« You're gonna have a bad time » - Johan R. Grant

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Jeu 9 Fév - 13:27


• Nom : R. Grant
• Prénom : Johan
• Surnom : L'électrifié / Le Comique / Joker
• Sexe : Homme
• Age : 20 Ans
• Origine : Américano-Japonaise
• Groupe : Élève de U.A.
• Classe : 3ème année A - Double redoublant
• But : Procrastiner
L'alter de Johan
Son Alter porte le nom de pile humaine, pouvoir qui consiste à absorber de l'électricité pour un usage extérieur ainsi que de transformer d'autres formes d'énergies en électricité. Contrairement aux autres alter liés à cet élément, Johan n'est pas capable de créer cette énergie à partir de rien. Il doit utiliser un "carburant" : de l'électricité déjà stockée, par exemple, ou bien de l'énergie comme l'énergie cinétique, née des coups qu'il reçoit, activant ses cellules.

Après entraînement, le jeune homme est capable de créer des "objets" d'électricité, comme des petites piques flottantes, ou bien des formes plus élaborées comme des espèces de crânes crachant eux-même de la foudre. Son style consiste généralement à utiliser l'espace présent pour empêcher l'ennemi de s'approcher, en le canardant à distance.

Le principal contre-coup est la paralysie. Trop d'électricité circulant dans son corps, que ça soit à cause d'une absorption trop importante ou bien tout simplement une utilisation trop prolongée, va paralyser ses membres.

Lorsqu'il utilise les capacités de son alter sérieusement, une réaction étrange vient colorer l'oeil du comique, et de l'énergie bleue s'échappe alors de son globe oculaire, semblable à une espèce de fumée étrange. N'a aucune conséquence ni effet spécial.
Description physique
Nous allons commencer par la tenue la plus simple de Johan, celle que tout le monde possède à la naissance : celle d'Adam. Avant d'attaquer les détails, modelons le corps dans l'ensemble, sa silhouette générale. Pour vous mettre dans l'ambiance, imaginez des gens, qui se baladent. Si vous le croisez à peine, si votre regard s'attarde sur sa personne le temps de quelques secondes, dans le coin d'une ruelle, le principal détail qui frappera vos mirettes sera sa taille. Le comique est grand, très grand. Un bon mètre quatre-vingt quinze, une hauteur qui lui permet de souvent dépasser de quelques têtes la populace. Des épaules larges, un corps bâti et sculpté légèrement, montré par une musculature visible sans être vulgaire. Il est aisé de voir à cela que l'électrifié s'entraîne, garde la forme, mais dans un but purement pratique et non pas physique. Sa peau est simplement pâle, légèrement plus blanche que la moyenne. Un point nullement à noter, vous en conviendrez. Néanmoins, la manière de se tenir du jeune homme déteint totalement avec son apparence : légèrement penchée, faiblarde, montrant d'une part le côté fainéant du garçon mais aussi la non importance qu'il porte au regard des autres.

Approchez-vous, nullement besoin d'avoir peur. Il doit vous rester assez d'imagination pour modéliser ce qui reste, non ? Respirez, bien, comme ça. Nous allons passer, cette fois, à une partie assez importante, que beaucoup de gens apprécient et qui, pour certains, caractérise totalement une personne, plus que le corps ou bien le niveau de beauté. Cette partie est, bien sûr, le visage. La forme de son faciès est légèrement rectangulaire, pensée qui arrivera assez rapidement lorsque vous verrez son menton carré et sa mâchoire, étroite, renforçant cette impression. Très lentement, levez les yeux pour les planter dans les siens. D'un bleu clair, presque électrique, ses mirettes épient les moindres faits et gestes, vifs, malgré l'apparence plutôt légère du personnage. Juste en dessous, des cernes sont visibles, presque provocatrices, démontrant des nuits d'insomnies dont souffre Johan. Ses sourcils, qui sont eux aussi à l'image du corps, légèrement épais, portent la même couleur que ses cheveux qui seront décrits dans quelques dizaines de secondes. Descendez votre regard, et observez son nez, fin, vertical. La racine de ce dernier trace une ligne légère, droite, jusqu'à son bout légèrement relevé, typique des nez grecs. Ses narines, quasi-invisibles, ne seront surement pas un point qui vous frappera dans l'immédiat. Descendez un peu, et attardons-nous sur ses lèvres, douces, simples, bastion de ses expressions faciales. Sourire, tristesse, toutes ces émotions seront exprimées par cette partie-là du visage, spécialisée dans la création de moues en tout genre, tantôt pour plaire, tantôt pour énerver. C'est certainement l'endroit qu'il préfère chez lui, ces dernières s'ouvrant souvent dans un sourire sincère et simple, dévoilant ainsi des dents blanches et des canines plutôt... pointues.

