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Année 2045. 80% de la population a développé des pouvoirs surnaturels, surnommés Alter. Certains les utilisèrent pour semer le chaos, détruire ou réaliser des activités illégales.
D'autres, à l'inverse, utilisèrent leurs nouvelles capacités pour sauver la veuve et l'orphelin, rendant réel le métier autrefois fantasmé de Super-héros, qui devint, au fur et à mesure, une activité reconnue par l'état. C'est ainsi que des écoles se spécialisèrent dans l'éducation de nouveaux justiciers, prêts à affronter ceux bravant la loi : les vilains. La suite

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L'imprudence Fatale [RP SOLO/+18]

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Ven 23 Mar - 2:11
Ce fût l’odeur de poisson et de moisi, le bruit du métal contre le sol, la douleur qui me réveilla… Je mis du temps à me réveiller, un temps infini qui m’étais bien connu, celui d’un lendemain de cuite. Pourtant, celui ci était différent. Mon crâne engourdi ne l’était pas que par le manque d’eau dans mon cerveau, je le sentais. J’ouvrais doucement les yeux, une lumière bleu, blafarde découpait le sol, sortant de vitres crasseuses en hauteur. Toute la pièce  l’était, crasseuse. Le sol était humide et gras, les murs fait de carrelage à moitiés brisées et de plomberies rouillées.

Je me redressais lentement, entendant de nouveau cet infernal bruit de métal. En regardant mes mollets, je comprenais, des chaînes me retenaient à la tuyauterie, j’étais captive ici… Qui ? Pourquoi ?! Un gang rival ? Non, ça fait trop longtemps que je me suis pas investie dans ses conneries… Un vilain ? Plus que probable. A savoir maintenant s’il veut une rançon ou juste me torturer pour me faire parler… Ou pour son plaisir. Je frisonnais à cette pensée, je devais sortir d’ici.

J’allais pour activer mon alter, m’en servant pour briser mes chaînes mais… Rien. Tout ce que je ressentais c’était une immense fatigue et surtout, l’étau que formait la douleur se resserrait sur mon crâne, un sacré enfer. Impossible de se concentrer avec ça… Je respirais profondément pour calmer mes esprits et mes tremblements puis porta de nouveau mes yeux autour de moi. Je parvenais avec peines à me redresser, mes jambes prêtes à se dérober sous moi à tout moment. Je me tenais aux murs, j’étais lamentable dans cet état… Je fouillais rapidement mes poches, constatant qu’on m’avait pris toutes mes affaires, évidemment…

Aucun moyen de communiquer avec l’extérieur dans l’immédiat. Je remarquais alors que je m’étais habituée à la pénombre, je parvenais enfin à voir la porte à l’opposée de la pièce mais aussi un bureau, avec des outils de torture disposées dessus… J’ai ma réponse sur le sujet de ma présence ici au moins.

Je fais quelques pas en essayant de ne pas me casser la gueule, tire un peu sur mes chaînes pour en tester la solidité. Les tuyaux grincent mais tiennent le coup, on dirait que j’allais devoir compter sur moi même pour m’enfuir. Il était évident que j’avais été droguée pour être dans un tel état de fatigue. Je devais donc tout faire pour éviter de l’être à nouveau, quoi qu’il m’en coûte et attendre que la drogue ne fasse plus effet.

Doucement, les souvenirs de ma journée d’hier revenaient. Depuis le stage et l’un mort d’un des élèves, un couvre feu avait été instauré et les élèves étaient obligés de dormir à l’internat passé une certaine heure. J’avais évidemment enragé d’être ainsi “contenu” mais je m’y étais fait, profitant d’être proche de Sumi au moins… Enfin bref, j’avais passée ma journée d’hier dehors, allant à Tokyo pour décompresser et voir autre chose que les murs déprimant de l’U.A. Je me souviens que je discutais avec une jolie jeune femme, avec des serpents tatoués sur les bras. On parlait de tatouage justement quand… Le néant, je me souviens de rien après ça...

C’était cette garce qui m’avait fait ça, je serrais les dents devant ma stupidité d’avoir acceptée de boire avec une inconnue. S’il faisait nuit, cela faisait donc des heures que j’étais enfermée ici… Personne n’avait remarquée qu’une meuf cheloue en transportée une autre inconsciente ? Ou alors je suis venue ici de mon plein gré… ça n’a de toute façon pas d’importance, je dois…:

-Arrête de t’exciter, ça ne sert à rien, tu ne sortiras pas d’ici de toute façon.

