♠ Avidité, quand tu nous tiens ... | Mission solo

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Dim 3 Juil - 22:47



♣ Target acquired






" Un convoi blindé ... Lourdement protégé ... Plein de cash, non, vraiment plein de cash ... C'est un bon coup, vraiment, mais il s'trouve que l'info' s'est déjà ébruitée... Donc il y en aura forcément d'autres, c'est tout c'que j'sais ... Et tiens, j'ai aussi l'nom des rues qu'le convoi va emprunter ... !"

Kuragari prenait une dernière gorgée de son thé, accoudé au bar face à un serveur rinçant nonchalamment un verre avec son chiffon blanc. S'imposant un temps de réflexion sur l'affaire qui venait de lui être révélée, il se disait qu'un bon renflouement lui serait seulement utile pour des folies dépensières dans des vêtements classieux hors de prix, peut-être pour investir dans un meilleur costume, et puis pour payer sa tournée de friandises pour les enfants qu'il croise. En réalité, puisque son objectif ultime n'a rien à voir avec l'économie, Kuragari estime qu'il peut librement brûler ses richesses s'il ne les placent pas pour le compte de la Ligue. Son soucis ? Il se sentait étonnamment rouillé ! Cela faisait un petit moment depuis son entrée dans la bande de joyeux corbeaux qu'il n'avait pas vaqué à des occupations de vilains. Il avait été relativement calme, patientant pour un mouvement général de la coalition. En vérité, Kuragari regrette d'avoir manqué la dernière offensive des Vilains sur Yuuei ! Il aurait adoré pouvoir affronter Aizawa à USJ, et se sent même extrêmement envieux lorsque ceux qui étaient présents racontent comment le Noumu avait littéralement massacré Eraserhead. Alors pour qu'un autre mouvement puisse être organisé il faut des fonds ! C'est ici qu'intervient Fear, délestant le chargement de sa cargaison ! Pour Kuragari, les opérations comme celles-ci qui ne nécessitaient pas de trop grandes précautions autre que pour les sentinelles gardant le tout. Il n'avait pas grand choses à craindre, il était très confiant de ses capacités et avait de toutes les façons l'envie de chaos. Fouillant sa poche de la main droite, il déposa sur le comptoir le montant dû pour la boisson tout en ramassant le morceau de papier précieux puis se leva. Il redressa le col de son manteau, posa son chapeau sur sa tête là où il se doit d'être, et s'avança vers la sortie pour débuter son expédition de si bon matin. Passer d'un cloître sombre et rempli de malveillance tel que le bar de Kurogiri à l'air frais de la ville polluée par l'urbanisme semblait ne couvrir que peu de différences, en vérité le monde pullulait aussi de cette malveillance qui le composait lui et ses comparses. Le Soleil éblouissait par contre son oeil gauche, il s'agissait de quelque chose qu'il n'aimait pas ! Il sortit le papier qui lui avait été fourni et étudia son contenu méticuleusement. Dans sa tête, il visualisait du mieux qu'il pouvait le trajet avec ses connaissances des rues de la ville : il en connaissait une bonne partie, alors ça irait ! Comme il était très probablement déjà en retard pour prendre le convoi dès qu'il passait les frontières de la ville, l'homme aux cheveux cramoisis décida de se diriger vers la troisième rue de son trajet, puisqu'il aurait déjà passé la deuxième rue le temps le temps de s'y rendre. Le masque couvrant la partie droite de son visage donnait l'impression de voir un pèlerin s'apprêtant à une croisade fanatique, comme s'il s'en allait répandre le sang au nom du seigneur. C'était un peu ça, il comptait ne pas lésiner sur les dégâts pour que l'attention des médias puissent associer ses agissements à la Ligue, parce qu'il souhaitait lui aussi profiter de l'occasion pour étendre sa réputation.

Traversant la ville, seul dans une foule de piétons qui, happés par le mouvement de groupe, ne prêtait même pas attention au grand danger qui les frôlait sans attirer l'oeil. Il avait là un virulent exemple de la mentalité moderne, le peuple était désormais réduit à l'état de moutons ou de sardines qui n'ont rien d'autres à faire que de suivre le reste de la bande d'incrédules. Ils n'ont aucune foi, aucune passion, l'étincelle de vie a été remplacée par la vue sur la perpétuelle course pour l'argent que nous connaissons tous. Lorsqu'il arriva à destination, aucun convoi n'était visible dans les parages mais il prit son mal en patience en alla se poster en hauteur, quittant la masse pour s'élever à un meilleur point de vue. De là-haut, il pouvait voir jusqu'au bout de la rue, et par conséquent saurait repérer le camion de loin. Mais s'il avait déjà été intercepté ? Ou s'il était seulement déjà passé ? Pour en avoir le coeur net, Kuragari décida d'user de son Alter qui le sied à merveille. Décrochant le semi-masque de son visage, il ouvrit un oeil démoniaque empli de maléfice pour qu'apparaisse à ses côtés son fidèle serviteur, Abaddon.

