Le Porte-Monnaie. ( Olivia Noguchi )

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Lun 1 Mai - 19:01
Je n’ai jamais été patient.
Pourtant, ces quatorze heures de vol entre Tokio m’ont fait un bien fou ; avec toutes les informations qu’on m’avait forcé a ingérer : mon frère disparu, l’attaque sur Harvard, le retour de mes parents et mon expédition presque forcée a Yuei, j’avais bien besoin d’un temps mort pour réfléchir, prendre sur moi.
En plus j’ai découvert qu’il y avait une buvette dans notre classe affaire, et Dieu merci, ils avaient de la bière.

Il faisait un temps superbe a l’atterrissage, c’était déjà ça. Comme prévu, deux personnes sont venues prendre mes bagages, des gars discrets en costard, avec ces écouteurs typiques que l’on voit chez les gardes du corps.
Je suis sûr qu’ils m’ont dit comment ils s’appelaient, mais impossible de m’en souvenir. Ils m’escortèrent jusqu'à une voiture, me dirent que la route jusqu'à Yuei prendrait un peu de temps.
Le voyage fût silencieux, presque mortel, mais c’était de ça que j’avais besoin.

On arrivait a l’académie en milieu d’après midi. A l’entrée, un jeune homme m’attendait, de quelques années mon benjamin, il se présentât en anglais comme le délégué de ce qui serait ma bientôt ma classe. J’appréciais son effort de vouloir briser la glace dans ma langue natale, mais lui répondît en japonais que ce n’était pas nécessaire.

Nous discutâmes alors qu’il me montrait le chemin de ma chambre, des cours, des élèves, des profs… Je ne puis que remarquer que j’étais en surpoids. Chez moi, le petit bidon a bière était presque une institution chez les étudiants, ici en revanche, tout le monde prenait visiblement bien soin de son corps, ce que je n’avais jamais fait. Les cours de sports allaient être difficiles…

Il me tendît les clefs de ma porte, ainsi que mon badge d’élève et m’informât que mes autres affaires avaient déjà été amenées.
Nous nous saluâmes et il me laissât enfin seul, dans mon nouveau chez moi.

Mon lit était là, un frigo aussi, ainsi que mon ordinateur portable et une chaine Hi-Fi. Mes vêtements étaient pliés dans les placards, tout était a sa place.
Un sac a bandoulière, rempli d’affaires de cours était dans l’entrée.
Je jetais un œil dans le frigo, vide.
Voilà un problème que je pouvais régler.



Une vingtaine de minutes de bus et je suis dans le quartier marchand. Merci Google maps.
C’est vraiment sympa, tout est coloré, les gens sourient, on est en début de soirée et tout est encore très vivant.
Rien a voir avec les galeries qu’on trouve a Albion, généralement dans d’ancien bâtiments datant de la révolution industrielle rénovés ; ici tout est tellement moderne, on voit que les constructions sont récentes mais elles ont quand même ce charme typique des lieux pleins d’histoires.
Je vois des magasins pour les alters de mutations, des vêtements pour alters enflammés, de la nourriture vendue en gros pour les alters liés a la bouffe, de la crème pour la peau de grenouille – littéralement – il y a vraiment de tout, pour tout le monde !
Ça sent bon, il y a un marchand ambulant qui fait un genre de brochettes frites… Au pire, je commencerai mon régime demain, avec les cours. Là je suis stressé et ce genre de petit plaisir sera le bienvenu !
Je m’installe sur un des bancs, et commande un plat. Le type devine a mon accent que je suis pas du coin, alors je lui dis que je viens d’Angleterre pour faire mes études de héro a Yuei, et techniquement c’est vrai. Ça le ravit d’entendre ça, alors il propose de m’offrir une boisson ; va pour un thé du coin !
D’autres clients arrivent, il prend leur commande et me laisse manger tranquille. Mais dès que j’ai fini mon plat, il revient me parler, je sais pas si c’est une technique commerciale, mais il est vraiment sympa.
J’essaie d’en apprendre plus sur la ville, et le bonhomme se fait un plaisir de répondre a mes questions, m’indiquant même une épicerie où je pourrais faire mes courses sans me ruiner – elle est tenue par sa sœur -. Après un autre thé (payé, celui-là) je me lève et le salut, avant de reprendre ma route, cette fois vers l’épicerie conseillée.

