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 Mission : On signale un code 2.3 (Lex Meinhart)

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Lex Meinhart



Messages : 7
Date d'inscription : 20/08/2016

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MessageSujet: Mission : On signale un code 2.3 (Lex Meinhart)   Mar 23 Aoû - 15:50

 - Allo... allo ? Ici le poste, à toute les unités disponibles, on signale un 2.3 code enlèvement dans le quartier gris en banlieue. Si vous recevez ce message, soyez très prudent, les individus là-bas sont de rangs C et plus. L'agresseur et un homme de quarante-deux ans qui aurait pris en otage la petite Hana de six ans. Soyez très prudent lors de l'interpellation du suspect, il ne doit pas s'enfuir et encore moins blesser l'otage. Derrière vous avez le champ libre. Fin de transmission.

Chapitre 1: Cambriolage ?

Sauver des vies. Tout policier qui se respecte en fait sa réelle mission. Faire régner l'ordre, c'est secondaire. Ce n'est pas ça le plus important.

Lex était dans dans sa voiture, en train de se limer les ongles. Quand il n'avait rien d'autre à faire, comme lorsqu'il glandait dans sa voiture en planque ou en attendant que la banque s'ouvre comme ce matin là, il s'occupait avec obsession de son hygiène personnelle. Et en tant que flic, ses doigts se devaient d'être parfaits: pour serrer des mains, pour tirer son arme, pour cogner les méchants.
Lorsqu'il entendit l'annonce sur les ondes de la police, il soupira, puis se mit au travail. Il ira à la banque une autre fois.
Tout en mettant le contact, L'inspecteur Meinhart prit sa radio et répondit:

- Ici Inspecteur Meinhart, Matricule 100183, je me dirige vers le lieu de la prise d'otage, j'ai besoin de plus de précisions sur la situation.

- Ici Central, nous avons envoyé les coordonnées exactes sur votre GPS. Nous avons des hommes sur le terrain qui vous brieferons une fois sur place. Bonne chance.

Lex reposa la radio puis mit la sirène. Quand il était jeune, il rêvait un jour de mettre  le spot sur le toit et d'entendre le bruit strident de l'alerte policière, et voir tous les véhicules s'écarter de son chemin. Mais aujourd'hui, elle lui rappelle que des gens sont en danger et que s'il est trop lent, des gens finissent allongés sur le carreau.
Lorsqu'il avait passé ses examens pour devenir Inspecteur de Police, il avait eu la note maximal dans presque tous les domaines, sauf celle du tir au pistolet. Et la note de conduite n'avait pas échappée à la règle, il fila donc à toute vitesse dans la ville, slalomant entre les véhicules à une vitesse vertigineuse et s'arrêta au niveau du barrage policier avec un dérapage millimétré devant un homme en uniforme aussi stupéfait qu'effrayé. Sans plus de cérémonie, il coupa le contact, sortit de son véhicule puis demanda au policier en uniforme tout en lui montrant son badge:

- C'est quoi le topo ? Pourquoi m'as-t-on donné aussi peu d'information sur la situation ? demanda-t-il, impérieux.

Son ton pouvait sembler arrogant, mais il n'en était rien. Lex n'aimait pas perdre son temps avec les politesses, il était du genre à rentrer dans le vif du sujet. L'homme en uniforme ne sembla d'ailleurs pas s'en offusquer.

- On ne voulait pas trop en dire à la radio, mais des héros ont déjà tenté d'intervenir et sont ressortis... avec un trou de mémoire de plusieurs jours ! C'était des petits héros, mais on ne voulait pas balancer ça sur la radio au risque que des civils l'entendent.

- Je comprends. Quels sont nos moyens, qu'avons nous fait ? Avons-nous essayé de communiquer avec les preneurs d'otages ? Où sont-ils retranchés ? Ont-ils fait des demandes ? Avons-nous un visuel ? Combien sont-ils ? Connaissons nous leur alters ? Sont-ils armés ?