Je tournais vers la voix qui provenait d’un recoin sombre de la pièce… Comment j’avais fait pour ne pas la remarquer ?! Elle devait prendre son pied à me voir galérer comme une conne depuis dix minutes. Je la regardais durement sans rien dire:

-Pas la peine de me faire ses yeux, ça ne va pas m’intimider !

Je la regardais prendre une chaise pour s’assoir face à moi. Elle s’alluma une cigarette avec dédain, me calculant à peine, cette salope. Je croisais les bras dans un air de défi, je devais gagner du temps, c’est tout ce qui importait ! Je tentais de simuler du calme dans ma voix même si j’enrageais:

-Qu’est-ce que tu m’as fait et qu’est-ce que t’attends de moi ?

-Rien de spécial à part t’entendre couiner, supplier, hurler à la mort, qu’on t’achève… Pourquoi ? Tu as envie de partir ? De retrouver ta petite amie  ?

Je serrais les dents et tout mon corps se propulsa vers elle, tirant sur les chaines avec une force que je pensais pas possible dans mon état. Ma tortionnaire fût elle même surprise puisqu’elle eu un mouvement de recul. Je serrais les poids en hurlant:

-SI TU LUI FAIS QUOI QUE CE SOIT, JE VAIS TE FAIRE BOUFFER TES PROPRES YEUX !

Je voulais juste enfoncer mon poing dans sa sale petite tronche pour qu’elle ferme sa gueule et qu’elle arrête avec son sourire arrogant:

-Pas mal comme idée de torture, j’en prends note...Peut-être pour ta soeur alors ?

Pendant sa tirade, elle prît dans sa main quelque chose que je reconnaissais, mon téléphone. J’hurlais de nouveau en  tirant de toutes mes forces mais ça n’eut comme effet que de m’épuiser encore plus et je dûs rapidement me contraindre à me calmer. La respiration haletante, je la fixais avec une haine profonde. Elle ne s’en préoccupa pas plus que ça, elle semblait captivée par ma vie privée sur mon téléphone. Puis, sans que je comprenne d’où cela vient, une “flèche noire” transperça mon téléphone, le coupant en deux. Le choc résonnait dans la pièce vide lorsque les deux pièces tombèrent au sol. Elle m’expliqua alors son geste:

-On ne devrait pas trop tarder à commencer les recherches à ton propos,  si ce n’est pas déjà fait, autant éviter de leurs faciliter le boulot, pas vrai ?

Ça ne faisait aucun sens ! Pourquoi ne pas l’avoir détruit dès le début alors ? Ou peut-être que c’était pour me prouver qu’elle connaissait mon entourage… Bordel ! Quelle sadique ! Elle semblait toute fière de ses tortures psychologiques. Elle redressa d’un bond vif et parcouru la table avec les outils de torture avec ses doigts… ça allait commencer. Je me mordais la lèvre, tentant de réfléchir à un échappatoire ! J’essayais de nouveau d’activer mon alter en désespoir de cause mais rien ! Je fouillais la tuyauterie des yeux à la recherche d’un point faible et je pensais en avoir trouver un mais autre chose accapara ma vue...

Alors que j’étais plaquée contre le mur, tremblant de fatigue et de peur, la dame serpent se rapprocha de moi, une pince coupante à la main. Ses deux appendices semblaient s’agiter dans son dos, comme s’ils étaient heureux, ou qu’elle était heureuse:

-On va commencer par t’arracher les doigts ! Tu verras, ça va faire très mal…

La transpiration  dans mon dos était autant de dagues plantées dans ma chair à cause du froid. Mais mon cherchait désespérément quelque chose pour que je puisse me défendre mais rien ! Elle s’approchait encore ! La lumière se reflétait sur son outil et… Je me jetais sur elle une fois à portée pour attraper sa pièce et lui enfoncer dans l’oeil ! J’y mets toute ma force pour lui enfoncer jusqu’au cerveau ! Des hurlements de douleur se répercutent dans la nuit mais ce ne sont pas les miens, contrairement à ce qu’elle pensait ! J’entendis alors un son… Quelque chose se déplaçait très rapidement, pénétrant l’air… Puis… La douleur. La chaleur du sang, contre mon épaule.

Je fus plaquée violemment contre le mur par l’un des “traits” noires qui s’était profondément enfoncé dans mon épaule gauche. Cette fois ci, c’est moi qui hurlait ! Je tentais de l’attraper mais dès que je faisais un mouvement, la dame serpent faisait tourner son appendice, me provoquant mille supplices. Je gigotais alors que je sentais la flèche s’enfonçant dans ma chair, puis mes muscles, et enfin, mon os… Il transperçait, broyait tout sur son passage ! Sans fin, une infinité de douleur, de tourment… Et je hurlais, je suppliais qu’elle me laisse tranquille !

