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 Un probléme le blondinet ? | Beryl

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Emiko Kondô

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MessageSujet: Un probléme le blondinet ? | Beryl   Ven 12 Aoû - 9:47


Réveillée depuis l'aube, j'avais couru un long moment sous ma forme animale avant de finalement rentrer chez moi pour prendre soin de ma forme physique humaine. Je brossai mes longs cheveux blonds, observant ma teinture de couleur vert clair encadrant mon visage. En grimaçant, je me dis assez rapidement qu'il était temps que je passe chez un coiffeur. Un petit coup de maquillage très léger et j'étais enfin prête, habillé débardeur, une jupe et des ballerines. Attrapant mon sac sur mes épaules, j'étais sortie de chez-moi, essayant de me souvenir de ma nuit passée a manger et tuer. Me mordant le bout du doigt, je repensais à cet homme : Mephisto; il était incroyable... je n'étais pas charmée, mais m'amuser un peu avec lui serait d'un délice...

Descendant les escaliers, je m'étais finalement proposer une petite pause au parc du coin. Passant mes mains dans ma longue chevelure pour la repousser, j'avais pu entendre des sifflements vulgaires derrière-moi, je n'y avais pas fait très attention mais la prochaine fois, les jeunes garçons pourrait y risquer leur vie.

Rapidement, j'étais arrivé dans le parc, ou un bruit désagréable avait agresser mes oreilles. Des jeunes enfants chahutant en lançant des pierres dans un arbre. Fronçant les sourcils, je m'étais approché, un chat apeuré y était coincé. Une grosse pierre en plein museau, l'animal dégluti, les enfants riants « Je l'ai touché ! » dit-il, alors que peu à peu, la rage montait en moi, mes crocs me coupant l’intérieur de la bouche. Attrapant l'enfant par la gorge, je le mis dos contre l'arbre, grondant alors que mes crocs palpitants désiraient déchiqueter sa chaire.

J'avais finalement balancé l'enfant avec une grande violence contre le sol, ramassant un énorme caillou avant de lui lancer dans la figure « Je t'ai aussi touché » dis-je en souriant. L'enfant saignant, celui-ci se mit a pleurer partant de terreur avec ses amies. Alors que je pris ma forme moitié-humaine moitié-animal pour grimper dans l'arbre, je pris le chat entre mes bras, ce dernier était apeurer...

J'avais déposé quelque caresse sur son dos, plongeant mon nez dans son pelage. Avec quelque murmure, celui-ci prit rapidement confiance, restant dans mes bras « Pauvres bêtes...» dis-je alors pour moi-même alors qu'un homme prit la parole derrière moi. Je n'y fis pas attention avant de me retourner, quittant ma forme hybride, mes oreilles et ma queue disparaissant « Qu'est-ce que tu veux ? » dis-je un peu sèchement, serrant le chat contre moi.

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Beryl Leblanc



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MessageSujet: Re: Un probléme le blondinet ? | Beryl   Ven 12 Aoû - 14:34

Une délicieuse journée se profilait devant moi.Un soleil radieux perçait le manteau du ciel d'une lumière bienveillante, et aucun nuage ne semblait poindre pour la masquer. Ce jour ensoleillé allait se placer sous le signe du repos et de la déconnexion totale, c'est tout du moins ce que j'avais décidé après avoir quitté la maison qui restait invariablement sous l'emprise d'une ambiance plus que morose. J'avais donc rejoint le parc, l'endroit le plus approprié selon moi pour l'activité à laquelle j'allais m'adonner.
Le léger gazouillis provoqué par le chant des oiseaux et les jeux des enfants venait rythmer les murmures du vent passant dans le feuillage de l'arbre sous lequel je me trouvais. Dans l'ombre du grand végétal, la douce clarté du soleil parvenait à se faufiler en certains endroits pour me faire profiter de ses bienfaits.
Moi, j'avais sorti un livre d'un sac que j'avais emporté pour me consacrer à mon passe-temps favori : la lecture.

Sur le cuir couleur rouge sang de l'ouvrage était inscrit en lettres noirs « Une créature d'horreur dans la nuit ». Une fiction racontant comment un couple s'étant établi dans une maison isolée en pleine campagne pour leurs vacances réagissait aux assauts nocturnes d'une bête à l'apparence mi-humaine mi-loup. Ce livre m'intéressait pour la simple raison qu'il datait d'une époque où les Alters n'existaient pas, et je constatai avec frisson et amusement à la fois comment la détresse des deux personnages étaient si bien retranscrite, à tel point que je demandais moi-même comment je réagirai face à une telle créature malgré mon époque où l'extraordinaire d'antan est devenu l'ordinaire d'aujourd'hui.

Alors que je me délectai du contenu d'horreur qui s'offrait à moi et que la brise me berçait, une hausse sonore vint briser ma chère tranquillité. Je quittai les lignes de mon livre avec agacement pour chercher du regard la source de ce désagrément. Là, mes yeux tombèrent sur un groupe d'enfants jouant prêt d'un arbre. Rien d'anormal si je n'avais pas remarqué à quel genre de jeu sordide ils se livraient. En effet, je constatai avec dégoût que les enfants se plaisaient à lancer divers cailloux dans le feuillage d'un arbre où se trouvait acculé un pauvre félin manifestement bloqué.

* La cruauté naïve des enfants...* pensais-je raisonnablement malgré tout l’écœurement et l'indignation que cette scène abjecte m'inspirait.

Après un soupir, je refermai mon livre et l'engouffrai dans mon sac, avant de me lever. Sans prendre le temps d' épousseter mes vêtements, je me dirigeai avec résolution vers le groupe d'enfants afin de mettre fin à ce spectacle glauque sans plus attendre.
Cependant, bien avant que je puisse les atteindre, je fus coupé dans mon élan par l'intervention d'une jeune femme que je n'avais pas remarqué jusqu'alors.

* C'est peut-être mieux comme ça. * me dis-je dans un premier temps. * J'aurai peut-être mal agis sous le coup de la colère. *

La suite des événements allaient me donner tort. Contre toutes mes attentes, l'un des enfants, celui qui avait tristement réussi à toucher le chat bloqué dans l'arbre, fut violemment empoigné par l'inconnue au niveau du cou puis plaqué avec force contre le tronc de l'arbre à l'en faire trembler. Malgré la distance, je distinguai la rage sur le visage de la jeune femme. L'espace d'un instant, je craignis que le pire arrive, et repris avec hâte ma marche vers le groupe. Alors que je m'apprêtai à interpeller oralement la jeune femme enragée, je constatai avec un étrange soulagement que cette dernière se « contenta » de l'envoyer au sol suite à quoi elle lui lança avec ironie un caillou au visage, ce qui provoqua ses pleurs et la fuite du groupe d'enfants.
Je n'allais pas finir d'être dépassé, puisque je vis pousser sur le sommet du crâne de l'inconnue deux oreilles ainsi qu'une queue au niveau du bas de son dos. Ces deux éléments, qui semblaient être ceux appartenant à la physionomie d'un chien ou d'animal s'en rapprochant, étaient présents sur un être bel et bien humain : l’œuvre manifeste d'un Alter.
Mi-femme mi animale, elle parvint sans mal à grimper à l'arbre et à en descendre le chat apeuré. Un acte de bonté tranchant net avec ce qui venait de se passer, mais malgré la bonne intention de la femme- canidé, je ne pouvais pas rester muet après ce qui venait de se passer. Je m'approchai, et me retrouvai maintenant derrière elle. Cette dernière semblait occupée à rassurer le chat, ce qui vint une nouvelle fois adoucir le portrait agressif que j'avais d'elle. Perturbé, je balbutiai :

« Heu... »

« Qu'est-ce que tu veux ? »  me dit-elle sèchement en se retournant vers moi alors que ses attributs canidé disparaissaient.