La tenancière se montre aussi joviale que son frère une fois que je lui dît que c’est lui qui m’envoie, je fais quelques achats de première nécessité : nourriture, produits d’entretien… Puis je me prends quelques petits trucs pour le moral hein, des bières, quelques friandises.
En passant à la caisse, on me dit que l’âge légal pour l’achat d’alcool est vingt ans, mais la dame me fait un sourire cachotier, tout en posant un doigt sur ses lèvres « ça reste entre nous ! »
Je lui rends son sourire et promet de ne rien dire.

Sur le chemin du retour, je décide de ne pas prendre le bus ; histoire de voir un peu la ville, le soleil qui se couche inonde le ciel d’un incendie qui enflamme la moindre vitre, les reflets sont magnifiques. Je marche bien quinze minutes, la tête dans les nuages et sans faire gaffe je percute quelqu’un.
Avant même de voir qui c’est, je marmonne une excuse. J’ai juste le temps d’apercevoir une jeune fille blonde, un peu menue, la tête basse, avant qu’elle ne disparaisse dans la foule pourtant clairsemée.
Ça ne me dérange pas plus que ça, elle doit être pressée, ou timide, je continue mon chemin comme si de rien n’était.

Je sors mon portable, pour demander mon chemin a ce bon vieux Google, quand je sens que quelque chose ne va pas.
Ma poche droite est vide.
Pas besoin de réfléchir deux heures quant a où je l’ai perdu, la gosse de tout a l’heure est la responsable toute désignée.
Je fais demi-tour en rageant, crachant quelques insanités dans ma langue natale. Bordel de dieu, dire que j’étais sorti pour me changer les idées, et voilà qu’une merde encore pire me tombe sur la gueule, franchement, j’ai vraiment pas l’impression de mériter ça, je me doute qu’elle doit avoir des circonstances atténuantes la gamine, on se met pas en danger pour voler des portes monnaies dans une rue même pas cossue sans avoir de bonnes raisons, mais enfin merde, c’est pas cool ! En plus je penses pas qu’une carte bancaire sans le code, cent vingt livres, mes papiers d’identité et mon abonnement a une bibliothèque située LITTÉRALEMENT a l’autre bout du monde puissent avoir un quelconque intérêt pour notre pickpocket.

C’est là que je me souviens du badge de l’U.A
Ça c’est important, je commence a flipper.
La lumière commence a décroitre, et les lampadaires s’allument tout au long de la route, si je retrouve pas cette meuf, je vais passer la nuit dehors.


Bon bon bon bon… Calmons-nous, hein, on se recentre sur l’objectif. Elle doit toujours travailler dans le même quartier, ne serait-ce que pour connaître les endroits ou se cacher, et par où s’enfuir.
Je retourne dans le quartier où on s’est rentrés dedans, -enfin je crois, putain toutes les rues se ressemblent ! – et commence a fureter, a droite, puis a gauche, le sac plastique battant ma cuisse.
Je remonte la rue, puis la redescends, je m’arrête sous un porche et observe la foule… Le temps passe, et il doit être presque vingt heure maintenant, j’ai perdu énormément de temps a chercher comme un débile, finalement, c’est pas ce soir que je retrouverai mon porte monnaie, j’espère juste qu’il y a quelqu’un de garde a la porte de Yuei, sinon je suis dans la merde…

Et là, un éclair blond. Je tiltes pas tout de suite, puis me rappelle des cheveux de cette gamine, c’était la même couleur nom de dieu !
J’accélère le rythme, ouai c’est bon ! Je la vois, la garce !

