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Aru [Terminée]

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Messages : 15
Mer 22 Juin - 21:57
Acclamez...

Aru !

N'oubliez pas les roses.


Nom : Neuhart
Prénom(s) : Luisa, Viktoria
Surnom et nom usuel : Aru
Âge : 18 ans
Nationalité : Allemande
Département : Administration
Année et Classe : 3-?
Particularités de votre santé ?
Une fatigue des yeux rapide se traduisant par des maux de tête : Aru doit porter des lunettes lors d'un travail écrit.

Pourquoi voulez-vous entrer à Yuuei ?
M'a-t-on laissé le choix ?

Vos Hobbys ?
Le violon, devenir méchante.

Avez vous des conditions pour utiliser votre pouvoir ?
Aucune.

Alter
Siegfried

(Le nom a plus rien à voir, mais j'aime bien du coup je le laisse LOL).
Ben en fait c'est de la télékinésie. Aru est capable de déplacer des objets par sa simple volonté. Il n'y a pas vraiment de techniques à mettre, alors plus elle progressera, plus la précision de sa télékinésie sera grande, les objets qu'elle peut déplacer gros ou justement petits (l'ambitus (si jpuis dire) des objets qu'elle déplacera sera plus large), et la force qu'elle pourra exercer sur les objets importante.
En lien direct avec tout ce qui l'entoure, Aru pourra aussi ressentir, de plus en plus précisément, et de plus en plus loin, la présence de personnes. Plus une personne est de taille imposante, plus elle est facile à repérer. 




You look awful. Perfect.
Si les apparences sont trompeuses, Aru est conscient du pouvoir qu’elles renferment. Par son apparence, l’élève n’en apprendra que mieux sur ses camarades. C’est l’unique raison de la soigner.

Contrairement à ce qu’on lui a inculqué, soigner son apparence ne signifie pas se vêtir comme l’autre le souhaite. Il s’agit d’être toujours la même, de ne jamais paraître différente, dans quelque tenue que ce soit. Le mieux serait d’être banal, pour se faire de l’autre une idée parfaite. En clair, être un individu lambda, vivant dans des conditions lambda qui ne lui permettent qu’un luxe vestimentaire lambda. L’être banal, c’est celui qui rapporte le plus d’informations. Le premier jugement qu’on lui porte est précieux à Aru.

Malheureusement, Aru n’est pas des plus banales de ce monde, bien qu’elle s’évertue à appartenir au commun des mortels. Une coupe carrée encadre les joues d’Aru de mèches aux reflets verts. Une petite frange balaie son front, coupée juste au-dessus de ses grands yeux vairons : à gauche, noisette, à droite, vert. Ils sont soulignés par de petites poches, significatives de sa constance dans le travail. Son nez rebondi lui donne un air presque enfantin, avec ses joues roses et rondes. Ses lunettes de lectures, toutes aussi rondes que ses joues, la vieillissent légèrement, lui donnant seulement l’air plus adulte. Ce visage, comblé de lèvres ourlées, est agréable et donne à la jeune femme une certaine fraicheur, une beauté qui la rend attirante.

Son corps n’est pas non plus pour déplaire : ses vêtements anodins, ceux-ci laissent deviner de féminines et belles courbes en dessous. Aru n’est pas surfaite, ne possède ni un fessier ni une poitrine exagérément développés. Ce sont ses courbes qui font son charme, rien de plus.
D’ailleurs, niveau vestimentaire, nous l’avons déjà dit, Aru est quelqu’un d’ordinaire. Elle porte des jeans comme des jupes et des robes, des chemises comme des t-shirt, comme des pulls... La mode « madame tout le monde » sied parfaitement à Aru.

Une autre particularité qu’Aru ne puisse modifier est son origine allemande, qui lui confère, physiquement, un air européen très reconnaissable. Mais sa diction subit aussi ses racines. En effet, Aru possède un petit accent allemand. Elle aurait pu s’en complexer, mais en a fait une arme. De plus, la langue allemande, de grammaire complexe, est souvent considérée comme une langue d’érudit. Ce qui en charme plus d’un.