Mes yeux tombèrent sur le pauvre animal visiblement ravi d'être dorloté après ce qu'il avait subi. A cette vue, je ne pus que me raviser et esquisser un sourire gêné. Je relevai les yeux vers la jeune femme et m'adressai à elle, de manière un peu plus assurée :

« En fait...c'est juste dommage que ça se soit passé ainsi, mais au moins cette situation est réglée, et ils vont certainement s'en remettre ».

Je prononçai ces derniers mots en faisant un signe de la tête dans la direction par laquelle les enfants s'étaient échappés. Je repris, en souriant :

« En tout cas, il y en a au moins un ravi de ce qui vient de se passer ! »

J'approchai alors la main de ce dernier, mais le félin s'empressa de me faire battre en retraite d'un mouvement de la patte, me griffant au niveau de la paume.

« Tss... » dis-je avec agacement en essuyant le sang de ma main d'un léger coup de langue.

« Peu importe. Je m'appelle Beryl. Disons que...je vous remercie simplement de l'aide que vous lui avez apporté, on a tous droit à la sécurité après tout, humains et non-humains. »

Je tendais alors ma main intacte vers la jeune femme, sans m'empêcher de penser avec quelle violence les enfants avaient été puni.
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MessageSujet: Re: Un probléme le blondinet ? | Beryl   Ven 12 Aoû - 16:41

Le jeune chat et sécurité dans mes bras, j'étais tombé nez à nez avec un jeune homme a la chevelure blonde. Fronçant les sourcils, je lui avais demandé assez sèchement ce qu'il voulait. Avais-je été sans doute un peu trop amer dans le ton de ma voix ? Il esquissa un sourire gêné avant de relever les yeux vers ma direction, prononçant alors quelques mots a mon égard « En fait...c'est juste dommage que ça se soit passé ainsi, mais au moins cette situation est réglée, et ils vont certainement s'en remettre » dit-il alors que je haussai simplement les épaules. Je faisais alors preuve d'un "je-m'en-foutisme" de haut niveau. Soupirant, agacée, je voulus faire demi-tour, mais ce dernier reprit alors la parole, que voulait-il encore ? « En tout cas, il y en a au moins un ravi de ce qui vient de se passer ! » Je crus un instant que mes lèvres allait exploser de rire

Soudainement, le jeune homme eu la merveilleuse idée d'approcher l'une de ses mains en direction du jeune chat traumatisée. J'avais déjà pressenti les gestes de l'animal, pourquoi ferait-il confiance a un parfaite inconnu ? Je connais bien trop le caractère animal pour ne pas savoir ce qu'il allait se passer... C'est alors que le jeune homme eu un mouvement de recul en grimaçant, le jeune chat venait de littéralement lui griffer la main, une main maintenant perlant de goutte de sang... Reprenant mes esprits, essayant de ne pas penser "nourriture", j'avais continué de caresser le jeune chat, ne prononçant rien pour le moment, attendant le voir les événements à venir.

« Tss Peu importe. Je m'appelle Beryl. Disons que...je vous remercie simplement de l'aide que vous lui avez apporté, on a tous droit à la sécurité après tout, humains et non-humains. » dit-il en léchant la blessure sur sa main.

En riant légèrement, je m'étais mise a sourire avant de répondre automatiquement « ça fait mal ? petite nature... » dis-je en souriant narquoisement, embrassant la tête de l'animal, « C'est étrange que ce chat ne m'attaque pas... non ? » j'avais un instant haussé les sourcils avant qu'une vieille femme s'approche de nous, paniquée « Oh... Vous avez retrouvé mon minou... » dit-elle, le chat gigotants dans mes mains pour aller dans ceux de la vielle femme « Merci beaucoup jeune fille » dit-elle en me donnant alors un billet. D'un signe de main, je refusai « Acheter lui plutôt des friandises avec ce billet et faite plus attention à votre chat, la prochaine fois madame, certains humains sont cruels avec les animaux » avait-je alors dit, recroissant les bras sur ma poitrine, la vieille femme repartant avec sont jeune chat maintenant entre de bonne-main.

« Humain ou non-humain... je n'aime pas la race humaine, c'est plus fort que moi... » dit-je en soupirant « Beryl c'est ça ? moi c'est Emiko, je suis assez connu dans un certaine endroit mais vous ne devez pas le fréquenter, vous paraissez aussi faible qu'un jeune agneau accrocher a la mamelle de sa mère » dis-je une dernière fois avant de passa ma main dans ma longue chevelure, prenant place sur le banc juste a côté de l'arbre « Que me vos votre attachement, a part ça ? » je penche alors la tête en l'observant.

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MessageSujet: Re: Un probléme le blondinet ? | Beryl   Sam 13 Aoû - 16:46

Occupé à lécher la blessure que l'animal apeuré m'avait infligé à la main, je jaugeais d'un coup d’œil rapide et discret ma singulière interlocutrice que j'avais maintenant bien en face de moi. De l'avis de nombreuses personnes, la jeune femme avait un corps que l'on pourrait considérer comme étant parfait. Dotée d'une silhouette fine mais non dénuée de formes pour le moins avantageuses, la jeune inconnue était pourvue d'une longue chevelure dorée qui venait descendre jusqu'au bas de son dos et encadrait son visage de plusieurs mèches rebelles teintées d'une couleur émeraude. Ce visage bordé de vert ne rappelait en rien les traits typiques japonais. En effet, le blanc pur de la peau de la jeune femme venait compléter avec perfection la douceur de ses traits du visage de telle manière que, bien qu'il était évident qu'elle soit plus vielle que moi, il était difficile de deviner son âge exact. Son visage exempt d'imperfection semblait être le témoin d'un soin particulièrement méticuleux, vraisemblable prodigué au moyen de maquillage ou autres crèmes. Pour clore l'impressionnante pureté de ce portrait, deux magnifiques yeux dont la couleur renvoyait à celle des mèches rebelles de la jeune femme trônaient au milieu du visage dans une harmonie parfaite. De mon point de vu, j'avais devant moi une véritable poupée de porcelaine qui aurait pris vie.

Alors que je terminai d'étaler ce remède archaïque qu'était ma salive sur les entailles de ma main, je me demandai comment un portrait physique aussi doux pouvait être contrebalancé par l'attitude brutale dont elle avait fait la démonstration quelques temps auparavant sur ces enfants. Voilà un contraste riche en mystères, et je commençais à ressentir un vif intérêt à converser avec cette femme dont je je ne connaissais toujours pas le nom.

« ça fait mal ? petite nature... »  dit-elle d'un ton moqueur, un sourire malicieux sur son visage alors que j'appliquai un dernier coup de langue sur ma paume endolorie.

