Le Gang des Très Méchants

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Double-compte : Je cherche le respect.

Fiche de Pouvoir
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Alter: Sound of Life
Lun 26 Sep - 17:15

Les cris commençaient à résonner dans toute la prison. Les gardiens qui, quelques minutes plus tôt, jouaient de la matraque sur les barreaux des cellules, étaient désormais en train de hurler à l'aide au vu du nombre de détenus fous furieux qui s'éparpillaient dans la prison en direction de la sortie.

Combien de temps faudrait-il attendre pour qu'un héros pointe le bout de son nez? Aucune idée. De toute façon, Kiseki n'était pas là pour ça. Il était là pour voir quels seraient les élus assez solides pour tenir le coup lors des événements. Il lui tardait de voir les fruits de la sélection artificielle qu'il venait de lancer. Quelque part dans la prison, quelqu'un venait de découvrir la supercherie au sujet de son entrée. Les renforts semblaient être en chemin pour le coup et il ne devrait plus tarder. Un quart d'heure tout au plus devrait largement être suffisant.

Ses pas le guidaient vers le détenu s'étant rebellé le premier. Il avait hâte de voir la tête que celui-ci avait. Le mystère était encore entier et il n'allait pas tarder à avoir la surprise sur cet énergumène. Mais il n'en fût rien. Aussi saugrenu que cela puisse paraître, il se retrouva une lame sous la gorge sans n'avoir rien entendu à part quelques bruissements derrière lui assez soudains. Le fil de la lame se promenait bien trop proche de sa gorge pour qu'il ait le temps de déglutir.

« Qu’est-ce tu veux exactement ? »

Manger un paquet de chips. A ton avis? M'enfin... Il était vrai que son plan n'était su de personne pour l'instant et qu'il ne regardait nullement cette voix, féminine de surcroît.
Il admettait cependant que l'apparition instantanée de cette femme venue de nulle part faisait fourmiller son esprit de questions. Par où diable avait-elle pu venir pour qu'il l'entende si tard? Cette dernière interrogation mettait en défaut son système d'écoute qui aurait du le prévenir avant de la présence de cette dame.
Et c'était irritant. Trop irritant. Son sang commença calmement à s'échauffer et il se mordit les lèvres pour ne pas monter dans les tours. Il prit une longue expiration et sentit que la lame ne tremblait pas. Il avait affaire à quelqu'un qui connaissait son métier. Cela lui importait peu.

Un Kiai venait de jaillir de ses cordes vocales. Ne laissant pas le temps à son agresseur de réagir, il profita de l'effet de surprise pour projeter son agresseur par dessus lui en utilisant le bras qui tenait la lame de couteau. L'heure était-elle au bavardage? Il se fit plus volubile que d'habitude et parla donc quelque peu, enfin...

« J'ai envie de voir si je peux trouver quelques compagnons ici. Et toi? »

Il était resté poli. Mais cela ne l'empêcha pas de tester un peu plus sa nouvelle camarade de jeu en lui envoyant une dizaine d'ondes sonores de moyenne intensité à une allure soutenue. Il avait envie de voir comment celle-ci allait réagir et peut-être percer le mystère autour de sa venue soudaine.


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Adrix Viyers
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Adrix Viyers
Mer 28 Sep - 23:58
Aaaah, qu'il était bon de commettre un meurtre au cours d’une frénésie engendrée par des psychotropes. C’était comme déguster la cerise au sommet d’une coupe de glace, mais avec moins de sucreries et plus de décès tragiques. En l’occurrence, l’influence nocive des drogues avait au moins l’avantage de protéger Adrix de la culpabilité écrasante que cette mise à mort cruelle aurait imposé sur son esprit. La démence, fut-elle passagère, excusait la conscience de toutes les atrocités. Avec un peu de chance, une fois revenu à lui, il ne garderait de cette altercation qu’un souvenir vaporeux, comparable à un rêve. En ce moment, l’homme champignon ne voyait plus le même monde que le commun des mortels. Là où d’autres voyaient un corps immonde, ses sens distordus voyaient un nounours duquel jaillissait des fleurs chatoyantes. Les traces de moisissure étaient de la barbe à papa et le gros costaud crachait des arc-en-ciel pour exprimer sa joie d’être secouru. Il était d’ailleurs sur le point d’exprimer sa gratitude.