Côté super-héros, Aru n’a pas de capacités physiques extraordinaires. Elle a bien vite su combler cet handicapant manque d’habilité. Par de longues heures d’entraînement, Aru a appris à devenir quelqu’un d’agile, de vif, de rapide et de précis. Ainsi, ses attaques ne pouvant venir de son Alter, elle a appris à tirer aussi bien avec des armes à feux, qu’avec des arcs, que des couteaux… En précisant ses tirs avec la télékinésie. Son agilité et sa vitesse ont été acquis lors de ses entraînements au parcours. La vivacité d’esprit, elle l’a toujours eu naturellement.

C’est elle-même qui a conçu sa tenue de super héros, en vitesse, mais tout en ayant bien réfléchi à chaque détail de la pièce. Construire le patron n’a pas été difficile pour elle… après tout, l’architecture, le stylisme, c’est juste du dessin, non ? Coudre s’est avéré plus compliqué. Elle a beau y avoir mis du temps et du cœur, Aru n’est pas couturière. Quelques surfilages et déchirures sont visibles à divers endroits de sa robe fuchsia. Mais finalement, ça lui donne un style un peu sauvage, ce qui n’est pas si mal. Elle possède aussi une capuche, de la même couleur que le reste de la robe, avec des sortes de petites oreilles tombantes, accentuant le côté « animal » de la tenue. Enfin, pour se masquer, la jeune femme couvre son corps de bandages blancs, ses yeux dans l’ombre, et ses lèvres ne pouvant s’ouvrir qu’à travers une déchirure dans le tissu.







My mind is telling me no...

Au premier abord réservée, Aru s’avère être une jeune femme polie et aimable avec tout le monde. Nouvelle dans l’académie, elle a pourtant réussit à entrer directement en troisième année, pour une raison ignorée de tous les élèves. Certains « on dit » alimentent les rumeurs à son sujet, mais aucun ne connaît la complète réalité des faits. « Il paraît qu’elle est aussi intelligente qu’Einstein ! », «Personne n’a jamais vu ses pouvoirs, c’est peut-être une tricheuse… », « Elle doit être vraiment super forte, pour être entrée en troisième année »… Aru laisse globalement les élèves croire à ce qu’ils désirent croire, sauf pour les rumeurs allant à l’encontre de sa bonne image. Elle veut être vue comme une élève studieuse et intelligente, une jeune femme sociable. Son but est même de devenir populaire, connue et aimée de tous. L’argent, c’est le pouvoir, mais la reconnaissance du monde, c’est la toute-puissance.

Etudions un peu les rumeurs sur Aru, qui ne sont pas toutes tout à fait fausses. Aucune e l’est totalement, en fait.

« Il paraît qu’elle est plus intelligente qu’Einstein ».  Plus intelligente, certainement pas. Aru ne possède aucun prix Nobel de physique, n’a postulé aucune théorie existentielle sur notre monde. Ce qui fait d’Aru un être plus qu’un intelligent, c’est sa mémoire immense et sa capacité à comprendre facilement. En effet, entraînée depuis son jeune âge aux travaux intellectuels, elle a développé de grandes habilités mentales. Ce qui fait d’elle une intelligence hors du commun.

« Elle a dû tricher, pour entrer à Yuuei ». Non, Aru n’a pas triché. Elle n’en a pas eu besoin. Si son entrée dans l’académie a été fortement aidée par cet étrange homme qui l’a menée ici, Aru a dû subir différents tests pour définir en quelle classe elle serait admise. Elle n’a pas eu besoin de tricher, montrant qu’elle était capable de se présenter en troisième année, en tant qu’élève plus que douée. Placée dans le lycée pour devenir une héroïne, les médecins l’ayant diagnostiquée ont estimé qu’une année serait suffisante à changer Aru en bonne petite héroïne. Ce qui explique sûrement, aussi, son arrivée en troisième année. Cependant, cela ne fait pas d’Aru une personne loyale. Pour Yuuei, elle n’a pas eu le choix. Si l’occasion se trouve de montrer sa puissance, elle le fera par tous les moyens, moraux ou non. Toutefois, la jeune femme ne se montre pas publiquement sous ses grands défauts. Elle ne le fait que sous sa tenue de héros, où tous les coups sont permis.