Lorsque je relevais mes yeux embuées de larme, je vis un moitié de visage composé de haine et de douleur. Elle cachait son oeil meurtri sous sa main, le sang coulait abondamment par sa plaie.

Mon bras gauche était parcouru de spasme alors que la douleur me brouillait la vue, je me sentais sur le point de partir, de m’évanouir, comme une dernière défense de mon corps et de mon esprit face à la douleur…

Je me réveillais,  face contre terre, l’esprit engourdi. J’utilisais mes mains pour me redresser… Mes mains… Ma main ? Je relevais la tête, regarda sur ma gauche et… Hurla d’effroie ! Je me trainais sur le sol pour m’éloigner rapidement de ce morceau de chair que j’appelais mon bras gauche avant. Il était là, sur le sol, dissocié de mon corps ! J’avais du mal à voir, j’avais les cheveux plaquées contre mon visage à cause d’un mélange de sueur, de sang et de larmes. Je regardais vers le centre de la pièce, ma tortionnaire semblait ravie de ce qu’elle m’avait fait.

Elle me jeta alors un chalumeau contre moi puis commençait à quitter la salle:

-Démerde toi pour survivre ! Je te ferais payer ce que tu m’as fait au centuple quand je reviendrais !

Elle portait un morceau de son t-shirt contre son oeil, elle devait rapidement désinfectée la plaie… mais ce n’était pas important ! Je perdais beaucoup trop de sang, je devais… Je devais cautérisée ma plaie au plus vite. J’allumais le chalumeau, contemplant la flamme rouge danser devant mes yeux, sa chaleur me réconfortant grandement… Il allait pourtant être la source de tout mes malheurs dans très peu de temps… Je soufflais fort… Rapprochant les flammes de mon moignon et… Je sentais la chair calcinée, me rappelant ma soeur, c’était donc ça qu’elle vivait ?

J’hurlais de douleur alors que les flammes léchaient ma chair meurtri, tuant les bactéries et cautérisant la plaie. J’avais posée ma tête contre le sol, ne voulant pas regardant mon oeuvre, jugeant aux sensations pour ne pas faire de conneries. Finalement, mes dernières forces me quittèrent, me forçant à reposer arrêter mon opération… Je tournais légèrement la tête, l'hémorragie s’était arrêtée… Je regardais avec haine la source de ma souffrance, étant sur le point de le jeter à l’autre bout de la pièce.

Puis je me rendais compte que je tenais mon salut dans la main… Je pouvais m’enfuir avec ce truc ! Avec la douleur et la drogue je n’avais pas eu les idées assez claires pour m’en rendre compte avant, c’était aussi le cas pour celle qui me retenait en otage… ça veut dire que ce n’était qu’une question de temps avant qu’elle ne s’en rende compte et revienne…

J’appliquais les flammes du chalumeau contre le métal de la chaîne, lorsque ce dernier fût suffisamment rouge à mon gout, je donnais un coup de pied pour la briser, me libérant de mes fers, enfin libre !

Je me redressais, tant bien que mal, boitant tant mon corps peinait à soutenir mes efforts. Je jetais un simple regard à mon bras, baignant dans une mare de sang sur le sol crasseux d’un hangar… Non, ce n’était plus mon bras, juste un morceau de chair… Je partais le plus rapidement possible.

J’avais lâché le chalumeau en me relevant, j’avais donc rien pour me défendre… Mais je n’avais pas le temps de faire marche arrière ! Je rampais vers la sortie, remarquant des traces de sang partant dans une direction, je pris celle opposée pour m’éloigner de celle que je redoutais tant… Mon esprit était totalement embrumé, sur le point de rompre, me plongeant dans un coma assassin, je devais trouver de l’aide et vite !