-T…tu es avec la Ligue ?

Pas exactement la première chose à laquelle il s’attendait mais c’était déjà un bon début. La Ligue… La ligue… Il avait du mal à se souvenir. Ah ! Oui. Le groupe de vils sacripants qui les avaient tous abandonnés ici. Si jamais la demoiselle était là, elle serait vexée d’être comparée à ces bons à rien. La réputation de leur groupe naissant était en jeu.

-Ah non ! On est bien meilleurs !

Il étaient… Ils étaient…. Quoi au juste ? Ils ne s’étaient jamais mis d’accord sur un nom, si même sur le type d’organisation qu’ils souhaitaient devenir. Pourtant, il fallait bien un nom pour les désigner, pour laisser leur marque dans la légende, un patronyme qui ferait naître l’effroi dans le cœur de tous, héros comme vilains. Le monde entier apprendrait à les respecter et Adrix obtiendrait le respect et l’admiration qui lui était dû ! Dans un moment de clairvoyance, il décida de prendre sur lui la lourde responsabilité de baptiser leur confédération de criminels si terribles que même la vermine les avait rejetés. Bombant le torse, il annonça fièrement, avec toute l’éloquence d’une huître périmée.

-Nous sommes le…. Gang… des très méchants !

Ainsi il avait été dit. Tremble monde, car voilà qu’arrive l’équipe la plus sinistre de l’univers. Qui regretterait vite d’avoir recruté le junkie. Dans le délire d’Adrix, tous les papillons applaudissaient son sens aigue de l’intronisation, sans s’embarrasser du ridicule de la réalité.
Pourtant, pour une raison que l'esprit embrumé d'Adrix peinait à appréhender, le grand costaud semblait peu enthousiasmé à l'idée de recevoir son aide. Plus il s’approchait, plus son futur camarade reculait. Il devait être timide, du moins c’était ce que l’expression de gêne sur son visage lui laissait deviner. Il faut dire qu’il venait de régurgiter des arc en ciel.

- NE ME TOUCHE PAS ! JAMAIS ! Occupe l’autre enfoiré si tu veux m’aider.

Huh ? La mycose avait zoné pendant une seconde. Qu’est-ce qu’il venait de dire ? Regardons ça en nouveau en Adrix-o vision.



Oh, voilà qui était beaucoup mieux. Il avait du mal entendre la première fois. La preuve, il était tellement ravi qu’il se cognait la tête contre le mur dans un geste de brutalité que le camé ne pouvait que contempler avec confusion. Quelle curieuse façon de manifester son enthousiasme. Il aurait aimé l’arrêter, mais voilà que le garde de tantôt, qui avait pris des traits de licorne agacée, se relevait pour mettre un terme à cette révolte. Il avait l’air costaud, mais Adrix n’avait crainte. Il ne se laisserait pas frapper cette fois. Un énorme champignon poussa à une vitesse éclair sur son bras, formant un bouclier végétale comestible derrière lequel il pouvait s’abriter avec confiance. Nulle matraque ne viendrait percer ses défenses sans en subir les conséquences.

-Ce bouclier sacré me protège de tous les maux, licorne maléfique !

Le garde resta figé un instant, partagé entre la confusion et la répugnance, mais cet instant d’absence ne dura pas longtemps. Plutôt que de se jeter sur un ennemi inconnu, il préféra se saisir de l’arme qui pendait à son côté. D’une main assurée, il pointa le revolver en direction de l’abomination puante. Une détonation plus tard, la balle sifflait dans l’air, transperçant le champignon comme s’il s’agissait d’un vulgaire morceau de papier et frôlant la tête d’Adrix de quelques centimètres. Tant et si bien qu’il resta figé dans un mélange de trouille et de profond déni.