Une autre caractéristique de Aru est sa volonté de toute-puissance, son ambition sans égale. En effet, pour elle, les « vilains » sont ceux qui créent les héros, et possèdent donc le pouvoir ultime. En faisant partie du Mal, elle se montre supérieure.

En société, Aru se montre gentille, attentionnée,  protectrice avec les plus faibles, pleine d’humour… Elle est aussi connue pour ses talents de musicienne, violoniste hors pair. Son instrument est le moyen d’exprimer tous ses sentiments, qu’elle n’ose pas dévoiler. Son amour pour les morceaux de Schumann montre un certain trouble chez la jeune femme. Il s’agit en réalité d’une perverse narcissique, qui, malgré une apparence de femme saine et aimable, se plaît à enfermer ses victimes dans une peur silencieuse, toujours dans le but d’affirmer son pouvoir.

Mais plus que cette personnalité angoissante, ses démons ressortent parfois, à la manière d’une névrose. Pourtant, Aru ne se sent ni folle, ni mal en elle. C’est sa façon d’être méchante. Faire souffrir plus que de tuer, physiquement comme psychologiquement. L’une ou l’autre des tortures ne suffit pas. Elles sont complémentaires. Elle joue, elle s’amuse avec ses victimes, trouvant du plaisir dans le cynisme.

Entre folie et génie, Aru s’interroge elle-même. Qu’est-elle réellement ?


Once upon a time...


Toutes les petites filles rêvent de princesses, non ? J’ai sûrement rêvé de princesses, toute petite, mais pas longtemps. Couplez un père trader à une mère architecte, des parents obnubilés par leur travail, patientez 9 mois, et vous obtiendrez une jolie petite fille, qui, dès sa naissance, connaitra le monde des affaires.

Riche et influente, la famille Neuhart était mondialement connue. Que dis-je, la famille ? Les parents Neuhart. Le mari, et la femme, les multimillionnaires des plus puissants de la planète. Ce que je vais vous dire n’est qu’une évidence, mais il est important de le rappeler : l’argent ne fait pas le bonheur. Si Aristote disait que le bonheur était la fin de l’Homme, son but, celui-ci n’avait jamais songé à la naissance de la famille Neuhart. L’argent ne fait pas le bonheur ; il fait le pouvoir. Et seul le pouvoir intéresse réellement les Hommes. Le bonheur n’est qu’un détail face au pouvoir. Cet argent accumulé par la famille Neuhart lui avait apporté tant de pouvoir que s’installa en elle l’avidité. En avoir toujours plus, et surtout, ne pas en perdre.  L’unique moyen de conserver leur bien était leur fille.

Rooh, j’en entends déjà venir : « oulala, c’est horrible utiliser une petite fille comme un outil alors qu’elle est petite et qu’elle comprend pas tout de la vie »… Putain, qui comprend la vie ? On s’en fout, de la comprendre, et franchement, je remercie mes parents de m’avoir appris ce qu’est la vie si jeune. C’est grâce à eux que je suis qui je suis aujourd’hui.

***

Mes parents auraient pu écrire une thèse sur le thème « Comment rendre son enfant adulte ? ». La base des bases est d’informer votre enfant d’absolument tout ce que vous faites au travail. Expliquez-lui en détail, faites en sorte qu’il comprenne. C’est ainsi qu’à 5 ans, ma mère m’apprenait à dessiner mes premiers plans. Mon père, lui, s’occupait de m’expliquer le fonctionnement de notre économie. Certains médecins ont affirmé que j’étais surdouée, mais qui sait ? Tout le monde est intelligent à sa façon. De toute façon, j’avoue ne m’intéresser ni à l’architecture, ni à l’économie. Ces activités purement anthropologiques ne  m’ont jamais attirée.

