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 God of City, Hiroyuki WAKABAYASHI. [En cours]

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Hiroyuki Wakabayashi



Messages : 2
Date d'inscription : 13/11/2016

MessageSujet: God of City, Hiroyuki WAKABAYASHI. [En cours]   Ven 18 Nov - 12:55

You're My Hero

WAKABAYASHI

“Une ville est une femme capricieuse, il lui faut du temps pour se laisser séduire et se découvrir complètement.”


Nom : Wakabayashi
Prénom(s) : Hiroyuki
Surnom : Le Dieu des Cités - Spirit of City
Âge : 27
Nationnalité : Japonaise
Département : Soutien.
Année et Classe : Prof d'héroïsme (Département Soutien) et d'Art.
Particularités de votre santé ?
Sportif. Régulièrement blessé.
Pourquoi voulez-vous entrer à Yuuei/Devenir un Super-Héros ?
Officiellement, Hiroyuki est un homme bon qui a toujours aspiré à faire le bien autour de lui en utilisant ses capacités pour sauver les innocents. Cependant, la crédibilité de cette explication est régulièrement remise en question face à son comportement et son statut de Super-Héros pourrait n'avoir été choisi que pour se couvrir lui et ses exactions.
Vos Hobbys ?
Passionné par la culture hip hop et le street art, Hiroyuki est aussi un fin gourmet en perpétuelle recherche du meilleur concombre. Cet homme est également un sacré cachottier pour qui la protection de sa vie privée semble obsessionnelle, ergo : suspecte. Cet adepte du Parkour  et du graff est un animal nocturne qui se relaxe en se frayant un chemin où nul n'a accès. La ville est son terrain de jeu.
Avez vous des conditions pour utiliser votre pouvoir ?
(Facultatif) Pour activer son Alter et bénéficier de ses pleins pouvoirs, Hiroyuki doit être dans une ville et se connecter à son âme.

Alter
Le pouvoir de " Spirit of City " réside dans le lien psychique qui unit l'individu à la ville dans laquelle il se trouve. A l'instar d'un chauffeur de taxi qui, des grandes artères aux petites ruelles, n'ignore rien de sa ville, cette individualité confère une connaissance exhaustive de la cité et offre également la capacité de plier son architecture et ses infrastructures à sa volonté propre. Ainsi connecté, l'individu devient alors la conscience de la métropole.
Afin de ne pas être constamment parasité par les événements d'une ville en ébullition, une certaine forme de méditation est nécessaire pour entrer en communion. Lors de ces moments, la respiration d'Hiroyuki et de sa ville se fait à l'unisson.
Ce n'est qu'après cette opération préliminaire qu'il lui est possible par exemple de contrôler le flux routier grâce aux panneaux et aux feux tricolores, mais aussi de manipuler le quartier en déviant des ponts, en ouvrant des tunnels ou en déformant les immeubles.



You look scary. Be crasy.

Il existe, parmi l'infinité des visages de l'Homme, ceux qui suscitent la confiance, la sympathie, ou bien la pitié. Ceux qui provoquent l'effroi, le dégoût et peut-être la curiosité. Et celui d'Hiroyuki qui n'inspire rien : sur lequel un sourire, un clin d’œil ou tout autre signe amical, semblent déplacés, mensongers voire pire : menaçants. Dès lors, deux choix se présentent. Assumer et en jouer, ou user d'artifices pour sauver les apparences. Naturellement, la direction prise dépends de nombreux facteurs, et vers l'âge de 16 ans Hiroyuki dominait ses camarades de classe d'une tête et demie... Plus grand monde n'osait le taquiner. Finis les cheveux longs qui masquaient un regard pourtant perçant, coupe nette à la précision militaire, quasi chirurgicale. Oubliées, les lentilles et les yeux secs et bienvenues aux lunettes rondes pour contraster à l'ossature droite et carrée de sa mâchoire et de son menton. Plus besoin de se plier aux dictas sociaux, bonjour au bouc provocateur, aux boucles d'oreilles et accessoires variés. Une transformation telle que ses parents manquaient parfois à le reconnaître. Pourtant, ils semblent bien être les seuls capables de lire les émotions sur le visage neutre d'Hiroyuki. Ils se brisent le cou à fixer leur grand garçon, près d'un mètre quatre-vingt dix pour quatre-vingt trois kilos, et devinent qu'en parents, rien ne saurait leur être caché.
En outre Hiroyuki prends certainement le concept du costume trop aux sérieux. Au nombre de trois, il jongle entre eux en fonction de celui qu'il incarne. Des vêtements amples, toujours pour dissimuler sa corpulence : sweet et blousons XXL, jeans larges à la limite du baggy difforme. La plupart du temps, des couleurs sombres, austères. Rien de remarquable. Avant toute chose : le confort. Et de son ton monocorde à la sévérité de sa posture, le rôle de prof lui va comme un gant. Presque comme un personnage qu'il sur jouerait. Pourquoi? Car dès la tombée de la nuit et lors de ses virées nocturnes, le voilà équipé d'un sac à dos, de bombes de peintures et d'une paire rollers, c'est alors un autre homme qui profite de la nuit pour enfin briller. Des couleurs vives, sanguines. Animal sauvage et prédateur moderne dans la jungle de la métropole. Non loin, d'ailleurs, de sa tenue de héros, composée majoritairement et sommairement de ces mêmes éléments. Feint-il vraiment l'ignore-t-il quant aux similitude de l'une et de l'autre? Peut-être inconsciemment alors, quand il signe ses tags de son nom de héros : Spirit of City.