J’entendis alors deux voix familière crier non loin, oh non… Toutes sauf vous deux… S’il vous plaît… Ne me voyais pas dans cet état... Je me laissais tomber dans les bras de Yumi et Hikaru, les laissant s’occuper de moi, mon esprit sombrant petit à petit, me sachant maintenant en sécurité.
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Ven 23 Mar - 20:26
Sumi était assise en tailleur sur son lit, la tête entre ses mains. Un sweat à capuche noir sur les épaules, un jean délavé couvrant ses jambes. Malgré la pénombre, l’adolescente distinguait clairement l’amas de stylos et de fournitures scolaire, réduit à l’état de carcasses dénués de leur encre qui gisait aux pieds de son lit. Contre ce dernier, se trouvait un sac, fermé. Plus tôt, Sumi l’avait rempli de toutes les cartouches d’encre réservé aux entraînement héroïque qu’elle avait à sa disposition, d’un litre supplémentaire d’encre qu’elle avait pu recueillir parmi ses affaires scolaires, de divers snacks et d’une bouteille d’eau. Le contenu de ce sac à dos ressemblait étrangement à celui de la sacoche qu’elle emportait avec elle lorsqu’elle enfilait le costume de Don’t Panic.

Son radio-réveil indiquait qu’il était cinq heure et demi du matin, en lisant ces chiffres, Sumi se murmura à elle-même que tout le monde devait dormir dans l’internat à cette heure-ci. Mais, pourquoi pas elle ?

Quand j’ai vu l’écran de mon téléphone s’illuminer j’ai tout de suite réagi, je l’ai attrapé et je l’ai immédiatement déverrouillé sans regarder le nom de l’expéditeur. Comme si j’avais peur de ne pas voir le deuxième nom que j’avais le plus envie de voir sur mon écran. Heureusement, en ouvrant mes messages, mes yeux purent lire « Hikaru », son message était on ne peut plus synthétique ; « Là ». Sans prendre la peine de répondre, je me suis levée, j’ai attrapé mon sac et l’espèce de liane que j’avais faite avec mes draps -comme dans les films, j’ai ouvert la fenêtre, jeté la liane qui était nouée à mon bureau lui-même fixé au sol et j’ai commencé à descendre en mode infiltration -toujours comme dans les films, donc.

Une fois dans la cour, j’avoue que j’ai eu un peu peur. J’ai hésité à remonter, mais j’ai vite chassé l’idée. Voilà donc comment je me suis retrouvé dans la cour déserte de la plus grande école d’héroïsme du japon, à faire le mur. Bravo le veau.

Sauf qu’aujourd’hui c’est pas la même chose. Yumi. C’est la raison de mon escapade nocturne. Y a de ça une heure, j’ai reçu un message bizarre de Hikaru. Dans lequel elle me demandait si je savais où était Yumi, de là, ça a commençait à sentir la merde. Je savais vaguement que Yumi était en soirée ce soir, pas que ça m’enchante, m’enfin là n’est pas du tout la question. Hikaru en savait autant que moi ; que Yumi allait décompresser à Tokyo pour oublier l’internat obligatoire. Jusqu’ici, tout est normal. Sauf que Yumi n’était pas à Tokyo. Hikaru me l’a assuré en m’expliquant vite fait qu’un jour elle avait trafiqué l’application de géolocalisation de Yumi quand elle était plus jeune et qu’elle traînait encore avec son gang bizarre.

Mais bref, il me faut pas plus de chose pour imaginer le pire et bouger mon cul. Je passe derrière un fourré, longeant la façade, j’arrive à un endroit où le mur est un peu effrité. Calant mains et pieds dans les diverses prises de fortune, je me hisse hors de l’enceinte du lycée. J’y jette un dernier regard. C’est ici que je l’ai rencontrée, alors je vais la ramener. L’instant d’après je rejoins Hikaru dans une ruelle où elle m’a donné rendez-vous. Elle m’attend, adossée à un putain de bolide aux couleurs criardes. Elle me balance un casque de moto dans les bras dès qu’elle me voit et rabat la visière du sien.

-Comment tu trouves mon bébé ?

Elle me lance ça avec sa bonne humeur habituelle, en tapotant le métal de la moto. Je peux pas retenir un sourire.

-Carrément mortel.

Je monte sur la moto, dans son dos. Ce truc est immense, on peut facilement tenir à trois dessus. J’espère que la troisième personne, ce sera Yumi.

Bref. Hikaru et moi, on se donne mutuellement du courage, moi en lui tapant dans le dos, elle en me faisant un signe de tête et, le moteur de la moto rugit alors qu’on file dans la nuit et que je regrette de ne pas avoir de veste en cuir.