Ce visage ne manque-t-il pas d'une certaine chose ? Oui, vous l'avez surement devinés, l'encadrement de ce centre des attentions : les cheveux. Ces derniers arborent un blanc brillant et éclatant, comparable à la neige frappant la terre lors de longues soirées d'hiver. Cette chevelure, propre, n'en reste pas moins coiffé maladroitement. Et encore, coiffés quand il y pense ! Image parfaite pour montrer la coiffure type "en bataille", en fait. Vous pouvez jeter rapidement un œil vers ses oreilles, légèrement étirés vers l'arrière, arborant souvent des boucles d'oreilles stylisées.

Reculez un peu et baissez les yeux, histoire d'observer l'électrifié sous toutes ses coutures. Le corps finement taillé est musclé, n'allant pas vers l'obscène, est quelque chose à noter de nouveau si vous le souhaitez. Si vous détournez légèrement votre regard, vos yeux se poseront sur ses épaules larges et puissantes. Puis, en descendant, vous verrez ses bras, à l'image du reste de son corps, dessinés sans aucune vulgarité. Descendre un peu plus vous offre la possibilité d'observer ses jambes, qui semblent légèrement plus musclées que le reste du corps.

Après ces quelques efforts, vous devez avoir dans votre esprit toute la base du personnage, en terme de physique pur. Reprenez votre respiration, ce n'est pas encore tout à fait fini, il vous reste un peu de travail. Fermez de nouveau les yeux si tout cela était trop difficile et vous a obligé à les ouvrir, et replongez-vous dans les bras de Morphée. Le garçon ne semble-t-il pas un peu trop... Nu à votre goût ? Très certainement, par conséquent, je vais vous aider à faire apparaître la tenue habituelle du comédien, son ensemble de tous les jours. Dans un second temps, nous imaginerons ses tenues de héros.

Commençons, petit à petit. La tenue habituelle du Johan est composée, tout d'abord, d'un t-shirt blanc, simple et commun. Il semble presque trop ample pour lui, ne moulant pas du tout son corps, lui laissant le plaisir de "nager" dans le tissu. Une spécificité du jeune homme, qui n'apprécie que très peu les habits serrés, le contact permanent de tout cela sur lui étant plutôt désagréable. Pour compléter ce début bien trop simple, l'électrifié porte une veste à capuche bleue, tout aussi ample que le t-shirt, avec des poches sur les manches. Le garçon possède deux versions de cet accoutrement, une où la capuche n'a rien de spécial et une où cette dernière est agrémentée de fausse fourrure blanche, en plus d'être mieux rembourrée. Le modèle hiver, si vous voulez. Ensuite, on passe au pantalon, qui se limite à un simple bas de survêtement permettant une nouvelle fois à l'élève redoublant de se déplacer avec aisance.

