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Année 2045. 80% de la population a développé des pouvoirs surnaturels, surnommés Alter. Certains les utilisèrent pour semer le chaos, détruire ou réaliser des activités illégales.
D'autres, à l'inverse, utilisèrent leurs nouvelles capacités pour sauver la veuve et l'orphelin, rendant réel le métier autrefois fantasmé de Super-héros, qui devint, au fur et à mesure, une activité reconnue par l'état. C'est ainsi que des écoles se spécialisèrent dans l'éducation de nouveaux justiciers, prêts à affronter ceux bravant la loi : les vilains. La suite

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My Craft | solo

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Dim 15 Oct - 12:54
Crafty Hands | Améliorations (1/2)


    Aujourd'hui, le ciel tirait une triste mine, faisant larmoyer sur nos têtes de légères gouttes qui, de si bon matin, ne présageait rien de bon pour le reste de la journée. Je m'étais levé plutôt de bonne heure, pour une fois. En effet, depuis que j'eus emménagé chez Arkving, je n'avais plus cet horrible matelas dont le confort m'horripilait au point que je préférais carrément ne pas dormir, et travailler toute la nuit. Avec ce ressort qui me rentrait dans les côtes à chaque fois que je bougeais pendant la nuit, je n'avais effectivement pas le même amour que les autres personnes normales pour leurs lits. Mais dans cette chambre rien qu'à moi, c'était comme si la notion de repos me revenait petit à petit plus claire. Monsieur l'ex-policier pouvait se permettre le luxe de posséder plusieurs chambres meublées, ce qui me paraissait inconcevable pour moi, adepte des économies, je ne me voyais pas investir dans une si grande et luxueuse propriété pour y vivre seul. Après tout, il n'était pas si seul avec ses dizaines d'espèces différentes traînant dans tous les coins, on pouvait facilement se croire perdu dans la jungle quand on fréquentait ses animaux tandis que certains d'entre eux réussissaient encore à perturber mes nuits avec leurs bruits inquiétants. Aaron devait être un automate sans émotions, pour avoir réussi à s'y habituer ! M'enfin. Toujours est-il que je pouvais profiter pour la première fois depuis longtemps des premières heures de la journée. Je m'étais permis de me servir dans la cuisine, n'ayant pas eu l'occasion d'avoir un vrai petit déjeuner complet depuis un moment. Pourtant, je n'avais qu'à aller en ville et m'installer à un des nombreux cafés pour lire mon journal en mangeant. Mais je n'aimais pas me montrer trop sociable envers les autres humains, toute cette bonne humeur, ces sourires, cette joie c'est nocif de si bon matin ! Le seul à qui j'avais envie de dire bonjour, c'était ce fameux journal dans lequel j'allais à la pêche aux actualités intéressantes. Il m'était parfois arrivé de tomber sur des noms de criminels, j'avais surtout pu apprendre l'arrestation de quatre personnalités que je rêvais de rencontrer un jour. Les publicités me permettaient également de savoir où faire mon shopping - ce qui voulait bien dire "envoyer les robots dévaliser les rayons" - profitant du marketing plus qu'arrogant des commerçants. "Nos produits sont les meilleurs", "nos prix sont les moins chers", qu'est-ce qu'ils ne feraient pas pour se faire de l'argent aux dépens de leurs concurrents...? Moi-même un businessman accompli, je n'aimais pas jouer à ce jeu compétitif. Parce que dans tous les jeux, il y a une infime chance de perdre : je ne perds pas. Je préfère largement m'installer en prévenant les autres marchés que je ne suis là que pour le chiffre et que la conccurence ne m'intéresse pas. C'était pour ça aussi que je m'alliais à eux, plutôt que de les combattre. En effet, quelqu'un de malin sait qu'il est bon d'avoir des pions sur tous les échiquiers, pour pouvoir avoir ma part du gâteau dans toutes les bonnes affaires. Même si je m'affichais comme un participant plutôt sympathique, je cachais bien mes cartes en main.
    C'est pour cela que je voulais ajouter des cartes à mon arsenal, en améliorant mes machines de combat principales. Après avoir rangé ce que j'avais consommé dans la cuisine, sans croiser ni entendre le moindre signe de vie du maître des lieux, je me suis dirigé dans mon atelier sans même daigner prendre une douche. L'hygiène pouvait attendre, j'étais inspiré !
    La première chose que j'avais l'habitude de faire en pénétrant cet espace qui était mien dans tout ce domaine encore un peu étranger, c'était mettre en route mon ordinateur-assistant personnel afin qu'ensemble nous programmions la journée de travail qui m'attendait.

