Le type qui s'en foutait de l'héroisme [Terminé]

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Messages : 10
Sam 19 Nov - 16:03
You're My Hero

   
Isoshi Danjuro

   
La mort est une forme d'apprentissage.

   

   Nom : Danjuro
   Prénom(s) : Isoshi
   Surnom : Nietzsche
   Âge : 19 ans
   Nationnalité : Japonaise
   Département : Aucun
   Année et Classe : Aucune
   
Particularités de votre santé ?
Ma condition physique est plutôt bonne. De plus, je ne tombe jamais malade.
   Pourquoi voulez-vous entrer à Yuuei/Devenir un Super-Héros ?
   Aucune envie d'être un héros, devoir sauver des vies, se sacrifier pour les autres... Trop fatigant, trop contraignant. Si quelqu'un fout la merde, je veux bien lui botter le cul ou le dézinguer s'il me cherche, sinon... Bah il fait sa vie et moi la mienne.
   Vos Hobbys ?
Mes passes temps hein? J'aime bien regarder la "beauté humaine", la nature a créée de jolies filles donc j'apprécie de les mater. Moi voyeur? Mais non voyons! Je préfère le terme: apprécier les belles choses. Sinon j'aime faire une centaine de pompes et autant d'abdominaux le matin, suivit par une petite course de parkour pour me maintenir en forme. Et enfin, j'ai un bloc note dans lequel je note les erreurs qui m'ont couté la vie, histoire d'éviter de les reproduire encore...
   Avez vous des conditions pour utiliser votre pouvoir ?
Ouais... Il ne s'active que si on me fait la peau.

   
Alter
   Isoshi possède une individualité un peu particulière. Elle lui permet de revenir à la vie s'il se fait tuer. Chaque fois qu'il meurt, il en ressort plus fort: son corps mute un peu pour pouvoir résister à ce qui l'a tué la dernière fois. Par exemple, s'il se fait décapiter: il renait avec la peau du cou plus épaisse. S'il meurt écrasé, il revient avec une ossature un peu plus résistante ainsi que ses muscles plus puissants. "Ce qui ne tue pas nous rend plus fort" dans le cas de Isoshi, c'est plutôt: "ce qui me tue me rend plus fort".

   


   
You look awful. Perfect.

J'étais installé sur un un banc à attendre. Mes cheveux gris en batailles ondulaient au dessus de ma tête à chaque mouvement de mon doigt me frottant le nez. Oui, ça me démangeait le nez! Celui-ci était commun, ni top grand, ni trop gros, ni trop petit. Mais je l'aimais bien, même s'il me grattait souvent. Je cessais alors de me gratter pour pousser un long bâillement. Je bougeais machinalement la mèche de cheveux qui me tombait sur le visage. Mon regard, des yeux couleurs vermeilles, regardaient les alentours. Il y avait des gens, assit tout comme moi qui attendaient. Pour l'occasion, je portais un magnifique costume noir, avec une chemise blanche et une cravate rouge. Je passais ma main dans mes cheveux... Mouais, j'aurai peut-être du prendre le temps de les coiffer en fait. Ils étaient en batailles, des épis ici et là, des mèches tombant sur mon visage, dont une grande qui tombaient entre mes yeux. Mais bon, j'avais un sourire charmeur, que certains qualifient de débile mais je n'y crois pas. Mon nom fut enfin prononcé!

Je me levais donc lentement. Du haut de mon mètre quatre-vingt, je fixais une jeune femme en faisant bien vingt de moins que moi. Elle me demanda de la suivre, ce que je fis d'une démarche habile et féline. J'étais grand, plutôt bien bâtie, enfin des muscles saillants sans pour autant que ce soit trop. Moi des stéroïdes? Plutôt crever que de prendre ça! Enfin voilà, je faisais quoi... Soixante cinq kilos, en gros. Nous arrivions devant une porte, que la nana ouvrit et me dit d'entrer. J'en profitais pour admirer mon reflet dans les culs de bouteilles qui servaient de lunettes à la secrétaire, voyant mon magnifique teint de peau: légèrement bronzé.