Concernant ces tenues de héros, eh bien c'est un peu difficile à expliquer. Concernant sa réelle identité, celle de Johan, son "costume" se limite à une paire de pantoufles et un masque d’hôpital où est dessiné un grand sourire, toutes dents dehors. Oui, c'est tout. Concernant son identité secrète, celle de Joker le mercenaire, la tenue de notre ami est bien plus recherchée. Elle est composée tout d'abord d'un costard, complet, qu'il n'apprécie guère à cause du contact cité plus haut. A cela on ajoute une longue cape, détachable facilement ainsi qu'un masque blanc permettant à l'électrifié de cacher qui il est vraiment.
Description mentale
Vouloir décrire le caractère de Johan, c'est comme tenter d'observer un iceberg du haut d'un navire. Certes, une grande partie sera visible, éclatante, occupant toute votre attention. Néanmoins derrière cette blancheur si pure qu'elle en réfléchit le soleil, il se cache toujours une partie immergée, que le haut essai absolument d'enfoncer et noyer sous une mer froide, dénuée d'émotion. Ce paragraphe, en lui-même, résume assez bien ce qu'est le Comique. Mais continuons, développons et enfonçons-nous dans la psyché du personnage.

Comme son surnom l'indique, l'homme à la chevelure de neige a une habitude. Celle de toujours utiliser l'humour. Gras, sombre, stupide, l'électrifié apprécie les boutades de tous types et ne s'en cache pas, bien que sa préférence se tourne généralement vers les blagues absurdes. Pour comprendre où il faut en venir, pensez aux jeux de mots ridicules, presque déprimants. Cette habitude qu'il a à railler avec légèreté est le moyen que le jeune homme a trouvé pour garder son calme et réfléchir, utilisant et abusant des mêmes procédés comiques pour clarifier ses idées et pour réchauffer l'atmosphère. Outre cette aide qu'a l'humour pour sociabiliser le protagoniste, cela lui offre aussi une arme parfois tout aussi redoutable que son alter : la répartie. Il est ainsi très difficile de faire simplement taire l'homme via les mots, ce dernier renvoyant chaque tentative vaine, semblable à des piques de lettres, avec une brutalité parfois surprenante. L'ironie est sa lame, et l'auto-dérision son bouclier.

Il faut donc comprendre par là que cet humour est utilisé dans bien plus de situations que dans le simple but de rendre son esprit aussi limpide que les eaux d'un lac pur d'une montagne enneigée. Cette légèreté lui sert aussi de masque, lui permettant de cacher autant qu'il le peut ses émotions, ses pensées, ses peurs et ses espoirs. Même au pied du mur, même en face d'une mort imminente, rien n'empêchera Johan de lancer une dernière boutade à l'intention de son cruel destin, si pressé de lui faire passer l'arme à gauche.

Continuons notre route dans l'esprit du jeune homme pour y découvrir un défaut notable, relié à un péché important : sa paresse. Née de ses longues années de procrastination, le jeune homme pense que, quoi qu'il fasse, son destin le rattrapera toujours. Cette idée en tête, l'homme a "abandonné" comme il aime le dire, laissant de côté le combat contre son futur pour se laisser simplement aller. Si tout ce qu'il deviendra est écrit, à l'encre indélébile, pourquoi se tuer à la tâche, alors que la destination sera toujours la même ?

De ce fait, notre ami se limite généralement au strict minimum. Il ne s'encombre pas de travail inutile, ou bien qu'il considère comme tel, au risque de se faire engueuler. C'est d'ailleurs une remarque que lui font souvent ses professeurs, ce défaut étant à l'origine de ses redoublements.

Parmi ses quelques qualités, on peut noter que l'électrifié a une loyauté sans faille. Quand quelqu'un arrive à obtenir son respect ou bien son amitié (cette dernière chose incluant souvent la première), l'étudiant sera toujours prêt à lui venir en aide. De cette habitude est née un certain sens de l'honneur, imposant à Johan les quelques usages proche de la chevalerie lors d'un affrontement. Jamais il n'attaquera quelqu'un dans son dos et jamais il ne s'en prendra aux enfants. Et si la gente féminine n'est pas incluse dans ces quelques mots c'est parce-que les femmes échappent à ce code de l'honneur propre à l'homme. Notre protagoniste ne les épargne pas dans le cas où elles seraient fautives d'actions entreprises dans le but de nuire au comique.