"Comment puis-je vous être utile, Maître ?
- J'ai besoin d'un guetteur, Abaddon. Pourrais-tu prendre ton envol et me localiser un certain convoi blindé, assez visible depuis le ciel je pense, je te prie. Ces grandes villes remplies de bâtiments ont le don pour me pourrir le paysage...
- Bien sûr, sire."

Faisant pousser de son dos une paire d'aile semblables à celles des démons que l'on voit en cauchemars, Abaddon redressa sa paire de lunette d'un doigt fin et crochu, puis prit un élan pour fendre les cieux et tourner en rond tel un vautour autour de la position de Kuragari. Rien, aux alentours il n'y avait rien. Abaddon s'en alla inspecter les lieux plus reculés pendant que son Maître patientait, profitant de son temps pour imaginer ce qu'il ferait pour éradiquer Eraserhead avec l'argent qu'il en retirerait. Il était toujours assez confiant mais restait prudent, son style de combat favori étant le combat via un intermédiaire, étant dans son cas ses serviteurs, il avait l'habitude de ne jamais rester trop exposé à une éventuelle contre-attaque. Pourtant, il sentait vraiment que sur ce plan, l'idée qu'un autre vilain puisse lui soutirer son butin sous son nez était peu probable. Bien présente pourtant, mais un assez bon guerrier sera requis pour tenir tête à Fear. Il avait toujours été très fier de ses capacités depuis qu'il avait perdu la raison, et abandonné sa conscience aux démons qui l'habitent. Après une bonne poignée de minutes de réflexion, Le démon ailé et à la queue d'acier se posa rapidement mais gracieusement sur le toit où le Roi des Cauchemars était posté, redressant à nouveau ses lunettes avec le même doigt qu'auparavant et s'exclamant tranquillement :

"Il arrive, sire !"

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Mar 5 Juil - 12:40



♣ Money talks ♠




Un grand sourire se dessinait doucement sur le visage de Kuragari à l'annonce de son fidèle serviteur, déclarant avoir aperçu le convoi qu'il recherchait. Premièrement, cela signifiait qu'aucun autre vilain n'avait encore porté la main sur la cagnotte, et que par conséquent Kuragari avait encore carte blanche pour lancer l'offensive. Deuxièmement, l'arrivée imminente impliquait aussi qu'une démarche rationnelle soit réfléchie pour prendre possession du trésor ! Mais le Grand Méchant Loup Roux n'est pas un amateur et sait déjà la marche qu'il allait suivre. A travers chaque centimètre carré de son corps, il pouvait sentir une excitation ardente s'élever à chaque seconde qui filait, rapprochant le camion-forteresse de sa position. Il était déjà sûr de ce qu'il comptait faire : envoyer Abaddon pour attirer l'attention de la garde et les retenir aussi longtemps qu'il en était capable, puis profiter de la confusion pour subtiliser la marchandise. Le plan semblait étonnamment simple, mais était totalement faisable. Les deux êtres démoniaques pouvaient enfin voir le convoi au bout de la rue, ils contemplaient patiemment leur cible et attendaient qu'elle arrive à quelques mètres d'eux pour se mettre en action. Deux-cent mètres, cent-cinquante mètres, plus qu'une centaine ... Lorsque le premier camion en tête du convoi fut presque à cinquante mètre, les petits imprévus faisant partie des aléas inconvénients de la vie firent leur apparition quand une explosion retentit. Kuragari n'espérait pas que tout se passe comme il le prévoyait, mais voir les choses prendre une tournure différente à la dernière minute avait le don de le mettre sur ses nerfs. Le dernier camion de la file avait été littéralement retourné, provoquant l'arrêt complet de tous les transports. Bien vite, la rue qui semblait si calme se transforma en un champ de bataille meurtrier opposant les forces de l'ordre protégeant le blindé d'un groupuscule de vilains. Se faire couper l'herbe sous le pied si près du but ? Inconcevable. Kuragari appréciait le spectacle avec un plaisir maléfique. C'était visiblement un petit groupe de quatre individus, et vu leur méthode, ils étaient très probablement possesseurs d'Individualités car de simples mortels n'auraient pas foncé aussi imprudemment dans la gueule du loup. Le Roi des Cauchemars ne les connaissaient pas et en déduit alors qu'ils n'avaient rien à voir avec la Ligue : ils étaient par conséquent de potentiels ennemis. L'homme aux cheveux rouges n'est pas du genre à se soucier des dommages collatéraux de toutes façons, et s'apprêtait même à les terrasser volontairement dans le feu de l'action, autant pour s'assurer un butin optimal que pour faire comprendre aux autres vilains de bas-étage que la proie de la Ligue RESTE la proie de la Ligue !

