travers la vitrine qu'il était supposé protéger. Quand on effectuait ce genre de razia sans même peaufiner la discrétion, les buts étaient multiples :

    Bien sûr, le premier était de cracher à la face des héros et de la police, assez incompétents pour laisser deux "hommes" faits entièrement de métal se faire la malle dans des rues fréquentées. Le second, moins explicite concernait la publicité qu'ils me feront quand ils passeront aux infos "Mastermind frappe encore.", au risque d'insupporter les autres vilains, ou en tout cas ceux qui en ont marre de voir mon pseudonyme faire les gros titres pendant qu'ils triment pour un peu de reconnaissance. En faisant cela, je fragilisais surtout la confiance des concitoyens, qui n'auront pas d'autre choix que de ne plus avoir ce sentiment de sécurité au quotidien. Je frappais visiblement au hasard, à des intervalles irréguliers, et dans le coeur de tout un chacun pouvait subsister une question "on pourrait être les prochains." Ils seront bien forcés de le reconnaître, si le mystérieux individu se faisant appeler Mastermind sévissait encore c'est bien qu'il échappait aux mailles du filet de la Justice. Nombreuses ont été les perquisitions sur ce qu'ils ont présumé être mes quartiers par le passé, mais à chaque fois ils en sont ressortis bredouilles sans la moindre piste pour remonter jusqu'au cerveau des opérations. Même en parcourant les dossiers de chaque habitant de la ville, ils ne trouvaient rien concernant Hunter & Zero, et ne se douteraient jamais qu'un fantôme du passé du nom de Kakihigi pourrait se trouver derrière tout ça. Enfin, en attaquant un magasin vert, je rendais mes intentions tout sauf claires; les autorités pourraient, à la limite, constater que mes attaques se terminaient souvent par des ressources volées et assez peu de pertes humaines pour en déduire que je ne courrais pas simplement après l'argent. Mais sur ce coup, ce ne sont que des tronçonneuses et des moteurs de tondeuses à gazon qui s'étaient faits dérobés : comment expliquer ça ?! Pas même une goutte de sang laissée sur la scène du crime, les fugitifs sous l'assaut des balles de la police ne flanchaient pas dans leur course-poursuite et réussissaient à semer les escouades les moins insistantes pendant que d'autres hommes plus courageux continuaient à leur coller aux basques. Je souriais devant le spectacle. J'apprécie les moyens que je déploie lors de mes missions, confortablement posé depuis une planque que personne ne soupçonnerait pendant qu'en bas, ils coursent ceux qu'ils pensent être les vrais criminels, inconscient qu'ils ne faisaient que poursuivre les pantins d'une machination plus grande.

    Les androïdes filaient à travers les ruelles ne s'arrêtant pour aucune raison, tant que je ne leur donnais pas l'ordre de le faire. Un sac en toile de jute était porté d'une main par le Chasseur à la queue de scorpion, renfermant les moteurs tandis que son comparse ninja blanc métallique couvrait ses arrières tout en portant deux tronçonneuses. Pour un homme banal, le poids de chaque paquet aurait ralenti significativement leurs porteurs mais, aussi génial que je suis, mes androïdes supportaient sans broncher autant de kilos qu'un sportif chevronné. Alors que les hommes en bleus se raréfiaient au fur et à mesure qu'ils prenaient des tournants et sautaient par-dessus des palissades inespérées par les forces de l'ordre, guidés par mon oeil avisé sur la cartographie rudimentaire des lieux que j'avais faite au préalable, je remarquais une présence en plus des derniers policiers.

    Celle-ci n'était pourtant pas mêlée aux autorités, elle semblait courir après Hunter & Zero d'encore plus près. *Un héros ? hm..* Je me mordillais la lèvre inférieure en analysant la situation rapidement. Un changement de plan de dernière minute n'était pas bénéfique en règle générale, mais avec mes facultés cérébrales, ce n'était rien pour moi de formuler d'autres plans même sous pression. J'effectuais une manipulation à l'apparence compliquée même si je ne faisais qu'appuyer simultanément sur trois touches, et la paire de robots se séparait, prenant des voies différentes. J'avais pris soin de charger les tronçonneuses que transportait Zero sous le bras encore libre de Hunter, pendant que le ninja cyborg maintenant beaucoup plus léger et vif faisait volte-face. Il devait se retrouver face à face avec leur mystérieux poursuivant, à travers ses yeux je ne pouvais plus percevoir d'uniformes ni de képi, juste une silhouette chevelue que je ne pouvais pas bien discerner dans la pénombre de la ruelle dans laquelle ils se trouvaient. Malheureusement je n'avais pas jugé nécessaire d'intégrer un micro à mes androïdes pour parler à travers eux, mais j'étais plutôt doué pour véhiculer des messages même sans voix. Un bruit assez distinct pour être entendu de la personne présente émanait des semelles anti-gravité de Zero; il faisait un rapide demi-tour sur lui-même à ras du sol comme une toupie avant de recommencer à fuir jouissant d'une vitesse bien accrue maintenant : si son poursuivant est vraiment un héros, il n'aura sûrement pas de mal à lui coller au train mais l'objectif n'était que de gagner du temps pendant que Hunter s'en allait planquer le butin dans un lieu isolé. Zero quant à lui fuyait vers l'une de mes planques urbaines non loin de là qui se résumait à une casse auto dans laquelle je récupérais parfois des pièces encore en état de marche. Le bâtiment était bien fermé par une porte de garage mais son état presque en ruines laissait dans le toit des brèches à exploiter par lesquelles on pouvait s'infiltrer. Dans tous les cas, Zero était stationné à l'intérieur, attendant patiemment que le fouineur se montre. Bien sûr, je ne laissais pas mon bébé seul face à un éventuel héros, mais il faudra bien dix minutes à Hunter pour le rejoindre maintenant. Il devait au moins tenir jusque là, auquel cas j'allais devoir dire deux mots en personne à celui qui abîme mes jouets !