En costume comme ça, j'avais plutôt la classe! Bon, ça ne valait pas mon costume de... Super fouteur de merde? Bah ouais, j'étais pas un héros! Ni un vilain... Donc comment me qualifier? Bref, j'avais quand même un costume. Fait maison avec du matériel soit acheté sur internet de façon illégal, soit volé. Oui, je suis un modeste type sans emploi fixe, donc me payer une tenue en kevlar c'est un peu hors de ma portée. Donc j'avais une cagoule dans ce matériaux qui recouvrait tout mon visage ainsi que ma tignasse, celle-ci était noire. Je passais par dessus des grosses lunettes du style aviateur ou si vous préférez steampunk juste pour la classe et pour cacher mes yeux. Un haut en kevlar noir également qui me recouvrait les bras et le cou. Seul défaut dans ce haut un peu moulant: un morceau de plastique couvert d'un acier inoxydable était scotché dessus, juste au niveau de ma poitrine. Ce morceau n'était pas bien gros, quelques centimètres tout au plus mais toujours en contact avec ma peau, un petit détail qui avait son importance avec mon individualité.  Pour le pantalon, j'avais opté pour un jean foncé, un peu trop large mais qui facilitait les mouvements. Je me promenais généralement avec un grand imper par dessus, comme il possède pas mal de poches ça facilite le transport de munitions pour un revolver et quelques grenades. Bah quoi? Faut bien se protéger dans ce monde. Et c'est pas comme si j'avais une individualité qui pouvait m'aider à me sortir de toutes les situations. Comment ça vous pensez que si justement? Ouais, enfin crever et se réveiller ailleurs... Ce n'est pas ce que j'appelle: se sortir de toutes les situations. Pis ça fait généralement mal de clamser, vous savez...

   
My mind is telling me no...

J'entrais donc dans la pièce, c'était un bureau. Celui du directeur des ressources humaines pour une grosse société. Ouais, je voulais un job. Mes dettes commençaient à s'accumuler et envoyé chier mon propriétaire n'y avait rien changé. Reste que le mec m'ordonna de m'assoir. Déjà, là ça me gonflais, me dire: "asseyez vous!" là comme ça... J'suis quoi pour lui du bétail? Enfin j'haussais les épaules et je m'installais dans le fauteuil. Croisant les jambes, étendant mon dos et basculant un peu ma tête en arrière. Toujours rester décontracter, c'est important durant un entretien d'embauche.

Vous allez me dire: mec pourquoi tu passe un entretien d'embauche? Alors déjà, c'est le cinquième de la journée. Ensuite: je dois bien gagner ma vie. Je ne suis pas un héros, je ne veux pas en être un donc on ne me paye pas si je botte le cul d'un affreux. Pourquoi ne pas devenir un héros? Car la plupart font ça pour la gloire, le plaisir de se pavaner car ils sont la justice. Je trouve ça stupide, si tu sauve quelqu'un, un simple remerciement suffit en guise de récompense. Mais surtout: je déteste l'idée qu'il puisse y avoir d'un coté les super héros et de l'autre les super vilains. Dans mon monde, enfin ma façon de pensée, tout est nuancé de gris. Penser que tout est soit noir soit blanc est... Débile. Peut-être qu'il y a des mecs totalement blanc, d'autre complétement noir. Mais je sais que moi-même, je suis plutôt gris, légèrement foncé peut-être, j'en sais rien. Risquer ma peau pour autrui ne m'intéresse pas tout comme la gloire et les honneurs d'être vu comme un héros. Et j'suis pas suffisamment sadique ou cinglé pour devenir un tueur sans remords... Ouais, je suis surement compliqué, mais passons, revenons à nos moutons.

Le responsable du personnel m'observa d'un regard du type blasé et me demanda ce que je pourrai apporter à l'entreprise. Sérieusement? Comme si ça ne se voyait pas! Je lui rétorquais donc que j'étais le mec le plus cool et charismatique que j'ai eu le temps de voir dans la salle d'attente. Je serai donc un élément important, capable de donner le sourire aux autres, de motiver les troupes comme de les aider à se détendre grâce à mon humour ravageur. Il me demanda alors mes qualifications. Je lui fis un sourire: moi confiant? Moi arrogant? Moi imbu de moi-même? Non, je n'irai pas jusque là. Je m'aime, ça c'est claire, mais on est tous comme ça, non? Sauf que ma réponse, car j'étais un peu pris au dépourvu, ne sembla pas lui plaire: faut être qualifié pour taper sur un ordinateur maintenant?

Il se renfrogna et griffonna quelque chose sur son bloc note. Je soupirai en disant alors que je pourrai apporter les cafés et quoi? J'avais besoin de ce job! De ce fric! Qu'il ne me les casse pas avec ses qualifications! J'étais le meilleur qu'il puisse espérer!