A moment of truth

Si physiquement tout destinait Hiroyuki a embrasser une carrière de criminel, c'est une sorte de mariage arrangé qu'il signera en endossant un costume de super-héros. Adolescent, Hiroyuki fréquentait plutôt les jeunes délinquants, multipliait les petites embrouilles et les tags à travers la ville. De la même manière qu'un artiste signerait son oeuvre, Hiroyuki ne laissait planer aucun doute : il était chez lui. Là encore, le passage à l'âge l'adulte et certains événements l'amenèrent à envisager sa vie autrement. Sans toutefois oublier ses amours de jeunesses, mais lui permettant de profiter d'une situation stable et surtout d'une turne sans barreaux aux fenêtres. Alors bien sûr, ça n'a jamais été un mauvais bougre. Trop feignant pour faire le mal, vous répondrez-t-il, provocateur. Peut-être - c'est très probable - que les souvenirs de sa mère lui fichant une rouste après être venue le récupérer au poste, pris en flag' une bombe de peinture à la main, l'ont encouragé dans sa reconversion professionnelle. Son choix d'enseigner aux aspirants héros en naturellement a surpris plus d'un, au sein de sa famille mais aussi parmi ses proches qui voyaient Hiroyuki comme un électron libre incapable de se conformer à un quelconque système et dont le passif collégial ne pressentait pas un avenir dans l'enseignement. D'ailleurs, les circonstances qui l’entraînèrent dans cette voie demeure floues pour tous, sauf pour l'énigmatique directeur de l’Académie.
Peu bavard, Hiroyuki se transforme en orateur passionné lorsqu'il s'agit de défendre ses passions comme la culture hip hop, son art mais aussi les cornichons qui semblent le fasciner depuis toujours. Solitaire, il n'est néanmoins pas jamais vraiment seul grâce à sa connexion avec la ville qui le plonge dans un état de pleine conscience et d'allégresse, un état de grâce qui l'éveil spirituellement et qui contribue à faire de lui le super-héros qu'il est devenu. Un homme calme et leader naturel qui, lors de situation extrême, conserve toujours son sang froid. A l'exception notable de ses dangereuses balades où les prises de risques inconscientes et l'omniprésence de la mort l'abreuvent d'un flot d'adrénaline. Seul nectar capable d'étancher un peu la soif inextinguible de la créature tapie en lui qui attend et rêve.  

Step in the arena...



