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Takamura, un dieu parmi les hommes

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Messages : 3
Ven 16 Juin - 20:28
Bien le bonjour et bonne lecture.


La journaliste est perdue pour ne pas dire désemparée. Lentement, elle comprend pourquoi cet individu est si peu médiatisé. Sur deux heures d'interview, on ne pourrait que tirer une colonne d'informations concrètes et brossant l'homme sous un jour radieux. Alors, elle regrette de ne pas avoir compati avec le chef pour la mort de son chien... Elle se repasse l'enregistrement une dernière fois.

You're My Hero

Takamura Kogoro

Triste est le destin de ceux qui doivent partager mon ère


Nom : Kogoro
Prénom(s) : Takamura
Surnom : Tiger
Âge : 36 balais
Nationnalité : Déja poney
Département : Celui des élites
Classe et Année : En attente du contrat.
Particularités de votre santé ?
Au-delà des limites de l'humain.
Pourquoi êtes vous un Super-Héros ?
Ça paie les factures, l’horaire est souple et cela me permet de siéger au sommet de la création.
Vos Hobbys ?
Pachinko, courses de chevaux, ma fille, ma moto, la piquette, le base-ball, les chats, les idoles à la télé. Prouver ma supériorité, les maid-cafés, la boxe, faire chier son monde, les bars à escorts, exister...
Avez vous des conditions pour utiliser votre pouvoir ?
Pas être trop bourré, comme la plupart des gens je présume.

Alter-cation
Toutes mes articulations sont remplacées par des muscles pouvant s'étendre jusqu'à 4 centimètres. Ce qui globalement me permet d'éclipser physiquement tout humain conventionnel. Muscle que je contrôle naturellement que je peux tendre ou contracter.
Extérieurement, au niveau de ces nouveaux muscles se trouve une peau calleuse et suffisamment élastique pour accuser les mouvements des muscles
.




You look awful. Perfect.

- Bien commençons par la première question Mr. Kogoro, la première rubrique demande une description physique de l’interviewé fait par l'interviewé, et l'interviewé c'est vous.

Je vais juste soulever deux parenthèses, d'une ce n'est pas une question de deux, merci de ne pas relever les évidences.  Vous voyez, votre non-question me laisse perplexe, c'est assez bateau de demander à quelqu'un de se décrire physiquement, t'en apprendras plus sur la mentalité du type que sur son corps d’apollon. La seule méthode pour être moins objectif, c'est quand on essaye de te vendre un rencard foireux, tu crois rencontrer une princesse avec trois Prix Nobel et tu te retrouves avec une cul-terreuse qui considère ses doigts de pieds comme fabuleux, mais passons.

Je suis beau, probablement le genre de connerie auto-édifiante que le premier clampin venu écrirait en tête de son CV. Pas que je ne me considère comme le sublime adonis ou quelconque être fantasmagorique dont la beauté n'aurait d'égal que sa grandeur. Pas plus que je ne fasse dans le sarcasme ou l’arrogance éhontée. Pour simplifier les choses, disons que je possède le charme d'un baroudeur. Moitié sale gueule, quart de belle face et le reste amplifié par mes qualités de vieux-beau. Donc des traits durs et anguleux façonnés par un peu trop de pain dans la tronche. Le nez marqué par le choc des combats et la peau bardée de cicatrices de tailles diverses, autant de signatures sur ce parchemin usé témoignant d'un nombre si incalculable d'affrontements qu'on eût pu douter qu'ils fussent tous menés par un seul être. Sous des sourcils broussailleux, le regard teinté de néant souligné de rides viriles. Le tout encadré par une crinière de cheveux longs et sombres, généralement retenus en queue et une barbe bien taillée. Vous voyez, je viens de vous brosser ma gueule de manière romanesque alors que j'aurais pu me contenter de quelques borborygmes.
J'tape dans le mètre 80, mais je peux friser les deux mètres quand j'y prends la peine. Donc une taille que de nombreux nippons n'obtiennent que dans leurs rêves. Si vous êtes perfectionniste, mes godasses font du 46, ça peut aussi vous aider à estimer mon chibre. Pour clore la partie statistique, je pèse dans les quatre-vingt kilos, que du muscle. Une musculature parfaite et sèche forgée par des heures d’entraînements et un régime alimentaire strict. Par exemple cent tractions par bières bues la veille. Mon corps est donc un ode à la virilité et à la puissance qui ferait même pâlir d'envie un membre de la dynastie Joestar. Un corps d’athlète donc, strié de bandes de peaux blanchâtres causées par ma mutation. Chose assez apparente au niveau de mon dos, de ma mâchoire et de mes mains. Comme vous pouvez le remarquer la peau est assez fripée pour permettre l'élongation de mes articulations sans étirer la peau... à l'image de vous savez quoi. Mais bon, rassurez-vous tous ceux qui ont fait la liaison avec un prépuce ont fini à l'hosto.