D'un clignement des yeux et d'un mouvement de la tête, je voulus lui faire comprendre que j'en avais vu d'autres et que je m'en remettrai bien assez vite. Je sortis un mouchoir en soie blanc d'une de mes poches et tapotai avec légèreté mes lèvres légèrement rougies par le sang qu'elles avaient nettoyé. Ceci fait, j’entourai ma main blessée avec ce tissu d'un geste habile, et pris la parole :

« Ce qui fait le plus de mal, c'est d'être blessé par un être dont on ne veut que le bien finalement. Mais bon, je sais à quoi m'en tenir maintenant. »

Je souris à l'attention du félin encore bercé dans les bras de sa bienfaitrice, bien trop heureux d'être ainsi cajolé pour m'accorder la moindre attention. La remarque de l'inconnue quant au fait que le chat ne semblait avoir aucunement l'intention d'en faire la cible de ses coups de griffes était plus que pertinente. Cela me fit de nouveau penser aux caractéristiques animales maintenant absentes que la jeune femme arborait il y a quelques instants seulement, et me demandai si un Alter visant à donner les capacités d'une bête quelconque permettait automatiquement de donner à son utilisateur une affinité naturelle avec les autres animaux. Je réfléchis un instant, et me dit dans un second temps qu'il pouvait tout aussi bien s'agir de l'affinité qu'un humain peut avoir avec les animaux ou non, Alter mis à part.

Plongé dans mes réflexions, je fus interrompu par l'arrivée d'une vieille dame, que je saluai brièvement d'une inclinaison de la tête. A sa vue, le chat quitta d'un seul bond les bras de sa gardienne pour plonger dans ceux de ce qui devait être sa maîtresse. La vieille femme semblait au comble du bonheur, et remercia chaudement celle qui était venue au secours de son animal de compagnie. Elle lui tendit soudainement un billet en guise de récompense, que la sauveuse du félin refusa avec noblesse. Elle pria la femme de garder cet argent et de l'utiliser pour satisfaire au mieux les besoins du chat, et la somma de faire mieux attention à lui en la mettant en garde de la cruauté dont certains pouvaient faire preuve. Un conseil avisé selon moi, il suffisait de voir comment les enfants avaient traité le pauvre animal. Même si cela peut être inconscient, la violence que l'on peut faire subir à autrui reste la même, et c'est ce à quoi la vielle dame devait faire attention à l'avenir pour que cela ne se reproduise plus. D'un nouveau signe de la tête, je saluai la dame qui s'éloignait sans prononcer un mot. Là, j'entendis les mots de mon interlocutrice, qu'elle avait prononcé dans un soupir :

« Humain ou non-humain... je n'aime pas la race humaine, c'est plus fort que moi... »

A l'écoute de ces mots qui étaient comme baignés de désespoir, je sentis un frisson parcourir mon échine. Je l'observai pour constater qu'il ne s'agissait nullement d'une plaisanterie. Une remarque pareille ne pouvait que témoigner de quelque chose d'inquiétant. Je compris alors un peu mieux le contraste entre la sauvagerie mêlée de sadisme dont elle avait preuve avec les enfants, bien qu'ils eurent été coupables par ailleurs, et la délicatesse avec laquelle elle avait traité l'animal.

Alors que je réfléchissais à ses derniers mots, les yeux baissés et la main bandée machinalement rabattue sur ma bouche, la jeune inconnue me dévoila son prénom : Emiko. Elle poursuivit en me confiant qu'elle était très connue dans un certain endroit dont je ne devais pas connaître l'existence en raison de ma manifeste fragilité, fragilité qu'elle avait habilement associée à celle d'un agneau encore dépendant de sa mère. Je relevai les yeux vers Emiko à l'attente de cette comparaison, à laquelle ne pus m'empêcher de répondre, dans un soupir :

« Ou plutôt accroché à son père... »

Mais je reconnaissais néanmoins ma fragilité dont j' étais conscient depuis longtemps déjà. Emiko prit place sur le banc à côté de l'arbre, et s'adressa une nouvelle fois à moi :

« Que me vaut votre attachement, à part ça ? »

J'étais encore debout, et pris un bref instant pour réfléchir. Je finis par lui répondre :

« Et bien...initialement je voulais juste vous remercier d'avoir porté secours à ce chat tout en vous faisant part de mon mécontentement...vis à vis de la cruauté dont vous avez fait preuve à l'égard des enfants, pour être honnête. Une approche pleine de contradictions, n'est-ce pas ? »

Je me massai l'arrière du crâne, puis me tournai. J'étais maintenant dos à mon interlocutrice et je pris un instant supplémentaire pour réfléchir. La simple remontrance n'allait rien donné de bien, et je sentais que poursuivre la discussion avec Emiko allait pouvoir m'apporter quelque chose, quelque chose qui me ferait évoluer. Cette simple perspective de discussion fit naître en moi une soudaine excitation. Je repris, et me tournant vers mon interlocutrice :

« C'est autre chose qui me fait encore vous parler maintenant. Vous avez eu raison de comparer ma faiblesse à celle d'un agneau. Faible, je le suis pour le moment. Physiquement d'une part, mais aussi mentalement. »

Je pris place à côté d'elle sur le banc, sans demander de permission, animé par une ardente excitation qui me faisait oublier les bonnes manières. J'observais maintenant sa tête penchée, et repris :

« J'ai l'intime conviction que discuter avec vous peut me faire évoluer, me faire faire un pas vers le bélier pour quitter ma condition d'agneau. Tout à l'heure, ce que vous avez fait à cet enfant...et la noblesse avec laquelle vous avait refusé l'argent de cette femme d'autre part, démontrant avec quel altruisme vous avez agi pour le bien de ce chat...j'aimerai mieux comprendre. Vous avez dit tout à l'heure que vous n'aimiez pas la race humaine, c'est ça ? Est-ce réellement possible dans un monde où l'Homme est partout ? Est-ce possible alors que vous êtes vous même humaine ? »

Je me rendis soudain compte dans quelle frénésie de questions j'étais pris comme si je venais de réveiller en sursaut. Je repris, avec gêne :

« Du moins...si vous avez l'envie de répondre à mes questions, et si ce n'est pas trop indiscret, évidemment. »


Dernière édition par Beryl Leblanc le Sam 3 Sep - 18:17, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Un probléme le blondinet ? | Beryl   Sam 13 Aoû - 19:32


Assise sur mon banc, mon esprit divaguant au gré du vent. J'avais un court instant fermé mes yeux iris d'une couleur émeraude. Passant ma langue sur mes lèvres, le jeune homme maintenant dos a moi. Il se massait l'arrière de son crâne, j'ouvre alors mes yeux, le monde n'avait pas changer après cela... Si par miracle mon Alter pouvait-être permanent, je m’enfuirais loin d'ici. Je rêvais de cet endroit que chaque animal désiraient, un endroit teint de vert, un endroit sans l'homme... Revenir au temps ou l'intelligence humaine était moindre, voilà ce que je désirais...

« Et bien...initialement je voulais juste vous remercier d'avoir porté secours à ce chat tout en vous faisant part de mon mécontentement...vis à vis de la cruauté dont vous avez fait preuve à l'égard des enfants, pour être honnête. Une approche pleine de contradictions, n'est-ce pas ? »

J'hausse un instant les sourcils, déposant mes mains sur le banc pour laisser mon corp tomber légèrement en arrière, ma longue chevelure entreprenant une danse effrénée avec la douce brise. Le jeune homme nommée Beryl se tourne alors une nouvelle fois vers moi, plongeant ses yeux dans les miens. Je ne souris pas, mon visage restant de marbre.

« C'est autre chose qui me fait encore vous parler maintenant. Vous avez eu raison de comparer ma faiblesse à celle d'un agneau. Faible, je le suis pour le moment. Physiquement d'une part, mais aussi mentalement. » dit-il avant de s'asseoir sans mon avis a côté de moi. Ronchonnant légèrement, je m'étais écarter de lui, il n'avait pas la peste mais pour moi ce genre d’individu était a éviter... je pouvais déjà pressentir en lui un nombre incalculable de question a mon égard « Un agneau ne devrais pas fréquenter le loup, il y risque beaucoup » dit-je simplement sur le ton de l'énigme, ce jeune homme ne devait pas comprendre ou je voulais en venir mais pour moi, chaque humains étaient des agneaux, de la chaire fraîche a rafler.