Quelque minutes plus tard: je sortais du bureau. Pointant un magnifique doigt d'honneur à ce responsable en lui disant poliment qu'il puisse allé voir chez les grecques si j'y suis. Bon ok, je lui avais dis d'aller se faire foutre. J'avais envie de lui éclater les dents, lui enlever son sourire narquois du visage. Rancunier? Oui, je le suis un peu. Mais pas au point de le massacrer gratuitement. Quoique... Je me tournais vers la secrétaire, lui disant que son patron ne m'avait pas prit car je n'avais pas une belle poitrine, comme elle. C'est donc avec un sourire que je m'éloignais. Bon, j'entrais dans l'ascenseur pour partir en ressassant ce que le bureaucrate m'avait demandé. Mes principales qualités et défauts... Narcissique, insouciant, malpolie, plutôt matérialiste enfin je voulais du fric pour me payer un nouvel écran plat... Me fallait aussi payer le loyer, l'électricité... Putain faudrait que j'arrête de ne me préoccuper de rien sauf quand c'est déjà trop tard. Bon pas grave, j'irai dans un bar, allongé ma dette en buvant quelques verres et je me ferai un peu de fric en sortant les boulets. Mouais, je pourrai ajouter à la liste que j'étais quelqu'un de sympa... Plus ou moins. La porte de l'ascenseur s'ouvrit alors, il était temps de partir.

   
Once upon a time...

   
On a tous rêvé d'être un jour un super héros. On a tous regardé un film en se disant: moi aussi je voudrai être comme ça, je voudrai faire pareil. La question c'est plutôt: à quel moment on a cessé d'y croire, d'y rêver?

J'me présente: Danjuro Isoshi. Je suis dans une petite maternité miteuse d'une banlieue de Kyoto. Ma mère était une strip-teaseuse dans un bar renommée du coin. Les pouvoirs se développaient, chacun avait sa propre "individualité" qui lui apportait un truc en plus. Ma mère? Elle pouvait augmenter ses phéromones au point d'hypnotiser ses clients, les rendre dingues, totalement fous d'elle. Évidement, avec ça, elle s'en sortait plutôt bien dans la vie. Elle avait un bel appartement luxueux, une femme de ménage pour s'occuper de tout, de moi, de la bouffe. Ce qui fait qu'elle n'avait pas trop à se soucier de mon éducation. Elle devait estimer que l'argent suffirait à couvrir tous mes besoins. Sauf celui d'avoir sa mère proche de soi. Au lieu de ça, je m'étais rapproché de madame la bonne. Elle était vieille, un bon rondelette, mais vachement sympa. Je me rappel qu'elle ne cédait pourtant jamais à mes caprices. Et pourtant... Vous n'imaginez pas à quel point je pouvais être chiant.

Je crois qu'avant d'apprendre à marcher, j'avais préféré apprendre à retirer la masse visqueuse et malodorante de ma couche pour l'étaler au sol quand ma mère de substitut refusait de m'emmener au parc. J'avais caché plus tard ses chaussures quand elle m'avait privé de sortie. Pire encore, j'avais dis à ma vraie mère que la femme de ménage me molestait alors que j'avais cinq ans. Mouais, je ne savais pas ce que ça voulait dire à l'époque. Les joies de la télévision, surement. Reste que malgré tout ça, et encore, je vous passe des détails, elle avait toujours été patiente avec moi. J'adorais le soir quand elle me racontait des histoires au moment de dormir. J'adorais ses câlins aussi. Ma mère quand à elle? Elle s'occupait de me balancer des phéromones quand je faisais un caprice ou simplement quand elle, avait décidé que je devais la laisser tranquille.

Vous allez me dire: et ton père? C'était un super héros. Le genre qui aime son boulot, qui ne vit que pour ça même. Je le voyais plus souvent passer à la télévision qu'en vrai. Mais c'était cool, je me souviens encore l'admiration que j'avais pour lui. C'était une star et je rêvais d'être comme lui: passer à la télé, être super cool, sauver des vies. Mais qui est pas foutu de penser à venir te saluer le jour de ton anniversaire alors que tu es son fils.