    « Hahahahaha, ils vont te tomber dessus ! L'otage avait réussi à faire glisser son bâillon regagnant la parole un court instant, un instant qu'il aurait dû mettre à profit au lieu de l'ouvrir futilement, je me levais et avançais vers lui de manière menaçante faisant glisser des doigts malicieux sur mon gantelet électrique toujours porté à la main droite.
    - Peut-être.
    - Sale enf... Je posais les diodes électriques encore éteintes sur son visage qu'il secouait dans tous les sens pour échapper à son sort en gémissant. -
    - Mais du moment que ce n'est pas MON cadavre qu'ils découvrent... »

    Il aurait sûrement hurlé si le métal du gant plutôt imposant compte tenue de ma grande main n'était pas en train de serrer l'ensemble de sa face, et si la décharge à pleine puissance que je lui délivrais n'était pas en train d'engourdir tout son corps en l'espace de cinq secondes. Son corps convulsait, fumait et se ternissait de marques de brûlures ici et là tout en libérant une odeur de viande grillée plus répugnante qu'appétissante. Même lorsque je relâchais mon emprise, ses deux yeux explosés et son visage carbonisé comme après avoir fait un tour raté sur la chaise électrique continuaient à sursauter morbidement. J'avais horreur des provocations de ce genre. Il avait eu la mauvaise idée de me sous-estimer, et sa mort était une leçon amplement suffisante pour que mon prochain otage évite ce genre de bêtises puériles. Je le laissais là, pas question que je touche ce morceau là. Je retournais calmement à mon écran d'ordinateur, prêt à découvrir qui était à notre poursuite, que je puisse lui dire qu'il venait de donner d'atroces faux espoirs à un macchabée. Aaron aurait été tellement fier de moi ... Ou alors il se rebellerait, moi qui avait l'habitude de critiquer ses manières peu classieuses de disposer des gêneurs.
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Lun 9 Oct - 22:15
Je soupirai de soulagement quand j’arrivais enfin à la caisse. 20 minutes d’attente.

-Dites c’est comme ça tous les samedi soirs ? Demandai -je à la caisse après que j’eus disposé mes achats sur le tapis de caisse.
-Seulement les jours de promotions.


Ah oui,j’ai vrai qu’il y avait eu des soldes un peu partout. Le pire ce n’était même pas volontaire de ma part puisque ma décision de venir ici datait de ce matin, suite à une réunion que j’avais eue à l’académie avec le club de jardinage. Ses membres m’avaient recommandé une supérette spécialisée en matière de jardinage.

Tout cela partait d’une idée simple, en tant que présidente du conseil des étudiants, je cherchai à offrir aux élèves un cadre plus sain aussi bien en matière de santé que d’esthétiques.Cela par le biais de mesures simples ainsi l’une de mes idées passés par le développement d’espaces verts, et même éventuellement d’une vraie serre, dans l’académie afin de purifier l’atmosphère ce qui rendrait la vie de tous les jours plus agréable.Proposition dont j’avais parlé au club de jardinage qui avaient adoré mais le club n’était pas au point en terme de matériel. J’avais donc décidé de leur fournir de l’équipement. Un digne altruisme de ma part. Toutefois c’était encore plus intéressant d’être altruisme quand cela rapportait. Ici cela ferait un bon coup de pub pour mon conseil étudiant et moi-même puisque si même si je ne faisais pas connaître mon action au grand jour,il ne faisait pas de doutes que par le bouche-à-oreille, ma contribution se ferait connaître dans toute l’académie. J’entendais déjà les sirènes du succès et là ça ferait

BOUM

-Oui exactement ce bruit-là...enfin non pas tout à fait..Nani ?