Chapitre 1 : Sympathy for the devil

          Voleur, escroc, menteur... on lui reprocha bien des maux. Baptisé Yuga par les services de polices, ce dernier donna raison à chacune des accusations qui l’accablèrent, bien sûr sans jamais répondre de ses actes. Au contraire, cet homme déjoua chacun des pièges qui se dressèrent entre lui et ses objectifs, subtilisant et disparaissant au nez et à la barbe de chacun des inspecteurs qui essayèrent vainement de l'épingler, ne récoltant au final qu'une humiliation supplémentaire. Toujours plus spectaculaires, toujours ce goût du risque et lorsqu'il s'en pris à plusieurs personnalités publiques accusées de corruption les médias en firent leurs gros titres tandis que certains baveux s'emparèrent de cette histoire pour la une de leur journaux. D'ennemi public numéro 1, Yuga devint miraculeusement une sorte de Robin des bois moderne dérobant aux puissants pour secourir les opprimés qui choisirent évidemment d'ignorer les crimes et préférèrent le nom de Goemon à celui de Yuga, la figure légendaire plutôt que l'avis de recherche.

          Par une nuit d'automne, où le temps semblait s'être figé, le voleur décida qu'il était temps de secouer le pays. De voir les pétales des cerisiers en fleurs tourbillonner dans le ciel et tirer les japonais de la torpeur. Il fallait que ce soit un coup de maître, un casse qu'il n'avait jamais tenté et dont il ferait peut-être son chant du cygne. Pour, qui sait, vivre loin de la capitale et jouir d'une vie paisible... Non, il est trop tôt pour y penser! Trop tôt pour abandonner, trop d'exploits à réaliser... N'est-ce pas simplement trop dur à accepter pour un homme qui n'a eu de cesse de repousser les limites ? Dans son luxueux appartement, Yuga Goemon n'imaginait pas comme les prochaines minutes changeraient sa vie. Homme de goût, raffiné et cultivé, il persistait à peindre les ruelles désertes de son quartier mais sans parvenir à en capter l'essence. C'était là sa troisième, ou peut-être même sa quatrième tentative quand la réponse le frappa comme la foudre. Oui, il y avait bien une pièce qu'il avait toujours désirée. Son prix au marché noir n'était pas important non, c'était pour lui. Un vol égoïste comme à ses débuts. Une toile exposée dans un musée réputé inviolable et qu'il avait épargné peut-être par respect envers le conservateur qui était également un ami. Mais au diable les bonnes manières, au diable les règles ! A sa connaissance, personne n'avait jamais réussi à sortir ne serait-ce qu'un crayon de ce coffre-fort géant, même s'il n'est pas rare pour un musée de cacher ce genre d'information pour ne pas risquer sa réputation. Quoi qu'il en soit, la décision était prise et le dix décembre - une date clef dans l'histoire de la police nippone - il effectuerait un ultime pied-de-nez et prouverait à tout le monde qu'aucune place n'était assez forte pour lui résister.

           Les jours suivants, comme à son habitude, celui qui était dorénavant plus Yuga que Goemon prépara son plan. Minutieusement. Opérant seul, ne quittant son refuge pour occasionnellement manger et dormir. Ses nuits étaient agitées, bien plus qu'à l'accoutumée et ce malgré toute son expérience. Ses draps comme des buvards imbibés de cauchemars. Proposant les pires scénarios possibles. Jamais suffisamment pour le décourager. Dans cet état-là, c'était impossible. Appréciant le paradoxe, le voleur méditait sur le chemin qu'il avait parcouru jusque-là, les décisions violentes et les compromis qui ne l'étaient pas moins et qui l'avaient guidé ici à cet instant. Des questions se bousculaient dans sa tête mais cela ne dura pas : la peinture, l'objet de ses désirs, occupait tout l'espace. Une oeuvre semblable n'avait pas sa place dans un musée à prendre la poussière, se répétait-il comme pour s'en convaincre. Elle doit vivre libre de toutes entraves.