A l'école? J'étais une véritable teigne. J'écoutais rarement le professeur, je me disputais avec les autres gamins. Le besoin de m'affirmer, la recherche d'attention ou un truc dans ce gout là avait dit un psy à ma mère. Celle-ci semblait s'en vouloir un peu et après les quelques séances à chercher pourquoi j'étais si chiant, elle décida de s'occuper un peu plus de moi. Par chance, sa fainéantise lui fit garder sa servante même si elle passait moins de temps à bosser dans son cabaret. Ce qui m'arrangeais bien vu que j'appréciais la vieille dame. Reste que tout ceci ne changea pas trop mon comportement à l'école. J'étais du genre insouciant, à me croire toujours le plus malin, le plus fort. Bon, je rentrais souvent avec des hématomes mais c'était le risque quand on est un héros n'est-ce pas? Sauf que je n'étais le héros de personne, je croyais juste que cela me rendait cool, comme mon père.

A mes neufs ans, je me pris la tête avec un élève. Celui-ci disait haut et fort qu'il deviendrait le prochain numéro un des héros. Il beuglait tout le temps et j'avais finis par me sentir obligé de le remettre à sa place. Sauf que je n'avais pas pris en compte qu'il serait autant vexé, ni que son alter serait si... Violente. Son corps pouvait créer comme des petits canons qui projetaient des flammes. C'était classe, il pouvait réchauffer son bento quand ça lui plaisait, il crachait ainsi des gerbes de feu. Et j'avais pensé à l'époque qu'il essayerait de me cramer. Sauf que non, il s'était servit de son pouvoir pour faire des propulseurs afin de se déplacer plus vite, mais surtout frapper plus fort. Et moi à l'époque, j'étais le gamin sans alter qui l'ouvrait trop souvent. Combien de fois avait-on voulu me casser la gueule pour mon arrogance alors que je n'avais aucun pouvoir? Et bien lui... Il ne s'était pas gêné pour me faire bouffer toutes ses phalanges. Il m'avait ainsi roué de coups sous la colère.

Transféré d'urgence à l'hôpital. J'avais le nez et la mâchoire brisés, les cotes broyés, la rate éclatée et surement d'autres os cassés. C'est ainsi que sur le trajet de l'hôpital, dans cette ambulance dont la sirène hurlait dans la rue que la vie quitta mon corps... Tué par un gamin de dix ans sujet à de puissantes crises de colère.

Trois jours plus tard, je me réveillais en panique dans un espace clos et sombre. Mon premier réflexe fut de vouloir me relever. Ma tête heurta violemment le plafond ce qui me fit hurler de douleur. Le vacarme que je fis suffit rapidement à attirer l'attention. Une petite porte s'ouvrit alors, laissant entrer la lumière dans le tunnel sombre dans lequel j'étais. Ce n'était pas le paradis... Loin de là. C'était la morgue de l'hôpital et j'étais dans un de ses tiroirs lugubres. J'avais comme été mis dans un sachet et déposé sur une table coulissante. Rien de glorieux quoi. Le toubib qui me sortit de là était celui qui avait fait l'autopsie sur mon corps. Ce fut un choc apparemment violent pour lui. Après plusieurs scanners, radiographies et autres test et qu'on fut sûr de mon état de santé, on me laissa rentrer chez moi.

Ma mère pleura pendant toute une journée en me voyant rentrer. Je ne l'avais jamais vu si démonstrative d'affection à mon égard. Cela en devenait presque... Gênant. Mais j'étais finalement content de se revirement de situation. Je retourna donc à l'école, avec une nouvelle bouffée de confiance en moi; moi aussi j'avais un alter. Mon bourreau quand à lui n'était plus là, on l'avait envoyé dans un centre psychiatrique. Sa colère compulsive et les remords de ce qu'il m'avait fait, semblait avoir détruit sa personnalité.

Je rêvais alors encore plus de devenir un super héros. J'étais le mec immortel, celui qu'on pouvait tuer mais qui reviendrait malgré tout tel un phénix. J'avais aussi remarqué ce gain de force que j'avais obtenu depuis mon réveil à la morgue. Effectuant quelques tests moi même, il me semblait être plus fort, plus endurant et mes os étaient plus solides qu'avant. A mes onze ans, j'appris que l'autre gamin sortait de l'hôpital psychiatrique, apparemment remit de son traumatisme et ayant apprit à dompter correctement sa colère. Personnellement, je ne lui en voulais pas. Je l'avais emmerder, et j'avais eu ce que je méritais. Et bon... Il ni avait pas mort d'homme si je puis dire!