    « Bonjour Professeur. Sa voix robotique me rendait nostalgique, j'avais l'habitude de l'entendre briser le silence de mon hangar. Qu'allons-nous faire aujou... Ohh, c'est un nouvel atelier ? L'interface numérique qui lui servait de visage bougeait de droite à gauche, scrutant son nouvel emplacement. Très joli.
    - Bonjour, Shukii. Je me grattais l'arrière de la tête affichant un sourire gêné. Hé hé, oui. Nous allons vivre ici, maintenant. Chez un ami. Je posais mon légendaire postérieur sur la chaise de bureau que je plaçais en face de l'écran. Bon, ouvre moi les dossiers de Hunter, et de Zero.
    - Compris. Disparaissant de l'écran, son "visage" laissait la place à deux fenêtres présentant directement les silhouettes en trois dimensions de mes deux robots. Là, je pouvais voir en temps réel leur état par exemple pour vérifier que rien n'est endommagé, mais aussi voir leurs mécanismes, pouvant intéragir directement avec les pièces si j'avais besoin de précisions sur l'une d'entre elles. Aucun dégât détecté.
    - Effectivement nous n'avons pas beaucoup combattu ces derniers temps ... Je passais deux doigts calmes dans ma barbichette. Faute de contrats jûteux, nous n'avons pas eu à nous frotter à quelque chose de plus .. dangereux que la police locale. Shukii, ouvre les listes de compétences de chacun.
    - Compris. A nouveau, les fenêtres changeaient et c'était désormais une sorte d'inventaire des armes des robots qui s'affichait, accompagnée des techniques liées à elles. Je remarquais une chose : eux deux étaient exclusivement bons au corps-à-corps.
    - Eurêka, mon p'tit Shukii !
    - Qu'avez-vous trouvé, Professeur ?
    - Hunter et Zero sont encore imparfaits. Ils doivent être capables de riposter sous d'avantage de formes. Tu sais, je commence à croire qu'il y a autant d'espace pour leur évolution qu'il y en a pour celle de mon Encyclopedia ! Je m'exclamai, enthousiaste.
    - Ah bon, Professeur ? Vous avez décidé de modifier quelque chose ?
    - Non non, pas modifier.. Je dois en ajouter ! Je me levais brusquement, allant fouiner dans ma réserve d'armes communes pour voir avec quoi je pouvais m'amuser aujourd'hui. Je n'oubliais pas que mes deux gaillards avaient des thématiques particulières, je devais rester sur la même longueur d'onde, et bien qu'il était plus simple de penser le Chasseur, il m'était plus compliqué de voir quoi ajouter comme équipement au Ninja. Pfeuh, commençons par le commencement. »

    Je sortais deux pistolets de la caisse. Ces deux-là me rappelaient ceux que Papa utilisait autrefois, quand il partait à la chasse aux bandits plutôt qu'à la chasse aux animaux. Ils étaient différents de son fusil parce qu'ils changeaient totalement sa façon de se comporter, il .. devenait tellement plus violent lorsqu'il avait ses armes de poing dans les mains. C'était l'image du chasseur-barbare que je voulais que Hunter véhicule. Comme s'il était paraît à régler toute les situations de manière sanglante, que ce soit discrètement avec sa queue dentelée ou en faisant un maximum de bruit. Et deux pétards ne pouvaient pas tomber mieux à sa ceinture. Grâce à eux, il aurait une arme à utiliser en cas d'adversaire distant, ce qui serait plus sécuritaire. Je repensais à Duke, le revolver que j'avais confectionné pour Lyne l'autre jour, avant de déménager. La paire de flingues de mon androïde devait être aussi explosive que ce dernier. La seule différence étant qu'il en aurait deux.

    « Deux pistolets ? L'ordinateur percevait mes mouvements via sa caméra intégrée. C'est pour Hunter, n'est-ce pas ?
    - Tu me connais si bien.
    - C'est juste que vous connaissant, vous auriez penser à quelque chose de plus traditionnel pour Zero. » Sans le savoir, cette intelligence artificielle venait de me donner une idée pour tout à l'heure.