          Des heures, des jours de préparation le menèrent finalement au Jour-J. Plus tard, le Comité Nobel Norvegien devrait annoncer les lauréats. Dommage que la catégorie " voleur " n'existe pas, songea Goemon. Je pourrais postuler dans la catégorie économie, ce n'est pas si loin... L'heure n'était pas à la plaisanterie. Un vent froid soufflait cette nuit-là, que sa veste ni ses gants ne parvenaient à complètement étouffer. Goemon affichait toujours un grand sourire avant d'agir, sûr de lui et ivre de pouvoir. Ce soir-là seulement, son sourire ressemblait plus à une grimace ou à une déchirure sur une toile de peinture. Sa silhouette massive et noire se découpait clairement sur le sol enneigé aux abords du musée, le contraste des couleurs, c'était justement là toute la puissance de l'oeuvre qu'il s'apprêtait à dérober. A cette heure tardive, les quelques salarymen qui rentraient d'une journée épuisante de travail dans un bureau exigu ne faisaient pas attention à lui et avançaient comme des automates jusqu'aux résidences du quartier, des tours de béton qui se confondaient dans le brouillard de la nuit. Quand le bruit mécanique de leurs pas disparu totalement, Goemon su qu'il était temps d'agir. Il s'approcha du musée dans un pas vif et souple. Sans la capacité qui le rendait unique, il aurait alors percuté le mur et serait passé pour un imbécile, mais grâce à son Alter il disparu simplement à son contact. Le médecin qui l'avait analysé à l'époque n'avait certainement pas trop d'imagination, aussi lorsqu'il constata les capacités du petit garçon il la nomma tout simplement 2D par sa capacité à se déplacer dans cette deuxième dimension. En touchant une surface plate comme un mur, Goemon pouvait effet s'y incruster et se déplacer sans aucun problème. Un pouvoir qui devait lui permettre ce jour-là de pénétrer à l'intérieur du musée sans déclencher la moindre alarme et à l'abri des caméras de surveillance.

           Grâce aux nombreux repérages effectués en amont et fort de son expérience, il se déplaça telle une ombre dans l'enceinte de l'établissement ignorant sur son passage des statuettes rarissimes ou des sculptures avant-gardistes, seule la peinture qui l'obsédait depuis si longtemps était digne de son intérêt. Grisé, sûr de lui et arrogant, Goemon ne prêtait plus attention à rien et filait dans le dédale de couloirs qu'il avait déjà emprunté cent fois lors de simulations. Une erreur de débutant, peut-être un peu de malchance aussi. Que pouvait-il dire de plus après cela ? Un gardien. Il n'avait rien à faire ici, tout était pourtant calculé. Peu importe. Pour respirer, Goemon devait quitter le monde 2D et ce faisant, il s'exposerait invariablement aux yeux du blanc-bec qui n'était pas à son poste. Le voleur jura, ça ne lui arrivait jamais. Le jeune gardien eut un moment de surprise avant de braquer sa torche vers Goemon, mais il aurait pu tout aussi bien braquer une arme, le mal était fait. Goemon était grillé. Pour la première fois de sa carrière. Par un adolescent boutonneux qui était sûrement là pour payer son école d'informatique. Impossible de réintégrer la 2em dimension aussitôt, il fallait courir, fuir, prier. Rien qui ne soit dans ses habitudes. Le gamin était déjà sur ses talons et ses collègues ne tarderaient pas à rappliquer, juste avant les flics.... Que faire ? Réfléchis ! Cache-toi derrière cette colonne ! Jette ce pot ! L'alarme se déclencha mais il n'entendait rien d'autre que le battement de son sang dans ses tempes. Plus vite, prends à gauche, là, ce chemin tu le connais par cœur. Merde. Pourquoi je souris ? La sortie était à une dizaine de mètres seulement, c'est sans importance. Il sentait déjà le froid de la nuit et celui de sa cellule. Les lumières des gyrophares dansaient, deux voitures de patrouilles étaient prêtes à l'arrêter. Derrière lui, d'autres uniformes se rapprochaient rapidement.

           Yuga avait du sang sur les mains. Il n'aimait pas ça mais pour certains contrats il y avait été forcé. Jamais d'enfant, non, il avait quand même des principes. Pour un chèque avec suffisamment de zéro en revanche, ses vols pouvaient s'avérer létaux. Oui, il avait du sang sur les mains. Des victimes dont il ne savait rien sinon les grandes lignes et le meilleur moment pour y mettre un point final. Il entrait chez des êtres vivants et n'en sortait que lorsqu'un corps gisait le parquet. Oui, ça ne l'étonnait pas d'avoir du sang sur les mains. Alors pourquoi était-il si perturbé ? Oui, ce sang c'est le mien, comprit-il finalement. L'un des officiers avait fait feu en voyant le suspect surgir du musée. Le tir n'était peut-être pas légitime, mais le mal était fait. La balle pénétra le suspect au flanc, pourra-t-on lire plus tard dans le rapport rédigé par l'agent. Les traces de sang corroborèrent sa version, mais aucun corps ne fut retrouvé dans le secteur. Yuga s'était à nouveau évanoui dans la nature. Pour la dernière fois, jurait-on.