Heureusement, mon éducation n’était pas exclusivement réservée à l’architecture et à l’économie. J’avais appris à lire et à écrire très jeune, et mon passage dans les écoles primaires fut court. Plus douée que les autres, j’avais déjà mon petit égo. Oui, j’ai dit que l’avis des médecins ne me faisait ni chaud, ni froid. C’est la vérité. Je sais seulement ce que je vaux, je n’ai besoin de personne pour savoir si je suis mieux ou non qu’un autre. En l’occurrence, je valais mieux qu’eux ; aucun de ces enfants n’était meilleur que moi. Ils le comprirent rapidement… ou je leur fis comprendre, si bien que créer des liens sociaux stables devint compliqué. Oui, bon, en clair, j’ai vraiment du mal à me faire des amis, et si, quand j’étais petite, cela me dérangeait parfois, j’ai su faire l’impasse sur le besoin d’affection. Ni mes parents, ni mes camarades ne m’en avaient jamais apporté : je n’avais pas à désirer quelque chose que je n’avais jamais connue.

Mon éducation se fit donc à la maison, par le biais de professeurs à domicile plus subjugués les uns que les autres par la mémoire immense du si petit être que j’étais. Surdouée, surdouée, surdouée, surdouée… Ce mot, pourtant si laid, sortait de la bouche de tous les professeurs. Je ne voulais pas être considérée comme une surdouée, je voulais juste qu’ils m’apprennent des choses, comme à tous les enfants. Mais il fallait se rendre à l’évidence : l’apprentissage des bases, telles que les tables de calculs, ou les règles de grammaire, fut rapidement clos.
Mais ne tardons pas sur les détails de mon parcours scolaire. Il ne faut en retenir que les grands points : cette belle éducation m’a permis de faire le tri. J’ai ainsi pu savoir que mes domaines préféraient étaient l’art, la littérature, les sciences et les mathématiques. J’aurais rêvé devenir ingénieur en astrophysique, ou quelque chose du genre. Tout ne va pas toujours tout droit ; je regrette un peu, mais on s’y fait. J’ai trouvé mieux, de toute façon.

En termes de souvenirs, il me reste tout de cette éducation. En termes de pratique, il n’y a plus que la musique, pour me détendre. Violoniste et pianiste depuis le bas âge, j’ai aussi commencé à apprendre plusieurs autres instruments. Mais ça m’a rapidement énervée, on ne peut pas être douée en tout. Seul le violon retint réellement mon admiration. C’était avec lui que j’arrivais à mieux me coupler. Nous faisions partie l’un de l’autre. Il devenait mes larmes quand j’étais triste, mon rire lorsque la joie m’envahissait, mes cris de colère, mes instants de mélancolie… Il était la traduction de tous les sentiments que je n’osais exprimer, par pure retenue. Je me souviens encore de ma dernière interprétation en public.

La lumière s’effaçait d’un lent balayage ; la salle, à nouveau, était plongée dans le noir. Les applaudissements, les encouragements, les cris se mêlaient dans le public, grondaient dans mes oreilles. Au milieu de la scène, je restais seule avec le pianiste, nos bustes abaissés face à la foule invisible. Le rideau se fermait, je souriais dans le vide. J’entendais les pas froids du pianiste qui s’éloignait, mais je restais encore un peu, rêveuse, au milieu de la scène, comme si je savais que c’était la dernière fois que j’y mettais les pieds. A 16 ans, je jouais bien mieux que la plupart des violonistes de mon âge, et même que certains plus âgés. Pour moi, ce n’était pas exceptionnel. D’autres avaient fait partie des meilleurs, bien avant moi. C’était d’ailleurs le cas de l’homme qui m’inspira, qui me donna l’envie d’apprendre, par son talent et son humilité. Je crois que j’avais réussi à atteindre mon objectif, celui de lui ressembler, humilité exclue. A 16 ans, tout comme lui, j’étais parmi les meilleurs. Mais je ne savais pas que faire de ce talent, qui ne me serait d’aucune utilité, dans la vie. Je ne voulais pas devenir violoniste, ni enseigner la musique. Je voulais juste jouer par amour de l’art, des sensations, des sentiments.