Pour ce qui est des fringues, en règle générale les grands classiques pour le sport, sinon la fusion de nos traditions et de la culture occidentale avec un t-shirt kimono, par exemple. Pour ce qui est de mon équipement professionnel ; un t-shirt sans manche et un pantalon de treillis, d'un matériaux héroïque standard, le machin un poil résistant quoi. Rajoutons à cela des mitaines de boxe moins charitables que les authentiques. Ça protège mes mains, mais ne tente pas d'épargner mes cibles, c'est pas de la mousse mais un gel machin, dur à l'extérieur mou dedans, je laisse ces détails à l'équipe technique. J'en ai deux trois comme ça, dont un qui est plus proche du poing américain. J'ai mes godasses dans le même matériau. Sinon j'ai quelques protections élémentaires pour les genoux et les avants-bras. N'oublions pas quelques armes plus conventionnelles : couteaux, billes d'acier et réplique de flingue à défaut d'un vrai. Et bien sûr, le plus important dans tout ça… un bandana !

Sinon... vous foutez quoi avec votre doigt depuis tout à l'heure ?
- Mon Alter me permet d'enregistrer des sons avec mon doigt, rien de plus. Vous avez fini ?



My mind is telling me no...

- A présent je vais vous demander de me faire part de votre profil psychologique bien que je commence déjà à vous cerner, vous êtes égocentrique, nombriliste et probablement en manque d'affection de votre mère.

Déjà je vous prierais de ne pas confondre psychanalyse et psychologie, ce qui risquerait de prouver votre manque de compétence évident. Le terme arrogant pourrait être plus à propos bien que fort connoté négativement. Mon évaluation personnelle et la réalisation que je suis un être surplombant l'espèce humaine, me provient avant tout de mon expérience. Je suis quelqu'un d'assez honnête, peut-être même trop pour mon bien, je dis les choses telles qu'elles sont. Je possède des qualités me permettant de me considérer comme un individu à part, au-delà de la masse grouillante de la médiocrité.

- En fait, vous êtes frustré d'avoir un alter si banal et rejetez votre colère sur ceux qui veulent briser votre petite image mesquine. De plus vous vous êtes construit une image grandiloquente pour masquer vos incertitudes et vous pousser à aller de l'avant.

Pour ce qui est de rejeter comme vous dites, il est vrai que j'ai le sang chaud et que je suis du genre à m'attirer des ennuis voire même à les chercher. Pour ce qui est de la frustration, c'est un sentiment trop simple et bas pour qu'il ne m'effleure seulement. D'un côté, je me console en me disant que la particularité des certaines personnes peut-être remplacée par un objet du quotidien, un magnétophone par exemple. Je reconnais que certains peuvent posséder des alters particulièrement puissants qui peuvent les autoriser à siéger au sommet de la chaîne alimentaire. Mais ils n'ont que peu de mérites et sont insignifiants, prenons une course de voiture. Une formule 1 contre un tacot crachotant, s’ils arrivent tous les deux à la fin du parcours, le conducteur du tacot a plus de valeur que celui de la formule 1. Bien que l'on puisse encore argumenter que la conduite de la formule 1 soit ardue. Mais en termes d'individus, le conducteur de tacot est plus intéressant, malgré son handicap apparent, il a voulu affronter un monstre. J'ai réussi à me hisser au sommet de la montagne, il sera temps d'en descendre un jour, mais je l'ai fait à la puissance de mes efforts, ce qui fait de moi quelqu'un d’exceptionnel.

- Et bien je dirais que vous appréciez vous entendre parler.

Dites-vous déjà que vous êtes suffisamment attirante pour ne pas à avoir être intelligente. Bon reprenons, mon sens de l'humour est aussi exceptionnel que moi même, bien que trop peu de personnes soient en mesure de l'appréhender. J'ai nommé mon alter... alter-cation... Vous comprenez, altercation, c'est génial non ? Sinon je suis quelqu'un de plutôt strict et exigeant avec moi même et encore plus avec les autres. Bon vous voulez encore rajouter quelque chose ?

- J'en déduis donc que vous considérez qu'une personne devient exceptionnelle dès lors qu'elle a réussi à atteindre un objectif sans aide, mais ce n'est pas une classification réductrice qui vous permet de vous fixer un sentiment de supériorité sans trop que l'on puisse vous prouver l'inverse.