« J'ai l'intime conviction que discuter avec vous peut me faire évoluer, me faire faire un pas vers le bélier pour quitter ma condition d'agneau. Tout à l'heure, ce que vous avez fait à cet enfant...et la noblesse avec laquelle vous avait refusé l'argent de cette femme d'autre part, démontrant avec quel altruisme vous avez agi pour le bien de ce chat...j'aimerai mieux comprendre. Vous avez dit tout à l'heure que vous n'aimiez pas la race humaine, c'est ça ? Est-ce réellement possible dans un monde où l'Homme est partout ? Est-ce possible alors que vous êtes vous même humaine ? » dit-il

Je pouvais sentir mon sang bouillonner ainsi que mes veines explosées suite au dernière parole du jeune homme. Il y avait bien une chose que je détestais le plus au monde, qu'on me nomme " Humaine " « Du moins...si vous avez l'envie de répondre à mes questions, et si ce n'est pas trop indiscret, évidemment. » Serrant les dents, je n'avais pas pu retenir un petit grognement, mes crocs blessant l’intérieur de ma bouche « Vous venez de me foudroyer d'une insulte insupportable » dis-je en montrant les crocs

« Vous ne devriez pas croire ce que vous montre votre cerveau, regarder au-delà des choses... devant vous, n'est qu'une enveloppe... Pourquoi seul l'homme aurait hérité d'un Alter, pourquoi un animal n'en serait-il pas capable ? l'Intelligence peut-être... l'animal est intelligent, l'homme est idiot. » prononçais-je clairement au jeune homme

Mes crocs redevinrent des dents normales, alors que je plongeais mes yeux à l’intérieur des siens « Il y a tant de choses que je reproche a la race humaine... Celle-ci est loin d'être intelligente. Tous les tests de médicament, cosmétique et autre... Ce sont fait sur les animaux, car il ne pouvait rien dire, l'animal est tellement faible mais tellement courageux, il souffre en silence... Les conditions dans les abattoirs, c'est juste horrible... Se servir des animaux pour gagner de l'argent ; concours, zoo et cirque... Pitié, ils ne rêvent que de liberté et l'homme les enchaînes. La chasse... l'homme tue à la chasse pour son plaisir alors qu'un animal tue pour manger, encore la raison pour lequel, je dis que l'homme est idiot. Dans certains pays, on mange des animaux encore vivant... Manger un homme vivant est aussi excitant, on va dire. Les vêtements en peau de renard, de phoque, bientôt, je me ferais un manteau d'un riche aristocrate... il y a encore tant de choses que l'homme fait subir à l'animal... si vous ne comprenez pas ça vous-même, je le comprendrais, vous ne pouvez pas comprendre, car pour vous l'animal fait partie de la chaîne alimentaire, vous vous croyez au dessus d'eux et pourtant... une fois seul, vous ne faites pas le poids. »

Je me redresse alors du banc ou j'étais assise, je n'avais pas parler ainsi depuis des années... je ne disais pas grand chose mis a pars la vérité. Le monde était tomber bien bas depuis quelques années... « Enfin bon... je ne considérer plus comme l'une des femmes de cette espèce aussi cruelle » dis-je alors soudainement. J'étais sans doute née pour venger cette espèces, tuer un homme me provoquait une jubilation instable, j'aimais ça... en contrepartie, je détestais qu'on touche a l'espèce animal. J'étais sans doute malade de me croire l'une d'entre eux mais je me l'avouais moi même, j'étais plus heureuse en tant que simple canidé.

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MessageSujet: Re: Un probléme le blondinet ? | Beryl   Lun 15 Aoû - 15:41

Parfois, les conséquences d'un mauvais choix ne se font pas attendre. Dans mon cas, c'était le choix de mes mots, ou plutôt de la question que j'avais posé à Emiko. L'instant où le mot « humaine » s'échappa de ma bouche, je pus clairement ressentir avec quelle fulgurance une rage bouillonnante envahit mon interlocutrice. Beaucoup de signes en témoignaient : son grognement animal, ces dents maintenant pareils à des crocs tranchants, cette tension dans l'air. Sans que ce soit un sentiment concret, j'avais l'impression d'avoir réveillé la colère d'une bête qu'il aurait mieux fallu laisser endormie. Je déglutis avec difficulté lorsque les mots d'Emiko vinrent confirmer l'offense que je lui avais faite en ayant eu l'audace de la comparer à une humaine. Trop décontenancé par cette impression oppressante d'être susceptible de me faire dévorer par une bête sauvage dans la seconde suivante, je ne pris pas le temps d'imaginer une quelconque excuse qui pourrait l'apaiser et tendis simplement une oreille attentive aux réponses de la jeune femme.

Sans réfléchir particulièrement au sens de ses mots, je remarquai avec quelle fermeté et conviction Emiko exposait son point de vue. Que l'on soit d'accord ou non avec ses propos, il ne faisait aucun doute qu'elle en était parfaitement convaincue, ce qui suscitait en moi un subtil mélange d'admiration et d'inquiétude : Admiratif de son franc-parler, inquiet de constater que ce franc-parler était au service d'une haine envers la race humaine.

Alors que son regard d'émeraude était plongé dans le mien, je constatai avec soulagement que ses crocs menaçants disparaissaient au profit de dents tout à fait humaines. J'eus littéralement l'impression que l'on retirait un couteau de ma gorge et que je pus enfin reprendre mon souffle que je retenais jusqu'alors. Reprenant peu à peu contenance, je pus aborder ce qu'allait dire Emiko avec un peu plus de sérénité. S'en suivit alors une série de tristes vérités sur l'asservissement des bêtes par l'Homme. Je n'apprenais rien, certes, mais il était presque étrange d'entendre toutes ces vérités d'un seul tenant et prononcées avec une réelle assurance. Nous sommes tous concernés par ces problèmes, et on acquiesce volontiers lorsqu'il s'agit de confirmer que c'est quelque chose de mal, quelque chose qui ne devrait pas exister. Mais on acquiesce, seulement, et acquiescer ne change évidemment rien. Je compris alors le malaise d'une personne qui se sentait réellement concernée par la cause animale dans un monde où elle ne fait que déclencher l'empathie des gens sans susciter de vraies réactions.

Alors que la femme-animale se levait du banc après avoir achevé de me répondre et qu'elle confirmait sa non-appartenance à la race humaine, je me plongeais dans une profonde réflexion quant aux choix de mes prochains mots. J'avais été muet jusque là, attentif à ce que mon interlocutrice avait à me dire, et il s'agissait maintenant pour moi de lui répondre à la fois sans ranimer la colère que j'avais fait naître en elle il y a un instant tout en apportant quelque chose de neuf à cette discussion. Cela parut court de mon point de vue, mais les secondes de silence s'accumulaient et je devais dire quelque chose. Malgré la crainte qu'Emiko se lasse et décide de mettre fin à cette discussion, je pris le temps d'inspirer profondément avant parler :

« Pour être franc, je ne me suis jamais penché longuement sur la cause animale, à tort certainement. Il y a tant de problèmes, peut-être encore plus aujourd'hui, que ça en devient difficile à la fois de se concentrer sur un seul de ces problèmes en ignorant les autres et également de tenter de se sentir concerné par chacun d'entre eux... »

Mon regard s'abaissa au fur et à mesure que les mots que je prononçais me rappelaient à quel point il était difficile, ou plutôt impossible, de rendre tout le monde heureux. Je repris, d'une voix monocorde :