           En ouvrant les yeux, l’insaisissable voleur se croyait mort et que dans l'au-delà, le propriétaire avait un curieux sens de l'humour. Il se redressa et une vive douleur au bas du ventre le ramena à sa condition de mortel. Mortel... Rien ne l'y avait préparé. Plié en deux, Goemon s'approcha d'une chaise où l'attendaient une chemise et un pantalon. Les vêtements étaient un peu trop petits mais il les enfila quand même en grimaçant. Le pansement le démangeait atrocement. Quand il la poussa, la porte grinça en pivotant sur ses gonds, peut-être tout doucement, mais les lieux étaient silencieux et le bruit sembla durer une éternité. Au bout d'un couloir étroit, il arriva dans une petite pièce presque vide où l'attendait une femme. Le blessé ne voyait rien d'autre. Il n'aurait su l'expliquer, mais sa présence lui semblait éclipser tout le reste. En opposition avec tout le reste. Elle portait une robe bariolée de multiple couleurs et une veste d'homme recouverte à 99% de patchs thermocollants prônant l'amour du prochain, la bière gratuite ou la protection des pandas... Dans le monde binaire de Yuga Goemon, l'inconnue semblait tout droit sortir d'une nouvelle dimension.    

- Vous avez vu les fleurs de paulownia ? demanda-t-elle avant même de se présenter. Son empressement à lui poser cette question n'était pas anodin, de même que sa présence ici n'était pas un hasard, comprit alors Goemon. Il tira une chaise vers lui et s'installa face à la femme en tentant de masquer sa douleur.
- Alors, vous savez qui je suis vraiment.

          Serika était amoureuse de Goemon depuis le premier jour, depuis le premier article qu'elle avait écrite sur lui. A l'époque, elle ne voyait déjà que le héros du peuple qui luttait contre les inégalités et avait enquêté sur la légende. En cette période trouble de manigance et de cupidité, elle avait alors, comme tant de jeunes désabusés, dressé un portrait fantasque de ce Goemon à qui elle attribua différents exploits, travestissant parfois les faits - même involontairement - pour ne pas ternir l'image du preux chevalier. Se retrouver seule avec lui tenait du fantasme : il était pourtant exactement tel qu'elle l'avait imaginé. Du moins, en était-elle persuadée. Après une enquête qui tenait presque de l'obsession, elle avait enfin rencontré son idole, un Goemon blessé et aux abois mais qui lui était apparu comme un demi-dieu. Lui restait à affronter l'autre facette, un Yuga bien réel qu'elle ne pourrait pas feindre d'ignorer toute sa vie.  

          Les jours, les semaines et les mois passèrent sans qu'il ne puisse quitter l'enceinte de cet appartement, sa prison personnelle, cette camisole qui lui donnait envie de se jeter contre les murs. Les bulletins nationaux, puis locaux, ne parlèrent bientôt plus de lui, ne revinrent plus sur sa stupéfiante carrière ni sur sa chute. Goemon n'était plus. Les inspecteurs remontèrent sa trace jusqu'à ses appartements et ses planques, oui il avait manqué de prudence. Certainement pêché par arrogance. Désormais il ne possédait plus rien, tout lui avait été confisqué, de ses biens matériels jusqu'à sa gloire. Jusqu'à sa vie. Après quelques temps - si peu ! - son décès fut officiellement annoncé. Yuga n'était plus. Que restait-il sinon un triste fantôme ? Un être creux déformé par les échos d'une vie trépidante. Un vide que Sekira tenta de combler avec tout son amour, en vain. Elle le voyait s'éloigner de jour en jour, se diluer peu à peu. Jusqu'à disparaître complètement, un matin ordinaire. Le soir-même; Serika lui aurait annoncé qu'elle portait son fils.



Très rapidement, moi c'est [Law], j'ai 23 ans et je suis [un robot]. J'ai connu le forum grâce à [Google], et je suis [NOUVEAU]. Mon perso c'est [Ushijima]. Comme je suis quelqu'un d'absolument génial - et personne ici-bas n'en doute - j'ai bien sûr lu le règlement, et je vais le respecter, parce que les fessées c'est moyen-moyen.

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