Néanmoins, sachez que mon passage de nouvelle-née à adulte ne s’est pas fait seulement à travers la découverte du monde du travail et mon éducation. L’absence de loisirs est tout aussi importante. Tout ce que je faisais devait avoir un intérêt, qu’il soit culturel ou économique. Si la musique devait être un moment de plaisir, de relâchement, les quelques morceaux que je jouais étaient rémunérés. Même ma joie devait payer. J’étais une machine à sous, une machine à savoir, une machine de foire faite pour satisfaire tout le monde.

Lassée de cette vie infernale, je décidai de changer totalement. Je ne voulais plus être le pantin, mais le marionnettiste. C’était à mon tour de jouer avec les autres. Je m’intéressais à de nouvelles questions, si bien que rapidement, je me rendais compte qu’à l’échelle de l’univers je n’étais rien. Cela eut pour effet de me rendre plus humble… En apparence, seulement. L’ambition, encore et toujours, me poussait à me rêver plus haute que les étoiles, plus puissante que l’univers entier.
Mais mon vrai changement commença quand je me demandai ce qui différenciait le bien du mal. Ce qu’on appelle mal n’est qu’humain. C’est une idée créée par l’Homme pour une raison qui m’est obscure. J’ai tendance à tout expliquer par le pouvoir. Peut-être est-il la cause de l’existence du mal ? Néanmoins, pour moi, rien n’est bien, ni mal. Tout n’est qu’un, et ce dans deux sens : chaque chose est unique à elle-même, mais toutes sont un ensemble. C’est pourquoi le Bien, le Mal, ne sont pas des contraires. Justement, ils sont seulement.

Ce constat me rendit autre. Je voulais devenir ce que les Hommes appelaient « Mal ». Sans ce dernier, pour eux, le Bien n’existait pas. Être le Mal, c’était rendre le Bien possible, donc rendre possible ce que veulent les Hommes. Satisfaire quelqu’un, c’est le dominer. Il dépend de vous.

Pour devenir le Mal, il me fallait commencer par le commencement : me débarrasser de tous ceux qui m’encombraient. Mes parents.  Je n’ai jamais agi par impulsivité. Dès mes 16 ans, le projet germa dans ma tête.

***

2 ans passèrent. La gigantesque villa des Neuhart s’enflamma. Mes parents, les mains liées dans le dos, au milieu du hall, attendaient de se faire consumer par les flammes. Une partie du personnel avait déjà péri.

Entendez la mélodie des os brisés, les chants des corps brûlés. Tout le monde, dans la demeure des Neuhart, avait son rôle, jouait sa partie, et contribuait au charme de la symphonie. J’étais le chef d’orchestre. La maîtresse. La toute puissante. Malgré une maîtrise parfaite de mon apparence, je me sentais plus excitée que jamais. La peur, l’odeur de morts, de sueur, les cris de ceux qui me suppliaient. Tout contribuait à me faire entrer dans une euphorie plus forte à chaque seconde. Elle fut à son apogée juste pour mes parents. C’était ma joie la plus immense que je leur offrais.

C’était à cet instant précis qu’ils découvrirent que mon intelligence n’était pas ma seule force. La télékinésie l’était aussi. Il me suffit de seulement quelques briques empruntées aux murs, pour étreindre le crâne de mon père.

- Auf Wiedersehen, Herr Neuhart.