Devant toutes ces questions, le policier eu l'air de perdre le contrôle. Mais il se reprit vite et pointa du doigt un fourgon blindé.

- Le commandant de la brigade d'intervention est dans ce véhicule, c'est lui qui gère la situation. il sera plus apte à vous informer que moi.

Lex remercia son interlocuteur puis se dirigea vers le fourgon, et après avoir présenté son badge, on le fit rentrer.
Le chef de la brigade d'intervention discutait, penché sur un plan avec quelques hommes armés jusqu'aux dents. Les têtes se tournèrent vers lui et on regarda Lex comme un intrus.

- Vous êtes qui, vous ? aboya le policier.

- Inspecteur Lex Meinhart. Les renforts.

Un murmure se fit entendre dans la pièce. La réputation des Meinhart en tant que flics de l'extrême était connu des polices du monde entier, et un exemple à suivre pour tous les policiers.
Sans se formaliser, il poursuivit.

- Qui ? Quoi ? Depuis Quand ? Où ça ? Pourquoi ? Demandes ? Positions ? Nombres ? Alters Connus ? Armés ? Otage ?

Encore une fois, et vu l'urgence de la situation, Lex ne semblait pas se formaliser avec les formules de politesse, tout comme les autres personnes dans le fourgon apparement.

- Juste une bande de bandits, ils sont sept, et c'est la première fois qu'ils opèrent ensembles. Ils ont essayé de cambrioler la bijouterie en bas de la rue mais se sont fait  surprendre par un voisin à l'ouïe sensible. Ils sont donc sortis en catastrophe et ont pris la petite Hana en otage, avant de s'enfuir dans ce supermarché et s'y cacher. La position exacte n'est malheureusement pas déterminée. Nous avons identifié deux des sept bandits. Le premier - deux photos furent données à Lex - et un criminel multi-récidiviste qui a déjà deux séjours au pénitencier à son palmarès. Son Alter lui donne un super-souffle, suffisant pour projeter un camion de deux tonnes.

Lex observa la photo. Un rouquin de deux mètres avec un visage criblé de cicatrices le regardait d'un air patibulaire.

- Le second est un mutant avec des os extrêmement solides. On l'a déjà vu frapper de toute ses forces un mur de brique sans se blesser et sauter d'un immeuble de quatre étages sans se briser les jambes à l'atterrissage. Nous avons des images des autres membres mais aucune information.

- Et c'est quoi cette histoire de perte de mémoire ? l'interrompit Lex.

- Je ne peux pas l'expliquer. Quelques héros ont foncé sans réfléchir et sont ressortis avec un trou de mémoire sans savoir ce qu'ils faisaient là. Leur dernier souvenirs remontaient à deux semaines auparavant.

- Probablement l'Alter d'un des inconnus, dit Meinhart.

- C'est exactement ce qu'on s'est dit. Ils ont demandé il y'a cinq minutes un fourgon blindé pour dans trente minutes - maintenant vingt-cinq. Trois d'entre eux sont armés de révolvers et ils sont dispersés dans le supermarché.

- Et pourquoi parlait-on d'un homme de quarante-deux ans à la radio ? demanda Lex.

- Parce que c'est lui qu'on a vu pointer sur la tempe de la fillette un révolver. C'est le mutant aux os solides en question. On ne voulait pas alerter la population inutilement. Vous avez une idée du nombre de personnes qui écoutent les ondes de la police ?

Lex sourit. Lui-même faisait partit des gamins qui écoutaient la police sur sa petite radio.

- Je vous laisse réfléchir à un plan de votre côté. Vous devriez faire semblant d'accéder à leur demande avant de lancer l'assaut par les deux portes de derrière pendant que vous ameniez le fourgon à la porte de devant.

- C'est ce qui était prévu mais... et vous, qu'allez vous faire ?

- Moi ? Mon boulot commandant, simplement mon boulot.