Le soleil était déjà haut quand les deux demoiselles arrivèrent à l’endroit où la localisation de Yumi les avait menés. Malheureusement, dans la nuit, le portable de la disparue semblait s’être éteint. La panique et la peur s’insinuèrent doucement dans l’esprit des demoiselles, et si on lui avait cassé son portable pour qu’elle ne puisse prévenir personne ? Mais, la simple hypothèse de savoir Yumi en danger les poussait à mener leur enquête et à ne pas céder à leurs sentiments. Elle était arrivée dans une petite ville côtière, éloignée de la métropole, la majeure partie des habitations avaient été désertés et elles eurent toute la peine du monde à trouver un endroit pour se reposer et faire le point sur la situation.

Trouvant finalement une sorte de bar miteux, les deux adolescentes s’y arrêtèrent et commencèrent à résumer ce qu’elle savait de la situation. Avant de commencer à réellement discuter de tout ça, Hikaru sortit de son sac un nombre impressionnant d’appareils électroniques. En quelques minutes, leur table fut illuminée par les lumières des différents voyants.

-Bon… Voilà, avec ça, je devrais pouvoir extraire les sauvegardes de sa géolocalisation et on pourra étudier son parcours avec plus de préci… Sumi ? ça va ?

Sumi regardait Hikaru avec de grands yeux, n’ayant strictement rien compris à ce que venait d’expliquer sa comparse blonde. Elle secoua vivement la tête pour se remettre les idées en place.

-Excuse-moi, j’étais ailleurs. Donc, comment on retrouve Yumi ?

Hikaru acquiesça comme pour demander à Sumi d’attendre, dans le même temps, elle attrapa un des pareil, le manipulant pendant un instant, puis un autre et encore une autre. Après quelques minutes, elle tourna une tablette vers Sumi, cette dernière affichait une carte ainsi que divers trajets, montrant d’abord le trait vert, Hikaru reprit son exposait.

-Ce trajet, c’est celui dont on est sûr, le point ici… C’est là où le signal s’est arrêté. Et les traits rouges… Ce sont les trajets qu’elle a pu prendre.
-Mais… ça va nous prendre combien de temps pour tout passer au peigne fin ?
-Une éternité si on ne se met pas au travail maintenant.

Sumi acquiesça puis se leva pour aller régler leur consommation le temps qu’Hikaru ne range ses affaires. Une fois, cela fait, la longue journée de recherche des deux jeunes filles commença.
--

-Ah ! Yumi !

Aaaah… ma tête… Je me suis cognée contre la vitre du distributeur ? Je me suis endormie ? C’est vraiment pas le moment putain…

Résumons, il est bientôt minuit, on cherche Yumi depuis plus d’une journée, avec Hikaru on comate sur place, nos vêtements collent. Clairement, on est à bout, alors, si ce distributeur ne me donne pas mes cannettes, je promets que je l’éventre pour le vider.

Un bruit de canette raisonne, Sumi jubile et remercie le ciel avant de se jeter sur ces dernières et de récupérer son dû.

Une fois mes potions de vigueur entre les mains, je cours rejoindre Hikaru. Je l’aperçois, là où je l’ai laissé, sur un vieux parking crade. Elle assise par terre contre sa moto, je crois qu’elle dort. Je viens me poser à côté d’elle, je lui donne un petit coup d’épaule pour la réveiller et lui tend sa canette. De concert, on les ouvre en même temps.

¬-A la tienne Watson.

Je cogne ma canette dans celle qu’elle me tend. J’ai pas la force de lui dire que Sherlock, c’est moi. Ça me fait bizarre de ne pas voir Hikaru pleine de vigueur et de bonne humeur, comme à son habitude, son expression semble éteinte. Je crois qu’elle commence à perdre espoir. Putain, j’ai une poussière dans l’œil. Ça pique. Merde.

Je sens un bras passer autour de moi.


-C’est pas encore le moment de pleurer, Sumi.

Instinctivement, j’enfonce ma tête dans ses bras. Je tiens plus. Ça fait depuis qu’on est arrivées ici que je sens que je vais craquer. Tout à l'heure, j'ai eu un espoir quand Hikaru à dit avoir eut un nouveau signal, mais, à peine remarqué que ce dernier avait disparu. Où t’es Yumi putain ?

Intérieurement, je me mets à rire ; ça doit être marrant la vision qu’on donne avec Hikaru. Adossée contre sa moto, moi qui chiale dans ses bras, face à cette espèce de gros entrepôt bizarre. Je chasse mes idées négatives du mieux que je peux et prends la parole, en reniflant légèrement.


-On doit chercher où maintenant ?