« Les Alters ont beau tous nous rendre différents, quand je constate que les mêmes problèmes demeurent, avec en plus la criminalité montante, je ne peux m'empêcher de penser qu'il est compliqué de considérer ça comme une évolution... »

Je repensais à mon propre passé, imaginant à quel point ma vie aurait pu être plus heureuse sans Alters : une grand-mère suicidée, un père incapable de remonter la pente. Je sentis mon esprit sombrer peu à peu dans mes propres soucis avant que mes yeux ne croisent le regard de mon interlocutrice, me rappelant que je n'étais pas seul. Je me massais brièvement la tempe, comme pour apaiser un mal de crâne, et repris à l'adresse d'Emiko :

« La vie nous fait parfois perdre espoir, j'essaie de rester le plus optimiste possible pour ne pas devenir fou. Et vous ? Vous avez vraisemblablement vécu des choses qui vous font vous sentir particulièrement attachée aux animaux et à ce qu'on peut leur faire subir. C'est bon qu'il y ait, comme vous, des personnes aussi concernées par le problème, mais je pense quand même qu'il faut garder espoir en l'humanité. Tout à l'heure, vous avez rendu ce chat à sa propriétaire,peut-être sans douter que c'était la meilleure situation pour cet animal. C'est le signe que la violence envers l'animal ne va pas de soit pour l'Homme, non ? »

Je marquai soudainement une pause, réfléchissant à ce que je venais dire. Machinalement, je portai l'index de ma main blessé sur ma bouche. Je me rendis compte que ça n'allait pas, puisque si retrouver sa maîtresse était bel et bien la meilleur situation pour ce chat, la réelle meilleure situation aurait été qu'il n'ait pas besoin de l'Homme pour s'en sortir. Je marmonnai alors à mon interlocutrice :

« Oubliez ça, c'était naïf... »

Je retirai l'index de devant ma bouche pour reprendre, d'une voix plus claire :

« Alors, si ça ne vous dérange, j'ai peut-être une autre question, la dernière si vous ne voulez pas prolonger cette discussion. Comment palliez-vous à ce problème ? Quelle est la meilleure solution selon vous pour que l'animal ne subisse plus les atrocités infligées par l'Homme ? »

Je levai les yeux pour l'observer, elle qui était maintenant debout, me dominant de sa hauteur alors que je restais assis. Je craignais la réponse d'Emiko dont les pensées semblaient extrêmes, mais quelle qu'elle soit, je devais entendre sa réponse.
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Emiko Kondô

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MessageSujet: Re: Un probléme le blondinet ? | Beryl   Mer 31 Aoû - 10:32


De longue parole qui pourtant ne servait à rien. Je m'efforçais a parler de cette cause a de nombreuses personnes, mais les humains étaient tous les mêmes, des ignorants. Me mordant la lèvre inférieure, je m'étais retourné vers cet homme. Me laisserait-il désormais ? Où désirait-il en savoir on peu pus sur mon cas ? J'étais quelqu'un de spécial, mais personne ne me connaissais réellement.

« Pour être franc, je ne me suis jamais penché longuement sur la cause animale, à tort certainement. Il y a tant de problèmes, peut-être encore plus aujourd'hui, que ça en devient difficile à la fois de se concentrer sur un seul de ces problèmes en ignorant les autres et également de tenter de se sentir concerné par chacun d'entre eux... » Prononça-t-il avant de baisser les yeux, comme si quelque chose le tracassais. Il reprit simplement d'une voix monocorde « Les Alters on beau tous nous rendre différents, quand je constate que les mêmes problèmes demeurent, avec en plus la criminalité montante, je ne peux m'empêcher de penser qu'il est compliqué de considérer ça comme une évolution... » Je ne pue retenir un certain mouvement de tête, je n'étais pas d'accord, la criminalité dans tous les cas était due à l'homme, je faisais partie des personnes tuant des humains, mais simplement pour une bonne cause. Il était détestable mais certain avait cette lueur dans leur âme... Une lueur que je ne pouvais pas nier.

Mes yeux plongé dans les siens, j'avais pues sentir en lui en certaine frustration, passé douloureux ? Sans doute... « La vie nous fait parfois perdre espoir, j'essaie de rester le plus optimiste possible pour ne pas devenir fou. Et vous ? Vous avez vraisemblablement vécu des choses qui vous font vous sentir particulièrement attachée aux animaux et à ce qu'on peut leur faire subir. C'est bon qu'il y ait, comme vous, des personnes aussi concernées par le problème, mais je pense quand même qu'il faut garder espoir en l'humanité. Tout à l'heure, vous avez rendu ce chat à sa propriétaire,peut-être sans douter que c'était la meilleure situation pour cet animal. C'est le signe que la violence envers l'animal ne va pas de soit pour l'Homme, non ? » dit-il une nouvelle fois alors que je restais de pierre face a lui, aucune émotion ne s'affichant sur mon visage.

Finalement, un peu surprise, il répondu de lui-même « Oubliez ça, c'était naïf... » d'un mouvement de main, je répondu à mon tour « Le gros défaut de l'homme et sans doute sont impatiente. J'ai pris le temps de regarder cette femme dans les yeux, j'ai vus sont chagrin à l'intérieur de son cœur, je voyais très bien que ce chat était attaché a son humaine. Il suffit d'écouter le cœur de chaque être vivant pour prendre une décision, mais ça, vous humains, vous en êtes incapable.. et puis je n'ai rien vécu de particulier pour aimer ainsi les animaux, je protege simplement la seule chose qu'il y a encore bon sur terre. » dis-je sur le ton de la provocation.

Apportant sont index blesser a sa bouche, l'homme semblait encore assez curieux pour me poser une nouvelle question « Alors, si ça ne vous dérange, j'ai peut-être une autre question, la dernière si vous ne voulez pas prolonger cette discussion. Comment palliez-vous à ce problème ? Quelle est la meilleure solution selon vous pour que l'animal ne subisse plus les atrocités infligées par l'Homme ? » Un rire sadique était sortie d'un seul jet de ma gorge. Les joues devenue rouge, des larmes au a l’extrémité de mes yeux, j'avais ris ainsi un certain moment avant de reprendre mon souffle « Elle était drôle celle-la... » dis-je simplement au jeune blondinet « Quelle est la meilleure solution selon moi pour que l'animal ne subisse plus les atrocités infligées par l'Homme dite-vous... ? Et bien sans doute donner toute l'humanité a une meute de loup affamé » dis-je alors que mes crocs refaisait surface, venant blesser ma lèvre inférieur, une perle de sang coulant le long de celle-ci « L'homme n'est bon qu'a nourrir les bêtes » Le dominant par la hauteur, je m'étais finalement assise une nouvelle fois a côté de lui, rentrant mes canines a l’intérieur de ma bouche, passant un léger coup de langue sur ma blessure.

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MessageSujet: Re: Un probléme le blondinet ? | Beryl   Sam 3 Sep - 18:40

Mon sang se glaça quand je vis celui de mon interlocutrice perler de son menton. Ses crocs acérés s'étaient une nouvelle fois révélés et avaient blessé sa lèvre inférieure sans que cette dernière n'en semble pas particulièrement indisposé. Mais malgré cette vision sauvage de crocs et de sang, ce n'était pas les armes tranchantes de sa bouche qui m'affectaient le plus, mais plutôt les mots qui en sortaient.