Au niveau des goûts, le protagoniste est un adorateur de tout ce qui est sauce. Il est même capable de boire ces onctueux accompagnements comme si ce n'était que du lait ou de l'eau, prouvé par la présence d'une petite bouteille dans sa poche. C'est relativement étrange et il ne le montre pas beaucoup devant les gens, mais c'est son petit péché mignon, son secret, son plaisir coupable. Mais à côté de cela, c'est bien les combats que le garçon adore. Une manière simple et brutale qui lui permet de faire bouillir son sang, réveiller ses sens. Il a ce désir ardent, destructeur de toujours chercher plus fort que lui, de toujours tester ses limites face à des personnes pas forcément recommandables.

Le meilleur des langages est, concernant Johan, celui des poings. Chaque coup est un mot, et une baston n'étant de son point de vue qu'un dialogue entre deux personnes, chaque gerbe de sang n'étant rien de plus qu'une envolée lyrique démontrant des sentiments des combattants. Voilà la chose qui fait le plus battre son cœur et surement la principale raison de son lien avec le monde des voyous, des "furyo" en japonais. C'est très certainement un point très important à noter : jamais l'homme ne refusera un défis de ce type. Il répondra toujours à la positive face à une demande de combat, toujours prêt à combattre et à dérouiller un potentiel adversaire voulant tenter d'abattre l'électrifié.

Ce désir de toujours affronter de meilleures personnes ont fait naître chez lui une certaine fierté et ainsi un léger dégoût pour la défaite. Disons que le garçon n'est pas du genre à s'arrêter sur ce genre de résultats, prenant la peine de retourner affronter le vainqueur une nouvelle fois pour changer la tendance. Particulièrement borné, c'est au fond par plaisir que Johan s'attaque de nouveau à ceux l'ayant défaits, ces gens offrant toujours un challenge qui relance l'intérêt du protagoniste pour lui même.

Concernant l'héroïsme, disons que cela dépend. Comme un tout à chacun, toucher à ceux qu'il apprécie fait rentrer le garçon dans une colère noire et terrible, mais cela ne veut pas dire qu'il prend la peine d'aider la moindre grand-mère traversant la route. Malgré tout cela, une étincelle de justice semble vouloir incendier son cœur et son être, mais cette dernière, encore trop faible, ne peut faire face à la fainéantise de l'électrifié. Il n'a pas encore remarqué qu'il grandissait, que le sablier de la vie commençait lentement à faire tomber pas mal de grains. La tête dans les nuages, il se cherche, et bien que devenir un héros est une idée alléchante, la motivation d'atteindre ce but n'est malheureusement pas encore bien encrée dans son caractère. Peut-être qu'un jour, il changera.

Et nous voilà en bas de l'iceberg. Rappelez-vous le début de cette description : la psyché du comédien est comme ces géants des glaces bloquant la route maritime. Tout ce qui est présenté n'est que la face visible de l'être aux cheveux blancs. Il reste quelques petites choses, immergées mais visible à la surface de cette mer, légèrement flouttés. Plissez les yeux et enfoncez votre tête dans cette eau glacée.
Histoire
» Naissance et début de l'enfance

20 %. C'était le pourcentage des gens ne possédant pas d'Alter. Un petit chiffre, une moyenne de la population mondiale. Cette donnée, si faible, si légère, implique ainsi que malgré tout, des gens ayant comme point commun de ne pas posséder de capacité spéciale pourraient retrouver à s'aimer. Ce fut le cas de deux personnes, aux opposées géographiques, du point de vue d'une carte. Un américain, qui, à l'aide de ses connaissances en de nombreuses langues, était devenu un grand traducteur. Et une japonaise, secrétaire, dont les journées s'enchaînaient dans un bureau morne aux chaises usées. Une rencontre, entre ces deux personnes que tout opposait à la base, mais dont le simple point commun d'être des gens "normaux" suffit à les rapprocher.