Je marche a quelques mètres derrière elle, visiblement elle a quelqu’un dans son viseur parce qu’elle remarque pas l’européen avec son sac plastique la suivant.
Du coup je me sens vraiment moins énervé, j’ai juste aller la voir, lui dire que je veux récupérer mon porte monnaie –surtout le badge de l’U.A- et je suis sûr que tout rentrera dans l’ordre, peut être que je l’engueulerai vite fait, histoire de la remettre sur le droit chemin, ça serait con qu’elle pourrisse sa vie a voler alors qu’elle a l’air si jeune.
Après tout, c’est sans doute pas sa faute si elle en est réduite a voler pour survivre ; j’ai eu une vie facile mais c’est pas le cas de toute le monde, je suis sûr que si on lui avait présenté de meilleures options, elle aurait pu mieux tourner.

Lentement la distance qui nous sépare se réduit, y a moins de monde dans les rues maintenant, mais j’ai quand même pas envie de l’invectiver avec tant de gens autour, pour deux bonnes raisons : un, elle pourrait me faire passer pour un pervers, et des gens risqueraient de s’interposer, et du coup me foutre MOI dans la merde. Deux, si c’est son terrain de « chasse » coutumier, il se pourrait que certaines de ses anciennes victimes soient dans le coin, et j’aimerai éviter qu’elle passe la nuit au poste.

Elle suit un gros monsieur, lui aussi il a un sac en plastique – je ne peux qu’apprécier la répétition – , mais alors qu’elle se rapproche de lui, je saisi doucement son avant bras et la retient.

« C’est pas sympa ce que tu fais. »

J’ai pas envie qu’elle s’échappe, alors je resserre un peu ma prise, mais rien de violent, je veux pas non plus lui faire peur. Au contraire, je me mets a marcher a coté d’elle, comme deux amis, alors que le gros monsieur tourne la tête vers nous avec un air surpris.

« J’aimerai bien récupérer mon porte-monnaie maintenant, s’il te plaît.»
lui chuchotes-je alors que sa victime s’éloigne.
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Disponible en RP : Oui
Double-compte : Akiko Aka

Fiche de Pouvoir
Grade: 19
Année et Classe: Aucune
Alter: Metachair
Jeu 4 Mai - 7:24
Encore une fois, elle avait faim, pourtant, dieu qu'elle est riche maintenant. Elle a beau avoir énormément d'argent, elle n'a toujours pas de maison, ni de nourriture d'avance, en même temps, elle n'a pas de frigo, ni même d'électricité pour faire marcher le dit frigo. Pourtant, avec tout cet argent, elle pourrait l'utiliser pour vivre une meilleure vie, mais cet argent n'est pas à elle et elle ignore comment bien le dépenser ! Acheter une maison alors qu'elle est seule ? Elle sera peut-être à l'abri de l'orage et de la pluie, mais elle se sentira horriblement seule, et puis, peut-être qu'elle a d'autres choses à acheter avant ... et puis, il faut ensuite gérer toute la nourriture qui va avec - pas vraiment en fait -, et aussi peut-être trouver de nouveaux vêtements, ça fait depuis plusieurs mois qu'elle a la même tenue, elle ne s'en plains pas du tout, cette tenue lui va très bien, mais à force, on finira par la reconnaître, bien que la plupart l'ont déjà reconnu. Mais le grand problème, c'est que cet argent la rend énormément nerveuse, elle n'a même pas de coffre pour le cacher et elle est obligé de bien le planquer pour ne pas qu'on voit où elle l'a planqué justement, personne ne trouvera sa planque vu qu'elle se déplace pratiquement tout le temps avec ces affaires, de plus, les remords n'arrêtent pas de la ronger encore et encore ... à tel point qu'elle refuse de toucher cet argent.