Devant leur air étonné, il sortit prendre l'air. Il y avait beaucoup de points obscures et d'incohérences dans cette histoire.
D'abord, pourquoi cambrioler une petite bijouterie de banlieue à sept ? C'est beaucoup trop, et on prend juste le risque de se faire repérer, surtout avec des hommes qui se connaissent à peine... ce qui est d'ailleurs arrivé.
Ensuite, pourquoi prendre simplement un otage ? Aussi nombreux qu'ils étaient, ils auraient pu contrôler tout le supermarché, augmentant ainsi la pression sur la police par le nombre de victimes potentielles.
Ensuite, comment était-ce possible que sept criminels arrivent à être unis lors d'un changement de plan aussi drastique qu'un cambriolage qui vire soudainement en prise d'otage d'une gamine de six ans ?
Et cet homme qui peut altérer la mémoire... Serait-il la clé de cette énigme ?

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MessageSujet: Re: Mission : On signale un code 2.3 (Lex Meinhart)   Mar 30 Aoû - 20:04

Chapitre 2: Infiltration

Je n'ai pas peur des criminels connus pour leur méchanceté, leur cruauté ou leur puissance. J'ai peur des criminels dont je n'ai jamais entendu parler, et qui font ce métier depuis longtemps.

Lex fit le tour du supermarché du regard. Il était trop gros pour être couvert efficacement par sept personnes, il pourrait l'infiltrer sans problème, mais on est jamais sûr de rien avec les criminels et leurs Alters. Un jour, il a menotté un criminel qui avait la capacité d'uriner de diverses couleurs, et une autre fois un criminel qui pouvait lancer des rayons lasers suffisamment puissant pour détruire un immeuble avec ses yeux. Le métier de policier était devenu encore plus dangereux et plus aléatoire avec l'apparition des alters qu'auparavant.
Mais avant de se relever les manches et de botter le cul des méchants, il avait besoin de plus d'informations. Il était presque sûr que ce n'était pas de simples cambrioleurs, mais quelque chose de plus... recherché que ça. Les pièces du puzzle ne s'emboitaient pas parfaitement et ça faisait grincer les dents de Lex.
Il trouva ce qu'il cherchait: une femme entourée de policiers qui semblait sur le point de faire une crise d'hystérie, et qui regardait le supermarché avec une angoisse palpable.
Il s'approcha de la femme tout en lui montrant son badge.

- Je suis l'inspecteur Lex Meinhart. Êtes-vous la mère de Hana, Madame ?

La femme regarda  Lex, et ne répondit que par un hochement de tête. Elle semblait prête à exploser en larme à tout moment. Sans attendre de réponse plus constructive, Lex poursuivit:

- Pouvez-vous me parler de votre fille ?

La mère regarda l'Inspecteur d'un air éberlué.

- Pourquoi ? demanda-t-elle.

Question logique. Il ne fallait pas alarmer la mère plus que nécessaire, et si tout le monde pensait à un cambriolage qui avait mal tourné, il ne fallait pas que Lex lui dise que cet enlèvement d'enfant était un coup monté. Lex préféra répondre d'une façon détournée.

- Parce que je vais sauver votre fille, et j'aimerais en savoir le plus sur elle pour savoir quel cadeau lui ferait plaisir une fois que je l'aurai sauver des méchants messieurs.

Il eut un demi-sourire ( le sourire entier était flippant et pas franchement rassurant ) et lui fit un clin d'oeil, histoire de la calmer.

- Hana à six ans, elle est assez grande pour son âge. Je fais une balade tous les matins avec elle, assez tôt pour éviter les gens, car son Alter est puissant et elle ne le contrôle pas encore très bien. Elle pétrifie les gens qui croise son regard, vous savez. Pas pendant longtemps, mais c'est très désagréable comme sensation, et il suffit juste qu'elle détourne le regard pour que ça s'arrête. Mais la pauvre petite doit mettre un bandeau sur ses yeux à l'école pour ne pas déranger la maitresse et ses petits camarades. C'est pour ça que nous marchons toujours dans ce quartier habituellement presque désert, sans son bandeau, pour éviter de déranger les gens. Et patati et patata...