    Je me souvenais parfaitement de ce que j'avais à faire. J'ai immédiatement commencé par désassembler chaque revolver, un par un en séparant distinctement leurs pièces ainsi récupérées, profitant de tout l'espace de travail que m'offrait cet atelier tout neuf. Cette fois, je voulais privilégier la puissance de feu plutôt que le chargeur, alors je gardais celui d'origine pouvant accueillir jusqu'à six balles pour troquer les canons. Je voulais que Hunter tire de vraies patates. Des balles de gros calibre, les plus grosses utilisées dans les armes de poing. C'est pourquoi je me suis amusé à débrider, truquer et personnaliser le mécanisme intérieur pour que ses coups soient vraiment douloureux. Bruyants, certes, mais douloureux. Il fallait qu'un tir réussi handicapait sérieusement sa cible, alors il fallait y mettre le paquet, la discrétion c'était le travail de Zero après tout. Ca ne m'a pris qu'une quarantaine de minutes pour modifier les deux pistolets; un viseur avec pointeur laser avait été intégré non pas pour Hunter, qui ne vise pas de toute façon, se fiant à son casque lui donnant plusieurs informations sur tout ce qu'il voit comme les distances et les points exposés à viser en particulier etc ... mais plutôt pour moi, si jamais l'on venait à désarmer ou pire, à battre mon fidèle garde du corps et que j'ai encore l'occasion de le venger. C'était plutôt pas mal ficelé, mais comme je le pensais plus tôt, c'était là la partie facile du programme. J'allais maintenant devoir trouver quelque chose pour le second cyborg, à qui les armes à feu conventionnelles ne convenaient pas.
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    Le Soleil devait se trouver à son point culminant lorsque je terminais de tester les tirs des nouvelles armes de Hunter. Puissantes mais un peu lourdes, elles lui correspondaient bien plus qu'à moi. *Retirer deux kilogrammes pour une arme personnelle. Retirer deux kilogrammes pour une arme personnelle. Retirer deux kilogrammes pour une arme personnelle.* Je pouvais ressentir ce frisson caresser ma matière grise lorsque l'information s'imprimait de manière définitive dans ma mémoire. C'était entre autre ça son utilité. Me servir de "mémo" lorsque j'avais de petits détails insignifiants en apparence mais importants en substance à retenir comme des remarques sur les différents matériaux que j'utilisais, ou des mesures précises pour mes futures inventions. Mais ça s'arrêtait là. Au-delà de mon intelligence plus que développée, j'étais un de ces humains tout à fait normaux dont le manque de particularités ne permettait pas de combattre le crime avec autant de ferveur que le Symbole de la Paix. Non pas que je les enviais ceux-là, j'éprouvais une passion aussi forte que la leur quand j'étais en atelier, mais j'aurais aimé par exemple savoir résister davantage aux besoins primaires que mon corps semblait me faire comprendre par de violentes réactions. Mon estomac semblait en effet se tordre sur lui-même, crampé par la faim qui venait me tirer du travail. Presque tous les jours, j'oubliais d'aller me nourrir parce que je préférais rester là à bidouiller plutôt que de m'occuper de moi, comme un vrai ermite ne souhaitant pas interrompre ses méditations pour du superficiel.
    Dans la grande demeure d'Arkving, il y avait tout ce que l'on pouvait désirer manger et le bon petit déjeuner pris ce matin m'avait lui-même permis de tenir jusqu'au début de l'après-midi sans plus de douleurs au ventre.

    « Vous devriez peut-être envisager d'aller manger, Professeur. dit Shukii en percevant les grommellements incessants et crescendo que mon estomac émettait.
    - Ouais, ouais ... Je gardais pourtant la tête penchée sur la planche à croquis où j'étais en train de mettre au point une arme de distance pour Zero, encore mieux pensée que les simples pistolets de son camarade.
    - ... Professeur...? »

    L'ordinateur semblait ne pas pouvoir établir de communication avec moi, mon propre système nerveux flanchait comme une enseigne lumineuse en fin de vie. Mon énergie était basse, à force de cogiter sans arrêt je n'étais même plus en mesure de tenir mon crayon qui tombait puis roulait jusqu'à terminer sa chute au sol. J'ai lâché un soupir sans même daigner le ramasser, puis me suis levé pour me traîner mon corps affaibli jusqu'à la porte.