Ses hurlements camouflaient subtilement les craquements de son crâne, qui, sous la force de l’écrasement, compressait le liquide cérébral sur le cerveau. Finalement, les cris se turent, laissant éclater son encéphale autour de ce qui, anciennement, fut une tête.

- Auf Wiedersehen, Frau Neuhart.

Ma mère, qui, sous le choc, faisait silence, m’envoya un regard suppliant alors que je m’approchai d’elle. Je l’embrassais sur le front, comme une mère le fait à son enfant. Seulement, me sentir si puissante m’excitait à m’en rendre folle. Je commençais à dévorer sa chair, comme un animal, tandis qu’à nouveau, la douleur lui faisait reprendre ses hurlements. Mes sens devenaient si forts, si étranges… je n’ai aucun mot pour les décrire. C’était un sentiment qui jamais ne m’avait envahie. Elle perdit trop vite connaissance, ce qui eut pour effet de couper tout plaisir. Je m’en allais alors, empêchant les flammes de m’approcher. Tuer mes parents me procura plus de joie que jamais. Il avait fallu du temps, bien plus que mes deux ans de réflexion, pour que j’apprenne à maîtriser à peu près correctement mes pouvoirs. Loin d’être une chose simple, la télékinésie m’avait demandé plus de discipline que jamais. Seule, je m’enseignais l’art de tout contrôler. Ce travail porta ses fruits : je n’avais jamais connu de sensations aussi intenses qu’à ce moment. Néanmoins, cette joie n’avait pas duré, ce qui me perturbait. C’était un plaisir passager. Je pensais m’écrier « Enfin, j’y suis arrivée ! » ou « Eurêka ! ». Mais non. J’étais tout ce qu’il y a de plus déçue. Si à l’instant, l’acte m’avait satisfaite, je n’en trouvais plus aucun plaisir par la suite. C’était un bonheur de courte durée, si bien que j’en conclus qu’il fallait que le mal affecte le monde entier pour que j’en sois satisfaite.

Avec du recul, je me dis que le protocole était assez peu original. J’aurais pu faire mieux, plus inventif, plus mélodieux et ingénieux. Tout comme la musique, le crime doit être réfléchi, bien que signé de l’emprunte sensible d’une personne. Par ces mots, j’entends que j’agis par organisation et instinct à la fois. C’est l’association des deux qui permet un résultat qui m’est propre. Tant pis, c’était fait.

Et cela m’avait menée là où je suis aujourd’hui. Yuuei. Bientôt, un jour, tous ses élèves seront à mes pieds, pleins d’humilité, forcés de reconnaître ma supériorité.

***

En réalité, mon arrivée à Yuuei ne faisait pas partie de mes plans. Seulement, il fallait s’y attendre, assassiner des personnes aussi influentes dans le monde entier n’était acceptable par personne – à part les communistes. Dès ma sortie de la bâtisse, des hommes armés, des voitures, et même, je crois, un hélicoptère, m’attendaient. Fatiguée et dans un état du genre « bad trip »,  je les laissais me menotter et m’amener je ne sais où.

J’eus le droit à des heures d’interrogatoire, jusqu’à ce qu’un homme, propre sur lui, sûr de lui, presque commerçant, me propose la chose suivante :

- Tu as le choix, nous te le laissons. Après analyse de tes témoignages et de tes actes, beaucoup de médecins s’accordent à dire que tu es sous l’emprise de pathologies psychologiques. Il serait donc raisonnable de t’envoyer dans un hôpital psychiatrique, pour soigner ces défauts. Néanmoins, je fais partie d’une branche… disons spéciale, de la sécurité publique. Des informateurs sûrs peuvent m’assurer de certaines capacités extraordinaires que tu possèdes… et je ne parle pas là de ton intelligence hors du commun.

Comment pouvait-il savoir ? Des informateurs sûrs… d’où venaient ces sources ? Certaines choses me dépassaient et me déplaisaient.