Le massacre de l'humanité, ce n'était ni plus ni moins ce que Emiko me proposait. Après toutes les paroles que nous avions échangées, j'avais fini par me préparer à une telle réponse, mais l'entendre était difficile tant cela me semblait être une pensée effroyablement irraisonnée. Elle soutenait n'avoir rien vécu de particulier pour en être arrivée là : je n'y croyais pas. Sans avancer qu'elle me mentait, je pouvais aisément imaginer qu'elle ne s'en rendait peut-être tout simplement pas compte. Une haine si grande ne pouvait pas venir du simple constat de la maltraitance que les Hommes font subir aux animaux, il devait y avoir autre chose...
Quoi qu'il en soit, il ne faisait aucun doute que Emiko était le produit de ce que l'Homme avait semé jusqu'à maintenant, privilégiant son expansion en faisant fi des autres espèces avec lesquelles il cohabitait. En pensant à cela, je me rendis compte que le pire était en fait que la haine de mon interlocutrice que je jugeais insensée était avec du recul presque compréhensible.
Alors qu'elle s'asseyait de nouveau à mes côtés et que sa bête intérieure se refrénait, je déglutis.

Au plus profond de mon âme, je savais qu'il ne fallait pas laisser les choses en l'état. Quelqu'un avec une telle pensée était dangereux pour notre société, et mon rôle était de trouver le moyen de supprimer cette haine potentiellement génitrice de massacres plutôt que d'essayer de recoller les morceaux une fois le mal fait. C'était peut-être ça, être un Héros ; prévenir plutôt que guérir. Mais c'est là que mon cœur s'effaçait face à ma raison. Ma raison qui constatait avec quelle virulence le venin qu'était ce dégoût pour l'Homme s'était répandu dans chaque parcelle de son corps, me démontrant ainsi qu'il était vain d'essayer seul d'éradiquer l'aversion de mon interlocutrice qui semblait si profondément ancrée en elle.
Et donc, puisqu'il était vain d'essayer de venir en aide à Emiko, que faisais-je encore à ses côtés, pauvre humain fragile qu'elle préférait sans doute voir pris au piège dans la gueule d'un animal ? La vision de ma propre chaire déchirée par des griffes et des crocs suffit à me convaincre qu'il n'y avait rien de plus à gagner à poursuivre cette conversation, et qu'il était temps pour moi de prendre congé.
Après avoir poussé un long soupir, je m'adressai à mon interlocutrice :

« Bien, je vous ai entendu. Une telle pensée doit avoir de solides arguments pour exister, et je suis bien incapable d'en comprendre exactement la teneur et encore moins de vous faire changer d'avis. Quoiqu'il en soit, je crois avoir trop abusé de votre temps, je ne suis pas si bavard d'habitude, désolé. Je me rends compte que j'ai encore beaucoup de choses à apprendre. Pour l'heure... »

Je me levai du banc. Afin de masquer au mieux mon malaise, je laissai apparaître un sourire le plus naturel possible sur mon visage. J'ajustai la bretelle de ma sacoche en cuir sur mon épaule, pris le temps de m'étirer, et repris :

« ...je vous laisse, je dois rentrer. Encore merci de m'avoir consacré de votre temps. »

Après avoir adressé une légère inclinaison de la tête à Emiko pour la saluer, je commençai à m'éloigner du banc et à me dirigeai vers la sortie du parc. Je regardais droit devant, conscient que je laissais derrière moi quelque chose de terrible, une pensée néfaste dont l'affrontement m'avait semblé trop dangereux. Le courage m'avait manqué, et bien que cette discussion m'avait enrichie d'une certaine manière, un goût amère demeurait dans ma bouche.
Je fus sorti de mes pensées lorsque, après à peine quelques mètres, j’aperçus le groupe d'enfants de tout à l'heure qui était de retour dans le parc, à la différence qu'ils étaient venus accompagnés cette fois. Ils étaient revenus avec un groupe de trois individus de mon âge, donc je reconnaissais les visages. Il s'agissait là de trois élèves de mon ancien collège qui avaient l'habitude de se déplacer ensemble. J'avais d'ailleurs été dans la même classe qu'eux lors de ma dernière année, et je leur connaissais la mauvaise réputation de s'en prendre aux autres élèves, notamment en ayant la mauvaise habitude d'utiliser leurs Alters de manière peu raisonnable.
Cependant, malgré le fait que nous nous connaissions, je n'avais rien à voir avec leur présence ici. En effet, l'un des enfants désigna aux trois plus vieux le banc sur lequel Emiko était assise. L'un des voyous, plus grand d'une tête par rapport aux autres et l'air menaçant, se fit craquer les articulations de ses mains et se dirigea vers la jeune femme accompagné de ses deux compères.

La suite des événements ne faisait plus aucun doute, ils étaient là pour des représailles. L'un des enfants faisait certainement parti de la famille d'un des plus grands, et ils s'agissait maintenant pour eux de laver l'honneur, à l'évidence dans la violence comme leur attitude et leur réputation le laissaient suggérer.

La situation ne pouvait pas être pire. Pressentant la catastrophe qui pouvait se produire, et malgré ma décision de m'éloigner le plus possible d' Emiko que je jugeais dangereuse, il me fallait agir tout de suite car des vies étaient certainement menacées dans l'immédiat. Je tournai les talons et vins me planter aussi vite que je pus devant le trio qui avançait résolument vers la jeune femme. Ces derniers stoppèrent net leur mouvement, surpris de voir leur marche entravée. Des sourires malsains se dessinèrent rapidement sur leurs visages alors qu'ils me reconnurent. Tout en ricanant, le plus grand me lança :

« Leblanc ?! Ha ! Quelle coïncidence mon pote ! Tu m'veux quoi ? Je suis assez occupé là, tu vois... »

Je distinguais nettement les regards qu'il lançait au dessus de mon épaule en direction de la jeune femme, assise non loin derrière moi. Résolu, je lui répondis :

« Je crois savoir ce que tu veux faire, mais le conflit a déjà été résolu, j'étais là pour le constater. Ce que tu vas faire là n'apportera rien de bon, crois-moi. »

Le trio reporta toute leur attention sur moi. Tous se mirent à ricaner de plus bel à l'écoute de mes paroles. Le chef reprit d'une voix forte, en se faisant une nouvelle fois craquer les articulations des mains :

« Si t'as compris ce que je compte faire, je comprends même pas ce que tu fous devant moi. Le conflit, il sera réglé quand je m'en serai mêlé et pas avant, et ça n'apportera rien de bon à cette traînée je te le garantis. S'en prendre à mon frère ? Pour un putain de chat ?! Ça passera pas tant que j'aurai pas cogné sur la coupable... ».

Ce dernier fit un pas devant moi. Je fis de même et écarta les bras pour faire barrière. Malgré le sang que je devinais bouillonnant chez le voyou, j'étais décidé à ne pas laisser les choses empirer. Je lui lançai, d'une voix posée et ferme:

« Non, c'est très sérieux, tu ne comprends pas. Si vous entamez un conflit ici, il y aura sûrement des blessés graves, et pas forcément du côté auquel tu t'attends. Il vaut mieux laisser tomber. »

C'était presque comme si je pouvais voir à l’œil nu une veine frontale palpiter sur le visage de mon interlocuteur, définitivement fou de rage. Il beugla :

« Mais bordel, t'es con ou quoi ? Je t'ai déjà dis que ça se passera pas dans le calme. Des ailes te sont poussés depuis que t'as été accepté à Yuuei ou quoi ?! Tu la ramenais moins avant, et c'était mieux ! Allez, tire-toi maintenant ! »

Ce dernier fit voler son poing vers moi. Par réflexe, je ramenai mes bras vers l'intérieur de mon corps pour tenter de me protéger. Il agrippa alors fermement l'un de mes bras, et je sentis dans la seconde qui suivit le tissu de ma manche se trouer et ma peau brûler au contact d'un liquide qui s'échappait de la paume de la main de mon agresseur. Je poussai alors un gémissement de douleur. De l'acide rongeait ma peau et la force physique de mon assaillant, bien supérieure à la mienne, m'empêchait de me libérer de son étreinte. Finalement, il décida simplement de me jeter sur le côté, certainement conscient que j'étais déjà hors d'état de lui nuire.
A terre mais de nouveau libre, je déchirais les quelques morceaux de tissu encore présent sur la chair à vif de mon bras blessé.