Le reste de la conversation n'intéressa pas vraiment Lex. Il avait obtenu la réponse à deux questions qui le taraudait. La première, c'est que la petite avait un Alter extrêmement puissant. Dans quinze ans, elle pourrait faire une policière extraordinaire, une héroïne du tonnerre, ou un vilain terriblement dangereux...
La seconde, c'est que la mère et la petite avait une routine bien huilée, le même quartier, tous les matins. Il était même quasiment sûr que s'il regardait la bijouterie, on remarquerait que rien n'a été volé, juste des vitrines brisées, juste deux ou trois bijoux disparus dans les poches. Mais surtout, ils ont fait juste assez de bruits pour attirer l'attention vers le "cambriolage".
Il remercia la mère et la rassura en lui tapotant l'épaule, puis fit demi-tour et continua sa réflexion.
Pour prouver ses conjectures, il faudrait qu'il aille faire un tour vers la bijouterie. Mais il ne lui restait plus que - il regarda sa montre - dix-sept minutes pour régler le problème du supermarché du quartier gris. Il ferait ça une fois Hana en sécurité.
Il retourna vers le policier qui l'avait accueilli au barrage. Sortant son bloc-note, il écrit un mot, puis lui demanda de donner ce mot au commandant dans deux minutes.

" Ce n'est pas un cambriolage. C'est un kidnapping. Utilisation de la force létale autorisée seulement si l'otage est en danger immédiat. "

Puis il se dirigea vers le supermarché, discret et silencieux comme une ombre. Il était temps de refaire le portrait de certains criminels.

C'est dans ces situations que son Alter est précieux. Il est silencieux, discret, et lui permet de circuler quasiment ou bon lui semble sans contraintes. Il s'approcha d'une fenêtre barricadée ( une preuve que le replis dans le supermarché était préparé, ou du moins qu'il y a quelqu'un de très intelligent dans cette équipe de bandits ) et tendit l'oreille. Pas de bruits, mais il fallait tout de même rester discret. Il appliqua sa main sous la fenêtre, et son Alter fit le reste. En général, Lex évitait de l'utiliser, car il était recommandé aux policiers de ne pas utiliser leurs pouvoirs et laisser ces risques et avantages aux héros. Mais aussi, Lex réduit en poussière tout objet solide, et lorsqu'il en abuse, il contrôle de moins en moins. Il lui ait déjà arrivé de finir à poil suite à un abus de son pouvoir.
Mais cette fois-ci, il n'y eut aucun pas de travers, et une ouverture silencieuse suffisamment grande pour qu'un homme puisse s'y faufiler, au ras du sol pour éviter un soudain afflux de lumière qui le trahirait, s'ouvrit et Lex se glissa à l'intérieur.
Mais il se figea. Quelqu'un, attiré pour un bruit infime, par son instinct ou tout simplement par une coïncidence s'approcha de lui, le bruit de ses pas se fit entendre nettement dans le supermarché silencieux.
Mais il n'eut pas le temps de faire quoique ce soit. L'expérience de combattant de Lex eut le dessus sur le criminel. Il n'était même pas sûr que le kidnappeur le remarqua, tant le policier agit vite. Il s'adossa à un rayon, à demi-accroupi, puis lorsque le bandit armé fit son apparition, dégaina sa matraque retractible et le frappa violemment au menton, l'assommant d'un coup, puis le rattrapa avant que le corps s'effondre par terre et attire du monde avec le bruit. Le posant doucement par terre, il ramassa son arme et réduisit le percuteur en poussière, rendant l'arme inutilisable.
L'inspecteur Meinhart tendit l'oreille, guetta une quelconque réaction, puis il sourit de son sourire si particulièrement carnassier.

** Infiltration réussit ** pensa-t-il.

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