    « Je serais de retour dans... trente minutes. Poursuis les recherches ! »

    Je n'avais pas éteint l'ordinateur, il allait pouvoir continuer à m'aider pendant que j'allais me restaurer. En effet, Shukii effectuait des recherches variées en fonction de ce que je dessinais, les croquis représentant les divers mécanismes que j'envisageais utiliser. Son serveur rapide effectuait des calculs et des tests virtuels pour me donner les mesures exactes de toute pièce et d'autres chiffres de ce genre nécessaires pour la création d'armes. C'était une pratique très précise, un vrai travail d'architecte mais à l'échelle miniature, un centimètre de trop entre un cylindre et un piston étant capable de faire planter tout le mécanisme et causer d'irrémédiables dommages à l'invention et parfois à tous ceux qui se trouvent autour lorsqu'elle explosait. Mais pour l'heure, ma principale occupation était d'atteindre la cuisine sans m'évanouir, en espérant avoir le temps et la force de me préparer à manger. Une légère odeur m'interpellait, indiquant clairement que quelqu'un s'était affairé ici récemment; Aaron avait certainement dû descendre préparer son repas lui aussi, c'était maintenant à mon tour. Je pouvais entendre la cacophonie du zoo de sa maison mais même ça n'avait plus d'importance. Mes deux yeux noirs étaient d'autant plus profonds lorsque j'ouvrais le réfrigérateur et le congélateur pour constater qu'il était plein de mets différents. Il ne restait plus qu'à choisir et cuisiner ! C'est là que je fis un constat effroyable quoiqu'intéressant : les pages d'Encyclopedia ne comportaient AUCUNE recette. En effet, je n'avais que très peu cuisiné dans ma vie, je me contentais de sortir acheter un repas quand j'habitais encore à l'entrepôt, et même si je pouvais encore me permettre de dépenser mon argent pour me nourrir, celui d'Aaron étant destiné aux inventions, j'avais trop faim pour traverser la ville en quête d'un restaurant ou d'un bar pas trop bondé. A cette heure ? Impossible. Ils devaient tous être submergés de clients faisant la queue jusqu'à la chaussée, affamés et déterminés à payer pour de la nourriture.
    Moi, j'ai dû sortir mon smartphone connecté à Internet pour apprendre en un temps record une recette basique mais nourrissante : l'omelette. Oui, j'en étais encore à ce niveau culinaire. Je laissais un léger rire s'échapper en comparant mon illustre talent en bricolage à cette ridicule expérience culinaire. *Tu sais fabriquer des robots mortels, mais en cuisine tu sais à peine fabriquer un oeuf à la poêle ...* Heureusement que j'étais plutôt perspicace et malgré l'état de faiblesse dans lequel je me trouvais, j'avais encore de bonnes idées. Alors en cassant trois oeufs dans un bol, j'y ajoutais sel, poivre, lardons, fromage, fines herbes, ail et je ne sais quelle autre garniture pour que la mixture ait l'air un peu plus nutritive. Conformément aux instructions données par le site de cuisine que j'avais visité pour apprendre, je laissais le tout cuire dans un peu de beurre pour ne pas qu'il colle avec le récipient.
    Environ quinze minutes de préparation et de cuisson... Pour grosso modo trois minutes de dégustation ! Je l'ai avalée en deux coups de cuillères cette omelette gourmande, buvant deux verres d'eau pour la faire glisser ! Comme si je n'avais rien mangé depuis des semaines ! Je ne m'étais jamais vu aussi précipité, moi qui aimais pourtant prendre mon temps dans ce que je faisais pour m'appliquer. Comme quoi, un homme affamé pouvait encore se surprendre lui-même. Repu et hydraté, je restais sur la chaise un petit moment à contempler les effets bénéfiques de la bouffe sur mon organisme; oui c'était comme si je renaissais, mes forces me revenaient et mon cerveau, moteur de toute mon existence, redémarrait sur les chapeaux de roues. Il fallait à tout prix que je retourne travailler, maintenant.

    En poussant la porte de l'atelier je retrouvais la pénombre de la pièce exactement comme je l'avais laissée. La lueur de mon ordinateur encore présente, j'entendais sa voix me demander aussitôt si j'avais bien mangé, visiblement content que son créateur n'était plus aussi accablé qu'avant. Je lui répondais tout sourire, en effet, j'étais totalement requinqué. En reprenant là où je m'étais arrêté, je portais sur la feuille de schéma les quelques nouveaux calculs qu'affichaient l'écran, content que l'assistant numérique avait bien fait son boulot durant mon absence. Grâce à lui, je n'avais plus qu'à commencer l'assemblage.