Il y avait bien une sorte d boum eut mais d’un autre genre que celui auquel je pensais puisqu’il s’agissait d’une vitre qui venait d’exploser plus loin alors que deux hommes sortait du magasin tandis que la situation tournait à la panique, des personnes s’étant jetées à terre tandis que d’autres courraient dans tous les sens à l’inverse, d’autres qui imitaient les plantes vertes que j’avais vues ici et là. J’étais un peu loin donc je ne voyais pas très bien les deux malfaiteurs mais ceux-ci avaient une allure particulière. Enfin ça devait être leurs costumes de vilains qui avaient l’air vraiment stylées.

Quant à moi, ma réaction dans cette situation était la plus naturelle du monde...puisque je tendais ma carte de crédit au caissier. Celui-ci avait pris une teinte blanchâtre, un alter fantomatique peut-être même si je ne comprenais pas pourquoi il me le montrait.

-Mais mademoiselle on devrait se mettre à l’abri.Revenez demain...enfin dans quelques jours...enfin quand le magasin rouvrira.


Je frappai violemment mes mains sur les comptoirs et piaillai comme je le savais si bien le faire quand c’était nécessaire.Je fulminai alors que je toisai d'un regard sévère le caissier qui semblait à présent utiliser un alter de réduction pour se faire tout petit.

-EH ! VOUS VOUS FICHEZ DE MOI!J’AI FAIT 20 MINUTES DE QUEUES ET MAINTENANT QUE J’ ALLAIS PAYER MES ACHATS ON ME DIT « REVENEZ PLUS TARD »
-Mais on est attaqué…
-JE M’EN FICHE. JE N’AI VU NUL PART « ATTENTION CE MAGASIN RISQUE DE SE FAIRE CAMBRIOLER ET DANS CES CAS-LA NOUS NOUS VENGERONS SUR NOS PAUVRES ET INNOCENTS CLIENT EN LEUR EMPÊCHANT DE MENER LEURS ACHATS A BIEN » NON POUR LA PEINE JE DEVRAI MÊME AVOIR DROIT A UNE REDUCTION SUPPLEMENTAIRE.

-Mais mais...
-Je ne m’appelle pas Mai ! je m’appelle Setsuna ..Kiriyama. Comme le conglomérat Kiriyama. Je ne laisserai pas votre escroquerie restait impunie. Je vais vous faire une pub d’enfer...et peut -être même vous coller un procès dans la foulée. Ma mère est avocate...

Toutefois je n’en démordis pas, augmentant mon volume sonore, déclarant que si quelque chose m’arrivait, ils seraient tous tenus responsables pour m’avoir mis en situation de danger et que leurs vies seraient fichus, et que cela générerait d’autres criminels qui voleraient d’autres supérettes provoquant d’autres drames similaires et un cercle vicieux sans fin.Finalement après deux minutes d’intenses argumentations, mes conditions furent acceptées. Je payai donc mes courses à 20 % du prix de base, une bonne affaire. Toutefois je n’en pris qu’une petite partie, une pelle et un râteau, sur moi et leur payai un supplément pour qu’ils livrent directement le reste de mes achats au club de jardinage de Yuei. Je fus également une petite halte a une fontaine pour boire de l’eau. J’en avais besoin après avoir tant donné de ma voix.

A l’extérieur, j’entendais toujours des bruits de tir. Les sirènes que j’avais entendues plus tôt étaient celles de la police. Il faut dire qu’il y avait un commissariat pas très loin. Les deux malfaiteurs, malgré le fait que leurs costumes claquaient en matière de classe, devaient être des débutants et n’allait pas faire long feu.Quand bien même ces derniers avaient des alters, j’imaginai que les forces de l’ordre soient capables de s’en charger. C’était donc étrange que les bruits que j’entendais m’ indiquer le contraire. Je décidai de voir où cela en était. Le spectacle fut édifiant pour mes yeux et l’analyse par mon alter qui s’était activé

Tout au plus, les forces de l’ordre étaient parvenu à ralentir brièvement les gangsters. Et même ça ce n’était pas certain. A présent que j’étais plus proche, je pouvais voir qu’ils étaient sacrément chargés et qu’ils progressaient à travers les tirs sans broncher. Toutefois j’avais fait une erreur sur ces types. C’est qu’ils n’étaient pas humains. Il s’agissait de deux robots. Toutefois ces derniers étaient bien différents des robots que j’avais pu voir dans ma vie.Loin d’avoir le gabarit des gros colosses de métal qu’utilisait l’UA pour différents examens et épreuves, les deux androïdes avaient une efficacité nettement supérieure. L’un avait une queue de scorpion tandis que l’autre ressemblait à un ninja. Et plus étonnant était leur comportement. Les androïdes ne cherchaient pas à éliminer toute opposition bien qu’ils auraient pu facilement le faire. Non, ils se contentaient juste de se frayer un chemin pour fuir. Ils ne voulaient sûrement pas prendre le risque de tomber sur un héros. Enfin je disais « ils » mais…


-Il doit y avoir quelqu’un qui les dirige.