Deux êtres, deux âmes, sans pouvoirs. Rien. Même dans leurs familles respectives, rien. Pas de frère capable de voler, pas d'oncle aux pouvoirs télépathiques, seulement des gens normaux vivant des vies normales.

Mais le commun attire l'étrange. Et l'étrange, ici, est représenté par un enfant, né une douce soirée d'hiver, où la neige recouvrait le Japon telle sa couverture recouvrant son petit corps pour le protéger du froid. Johan. L'union de deux sans alters, qui donna au monde le protagoniste de ces quelques lignes.

Le futur voyou vécu ainsi dans une famille dont le terme banale n'était pas assez fort pour exprimer la normalité. Son père était relativement absent, voyageant à travers le monde pour détruire la barrière des langues à l'aide de son savoir faire. Sa mère, quant à elle, était une battante travailleuse qui, malgré la fatigue, redoublait d'efforts dans le seul but d'obtenir une petite prime. Le garçon grandit ainsi dans l'amour de parents étant du bon côté de la barrière, l'absence de son paternel ne le gênant pas tant que ça. Ce dernier profitait du moindre moment pour revenir chez lui et les nouvelles technologies permettaient à ce dernier de parler et voir sa descendance, même si ce n'était qu'à travers un écran.

Pas de traumatisme d'enfance. Pas de problèmes. Les premières années de vie de l'électrifié étaient parfaites, épanouissantes. Et comme expliqué plus haut, le banal attire l'étrange, et c'est ainsi qu'à ses 4 ans, un phénomène rare se produisit.

Un Alter.

Alors que les deux parents pensaient que Johan ne posséderait jamais une telle capacité, après tout leurs deux familles respectives n'en avaient pas, le garçon étonna tout le monde. Sans réellement savoir ou comprendre comment, le petit être absorba, de temps en temps, des doses plus ou moins importantes d'électricité, avant de la transférer dans d'autres objets. Simple jeu pour le protagoniste, étonnement heureux pour les parents, voilà que le cercle de la banalité venait de se briser pour dévoiler une étincelle d'évolution.

Le gamin était plutôt content de sa capacité. Ainsi, très jeune, il commença à expérimenter ces différentes possibilités, ces limites. Se blessant parfois, s'amusant souvent, c'était un véritable monde de possibilités qui s'offrait à lui, sous le regard bienveillant des deux parents, fier de cette progéniture singulière.

Il s'opposa même à d'autre enfants, et à leurs pouvoirs. Au fur et à mesure que les années passèrent, cette partie de lui, celle du gamin bagarreur, prit lentement le dessus. Cherchant la petite bête à l'école pour en finir aux poings, jamais cela ne dépassa les limites de l'école. Jusqu'au jour où tout bascula. Le jour où, suite à un échange verbal, un autre enfant insulta ses parents, se moquant du fait qu'ils n'avaient pas d'alter. Qu'ils étaient, comme son père le disait, des "singes non évolués". Ces insultes mirent le garçon dans une colère noire, attrapant le fautif pour lui offrir une raclée méritée mais malheureusement non acceptée dans l'enceinte de l'école.

Ce fut le début de ses expulsions. Le schéma était le même. Il allait dans une école, s'affirmait, et lorsqu'un petit joueur s'amusait à toucher aux parents, il l'explosait, avant de se faire virer. Cette mauvaise habitude n'était nullement encouragée par sa mère, bien-sûr, mais au fond elle n'arrivait pas à lui en vouloir. Elle poussait un simple sourire, avant d'encourager son fils à retenter les études avant de l'inscrire dans une autre école. Que pouvait-elle dire ? Johan n'était pas mauvais. C'était un enfant au sang chaud, qui n'arrivait pas à contenir ses pulsions lorsqu'on touchait à ses parents.