-… Des balles ! Ma seule et unique faiblesse !

La première balle fut bien vite rejointe par sa petite sœur, puis par une autre. Dans un mouvement de terreur, Adrix se jeta à terre, évitant de justesse un sort funeste. Il avançait sur le sol par petits bonds apeurés, à la manière d’un gros crapaud, en encore plus laid. Hélas, il était peu probable qu’il parvienne à venir à bout d’un adversaire armé sans un coup de main. De préférence musclé.
De l’autre côté de la prison, d’autres cris commençaient à se faire entendre. Les premiers héros étaient déjà là. Il allait falloir quitter les lieux rapidement, sous peine de retourner sous les verrous.
Adrix Viyers
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Sae Hee Yoon
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Sae Hee Yoon
Jeu 29 Sep - 21:37

Je m’attendais à bien des réponses mais pas à celle-ci. L’individu poussa un cri puissant et soudain qui fit bourdonner mes oreilles. M’ayant déstabilisée un instant, il en profita pour me balancer vers l’avant. Pfff. Une technique d’amateur. J’effectuai une rapide roulade et me relevai feignant la contrariété. A vrai dire je n’en avais rien à faire, j’aurais pu éviter la chute en disparaissant de nouveau dans le sol puis l’attaquer d’ailleurs, le prenant au dépourvu. C’était facile pour moi. Mais je décidai de m’amuser un peu. Il disait vouloir trouver des compagnons, mais en repensant à sa mise en scène je le trouvais un peu présomptueux. Il avait tourné tout ceci comme s’il faisait de la sélection parmi les prisonniers, comme s’il était au-dessus. Pourtant, il ne paraissait pas particulièrement dangereux ; encore un qui se prenait pour plus fort qu’il n’était.

Et moi ? J’haussai les épaules. « Moi je libère mes compagnons et je n’apprécie pas tes manières. » Il maitrisait le son ; la voix dans la prison, cette même voix qui avait si facilement libéré les prisonniers et maintenant ce cri, cela semblait évident. Il maniait visiblement son Alter avec aisance. Je ne pouvais donc plus me fier à ce que j’entendais non plus, dans le doute. Dans le même temps, je dû encaisser ses premières attaques sonores, interrompant mes pensées. Ce petit enfoiré voulait me tester, vraiment ? Je disparaissais instantanément dans le sol, esquivant par la même occasion le restant des ondes sonores.

Un sifflement aigu se fit entendre au-dessus de lui. Un sifflement qu’il ne pouvait ignorer, celui de ma lame qui tombait à vive allure dans sa direction. Je profitai de sa réaction pour ressortir du sol sous ses pieds et les faucher, le faisant basculer à terre. Je récupérai ma lame au passage et, anticipant une attaque de sa part du même genre qu’auparavant, replongeai dans le sol.

« Alors, satisfait ? » Je l’avais laissé se relever et était ressortie d’un mur. Je souriais, amusée. C’était toujours très divertissant de voir le doute chez ceux qui ne savaient pas où je réapparaitrai.
Notre entrevue fut cependant interrompue par l’arrivée soudaine de héros. Les renforts venaient d’arriver, ça ne rigolait plus du tout. Tch, il fallait que je rejoigne Adrix. J’espérais qu’il avait fait du bon boulot et s’était occupé de nos  nouveaux amis. « Si tu veux des compagnons, sors vivant de là. » Je laissai là le chanteur compulsif qui était soudainement devenu beaucoup moins préoccupant et partis rejoindre le champignon humain.