Le trio d'agresseurs, se gaussant de ma pitoyable tentative de bloquer leur chemin, reprit son avancée vers Emiko. Le chef lui aboya :

« Hey salope ! Aujourd'hui tu t'en aies prise à la mauvaise personne. T'en fais pas, je vais m'occuper de ton cas, ça ira vite...ou pas ! ».

Blessé et affaibli, il ne me restait qu'à craindre le pire.
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MessageSujet: Re: Un probléme le blondinet ? | Beryl   Lun 5 Sep - 13:47


Passant un instant ma langue sur ma blessure, je me délectais de mon propre sang. Ce goût devenue commun chez moi, je reconnaissance toutes ses saveurs comme toutes ses nuances. En avais-je dis un peu trop ? Comment cette homme avait-il réussi a autant me faire parler. Je cachai mon jeu mais parfois me prenais moi même aux pièges. Ils y avaient tant de héros... toussent aussi prés les uns que les autres a arrêter une grande vilaine comme moi. Il fallait l'avouée je détestais les héros et en remontant dans mon passé, ma haine venait-elle de là ? J'étais perdu moi-même dans mes idéaux.

« Bien, je vous ai entendu. Une telle pensée doit avoir de solides arguments pour exister, et je suis bien incapable d'en comprendre exactement la teneur et encore moins de vous faire changer d'avis. Quoiqu'il en soit, je crois avoir trop abusé de votre temps, je ne suis pas si bavard d'habitude, désolé. Je me rends compte que j'ai encore beaucoup de choses à apprendre. Pour l'heure... » prononça t-il en se redressant avant de reprendre « ...je vous laisse, je dois rentrer. Encore merci de m'avoir consacré de votre temps. » D'une petite inclinaisons, il quitta mon champ de vision actuelle.

Je n'avais rien dis, seule ma gestuelle avait parlé. D'un mouvement de tête, je lui dis au revoir, je ne pensais pas le re-croisé maintenant qu'il connaissait maintes choses sur moi, je serais dans l'obligation de l'éviter ou dans le pire des cas le tuer. De notre petite heure de discutions, j'avais pus observer ce jeune homme, il n'était pas méchant, mais avait sans doute une lourde responsabilité a porté, c'est ce que j'avais lu en lui.

Me faisant craquer les articulation de mon cou, je m'étais mise à soupirer détournant alors la tête en direction de Beryl. Et pour une raison que je ne connaissais pas, celui-ci était désormais au sol ayant été repoussé violament. Haussant un sourcil, je me demandais bien ce qui se tramait entre lui et cette bande de garçons. J'ai hausse les épaules puis me prépare à partir quand une voix masculine m'interpelle de pleins fouets.

« Hey salope ! Aujourd'hui tu t'en aies prise à la mauvaise personne. T'en fais pas, je vais m'occuper de ton cas, ça ira vite...ou pas ! » dit-il

Je me mise a rire sadiquement au parole de mon interlocuteur, qu'est ce qu'il attendais ? A ce que je frisonne de peur ? « Tu rigoles là ou tu cherches vraiment a crever ? » répondis-je dans un grognement, mes crocs accerée ressortant de ma bouche. En me redressant, l'un des jeunes garçons pris son ami par l'épaule, le faisant alors reculer de moi, pour qu'elle raison ?

« Attend mec, cette salope c'est la championne du Dog House fait pas le con... a sa première prestation elle a tués une vingtaines d'hommes dont l'un était l'oncle d'un mec que je connaisais... cette nana est pas net » dit-il alors que le deuxième garçon qui accompagnais le boss répondu « Putain c'est elle ?! On raconte qu'elle a été envoyer par le diable mais regarde moi ça, on dirait un cure-dent » dit-il, le chef de la bande repoussant alors les deux autres en arrière de l'acide sortant de ses paumes.

« En effet, vous ne vous trompez pas sur mon cas mais votre ami ne semble pas vouloir vous écouter... qu'elle dommage... » dis-je alors, prenant alors rapidement ma forme "Lupus dimidia", des oreilles et une queue canine faisant alors leur apparitions. D'un geste rapide, j'avais foncer sur l'un des arbres a côtés de la bande a garçon, sautant sur celui-ci avant de donner un violent coup de pied dans le crâne d'un des garçons, l'attrapant par la gorge avant de finalement plantés mes crocs dans sa jugulaire encore palpitante.

De peur, l'un des garçons pris la fuite grace de son alter lui permettant d'avoir des ailes d'oiseaux. Il ne restait alors que ce jeune homme mourants au sol et le grand patron qui ne semblait plus très rassurer. Le sang coulant le long de ma bouche, je s'entais l'excitation de monter au crâne, j'avais besoin de tuer... Continuant de grogner, je m'étais approcher du Boss, mes yeux plongés dans les siens. Soudainement, ce dernier me pris par le bras, de l'acide se m'étant a me brûler la peau. D'un cris effroyable, j'avais essayer de me dégager de lui mais il ne voulait pas me lâcher.

Mon cœur frappant contre ma cage thoracique, je m'étais mordu la langue ne s'entant alors plus mon bras gauche. De violence et de rage, je m'étais accroupie devant lui, montrant alors tout signes de faiblesse. Semblant réjoui, il lâcha mon bras endolori « Tu fais moins la maline maintenant, hein salope ? » dit-il, se préparant alors a m'attraper par la gorge.

Malheureusement, je fus trop rapide. À peine venait-il de me frôler que j'avais sauté, mes crocs déchirant sa gorge, mes ongles devenue-t-elle des griffes animale ayant transpercé son abdoméne. Jetais resté ainsi accroché a lui jusqu'à venir ronger chaque parcelle de sa gorge, ses cervicales éclatant sous la pression de ma mâchoire « Connard » dis-je en recrachant un morceau de peau.

Finalement, ma main droite sur ma blessure, je m'étais approché de Beryl, lui donnant un légers coup de pied « Redresse-toi espèce de faiblard, c'est terminé » dit-il, le sang ayant teint la totalité de ma bouche et de mon cou « Si tu parles de ce qu'il viens de se passer a quelqu'un, je te jure que je te réserve le même sors, son pote l'avais prévenue, mais non, il a voulu jouer avec la vie, c'est comme la roulette russe sauf que je savais déjà ou était la balle. » Sans crier garde, je pris alors ma forme "Lupus absolvitur". Mes vêtements tombant au sol, j'étais désormais sous la forme que je considérais être ma " vraie nature ".

Restant un instant devant Beryl, je m'étais mise a lécher sa blessure avant de finalement partir de mon côté, boitant, mon avant-bras ayant été toucher assez violemment, mon os visible dans son bain de sang.]