-Oui, nous vous confirmons qu’il s’agit des robots du super-vilain Mastermind.


C’était un policier s’adressant à ses supérieurs par radio qui disait ça. Hmm, j’avais déjà entendu le nom de Mastermind. Un super-vilain récent mais qui prenait de l’ampleur en étant assez actif. Enfin actif oui et non car j’avais entendu dire qu’il envoyait des robots à sa place et la scène que j’avais sous les yeux le confirmer. Toutefois si son pseudo était connu, on ne savait pas à quoi il ressemblait et il y avait peu d’infos sur lui. Un sourire énigmatique se forma sur mes lèvres tandis que je me mis a avancer, d’une allure de plus en plus précipitée, m’élançant à la poursuite des androïdes.

Le policier à la radio venait de finir sa communication mais était mécontent.

-Pétard. Il y a je ne sais combien de héros dans la ville mais aucun qui pourrait ramener sa fraise maintenant.



Mon sourire s’élargit. Dans le coin, j’étais donc ce qui ce rapprochait le plus d’un héro officiel, raison de plus pour agir même si je l’aurai fait de tout façon, intrigués par les hommes de métals. Il faut dire que j’étais de nature très curieuse et que j’aimai bien les œuvres de science fiction mettant en scène des robots évolués. Je mis à sprinter à une allure de championne et passant avec facilité tournant et obstacle pour regagner du terrain sur les acteurs principaux de cette poursuite.

Il aurait pu être difficile de rattraper les robots mais ceux-ci devaient quand même être ralentis par leurs charges un minimum, du moins suffisamment pour me permettre de recoller à la poursuite alors que je rattrapai les derniers policiers qui étaient sur leurs traces. Toutefois, il n’y avait pas d’illusion à se faire pour ces derniers.Même les plus persévérants et habiles ne tardèrent pas à décrocher. J’étais monté sur une palissade sur laquelle je courrai.
J’avais temporairement perdu de vue mais alors que je quittai mon perchoir pour me ruer dans la ruelle où je les avais perdu, voila que celui qui ressemblait à un ninja réapparu.Il se tenait à quelques mètres, face à moi. Préférant la jouer prudente, je me tenais prés d’un mur pour être camouflé dans l’ombre même si ça coulait de source qu’il m’avait vu.D’ailleurs même si la visibilité dans la ruelle était mauvaise, je remarquai une chose. Le cyber ninja s’était débarrassé de sa charge, ce qui signifier deux mauvaises nouvelles. D’une, il avait passé son colis à son partenaire que j’avais perdu et qui devait continuer à se carapater de là où il venait. Et de deux, ça voulait dire que le cyborg ninja était maintenant en pleine possession de ses moyens. Tandis que moi, j’avais toujours sur le dos un sac avec mes propres achats.

Préférant la jouer prudente, je sautai de l’autre côté de la palissade pour éviter de ressembler à une cible de tir puisqu’il me paraissait évident qu’il allait m’attaquer. Et pourtant, aucunes attaques ne vint.Non à la place j’entendis un bruit qui ressemblait à un genre de crissement. Je ressortis de ma cachette pour voir que le ninja était reparti à vive allure. Bizarre, j’avais l’impression qu’il me lançait une sorte d’invitation en mode « attrapes -moi si tu peux » qui sous-entendait « je contrôle la situation ». Si c’était là un rencard, c’était une bien curieuse façon pour le proposer. Néanmoins, mon éducation m’interdisait de décliner son offre.En plus c’était là une sacrée expérience en matière de filature et course-poursuite.

Je le poursuivais donc en grimpant sur un escalier au bord d’un immeuble dans la ruelle. De là je bondis sur un toit pour pouvoir poursuivre le robot de façon discrète tout en étant en hauteur. Je sautai de toit en toit. Je vis qu’il se dirigeait vers une décharge, enfin plus précisément vers un hangar à l’intérieur de la décharge. Si ce hangar pouvait correspondre à une planque, ça pouvait être aussi un piège, et il était probable que ce soit le cas. Néanmoins, si le robot cherchait à m’éliminer, je ne comprenais pas qu’il ne m’ait pas attaqué directement dans la ruelle. Ça paraissait stupide remarque je l’étais tout autant, voire plus puisque je le poursuivais malgré tout. Pour cela, je décidai de faire preuve de davantage de jugeote.