Les années de primaire passèrent. L'enfant calme Johan devenait petit à petit un être brûlant, qui, de part l'interdiction d'utiliser son alter, se battait à l'aide de ses poings. Arrivant finalement à l'âge du collège, sa mère décida de l'inscrire dans un endroit avec des "gens comme lui". Un établissement où il pourrait s'affirmer sans craindre d'être renvoyé.

Suzuran.

» Suzuran - Collège

Ce collège était connu pour être le pire du japon. Par pire, il fallait comprendre que c'était un endroit regroupant les plus mauvaises pousses japonaises. De véritables furyo, à l'avenir incertain. Un endroit qui avait sa petite spécificité : jamais un élève ne réussit à en prendre le contrôle. Là où, dans les autres collèges du genre, quelqu'un arrivait à prendre le volant pour "contrôler" tout le monde, Suzuran était un trop grand concentré de rebelles pour être manié par un seul homme. Ce titre, celui de chef, était désiré par tous, de petits clans se formant pour tenter d'obtenir le pouvoir par la force ou la ruse.

Johan, quant à lui, était une inconnue dans une équation incertaine. Une valeur changeante, un être singulier sortant du lot. Là où la plupart avaient une apparence qui permettait de voir directement que changer de trottoir était la meilleure solution, notre protagoniste gardait son allure fainéante et son sourire aux lèvres. Ajouté à cela ses cheveux d'une couleur plutôt unique et voilà qu'il devint rapidement une cible de choix pour des nouveaux voulant tester leurs poings. Malheureusement, ils réveillèrent bien rapidement la bête sommeillant en l'électrifié, qui s'occupa rapidement de leurs cas.

C'est ainsi que le garçon fut rapidement remarqué. D'autres adversaires arrivèrent pour tenter de le défaire, ce nouveau sans attaches qui ne faisait que remporter combat après combat. Sans réellement le remarquer, l'électrifié tissa des liens, devenant un espèce de centre de gravité dans lequel de nombreuses personnes voguaient. Ces années furent surement les plus belles de sa vie, celles où il se forma un réel groupe d'amis. Des gens comme lui, des voyous qui appréciaient parler avec leurs poings plutôt qu'avec des mots, mais qui au fond avaient un véritable cœur d'or.

C'est aussi là qu'il rencontra son plus grand rival. L'homme qu'il ne réussi pas à vaincre. Rindaman. Ce surnom, donné à l'élève le plus puissant de l'école, signifiait beaucoup pour lui. Cet enfant, d'un an son aîné, était une véritable montagne, le dépassant, lui qui était pourtant déjà bien grand. Un être qui partageait avec lui cet air différent des autres racailles, cachant une immense force. Il l'affronta, une première fois. Égalité.

C'est à ce moment là qu'une espèce de relation "d'amour/haine" se forma entre les deux. Après ce combat, ils ne pouvaient visiblement pas se blairer, s'apprêtant à chaque fois à se remettre dessus avant de se séparer. Mais au fond, sans réellement le comprendre, un respect de l'autre était apparu. Un respect, mais aussi une amitié, forte, que seuls les plus proches pouvaient percevoir.

Mais voilà. L'aventure devait continuer. Johan forma ainsi sa faction, ou enfin elle se forma d'elle-même avant de le nommer chef sans même lui demander son avis. Il s'affirma plus en tant que leader, menant quelques élèves lors de nombreux affrontements face à des collèges rivaux. Le nom de Johan R. Grant fit le tour de sa petite ville, cet élève, ce premier année qui était à deux doigts de réussir l'impossible, mater le collège des corbeaux, surnom de Suzuran.