Pendant quelques minutes, il analysait l'affrontement, le commentant avec Abaddon à ses côtés comme ils avaient l'habitude de le faire :

"Ce doit être des amateurs, regarde-moi avec quelle hâte ils agissent !
- Ou alors ils sont suffisamment sûrs de leurs compétences pour se le permettre ? répondit le serviteur
- Regarde nous mon ami, nous pourrions soulever ET le camion, ET tout ce beau monde à nous seuls. Et pourtant, nous ne sautons pas dans la foulée... rétorqua le Maître
- Je vous l'accorde, sire. Ils semblent vraiment fiers de leurs pouvoirs, laissez-moi voir. Il dressa ses lunettes sur son nez comme il le fait souvent, et se pencha pour poser ses coudes sur le rebord du toit. Celui-là est le seul qui semble avoir compris les enjeux de la situation, il reste à l'écart et fournit un appui crucial pour les autres qui se seraient probablement déjà fait prendre s'il n'avait pas été là... poursuivit-il en pointant un des vilains du doigt.
- En effet, dans l'un des deux camps nous en avons déjà un à éliminer en priorité. Parfait. Ils font déjà diversion, tu changes de rôle, Abaddon.
- Oui, mais attendez... Maître... !"

Avant même qu'il puisse poursuivre son analyse, Kuragari posa un pied sur le rebord avant de se laisser tomber sans affolement vers le trottoir. Il atterrit en douceur, les mains plongées dans les poches pour montrer sa nonchalance. Il s'avançait en marchant, leva la main droite en l'air pour faire signe à Abaddon d'agir, et la remit dans sa poche après l'avoir passé dans ses cheveux pour dégager son oeil droit, dissimulé derrière une mèche. Le servant diabolique fusa à travers les cieux, avant de descendre en piqué pour s'en prendre aux forces de l'ordre qui tiraient sans relâcher sur les vilains. Leur attention portée vers le démon volant, ils avaient les yeux totalement occupés entre les ennemis au sol et l'ennemi dans les airs. Kuragari marchait dans le chaos, enjambant les corps déjà tombés et piétinant le sang de ses belles chaussures cirées. Le convoi était constitué de trois camions : les deux extrémités étaient remplis d'hommes armés assurant la sécurité, tandis que celui du milieu transportait l'argent vers la banque, bien sûr avec quelques hommes aussi. Leur formation de défense était remarquable ! Encerclant le camion de richesses, ils formaient une barrière pouvant repousser les attaques, mais leur organisation était vite ébranlée par la multiplicité des attaques qui les forçait à combattre de tous les côtés à la fois. Leur concentration tournée vers Abaddon et les autres attaquants, Kuragari s'immisça près du camion qui ne contenait maintenant qu'une poignée de gardes encore cloîtrés avec l'argent. Ils étaient très malins tout de même de ne pas envoyer l'ensemble de leurs forces d'une seule traite. Le conducteur était déjà abattu, alors le vilain de la Ligue ouvrit la portière et se débarrassa du corps en le laissant au sol, sans broncher à la vue d'un être humain mort pendant son service. Voyant que son maître prenait place, Abaddon, qui esquivait encore les rafales avec une aisance et une légèreté divine dans les airs, Plongea dans la carrosserie endurcie à l'épreuve des balles à toute vitesse, les griffes et la queue sortie. Il fendit la paroi comme une feuille d'aluminium, et s'introduisit dans le coffre à l'intérieur sombre, seulement illuminé par le peu de lumière qui s'infiltrait par le trou que le démon venait d'ouvrir. Kuragari esquissa un sourire en coin en démarrant le camion pour prendre la fuite avec le butin : il pouvait entendre les cris d'effroi et d'agonie poussés par les gardes que son servant décimait dans l'arrière du camion qu'il conduisait.