Hikaru va répondre, mais, d’un coup, nos corps se glacent. Un hurlement. Y a eu un hurlement. On se lève d’un coup. D’autres hurlements. C’est pas les mêmes voix. Putain. Non non ! D’un geste, j’attrape mon sac et, tout en courant vers ce que je suppose être la source de ces hurlements, j’avale toute l’encre qui me tombe sous la main. Hikaru est sur mes talons. On arrive Yumi.

On court vers la tour, instinctivement. On n’a pas parlé, mais on sait que c’est de là que ça vient. On n’entend plus rien. Je n'aime pas ça, pas du tout. Plus vite, plus vite !

Sans réfléchir, je saute au-dessus d’un muret, je manque de me casser la gueule. Lorsque je relève la tête, je suis au pied de ce grand bâtiment, la porte est ouverte, il fait tellement sombrer à l’intérieur, je vois rien. Mais… c’est quoi cette odeur ? Instinctivement, je colle mes mains contre mon nez. Une odeur atroce me file la nausée. Ça me pique les yeux, comme si j’allais pleurer. Je relève, la tête tant bien que mal, j’ai du mal à me repérer. Putain… c’est quoi ça ?


-Sumi !! Là-bas ! Je crois que c’est elle !

C’est Hikaru qui me crie ça, je me mets à courir dans la direction qu’elle m’indique. J’ai un putain de mauvais pressentiment, mon corps frisonne, mon cœur se serre, j’ai l’impression que je vais imploser.

Je distingue une silhouette, c’est elle ! Oui ! C’est Yumi ! Je sens une profonde chaleur m’enveloppait, quelque chose comme de la joie. Une minute… Son bras est ? Pourquoi sa veste est déchirée ? Je m’arrête, je regarde au niveau de son épaule gauche, puis l’entrepôt que je viens de quitter. J’entends des sanglots. Je comprends rien, je suis perdu. J’arrive pas à faire le rapprochement, c’est pas possible. Ce n'était pas le sien dans l’entrepôt, elle doit juste planquer son bras parce qu’elle a froid. Ce truc qui pend là, c’est un bout de manche, ouais, c’est sûr.


Yumi vacilla. Sans vraiment réfléchir, Hikaru et Sumi se précipitèrent pour la soutenir. Hikaru pleurait à chaude larmes, Sumi, quant à elle, n’arrivait pas à réaliser. Pourtant, en voyant l’état du bras de Yumi, elle sentit deux traînées humides dévaler le long de ses joues. D’un geste, elle remonta sa manche et avant que son état émotionnel ne lui fasse perdre les pédales, elle généra une couche d’encre au niveau du moignon de Yumi.

-Hey… Mon amour… tu… Je…

C’en était trop, elle craqua et tomba à genoux avec Yumi dans ses bras. Hikaru ne tarda pas à les rejoindre. Les larmes de deux adolescentes coulèrent à flots alors qu’elle venait de retrouver la disparue, mais dans quel état ?

Sumi prit Yumi dans ses bras tandis que Hikaru se précipita jusqu’à sa moto. Elles installèrent la blessée entre leurs deux personnes et fusèrent en direction du premier hôpital qu’elle trouverait. L’alchimiste d’encre puisa dans ses réserves les plus profondes pour maintenir un appendice d’encre autour du corps inconscient de la jeune fille aux cheveux bleus jusqu’à ce qu’elles arrivent à un hôpital.
--

J’ouvre un œil, puis l’autre. La première chose que je vois -qui m’agresse la rétine- c’est du blanc. Un blanc pâle et affreusement pur, ça me fait mal à la tête. J’ai mal approximativement partout, je relève la tête pour voir Hikaru qui dort assise à côté de moi. On est dans le couloir d’un hôpital, il fait jour. Ça me revient.

Hier soir on a amené Yumi ici, ils l’ont prise en urgence pour stabiliser son état. Avec Hika, on est restée à attendre le diagnostic pendant deux heures. Quand on nous a dit que ses jours étaient plus en dangers on a fondu en larmes. On voulait aller la voir, mais on pouvait pas. Donc on a dormi là…

Un long soupir passe à travers mes lèvres, je ressens les larmes monter. C’est impressionnant que j’aie encore assez d’eau dans mon corps pour continuer de chialer.


Plus tard dans la journée, Yumi fut transportée jusqu’à l’hôpital de Musutafu pour recevoir le reste de ses soins là-bas. Les visites n’étant réservées qu’à sa famille, Sumi s’était contenté de laisser un papier à Hikaru pour qu’elle le donne à Yumi, puis, l’haltérophile était retournée à l’internat avec toute la non-motivation du monde. Avec de la chance, personne n’aurait remarqué son absence.
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