Et cet exploit, il le réussit. Lors de sa seconde année. Encore parmi les jeunes, sa force physique comme de caractère lui permirent d'obtenir le respect des autres élèves, et de devenir le premier chef de Suzuran. Bien-sûr, cette nouvelle ne fut pas bien prise par tout le monde et de nombreuses personnes tentèrent d'abattre l'électrifié pour le faire descendre de son trône. Sans succès. Cette année là, sa première en tant que patron, fut compliquée. Attaque d'autres collèges, des personnes venant de l'extérieur voulant tester les combattants locaux, voir même des lycéens venant à la base de Suzuran voulant eux-aussi voir la personne qui a réussi là où ils ont échoués.

La troisième, en comparaison, fut plutôt calme. Réellement. Mais elle fut aussi celle dont la fin toucha le plus l’électrifié. En effet, c'était la dernière année de son rival, Rindaman.

Depuis cette égalité, ils ne s'étaient jamais battu de nouveau. Pour marquer cela, l'homme le défia, juste avant que le plus puissant élève du collège ne parte. Ce combat, il fut observé par des dizaines de personnes, dans un vieux parc. Des gens qui désiraient voir qui était le plus fort, entre le premier boss de Suzuran et le plus puissant furyô de ce même collège. Ce fut surement l'un des plus beau combat de sa vie. Brutal. Violent. Destructeur. Et malgré ces années d'expériences en plus, le résultat ne fut pas celui escompté.

Défaite.

Une défaite amère, mais aussi pleine de promesses. Il avait un but. Devenir plus fort. Retrouver son rival. Et le battre une bonne fois pour toute. C'est ainsi avec le sourire que le garçon s'évanouit, après une dernière droite magistrale de celui qu'il n'arriva pas à battre. A la fois ami et ennemi, sa figure restera plantée dans son esprit. « Je te retrouverai. Et je t'éclaterai la gueule ! » furent ces seuls mots une fois réveillé.

Ces dernières années furent plutôt calmes, en comparaison de sa vie passée. Sa position de chef lui offrait un calme assez irrégulier, notamment à cause des différentes têtes brûlées qui voulaient le vaincre et récupérer son trône. Néanmoins, c'est invaincu qu'il quitta une bonne fois pour toute l'établissement des corbeaux, laissant le plaisir aux générations futures de se battre pour tenter d'obtenir cette position qui était la sienne autrefois.

» U.A. - La carrière d'apprenti héros

Qu'allait-il faire désormais ? Cette question subsista longtemps dans la tête du garçon. Du haut de ses 16 ans, Johan ne voyait pas ce qu'il pouvait faire de sa vie. Ses vacances, interminables, se limitèrent ainsi à des heures d'ennuies où il recherchait de quoi occuper son futur. Abandonner les études et trouver du travail ? C'était une possibilité, mais ses parents ne lui pardonneraient surement pas ce choix. Ce n'était pas un débile, ou quelqu'un incapable de réaliser des études décentes, par conséquent la logique voudrait qu'il tente d'obtenir un diplôme potable.

Alors quoi ? Retourner dans un établissement où les voyous font la loi ? Bah. Un endroit où il passait plus son temps à ouvrir des bouches plutôt que des bouquins. Intéressant, certes, mais encore une fois il devait penser à son avenir.

C'est sa mère qui lui lança l'idée de l'héroïsme, en discutant du bon vieux temps où le garçon défendait bec et ongle ses parents et leurs conditions de sans-alters. " Tu étais mon petit héros ! " disait-elle. Un cursus héroïque ? Hm. Une possibilité plutôt agréable. Des cours, un diplôme reconnu, un métier apprécié... Et des possibilités infinies de se battre ! C'était décidé. Il allait rejoindre une école qui lui permettra de sauver les innocents.

Le protagoniste quitta alors le nid familial pour rejoindre un foyer tenu par deux frères, dans la ville de Musutafu. Pourquoi ici ? La question était plutôt facile. U.A. La plus grande école, reconnue mondialement, enseignant aux cadors du milieu ! Autant viser le plus haut possible. Prenant son courage à deux mains, il s'élança alors dans cette nouvelle aventure.