Mais il savait que les autres vilains allaient se rendre compte que leur objectif leur filait entre les doigts. Tentant d'arrêter le vol, les autres hommes armés tiraient sans succès sur le véhicule blindé, eux aussi conscient qu'ils venaient de se faire avoir comme des bleus. Passant du côté passager en plein déplacement, Abaddon déclara calmement :

"Ils sont à nos trousses, Maître."
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Mer 6 Juil - 12:37



♣ Playtime's over





Ces fichus amateurs étaient des coriaces, on pouvait au moins leur admettre cela ! Lancé au maximum de vitesse permis par le fourgon détourné, Kuragari naviguait à travers un trafic qui s'intensifiait de plus en plus, et le véhicule n'étant pas réellement taillé pour les courses-poursuites, il risquait de vite être rattrapé, alors il lui fallait se débarrasser de ses poursuivants. Abaddon était toujours sur le côté passager, tout à fait calme et silencieux comme s'il n'en retirait aucune sensation forte. En même temps il fallait se demander si un démon tel que lui éprouverait réellement quoique ce soit. De son côté, le Maître s'amusait comme un enfant sur un jeu de course ! Son visage était illuminé d'un grand sourire psychotique, braquant le volant d'une seule main violemment à droite et à gauche pour perdre ces détraqués, le bras gauche posé apathiquement sur le bord de la portière dont la vitre était ouverte. Jetant un oeil attentif au rétroviseur, il commença enfin à réfléchir à la situation :

"Ils sont quatre ... L'un d'eux nous pourchasse en sautant sur les murs, son Alter doit le lui permettre. Deux autres n'ont pas l'air d'avoir d'Alter améliorant leur mobilité puisqu'ils sautent simplement sur les toits des voitures... Et le dernier ....
- Sire, attention !"

♠ Le véhicule patina, Kuragari en avait perdu le contrôle ! Un énorme bruit de métal qui se froisse survint juste après, mettant un terme à la fuite. Regardant ce qui avait stoppé le fourgon, les deux passagers du camion volé constatèrent que face à eux se trouvait une seule personne ! Une seule personne avait réussi à achever le blindé, mais comment ?! Il était celui qui parcourait la ville sur les murs des bâtiments; une énorme musculature bardée de pièces d'armures sombres surplombait l'avant du véhicule et bloquait la lumière. Il se tenait comme un homme, mais ses bras étaient si longs et massifs qu'il ne pouvait pas être un simple mortel. A travers le casque qui dissimulait l'ensemble de sa tête l'on pouvait voir deux petites lueurs bleutées illuminer, donnant a ses yeux un aspect robotisé. Kuragari avait les deux mains posées sur le volant et contemplait l'ennemi massif devant lui, mais, alors qu'on s'attendrait à de la crainte, sur son visage l'on pouvait voir les marques de son indifférence. Il ne flanchait pas du regard, fixant l'individu sans broncher. Abaddon tourna la tête lentement pour scruter son maître, puis le rétroviseur, et décida enfin de bouger. Il sortit à toute vitesse par la fenêtre du véhicule en déployant ses ailes. Le Roi Rouge ouvrit simplement sa portière et en sortit également, visiblement agacé, les sourcils froncés. Il avait horreur de ces imprévus, vraiment ! Il était désormais encerclé : l'immense personnage face à lui, et les autres arrivant peu après dans son dos. Jetant un oeil à l'arrière du camion, Kuragari remarqua que ses pneus avaient crevé ce qui explique pourquoi il avait perdu la direction. S'avançant en soufflant sur le bout d'un pistolet encore fumant, le Vilain qui était également celui qui restait à l'écart au début de leur opération s'exprima avec une arrogance insupportable :

"Héhéhé, la balade est terminée, papy ! On prend l'fric, si tu bouges mon ami Gargantua ici présent se fera un plaisir de te broyer les os ! Splinter, Maestro, déchargez le camion ! ordonna t-il
- Sais-tu au moins ce que c'est que l'intimidation, gamin ? demanda Kuragari en marchant vers son interlocuteur malgré les menaces. Sais-tu au moins ce que c'est d'être un Vilain ? Une souillure, une ordure, un paria ? Parce que ce que tu fais là ... n'ont l'air que de gamineries !" termina t-il en s'énervant graduellement.