- Une école existe, au Japon, où l’on enseigne à de jeunes personnes spéciales, comme toi, de maîtriser leurs pouvoirs. Tu parles couramment japonais, je me trompe ? Non, c’est écrit dans ton dossier. Ce serait l’occasion de te racheter, et d’utiliser tes dons pour faire le bien. Nous voyons un grand potentiel en toi. Je vois un grand potentiel. Je suis persuadée que tu seras une grande héroïne.

« Tu as le choix », avait-il dit. Me le laissait-on vraiment ? Ils voulaient faire de moi l’une des leurs, ou une folle. Evidemment, je choisis l’école. Je marchais comme ils le souhaitaient, au pas, en direction de cette école. En direction du droit chemin, de la bonne voie, de la pureté. Du Bien. Ils ne savaient pas encore que je serai une tâche de boue au milieu de tout ce linge blanc.

Je n’eus pas le temps de faire mes adieux à l’Allemagne, qu’on me faisait embarquer en direction du Japon. J’arrivais dans une petite voiture toute simple, qui aurait pu appartenir à n’importe qui, sauf à moi. Il ne fallait pas effrayer les élèves, il fallait passer inaperçu. Je n’étais plus Luisa, Viktoria Neuhart. Je suis Aru. Après tout, je m’étais repentie, il fallait faire de moi une héroïne. Je n’étais plus une tueuse, ni une dérangée mentale, pour eux. S’excuser, c’est si simple. Quelques beaux discours auxquels on ne croit pas, des mots qui ne veulent rien dire, et la vie reprend son cours. J’avais promis d’étudier à Yuuei pour devenir une super-héroïne. De ce fait, j’étais presque libre. Encore sous surveillance, mais le but était de faire de moi l’un de ceux que je souhaitais diriger. Sans les vilains, les méchants –appelez ça comme vous voulez, les héros ne sont rien. C’est nous, et personne d’autre, la motivation des héros. Ils prétendent être le bien et se battre contre le mal. Répandre la justice. Les vrais héros n’existent pas. Ils ne sont que la réponse stupide à notre ambition, qui les dépasse. Nous sommes les Maîtres et l’origine des héros. Finalement, la possession du pouvoir que nous revendiquons est légitime. Et pourtant, c’est à nous, encore et toujours, de faire le mal pour accéder à ce qui nous revient : le pouvoir, l’omnipotence, la toute-puissance.

J’arrivais à l’académie avec mes valises et mon plus beau sourire. Le ciel s’était découvert pour m’accueillir. Si les autorités avaient réussi à m’imposer un dilemme, je n’en attendais pas moins des élèves de cette académie. Après tout, c’était eux, la future autorité.

Mais tous, ils finiront sous la mienne.

Guten Tag, Yuuei. Nous allons passer une excellente année ensembles.





Très rapidement, moi c'est Laurie, j'ai 18 ans et je suis... un alien ? J'ai connu le forum grâce à Nedzu le bg (et hop, je passe d'alien à gratteuse de bons rangs), et je suis nouvelle. Mon perso c'est Aru (enchantée Aru). Comme je suis quelqu'un d'absolument génial - et personne ici-bas n'en doute - j'ai bien sûr lu le règlement, et je vais le respecter, parce que les fessées c'est moyen-moyen. Ah moi j'aime bien. Non pardon, je me calme. Sad


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Jeu 23 Juin - 13:40
*Wink Wink* eto-chan
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Jeu 23 Juin - 13:44
swag de eto-ramsay-hannibal-lemechantdans1984j'aioubliésonnom-etc

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Jeu 23 Juin - 20:19
Yo ! Bien que ta présentation soit correcte, je ne peux pas valider ton alter et aussi tu n'as pas mis le code du règlement.

Il te faudrais donc trouver un autre Alter.
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Messages : 15
Jeu 23 Juin - 23:33
Voilà, j'ai changé l'Alter et mis le code du règlement, et surtout j'ai fini ma fiche ! ;D

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Ven 24 Juin - 0:05
Okey au calme je te valide !
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