C'est là qu'un évènement inattendu se produisit. Ma mère décida que nous devions déménager. Elle voulait aller à Tokyo ou à Musutafu. Je n'avais rien à dire pour m'y opposer et la vieille dame qui était toujours notre servante était également du voyage. Nous déménagions donc rapidement, c'était même trop hâtif à mon gout. C'est quelques semaines plus tard que j'appris pourquoi ce changement si soudain. Ma mère avait rencontré le gamin qui m'avait tabassé à mort. Elle avait utilisé son alter lui permettant de contrôler autrui pour pousser le gosse, ainsi que ses parents à se suicider. Elle voulait se venger, pour moi. J'appris ça de la bouche de mon père. Il avait défoncé la baie vitré de notre nouvel appartement pour y entrer avec fracas. Énonçant alors la raison de sa visite et son désire d'arrêter ma mère. Il évoqua aussi l'utilisation illégale du pouvoir de ma mère pour soutirer de l'argent afin de payer le logement, le déménagement ce qui était selon lui, inadmissible.

Sauf que ma mère refusait de se rendre, elle tenta d'affronter mon père: un pro. Tentant vainement de le contrôler avec ses phéromones. Dans le feu de l'action et par les gestes non contrôlés de mon père, ma mère chuta par le trou dans la baie vitrée pour aller finalement s'écraser cinq étages plus bas. On a tous rêvé d'être un jour un super héros. On a tous regardé un film à la télévision où l'on s'est dit: je veux être comme lui, je veux sauver le monde. Le truc, ça serait plutôt de se demander à quel moment on a cessé d'y croire, d'y rêver? A quel moment on a cessé rêver de vouloir être un héros comme dans les films? Pour certains, ça se fait naturellement, avec l'âge. On murit, on se rend compte que c'est que de la fiction. Ou alors qu'on a pas une individualité suffisamment forte pour ça. Pour moi, ce fut quand je vis mon paternel, mon héros, tuer ma mère par accident alors qu'il voulait l'arrêter en la considérant comme une vilaine, une criminelle.

Les funérailles furent brèves. Il ni eut pas grand monde. Mon père voulu me recueillir, désireux de me garder sur le droit chemin, soucieux surement d'avoir anéanti ma vie. Ce que je refusa, tout bonnement. Je parti vivre avec celle qui m'avait toujours servit de seconde mère: la servante de ma défunte mère. Mon comportement changea, j'étais moins un fanfaron, j'étais moins grande gueule. Mais j'étais toujours aussi insouciant. C'était juste ajouté à ça une sorte de mec blasé qui ne comprenait pas pourquoi ce culte du héros. Pourquoi ce culte du monde en noir et blanc ou tout est soit gentil ou méchant.

Je ne m'attarderai pas trop sur mon adolescence. Pourquoi? Car comme tous les ados boutonneux, je passais beaucoup de temps sur mon ordinateur, à faire défiler des images ou des vidéos porno. Et j'imagine que me voir ou me lire vous racontez que je me soulageais comme je pouvais ne vous intéresse pas tant que ça. Quoi? Vous allez me faire croire que je vous choque? Entre nous, qui ne s'est jamais masturbé devant son écran? Et ceux qui osent dire le contraire, sachez que personne ne croira ce mensonge. Et... Ceux qui disent le contraire et qui ne mentent pas... Mais putain c'est quoi votre problème sérieux? Vous êtes vraiment humains?! Enfin passons. La vie d'étudiant à l'époque fut un peu agité, je cherchais souvent la merde, j'avais la rage. J'en voulais à mon vieux, mais je ne pouvais rien contre lui. Résultat, j'en voulais à la terre entière pour mon impuissance. Petite aparté: je viens de dire un peu plus tôt que je me masturbais régulièrement sur mon pc, alors pas de vilains jeux de mots avec "mon impuissance", vous serez mignon. Reste que mon comportement me couta trois fois la vie. Deux fois contre des petits voyous de mon âge qui eux ne rêvaient pas d'être des héros. Et une fois contre un vilain qui avait ravagé le centre commercial à coté de chez moi. J'étais allé acheter un jeu vidéo à sa sorti, et cet empaffé avait tout détruit! J'avais donc voulu lui exprimer mon ressentit... Ce qui me valut trois billets de trains depuis Kyoto pour rentrez chez moi. Ce qui est chiant quand on est moi? Quand on meurt, on se réveille quelques minutes ou quelques heures plus tard dans la morgue où on s'est réveillé la première fois. Par contre ce qui doit être déroutant, c'est le corps sans vie et difforme que mon cadavre devient une fois ma résurrection enclenchée, surtout pour ceux qui m'ont tué ou simplement pour la police.