Je m’arrêtais devant la barrière de la décharge pour grimper sur une tour de laquelle partaient des câbles qui convoyaient des chariots, lesquels servaient à déverser diverses charges dans la décharge. Après que j’eus vérifié que les câbles sous tension, n’ayant pas envie de me faire décoiffer, je m’y agrippai avec un râteau, un des achats que j’avais gardé sur moi, pour me faire glisser le long de celui-ci. Bien sûr, je faisais en sorte de m’accrocher brièvement à chaque tour intermédiaire de la décharge, histoire de ne pas prendre trop de vitesse comme je n’avais pas envie de finir ma course en m’écrasant lamentablement.

Procédant de cette façon j’arrivai à l’autre extrémité, ce qui me mena sur le toit du hangar. Me voilà contrainte à jouer à la souris mais je préférai éviter d’entrer par la porte. Je me faufilai donc par une ouverture dans le toit et sautai sur une poutre à l’étage supérieure du hangar. De là j’essayai de voir si j’apercevais le robot ninja.

-Zut, où est-il ?


Je me penchai davantage et l’aperçus mais cette saleté de poutrelle était penchée et glissante. J’allais me faire entraîner dans le vide. Toutefois je ne résistai pas et me laissai tomber. Pour me réceptionner en douceur sur un canapé en face d’une table. Enfin presque en douceur car mon fessier le sentit passé mais je n’allais pas me plaindre. D’ailleurs c’était rigolo qu’il y ait quelques éléments de mobiliers même s’il ne s’agissait évidemment pas d’un cinq étoiles. Je m’assis dans une position bien plus convenable et élégante, croisant mes jambes devant moi, et me passai une main dans les cheveux en mode parce que je le vaux bien, souriant à l’adresse du robot.

-Ah ah, j’aime les entrées en matière qui se passent comme prévu.


Je regardai mon hôte de métal dans les « yeux » d’un air malicieuse.

- Tout d’abord merci pour ton invitation monsieur Robot... ou devrais-je dire Mastermind ?


Enfin si tant est que ça en était bien une.Par contre j’étais certaine que le créateur du robot suivait les péripéties de sa création et devait être en train de voir mon joli minois, en espérant que ce ne soit pas un vieux misogyne comme Ketsuro sensei. Je fouillais dans mon sac faisant la moue.

-Tout de même, une invitation sans offrir à boire, ça manque tout de même un peu de raffinement.Enfin passons...hmm... je crois que l'un de tes robots a perdu ceci pendant votre escapade.

Je sorti de mon sac et posa sur la table une tronçonneuse, la poussant vers le robot.J’avais récupéré au début de ma filature, avant que le ninja ne file son sac à son compère robot.Il paraissait évident qu’elle était tombé du colis d’un des deux robots. Après certains esprits pragmatisme diront que donner une tronçonneuse à un vilain quand on porte un uniforme de Yuei c’est pour le moins insolite voire plutôt dangereux, ce qui était mon cas actuellement,puisque je portai mon uniforme de Yuei. Sauf que le mien personnalisé pour me mettre en valeur, moi et mes attributs. Je n’avais par contre pas pris mes brassards de mon conseil des étudiants.

-Je sais bien que ce n’est qu’une partie infirme de tes courses mais je voulais te le ramener. C'est la moindre des choses pour vous remercier, toi et tes robots.Après tout j’ai pu profiter de la situation pour négocier une promotion sur mes propres courses.Enfin grâce à votre intervention après que vous soyez parti du magasin en omettant de payer ainsi que de sortir par la porte, ainsi que tout un tas d’autres trucs mais ce ne sont là que des détails.


Je regardai toujours le robot mais de façon plus globale tandis que des étoiles brillaient dans mes yeux, signe que j’avais activé mon alter.

-Franchement, tes robots sont trop cools et vendent du rêve! Je n’ai jamais rien vu de tel !D’ailleurs j’aurai grand plaisir à rencontrer leur créateur en personne !

Une invitation sincère même si je ne pensais pas que Mastermind l’accepte. Ce dernier devait être un vieux scientifique tout rabougri qui devait sortir de son laboratoire tous les 32 du mois, et il était encore moins probable qu’il ramène sa fraise pour une étudiante de l’école des héros, si parfaite soit-elle.

Je retirai le reste des outils que j’avais sur moi, c’est-à-dire un râteau et une pelle que je posai sur la table pour montrer que je comptai déposer les armes tandis que la tronçonneuse se trouvait donc en bout-de-table pour que le robot puisse le récupérer en gage de ma bonne volonté. Je tendis d’ailleurs les mains pour l’inviter à la récupérer.