    Pour Zero, c'était des lanceurs montés dans les avants-bras que je voulais confectionner aujourd'hui. Je commençais par intégrer les lanceurs dans des sortes de bracelets métalliques qui iront directement s'encastrer sous la coque du robot. La plupart des formules que nous avions notées étaient là pour octroyer une propulsion maximale aux mécanismes, en tenant compte de diverses variables et notamment de la résistance de Zero lui-même : si ses lanceurs possédaient autant de puissance que les pistolets de Hunter, il se démonterait les bras à chaque utilisation. Il lui fallait donc quelque chose de moins explosif, que je récupérais sur deux lances-disques, des modèles basés sur des jouets pour enfant remis au goût du jour et surtout au goût de la guerre. Les lanceurs prêts, il me fallait leur trouver une place adéquate dans les bras de Zero mais aussi les relier à son noyau interne, celui qui donnait les commandes pour qu'il intègre ces armes à sa liste de dispositifs connectés. Pour se faire, je prenais les outils nécessaires pour détacher les bras du robot complètement. Je les ai posé sur la table, prenant une sorte de monocle grossissant pour bien percevoir les fils et circuits qui composait son "réseau sanguin et ses muscles". A l'intérieur, c'était une vraie mine de données. Tout y avait été organisé pour acheminer les flux sans encombres et rapidement. C'était en partie le secret de mes androïdes : des circuits rapides pour un traitement de données efficace, leur permettant d'agir et de réagir sans trop de latence comme on ne pouvait pas le faire avec d'autres machines télécommandées. Un peu comme de vrais humains. Je veillais à ne pas endommager ces fameux circuits lorsque je découpais proprement une partie de sa carlingue qui allait servir de couvercle maintenant. Deux petits verrins hydrauliques, et je pouvais désormais ouvrir et fermer facilement la brèche, c'était là dessous que les lanceurs seraient positionnés. Dissimulés de la sorte, ils seraient des armes secrètes pour prendre au dépourvu un ennemi qui, en ne voyant Zero porter qu'un katana, ne se douterait pas qu'il pourrait lancer des projectiles mortels. C'était une idée qui suivait le principe-même du cyber-ninja, je voulais qu'il soit bourré d'armes lui permettant de porter des attaques surprises. Créé sur le modèle du bon ninja, sournois et discret, Zero devait présenter autant de coups bas que Hunter pouvait présenter de brutalité. C'est cette association qui faisait de leur paire les meilleurs quand il s'agissait d'éliminer une ou plusieurs cibles. Moins aptes à espionner, mes robots constituaient les gros-bras que je n'avais pas.
    J'ai littéralement pu "clipser" les lanceurs comme des bracelets dans l'intérieur de ses bras, puis je ressoudais leurs circuits sur ceux déjà présents en prenant soin de refaire l'installation des câbles électriques. Si Shukii avait bien fait les calculs - et il ne se trompait jamais - les shurikens lancés par Zero devraient pouvoir atteindre une vitesse légèrement inférieure à celle des balles d'un pistolet mais sans l'énorme bruit d'un coup de feu. Les projectiles légers et aiguisés étaient tout de même capable de percer la chair et faire couler le sang, bien qu'ils ne soient pas tirés assez fort pour percer le métal, rendant les lanceurs de Zero moins létaux que les revolvers de Hunter mais bien plus discrets. Avec le chalumeau je soudais à nouveau les bras sur le corps du robot, le remettant à neuf par la même occasion, nettoyant les résidus s'étant glissés dans les articulations pendant le travail. Je faisais finalement le même petit nettoyage sur le second robot avant de faire quelques pas en arrière pour avoir une vue d'ensemble d'eux deux. Les nouvelles armes de poing du Chasseur étaient rangées dans des holsters sur ses flancs tandis que le ninja semblait totalement inchangé quoique plus blanc, plus propre. Un grand sourire illuminait mon visage et venait accompagner l'excitation.

    « Parfait ! Il me tarde de les tester sur des cibles humaines !
    - Vous êtes chanceux, Professeur. Rasha et sa bande se sont finalement manifestés. Localisés pour la dernière fois dans le quartier financier. Retraçage du véhicule. L'ordinateur m'informait que mes prochaines cibles avaient fait du grabuge et que la voiture qu'ils utilisaient pouvait être repérée par ses réseaux. Résultat du traçage : Oshishiha Building. »

    Ils avaient donc trouvé refuge dans ce gratte-ciel délabré ? Pas étonnant pour des enfants des rues. Maintenant, je savais où envoyer Yami et la Gamine. J'allais devoir me dépêcher de finir leurs quelques équipements.


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