Dés la fin de sa phrase, Abaddon que l'on avait oublié pendant l'altercation refit une entrée fracassante depuis les cieux, prenant par la nuque les fameux Splinter & Maestro qui étaient supposés subtiliser la cargaison. Il les souleva sans effort et serrait si fort que les deux personnages en souffraient. Il s'envola avec ses deux otages, laissant à Kuragari le plaisir de s'occuper des deux autres restants. Avec un temps de réaction assez rapide, celui qui portait une arme à feu en sortit une seconde et commença à tirer à plusieurs reprises pour abattre le "papy". Mais ce dernier n'était pas encore bon pour la retraite, esquivant la série de plombs d'une esquive acrobatique sur le côté, il révoqua Abaddon qui disparut dans les airs, laissant tomber puis s'écraser cruellement ceux qu'ils tenaient. Maintenant que le serviteur avait disparu, Kuragari était en mesure de réutiliser son Alter pour enfin se débarrasser des deux impertinents. Le mastodonte se jeta sur lui en lançant un énorme coup de poing, si puissant que l'impact fit lever un nuage de poussière enveloppant Gargantua et sa cible. L'autre criminel de bas étage visiblement furieux d'avoir vu mourir deux de ses compagnons semblait pris d'un fou rire démoniaque, pensant que le géant avait effectivement écrasé le trentenaire. Mais lorsque le voile poussiéreux se dissipa, l'on pouvait voir petit à petit qu'il restait bel et bien deux silhouettes distinctes ! Tenant fermement le Majeur, son épée maudite, dans la main droite, il avait évité le coup de quelques centimètres et tranché droit dans le flan exposé : cela suffisait amplement, car le Majeur avait déjà commencé à pourrir la chair et se propageait douloureusement à travers son abdomen. Poussant des cris monstrueux, Gargantua fit tomber son casque dans son agitation et révéla un visage inattendu; il n'avait pas la tête d'un homme mais celui d'un gorille. Alors son Alter était sa mutation physique en super-gorille ? Très impressionnant, mais pas assez. Ce n'était qu'une question de temps avant que son corps ne perde ses vivaces convulsions. Le criminel-tireur s'empressa de relancer une vague de balles que Kuragari bloqua sans efforts grâce au plat de sa lame. Il avançait calmement vers son dernier adversaire dont le visage semblait perdre sa couleur à vue d'oeil. Les yeux écarquillés remplis d'effroi, il continuait à tirer inconsciemment, espérant arrêter le triste sort qui l'attendait.

"Voilà ... CA c'est de la peur, CA c'est de l'intimidation, VOILA ce que c'est qu'un VRAI vilain ! s'écria Kuragari, hystérique.
- Recule !! Mais qui t'es bordel ?!? brailla le flingueur en reculant à chaque pas que faisait Kuragari. Non !! Pitié, non !!!
- Je suis le Roi des Cauchemars, le Maître de la Peur.

Ces dernières paroles accompagnaient le bruit de cliquetis que faisaient les armes du pauvre amateur désemparé, elles n'avaient visiblement plus de munitions. Il jeta deux yeux terrorisé sur elles avant de les jeter au sol, tombant au sol sur ses fesses. Il ne pouvait désormais que contempler le Roi, celui qui venait de lui apprendre une leçon, une leçon meurtrière et psychopathe. Kuragari fit disparaître son épée, puis s'équipa de l'Annulaire pour montrer à sa victime ce que c'est qu'une arme à feu digne de ce nom. Il la brandit face à lui, visant droit entre les deux yeux. Le jeune criminel tremblait de peur et ravala une dernière fois sa salive avant que la main armée n'appuie sur la gâchette, libérant une balle argentée traversant son crâne en étendant son sang comme une peinture rouge sur le sol. Son corps tomba lourdement en arrière, mettant fin aux jours de leur minable équipe. Il ne restait qu'à récupérer l'argent, mais le fourgon étant salement amoché par l'homme-singe, il ne risquait pas d'être d'une grande utilité. Tout autour, les véhicules avaient été abandonnés par leurs propriétaires qui préférèrent prendre leurs jambes à leur cou plutôt que de risquer de mourir dans l'affrontement entre criminels. Kuragari fourra sa main dans la poche droite de son manteau et en retira son semi-masque qu'il replaça à sa place, sachant qu'il n'allait pas réutiliser son Alter maintenant. Il prit un téléphone cellulaire avec lequel il passa un coup de fil :

"Kuragari ?
- C'est terminé." répondit-il aussitôt.

Après une légère attente, un nuage noir apparut de nul part. Il s'agissait de Kurogiri, le second de la Ligue qui avait le pouvoir de téléporter ce qu'il voulait d'un point A à un point B. Transportant l'ensemble de l'argent ailleurs, Kuragari quitta les lieux de la même façon, après avoir utilisé le sang de sa dernière victime pour écrire "FEAR" sur la carrosserie du fourgon démoli et avant que d'éventuels héros ne parviennent à localiser précisément sa position. La course-poursuite avait, fort heureusement, permis à toute la petite troupe de vilains de s'éloigner de l'endroit initial de toute l'action et donc de gagner du temps.
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