-Par contre j’ai un petit problème. Comme vous pouvez le voir je fais partie de l’académie des héros. Et comme vous êtes répertorié comme vilain. Ce qui signifierait qu’on devrait se battre…


* D’un double coup de pied, je poussai alors la table sur le robot alors qu’il s’ approchait. Je récupérai ma pelle pour pouvoir me la jouer shovel knight et lui en abattre un coup derrière les genoux, tentant de cibler ses articulations. Le robot dégaina son arme et je sentis une douleur à mon flanc. J’utilisai ma pelle pour me défendre de l’attaque suivante, avant de riposter par un star punch...Quelques minutes plus tard mon quatrième star punch headshoota le robot qui était vaincu avec sa tête pendant dans son dos.Cependant je tombai à genoux en crachant du sang, une main cassée , un nombre important de côtes brisé, des coupures aux jambes et une perforation à l’estomac « Merde je suis foutue ... » sachant que je n’avais aucune chance contre les renforts à venir du robot*


-...mais je pense qu’il s’agirait-là d’une mauvaise opération aussi bien pour toi que pour moi.
Déclarai-je avec le sourire alors que je finissais d’imaginer la potentielle tournure des évènements.

Je joignais à mes paroles le geste de lever mes mains pour inviter le robot à ne pas avoir pris ma position à se battre au sérieux. Évidemment, j’embellissais un peu la vérité puisque la situation était plus défavorable pour moi. L’analyse que j’avais faite avec mon visionary reposait sur des éléments d’une étude imparfaite. J’avais anticipé des résultats variable quand je m’imaginai en combat, le cas que j’avais imaginé étant relativement optimiste, puisque que par exemple dans un autre cas, je me faisais attraper par le robot avant de l’avoir suffisamment endommagé et ses puissantes poignes de fer me soulevait en se resserrant autour de mon pauvre cou et pressaient, pressaient… Et contrairement à lui et malgré tout mon talent, cela risquerait d’être difficile pour moi de me faire remettre sur pied si je me faisais transpercer ou briser le cou…

Malgré tout, je conservai ma sérénité et m’efforçai de ne rien laisser paraître. Toutefois il était possible qu’a mon insu, de léger signe tel qu’un un bref froncement de sourcil pouvait révéler ma nervosité face à un esprit aiguisé, sachant que je jouais ma vie. Et puis, je pensais ce que je disais ensuite.

-Plus sérieusement, je ne suis pas une héroïne donc rien ne nous oblige à nous affronter. Je fais partie du département de management. Je suis Setsuna Kiriyama de la classe 2 -K.



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Ven 13 Oct - 23:53

    Le visage éclairé par la lumière de mon écran, le dos recourbé pour bien pencher la tête en raison de ma grande taille et de la hauteur du bureau, je m'estimais heureux d'avoir déjà tué le malheureux à qui j'avais "emprunté" l'appartement pour le casse du jour. Autrement, il aurait pu voir toute l'anxiété qui envahissait mon corps à mesure que le temps passait avec la caméra de Zero dans le noir du garage, attendant patiemment mais nerveusement que celui qui l'avait pris en chasse se montre... Ou pas. S'il avait été semé, ça n'aurait pas été plus mal, mais vu l'insistance de la mystérieuse présence, elle n'avait pas l'intention de me laisser m'en tirer comme ça. Je m'attendais déjà à entendre les piaillements agaçants d'un héros venu sauver les quelques malheureuses tronçonneuses. Comme s'ils n'avaient rien de mieux à faire que de courir après des pièces de machines. Même si elles allaient forcément servir à quelque chose de bien plus malsain ... J'avais tout de même le coeur qui s'accélérait progressivement avec la tension, lorsque je percevais des bruits venant d'en haut. Il allait se glisser par le toit ! Forcément, dans une installation aussi miteuse, il fallait s'y attendre. J'aime quand les choses se passent comme je les attends, ça me rassure. Je liais les mains au-dessus de mon nez pendant que Zero était en standby, prêt néanmoins à se défendre si tout jamais une menace était détectée. Bien sûr, mes robots n'étaient pas aussi sophistiqués que Shukii, mais leurs programmes leurs permettaient d'adopter eux-même un comportement basique selon les informations reçues par leurs capteurs sensoriels. C'était un peu leur infime part d'humanité que de pouvoir décider en quelque sorte de sortir les armes ou non. C'était d'ailleurs une sorte de mode automatique qui me permettait de faire rappliquer Hunter sans plus de manipulations sur le clavier, il empruntait l'itinéraire le plus simple pour se rendre là où son acolyte était localisé. Toute mon attention pouvait donc se concentrer sur l'intrus.... Non ! L'intruse ?!