Enfin voilà, j'avais terminé mes études. Bon, j'avais séché pas mal de cours pour prendre du bon temps, que ce soit à boire dans un bar, à draguer des nanas ou à me battre dans la rue. Donc, je n'avais aucun diplôme en poche. Mais j'étais parvenu à être en paix avec moi-même. Je n'avais sauvé personne, je n'avais tué personne. Je n'étais pas un héros, mais je n'étais pas un super vilain. J'étais un électron libre. Le mec qu'on voit de temps à autre apparaitre, foutre la pagaille autant qu'un vilain pour lui péter les dents et qui se casse rapidement à l'approche d'un héros car j'étais moi même suspecté d'actions illégales. Comme le vole d'armes à feux, de kevlar dans un commissariat. Ou encore pour avoir envoyé aux urgences un petit voyou qui m'avait trop cherché un soir de beuverie.

Sauf qu'être un électron libre ne nourrit pas son homme. Et c'est pourquoi je sortais d'un ascenseur après un énième refus pour un job. Hylda allait encore hurler quand je rentrerais à l’appartement ce soir... C'était qui Hylda? La vieille qui m'avait élevé avec ma mère. Elle faisait encore des ménages pour arrondir les fins de mois, mais je ne pouvais la laisser tout payer. Avec son aide, j'étais même parvenu à braquer en douce la table et la bâche plastique qui m'avaient contenu lors de ma première mort à la morgue de Kyoto. Ainsi, on avait aménagé le sous sol de notre logement pour m'en faire une salle de résurrection. Ce qui m'évitait le trajet Kyoto Musutafu en cas de pépin.

Ma vie était entre mes mains. Et il était grand temps de me décider ce que j'allais en faire. C'était ce que répétait souvent Hylda en tout cas. Moi? Je vivais le jour le jour, en me demandant ce que j'allais pouvoir faire de fun pour m'occuper. Elle disait que j'allais finir sur des avis de recherches à ce rythme et qu'il serait préférable de passer ma licence pour devenir un héros. Ce à quoi je répondais que ça ne m'intéressait pas. Que je ne voyais pas l'intérêt d'être un glorieux héros comme mon vieux, incapable de discerner le monde autrement qu'en noir ou en blanc. Mais c'est vrais, la vie était devant moi et les choix de ce que j'en ferai également.

   


   
Très rapidement, moi c'est [Iso], j'ai 28 ans et je suis [un alien]. J'ai connu le forum grâce à [Hiroyuki], et je suis [NOUVEAU]. Mon perso c'est [Gintama]. Comme je suis quelqu'un d'absolument génial - et personne ici-bas n'en doute - j'ai bien sûr lu le règlement, et je vais le respecter, parce que les fessées c'est moyen-moyen.
   

   

_________________


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Messages : 10
Lun 21 Nov - 22:03


Bonjour, bonsoir!
C'est pour prévenir que j'ai terminé ma présentation!
J'espère que celle-ci vous plaira en tout cas! Je vous souhaite une bonne lecture et j'attends vos avis et critiques pour modifier ou arranger si cela est nécessaire.

Petit détail: Demande d'alter. J'ai fais ma demande de création d'alter et j'attends également un avis pour savoir si tout est ok ou non! (si jamais cela ne convient pas, je devrai peut-être voir pour modifier un peu ma présentation).

Je vous remercie d'avance!


_________________


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Messages : 40
Mar 22 Nov - 7:17
Hello! Je viens m'occuper de ta prez! :)

Comme à mon habitude,

Point forme:

Spoiler:
 

J'ai tout relevé dans les descriptions. Donc si on rapporte ça au total de mots, c'est infiniment peu! Mais c'est caractéristique, selon moi, d'un manque de relecture... Rien de très gênant ou grave en soi! :)

Tu as pris le parti de narer les descriptions, et c'est très efficace avec ton style. Ça patine un peu sur le physique, qui ne se limite presque qu'à la description de l'avatar! Mais je ne vais pas tirer sur l'ambulance, tes paragraphes sont aérés et ton style est fluide! Wink

Point fond:

Là, j'ai pas grand chose à dire. Tu es cohérent, l'histoire s'enchaîne sans accrocs même si la vengeance de la mère de ton personnage tombait un peu de nulle part... Tu aurais peut être du développer un peu sa rancoeur pour que cela semble moins soudain.

Ton personnage en soi est nuancé, j'aurais envie de dire tout en finesse mais pas vraiment. X)

Conclusion:

C'est une excellente prez que je valide! Je préconise juste la relecture pour éliminer les quelques fautes qui traînent et éventuellement use d'un conjugueur pour vérifier les accords! Voili voilou! :D

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