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MessageSujet: Re: Un probléme le blondinet ? | Beryl   Dim 11 Sep - 16:13

Il y a des moments où on aimerait se tromper sur toute la ligne, où on aimerait garder au fond de soi un tout petit espoir qui nous ferait penser que tout ne va pas se passer aussi mal qu'on aurait pu le prévoir. Mais là, l'affrontement s'était déclenché, et il n'y avait plus de place pour le doute.
J'avais été aisément écarté du conflit que j'aurais voulu empêcher, et il ne restait plus en moi que le spectateur d'un événement qui allait se dérouler sous ses yeux.

Mais en premier lieu, je fus surpris d'en apprendre d'avantage sur Emiko par l'intermédiaire de deux de ses agresseurs. Ainsi, elle était championne du « Dog House ». Qu'est-ce que la Dog House ? Je n'en avais pas la moindre idée, peut-être était-ce l'endroit dont elle m'avait parlé lorsque nous nous sommes présentés, ce fameux endroit dont elle m'avait conseillé d'éviter la fréquentation, et à la vue de ce qui semblait s'y dérouler rien n'était plus sage que de prendre en compte cet avertissement. Alors, cette femme était une meurtrière. Une vingtaine d'hommes tués dans un endroit sordide, et qui sait combien d'autres encore. Au nom de la haine contre l'Homme ? Ou simplement par amour de la violence ? J'avais des doutes sur les motivations d'Emiko. La Dog House ne me semblait vraiment pas être le genre d'endroit où l'on faisait l'étalage des violences que subissent les animaux, mais plutôt un genre de cachette où les individus les plus abjects organisaient des combats à mort pour de l'argent, voir pour le simple plaisir d'admirer un spectacle sanglant. Et elle, pour pouvoir être là aujourd'hui, était ressortie victorieuse de chacun de ses affrontements, avec le nombre de morts croissant que cela supposait.

D'une certaine manière, je fus rassuré de constater que je n'étais pas le seul à réagir avec épouvante à ce que cela pouvait signifier. De toutes évidences, les assaillants, ou tout du moins deux d'entre eux, savaient de quoi il en retournait et l'espace d'un instant, j'eus l'espoir de les voir tous les trois renoncer à ce qu'ils s’apprêtaient à faire et rebrousser chemin. Mais pour le pire, c'était durant ce tout petit laps de temps où mon espoir était né que le bain de sang trouva son inauguration. Avant d'avoir eu le temps de me réjouir à l'idée que le conflit allait pouvoir être évité, je vis Emiko fondre sur l'un de ses agresseurs avec une telle vitesse que personne ne put bien comprendre ce qui était en train de se passer. Maintenant pourvue des attributs d'un loup dont je n'avais pas eu le temps de constater l'apparition, ses crocs acérés s'étaient profondément enfoncés dans la chair de sa pauvre victime au niveau de sa jugulaire. Témoin de cette immonde scène d'une femme-louve plantant ses crocs dans le cou de sa proie, je sentis ma respiration se saccader et ma gorge se serrer. Le pire s'était finalement produit, et rien ne laissait penser que cela se terminerait seulement avec ça.

Le corps de la première victime de cette altercation mortelle s'effondra au sol lorsque Emiko retirait ses crocs de son cou maintenant couvert du rouge de son sang. Dans la panique, l'un des agresseurs se hâta d'utiliser son Alter pour prendre la fuite. De grandes ailes blanches se développèrent dans son dos et il put prendre son envol, échappant ainsi à un destin assurément funeste. D'aucuns auraient pu se dire qu'il nous avait lâchement abandonné à notre triste sort. Personnellement, et malgré la crainte que m'inspirait cette situation, je sentis comme une sensation de légèreté en moi lorsque j'eus l'assurance qu'au moins l'un d'entre nous s'en était tiré indemne physiquement.
Il restait maintenant une seule personne s'opposant à la prédatrice, et bien que je sentais son hésitation, je savais qu'il ne reculerait pas.

Soudain, il se rua sur son opposante avide de sang et la saisit au bras, réservant à ce membre un sort semblable au mien. L'acide commença à se répandre sur le bras d'Emiko et rapidement, la douleur contraignit la femme-louve à fléchir le genou. Alors que le conflit semblait trouver une fin dans la victoire de l'individu aux paumes d'acide, se dernier relâcha son emprise, trépignant visiblement à l'idée de prendre son temps pour achever la jeune femme devant lui.

« Imbécile ! » lui hurlai-je, toujours à terre en train de masser mon bras endolori. « Ce n'est pas le moment de prendre un espèce de plaisir sadique, va-t'... »

Mais rien n'y fit, il ne me laisse pas le temps de terminer. Il visa la gorge de sa victime, mais ce fut la sienne qui fut déchirée par des crocs alors que son abdomen, dans un même temps, fut perforé par des griffes. Emiko s'était relevée avec tant de vivacité que son agresseur n'eut certainement pas le temps de regretter son absurde sadisme. Je contemplai cette scène, impuissant. Cela me parut être une éternité avant que la jeune femme ne se décide à retirer ses griffes et ses crocs de sa victime, la laissant s'écrouler sur le sol, probablement morte.

La prédatrice s'approcha de moi. C'était mon tour, il me fallait agir, mais quelque soit la façon dont j'y réfléchissais, cela se terminait invariablement par mon décès. Retenant mon souffle, j'attendais le sort que Emiko me réservait mais à ma grande surprise, elle se contenta de me donner un faible coup de pied dans les côtes et de me sommer de me relever, ce que je fis sans me faire prier. Elle n'avait donc pas l'intention de s'en prendre à moi, pour autant elle n'avait pas non plus dans l'idée de laisser les choses ainsi. Elle me menaça alors de s'en prendre à moi s'il me venait à l'esprit de raconter ce qu'il s'était exactement déroulé ici. Ses crocs encore recouverts du sang de ses victimes m'ôtaient l'envie de rétorquer quoi que ce soit. La gorge serrée, je me contentai d'acquiescer ses paroles d'un bref mouvement de la tête, le regard vide.

Quand elle finit de parler, je la vis adopter la forme d'un animal. Cette fois, il n'y avait plus rien d'humain dans son apparence, il ne demeurait plus que la bête. Bien que ma vie ne semblait plus en danger, je sentis le battement de mon cœur s’accélérer à la vue de l'animal devant moi, les babines encore rougies de sang. La louve s'avança soudainement vers moi et je craignis le pire. Je sentis alors sa langue parcourir la chair à vif de mon bras blessé. Je ne pus empêcher un léger gémissement s'échapper de ma bouche en sentant ce frottement contre ma blessure, mais force était de constater qu'il n'y avait aucune agressivité dans cette action si bien que je sentis en moi naître une sérénité plus qu'étonnante compte tenu de ce qui venait de se produire. Après quelques léchouilles, je la vis s'éloigner en boitant, portant à l'avant-bras, ou plutôt à la patte, la blessure reçue lors de son combat précédent.

Ce ne fut que lorsque je fus tout à fait seul, c'est à dire quand la louve quitta complètement mon champs de vision, que je pus réellement éprouver l'ampleur des dégâts. Deux corps gisaient devant moi, deux personnes dont je devrai expliquer le décès et ses circonstances, avec cette menace de mort qui pèserait alors sur ma conscience. Pour l'heure, encore tremblant, je me contentai d'appeler les secours, de la voix la plus calme que je pus utiliser à ce moment là. Suite à cela je pris place sur le banc.

A l'ombre d'un arbre, fixant le ciel pour éviter d'observer les cadavres, je m'imaginais à quel point cela devait constituer un tableau à la fois surréaliste et écœurant : Moi, attendant assis sur un banc et blessé au bras, avec deux cadavres étendus sur le sol et baignant dans le sang.
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