    Je lâchais un soupir de soulagement mais aussi de déception en voyant tomber du ciel sur un canapé poussiéreux une jeune fille, visiblement une étudiante à en juger par son uniforme plutôt tendancieux. Son visage très féminin, coquet, je ne l'imaginais pas du tout tenter quoi que ce soit d'inconscient ici. L'apparence de Zero suffisait à dissuader. Un grand gaillard qui ne parle pas, avec un sabre dans le dos, ça n'inspire effectivement pas la sympathie. Mais, elle, cette jeune fille... Elle trouvait tout de même moyen de se la jouer cool, improvisant son entrée comme une vraie comédienne. Mais son talent de cours de théâtre n'éblouissait pas mon esprit aiguisé, j'esquissais malgré tout un sourire amusé devant l'écran me transmettant ces images. Comme si je regardais une série, où j'étais un personnage mais pas un acteur. Aussi maladroite soit-elle, la demoiselle savait s'y prendre pour la parlotte, à priori. En effet, elle captait immédiatement mon attention en prononçant mon pseudonyme utilisé ici et là pour commettre mes crimes, procéder aux recrutements et parfois vendre de l'équipement, sachant que je me plaisais à changer de surnom fréquemment par pure envie. Ma créativité sans limites me forçait à m'essayer tous les jours à de nouvelles choses ! Je me demandais comment avait elle pu prendre ça pour une invitation, alors que c'est elle qui me pourchassait. Malheureusement, je ne pouvais pas transcrire clairement mes pensées, je me contentais de laisser Zero afficher son absence totale d'expression en silence pendant que mademoiselle continuait sa scène. J'arquais un sourcil perplexe lorsqu'elle me remit une des tronçonneuses de la boutique, apparemment perdue par les sbires. Gentille ? Elle se montrait effectivement aimable envers le prétendu Mastermind, est-ce qu'elle savait au moins que j'étais un vilain, ou ...? U.A fait vraiment un travail impressionnant, consistant à faire tout le contraire de pourquoi elle existe ! C'était pour moi aussi flagrant que le nez en plein milieu de la figure !

    « Ah ha ! Encore une ! Je m'exclamai à haute voix même si la seule autre personne présente était un cadavre. C'est ça ? C'est ça qui allait t'sauver ? Je pointai l'écran du doigt comme si je voulais montrer au mort qu'il aurait été mal barré dans tous les cas. Rah... Je dois admettre que c'est bon, ça. Si je mets encore la main sur une étudiante, j'aurais de quoi m'infiltrer sans problèmes le jour J ... Je réfléchissais encore un peu pendant qu'elle continuait à parler, je ne l'écoutais que d'une oreille mais compris que mes robots avaient fait une diversion suffisante pour qu'elle fasse de bonnes affaires ou quelque chose comme ça. Il va sûrement falloir que je la rencontre, ou sinon je ne pourrais jamais en placer une... La demoiselle ne s'arrêtait pas. Elle vantait maintenant mes créations et semblait même en admirer les subtilités. Flatteuse, par dessus le marché ... Je murmurais en rougissant involontairement lorsque la jeune fille usait de son éloquence pour que le niveau d'agressivité reste au plus bas. Elle était bien renseignée et se servait très bien de ça, apparemment cette petite n'est pas après moi par pur hasard. Je reprenais une pensée beaucoup plus défensive en repensant aux intentions encore non posées. Bon, que me voulez-vous, miss U.A ... ? Elle semblait craindre un éventuel affrontement. Mais elle ne manquait pas de tonus en me l'annonçant de vive voix. Elle avait clairement la tchatche d'une négociatrice ! J'avais comme qui dirait déjà le rôle parfait pour cette étudiante douteuse. A moins qu'elle ne soit vraiment en train d'essayer de m'amadouer, elle disposait de speech ! Tss, surtout pour toi. Lorsque j'allais commencer à perdre patience et ordonner à Zero non pas de la découper mais de quitter les lieux tout simplement, son discours ayant provoqué chez moi une sorte de confusion concernant ce qu'il devait advenir d'elle, la fille finissait par se présenter.
    - Plus sérieusement, je ne suis pas une héroïne donc rien ne nous oblige à nous affronter. Je fais partie du département de management. Je suis Setsuna Kiriyama de la classe 2 -K. »