Une fois l'examen d'entrée passée, le comique commença ses études. Au départ, il était à fond, motivé : Johan révisait, travaillait, avec un plaisir visible et pétillant. Néanmoins, plus les mois passèrent, plus cette motivation disparu lentement. Sa flemme reprit lentement le dessus, et un certain ennui s'installa dans ce rythme quotidien. Du boulot, metro, dodo. C'était long, ennuyeux, répétitif. Il en perdit même le sommeil, enchaînant les nuits blanches, l'obligeant à dormir le jour, sécher les cours.

Ses notes tombèrent. Petit à petit. Arrivant néanmoins à garder la moyenne, histoire de ne pas être viré, il passa sa première année. Et c'est durant sa seconde qu'il reprit doucement des contacts venant de son ancienne école.

Une jeune femme qu'il avait rencontré durant ces années en tant que chef de Suzuran voulait louer ses services. Elle connaissait sa force et sa loyauté et lui proposa de devenir une de ses "armes". La belle travaillait dans les bas fonds, à la limite de la légalité. Et avec tout ça, des gens désiraient lui voler son commerce, ou bien l'éliminer. A cause de tout ça, cette ancienne connaissance avait besoin d'une carte à cacher dans sa manche pour... tricher un peu et gagner ces équivalents de guerre froide qui ressemblaient presque à des parties de cartes.

C'était une idée alléchante. Certes, l'homme se battait à U.A., mais c'était toujours trop contrôlé. Lui qui pensait de nouveau ressentir les frissons de Suzuran, non. Mais là on parlait de combats violents, où la victoire était synonyme de vie et la défaite de mort. Néanmoins, il ne désirait pas abandonner pour autant le fait d'être un héros. Et une solution sortit des lèvres de ce la jeune femme.

Une identité secrète. Tout bêtement. C'est ainsi que Johan devint la carte cachée dans la manche de cette ancienne connaissance. Son moyen secret d'en finir avec ces problèmes.

Son Joker.

» Redoublement

Sa seconde année fut donc le départ de sa carrière secrète. Ni héros ni vilain, Johan n'était qu'une arme dans les mains d'une jeune femme des bas fonds. Les nombreuses nuits où se dernier n'arrivait pas à dormir, il voguait dans les rues, réalisant des contrats pour la belle. Il éliminait des Yakuza, battait de petits vilains, tout en restant dans l'ombre. Inconnu, furtif, le Joker frappait quand elle le désirait.

Pendant ce temps, il continuait tout de même ses études. Mais malgré sa nouvelle occupation qui lui permettait de se détendre, l'envie de réussir son diplôme était toujours absente. Continuant à ne fournir que le minimum, il passa sa seconde année, attaquant finalement la dernière, celle de la fin, qui devait normalement se conclure par l'obtention de son diplôme.

Sauf que non.

En effet, cette fois, son minimum ne fut pas suffisant. A la fin de cette année, à la fin de ces trois ans dans la plus grande école de héros du japon, Johan ne parvint pas à devenir à son tour un gardien de la justice. Bien que ses compétences au combat étaient exemplaires, il restait particulièrement nul au niveau de la théorie et du sauvetage. Fainéant, borné à ne faire que ce qu'il aime, le comique perdit son sourire en voyant son nom absent de la fiche de ceux qui avaient réussi l'examen.

Il recommença ainsi. Suite à une petite réunion du corps enseignant, il obtint une seconde chance. Mais là encore, tout ne se passa pas comme prévu. Sa fainéantise, toujours présente, continua à pourrir son parcours scolaire et les efforts n'étaient pas suffisants. Johan n'obtint ainsi pas son diplôme, même après cette nouvelle chance offerte.

Déprimé, U.A. lui offrit alors une toute dernière chance. Une dernière année, où il pourra tenter d'obtenir le diplôme de héros.

Allait-il réussir ?


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