Du coup, comme elle ne peut pas travailler, elle va devoir retourner à son activité quotidienne : voler les gens, elle ne peut que faire ça. Pourtant, elle sait en faire des choses, elle a même eu son brevet des collèges il y a 2 ans, et dire qu'elle est sensé être à Yuei en ce moment mais qu'on lui a refuser non seulement ce lycée, mais aussi toutes les autres écoles qui auraient bien voulu d'elle, tous ça à cause de ce fichu orphelinat, elle est bien contente qu'elle ait fermé, il faudra d'ailleurs qu'elle retourne récupérer ses affaires là-bas, ils doivent sans doute être encore dans sa chambre à elle, ils n'oseraient pas toucher aux vêtements d'une fille de tueur en série après tout. A voir, en attendant, son ventre criait famine, elle avait faim, et elle ne trouvait rien à voler. Elle a beau faire des bains de foule, le seul truc qu'elle a réussi à choper, c'est un portefeuille d'un jeune adulte qu'elle a à peine vu, mais il fallait que ce soit celui d'une personne qui n'a pas d'argent sur elle : une carte de crédit, une carte de bibliothèque d'Angleterre, et une monnaie venant du même pays, elle le sait, Olivia est allemande, elle connaît les pays européens et leur devise, au moins ça. Cependant, il y avait aussi un badge, celui du lycée Yuei ... elle a donc volé un étudiant ? Pas étonnant qu'il n'y ait qu'une carte de crédit à l'intérieur ! En plus, s'en ai un du département héroïque, il va donc venir faire justice de lui-même sans doute, elle se préparera à sans doute le rencontrer plus tard.

Elle regarde donc après cet essai foireux qui pouvait bien avoir de la nourriture sur eux : encore heureux c'est l'heure de faire les courses et beaucoup de gens affluent, les bras remplis de nourriture qui sont à la portée de la voleuse allemande. Elle recommence donc une nouvelle fois ces vols : un pain par-ci, de la viande par-là, quelques légumes à un moment devant une étal qui les présentait ... bref, avec tous ça - sauf la viande car elle n'a pas de four ou de micro-onde pour la faire cuire - elle peut se faire à manger pour tenir la journée, il faudra retourner le lendemain ... mais c'est ainsi qu'est son quotidien. Elle se cache donc dans une ruelle pour manger son butin, finalement, elle n'a eu qu'un portefeuille vide qui ne lui servira pas à manger, elle n'est même pas capable de vendre ce badge qui pourrait valoir cher auprès de certains vilains. Elle hésite à le jeter, puis se dit qu'il peut servir de leurre à quelqu'un d'autres, mais qui ? Elle regarde qui pourrait être susceptible d'avoir de l'argent sur soit. Elle a finalement trouver son bonhomme, une personne qui a l'air assez aisée, priant pour ne pas tomber sur un portefeuille piégé, elle se met à le suivre.

Pendant un moment, elle n'arrive pas à rattraper cet homme, ou plutôt il y avait trop de monde pour qu'elle puisse faire ça discrètement. Elle va devoir attendre un peu, cependant, quelque chose la tire vers l'arrière, quelqu'un lui a attrapé le bras, la forçant à s'arrêter net. Elle tourne la tête pour finalement voir qui la tenait : le jeune homme à qui elle a volé le portefeuille, elle reconnaît le manteau dans lequel elle a plongé sa main pour prendre le précieux morceau cuir qui ne contient même pas d'argent. Il lui faisait la moral, puis il redemandait le portefeuille, elle peut bien lui redonner, mais son bras lui faisait mal, surtout là où il lui tenait fermement, qui lui dit qu'il ne veut pas l'emmener directement à la police ? La voleuse commence à se débattra au niveau de son bras, il a de la poigne, enfin, c'est surtout l'allemande qui n'a pas de force. Elle continue, puis elle décide de devoir agir plus "brutalement", c'est-à-dire en lui donnant une béquille pile là où ça fait mal, au niveau de la cuisse en renforçant la chair au niveau de son genou qui vient se loger dans la dite partie du corps. Elle profite de cette douleur pour tenter de s'extirper de cette poigne qui lui faisait mal en créant des tentacules au niveau du poignet pour forcer comme un cric la poigne de l'étudiant, puis elle décide de courir très vite pour lui échapper, si elle n'est pas forte au niveau du combat, elle sait au moins courir très vite et très longtemps.

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