    Trois fois d'affilées, je récitais son nom, sa classe et son département pour les inscrire à jamais dans les pages d'Encyclopedia. Setsuna Kiriyama, du management ? Qu'est-ce qu'une gratte-papier voulait avoir à faire avec un prochain chef de guerre ?! Honnêtement, je m'attendais à mieux. Au pire, à une étudiante du département héroïque, au mieux à une de soutien ! Mais sa section ... Bien que lors de mes années à l'Académie, j'ai appris que le soutien et le management travaillait en étroite collaboration que ce soit pour la promotion de nos inventions ou l'achat de pièces diverses et rares, les rats de bureaux étaient les meilleurs. Je pourrais lui trouver une utilité ...
    Quelques instants après qu'elle se présente, l'on entendait un gros bruit de crash venant du plafond. De sa lourdeur, mon deuxième androïde faisait irruption dans le garage, créant un nouveau trou béant dans le toit déjà parsemé d'ouvertures. On pourrait appeler ça un toit ouvrant maintenant ! Hunter n'était pas programmé pour avoir du tact. Zero l'était. Tout en brutalité et en force, le Chasseur était tout aussi impressionnant à voir de si près. Il s'avançait pour encadrer avec Zero la jeune Kiriyama; elle se sentirait peut-être sous pression mais je n'en ferais rien. Je ne lui voulais aucun mal pour le moment, alors j'annulais tout comportement brusque du nouvel arrivant. Mais l'impossibilité de parler me forçait à communiquer autrement. C'est pourquoi j'utilisais le sabre de Zero pour graver un seul mot, un simple, très similaires aux ordres enregistrés dans les "cerveaux" de mes sbires robotisés. « Attendre. »

    Lorsque ce fut fait, les robots restaient inertes. Pendant ce temps, je prenais mon temps pour "cacher" le cadavre grossièrement, prenant la couverture qui était posée toute chiffonnée sur son lit avec mon gant d'acier pour l'en couvrir. Il ne devait pas avoir froid, dans les flammes où il se baignait sûrement mais son corps lui bleuissait presque à vue d'oeil. Je vérifiais n'avoir laissé aucune trace compromettante avant de quitter les lieux comme un simple locataire, portant sa malette à travers les couloirs d'un immeuble privé. J'avais tellement l'habitude de le faire que mon pas était assuré, détendu comme si je ne venais pas de retirer une vie. Comme si je ne venais pas de laisser un corps à même le sol dans cet appartement, sans même avoir pris la peine de verrouiller la porte à clé. Il n'aurait certainement pas de visite avant que l'odeur n'alerte les voisins de toute façon. J'avais prévu mon coup et marqué ma cible. L'homme avait une routine trop prévisible, il devait être employé de bureau, était absent presque toute la journée et rentrait épuisé, presque déprimé et rebeulotte. J'ai donc siffloté jusqu'à la casse les mains dans les poches pour dissimuler le Shocker, et ouvrait la porte coulissante du garage comme si c'était chez moi.
    De ma grande taille, j'avais une perception très différente de Setsuna. Elle faisait plus grande en vidéo. Mais je n'affichais pas la surprise sur mon visage, préférant me montrer calme et confiant lors des entretiens de ce genre. Cela pouvait finalement virer au professionnel, si tant est que l'alignement de mademoiselle Kiriyama soit aussi incertain que je le pensais. Je me rapprochais d'eux sans dire un mot, passant une main quasiment paternelle sur la carlingue toute lisse du cyber-ninja. Je faisais encore quelques pas jusqu'au Chasseur pour lui donner une petite tape dans l'épaule. J'étais satisfait de mes fils.
    « Du matériel et ... Une fouineuse ? C'est Noël avant l'heure. Je parlais sur un ton sarcastique en m'asseyant sur la table que mon sous-fifre avait balafré de son katana, tout en passant les doigts sur les gravures. Setsuna Kiriyama ! Laisse moi te remercier TOI, pour ton invitation. Maintenant, et si tu me disais pourquoi est-ce que tu me suivais ? Je suis curieux de savoir pourquoi est-ce qu'une étudiante de l'Académie dévierait de sa voix pour venir me rapporter un .. bien perdu... »

    A trois autour d'elle, Setsuna n'avait plutôt pas intérêt de tenter quoi que ce soit. Nous étions tous prêts à lui retirer la vie avec autant de scrupules que des machines, tous.

    « Tu connais déjà mon nom, à ce que je vois. J'en déduis que tu as déjà entendu parlé de moi ... Comment ? Je m'intéressais à ça car j'avais envie de savoir ce qui me faisait de la publicité, si c'était les médias, les forces de l'ordre ou mes démonstrations de force comme aujourd'hui. C'est pour essayer de m'arrêter que tu es là ? »

    Sur ces mots je lançais un regard dément à la demoiselle; à travers lui je véhiculais tant de froideur qu'elle ne devrait pas dire oui. Pour son bien, même si c'était un mensonge, au moins de faire semblant jusqu'à trouver un moment plus opportun pour tenter le coup. Peut-être était elle accompagnée et qu'elle me retenait. Tout pouvait arriver, mais quoi qu'il arrive il ne me fallait donner qu'un ordre pour que son sang repeigne le sol. Je pouvais aussi la prendre en otage, tout en prenant mes distances elle servirait à couvrir ma fuite. J'imaginais tant de scénarios possibles que j'en perdais la réalité. J'attendais patiemment qu'elle me réponde en espérant que l'aura hostile qui émanait de chaque centimètre de mon corps provoquée par la présence d'une élève de cette maudite école dans ma proximité.
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