#AucuneInspiration
Sae Hee Yoon
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Sergeï Kirilov
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Sergeï Kirilov
Mar 18 Oct - 11:47

Des jours de privation, coupé de mon pouvoir et de la symbiose naturelle qu’il existait entre lui et mon corps mais je retrouvais enfin le bonheur de sentir mon organisme exploser de ce dynamisme si particulier. Une sensation de libération et d’harmonie indescriptible alors que tout n’était que chaos autour. D’un regard je balayais la scène, mon étrange camarade apeuré faisant face à mon poursuivant, ce maudit garde. D’un pas je dépassais la mycose sur patte et le gratifiais d’un sourire carnassier pour le remercier d’avoir su gagner du temps. Une détonation brisa le calme relatif du couloir, la balle pénétra dans ma jambe droite éclaboussant le sol de sang. Immédiatement mes super cellules se mirent au travail pour régénérer la blessure, je ne ressentis aucune douleur, rien d’autre que le plaisir de mon pouvoir à nouveau au travail après avoir été réduit au silence. Je me mis à avancer vers mon agresseur, une seconde puis une troisième balle vinrent se loger dans mon torse, la dopamine affluait alors que ma masse musculaire se gonflait pour amortir les impacts et que mon pouvoir de guérison faisait son œuvre. A mesure que je progressais je voyais avec délectation la peur gagner le visage du garde jusqu’à ce que je me tienne devant lui le surplombant de toute ma masse. Il semblait si insignifiant désormais.

Pris de panique il leva sa matraque mais peine perdue, mon dopage musculaire n’était point que force brute, ma vitesse de réaction se voyait également copieusement améliorée. Lorsque l’arme atteignit le zenith de son mouvement fut également le moment où mon poing droit atteignit violemment le visage du geôlier. Il y eut un craquement extatique alors que sa face se déformait sous le choc puis il fut projeté contre le mur à ma gauche où il s’affaissa sur lui-même laissant une traînée de sang contre le béton. A vrai dire j’ignorais s’il était mort mais l’essentiel était que je me sentais apaisé et libre.

-Alors mon répugnant ami, quel est la suite de votre plan ?

Il n’eut guère le temps de répondre car une explosion brutale secoua les murs de la prison. Des prisonniers s’engouffrèrent dans le couloir sans nous prêter attention, j’en attrapais un à la volée pour le plaquer contre le mur.

-Qu’est ce que c’est que ce bordel ?

-Des héros, il y a des héros qui sont arrivés à l’entrée, faut trouver un moyen de se tirer.

Je le jetais nonchalamment sur le côté tout en me questionnant intérieurement. Des héros ! Cela semblait être une excellente occasion d’en découdre et de gagner en célébrité mais d’un autre côté je n’étais pas au meilleur de ma forme. A vrai dire maintenant que la dopamine diminuait je pouvais me rendre compte d’à quel point mon organisme était proche de ses limites en terme d’énergie calorique. Enchaîner l’augmentation musculaire et de nombreuses régénérations accélérées avait un coût et si je voulais affronter des héros j’allais devoir refaire le plein. Cela semblait presque risible de penser à manger dans tout ce foutoir mais le self de la prison pouvait être une option. A moins que ... Je me tournais vers mon camarade de fortune.

- Mène-moi à la femme qui était avec toi ! Quel que soit votre projet je vais vous prêter main forte.

La situation était trop critique pour viser à recharger mes batteries, je devais maximiser mon temps pour m’échapper de la prison mais pour vaincre des héros éventuels qui s’interposeraient entre moi et la liberté j’allais devoir utiliser ce groupe. Le Gang des très méchants… Un rictus de mépris s’échappa alors que je courrais aux côtés de l’homme champignon. Par je ne sais quelle histoire de résidus de spores, il semblait capable de pister sa confrère de criminelle, une bonne chose car chaque seconde semblait comptée.

Au détour d’un couloir nous tombâmes nez à nez avec celle que nous cherchions. Avant même qu’elle puisse dire quoi que ce soit je pris la parole.

-On verra les présentations plus tard, dis toi simplement que je suis ton meilleur espoir de sortir d’ici maintenant que les héros se pointent et tu es également ma meilleure chance. L’enceinte de la prison n’est qu’un détail pour moi mais la porte principale permettant d’accéder à la-dîtes enceinte est un monument de blindage. Il va nous falloir accéder à la salle de contrôle pour la faire s’ouvrir et je sais précisément où elle se trouve grâce à mon séjour ici. Alors tu es avec nous ?
Sergeï Kirilov
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