C'est la première chose que vous dites de la journée qui fait un peu de sens, alors félicitations. Pour moi, quelqu'un d’exceptionnel c'est celui qui a réussi à se hisser à un certain niveau sur toutes les facettes de sa personne selon son passif. Seuls les gars qui commencent en bas de l'escalier ont le droit d'y stagner sans passer pour des minables. De même qu'un type capable de déchaîner les éléments mais qui ne m'arrive pas à ma cheville en termes de charge de travail et de considérations sociales n'est qu'un minable. Celui donc qui a dépassé la couverture nuageuse de la montagne de la vie, montagne et ciel qui dépendent des personnes, alors ce gars est un être exceptionnel et a le droit de le clamer pour pousser les autres à évoluer et ne pas se considérer comme parfait sans même avoir essayé de le devenir.

- Bon... pour clôre cela, vu que ça dure depuis assez longtemps, un adjectif... autre qu’exceptionnel ?

Un adjectif qui me définit le mieux.... seul, vraiment seul.


Once upon a time...

- Racontez-moi votre histoire à présent, mais ne faites pas trop long, les lecteurs vont se faire chier à force…

Il y a quarante-cinq ans de cela par une délicate soirée de juin, Mizukawa Kogoro, cadre correct d'une entreprise on ne peut plus banale rentre du boulot pour retrouver quelques connaissances de sa ville natale, une village planqué quelque part au Japon. Notre brave homme, issu d'une honorable lignée sans envergure que l'histoire effaça bien vite le souvenir, rêvait de se trouver une petite femme histoire de prolonger cette insipide dynastie et de remplir des paperasses jusqu'à la mort. ‘Fin bon, vous me direz que ce gars n’a pas pigé grand chose à la vie hein... Pour faire simple au terme d'une ripaille interminable fortement arrosée et d'une main de maître, Mizukawa engrossa Yuko. Manque de pot pour notre ami dénué d'ambitions, la donzelle avait un rêve, et la ville était trop petite pour elle. C'est ainsi qu'il se retrouva catapulté à Tokyo, loin de ses espoirs de finir sa vie dans un champ de cerisiers entouré de ses trois enfants dans le jardin familial. Ce type sans grand intérêt est néanmoins l'époux d'une des toubibs les plus éminents du coin et mon géniteur. C'est alors que dès mes premiers pas, je...

-Vous vous foutez de moi, là ?

Parfaitement. Donc j'ai vécu une enfance assez normale, sans joie ni peine, des points corrects sauf en maths. Mais mon caractère étant ce qu'il est, et les gosses, des petits amalgames mesquins qui se moquent des autres du haut de leur médiocrité et tentant de prouver qu'ils ont la plus grosse en restant avec leur décimètre. Sauf ma fille bien sûr, elle est est différente.

- C'est l’hôpital qui se fout de la chari.... Attendez, une fille ?

En fait ma mère est assez charitable et fait beaucoup de bénévolat.

- Arrêtez de faire le malin, je sais que vous avez compris, vous êtes moins cons que vous en avez l'air... Une fille ?

J'y viens... Donc les enfants qui se vantaient de leur prétendue supériorité et de la prétendue laideur ou faiblesse des autres, ont commencé peu à peu à me faire filer du mauvais coton. Rajoutons le contexte familial, une forte envie de s'affirmer et mes prédispositions naturelles. J'ai un grand frère, il a acquis la dextérité de ma mère et a toujours été promis à un avenir radieux dans le milieu médical. Tandis que moi, j'avais des morceaux de muscles entre les os, rien en somme… J'étais jaloux, je voulais avoir les mêmes chances que les autres. Puis peu à peu j'ai commencé à fréquenter des paumés et des ratés. J'étais violent, je cherchais les ennuis et la bagarre et ce jusqu'à mes 15 ans. C'est pas forcément une période de ma vie que j'aimerais me rappeler mais voilà. Je voulais prouver qu'un alter ne définissait pas la valeur d'une personne comme de nombreux l'affirmaient. Je voulais aussi me battre, donc rien de bien altruiste là-dedans, mais faut bien justifier ses actions d'une manière ou d'une autre. J'étais une sorte de rebelle qui recherche la tempête comme pour y trouver la paix, en somme.

Peu à peu je basculais, j'aurais probablement fini entre quatre planches si ça avait continué. J'étais pas vraiment une source de fierté et on me prenait plus trop en considération, j'étais déjà mort en soi. Puis un jour, le hasard a voulu que je m'en prenne à des gars qui s'en étaient pris à une vieille, honnêtement, j'en avais pas grand chose à faire d'elle. J'ai vu des gens se battre, je venais d’écoper d'un nouvel échec sentimental et j'ai voulu participer. Pour les bagarres, mon alter commençait à se montrer utile... Quoi qu'il en soit, j'ai foutu une branlée à ces deux minables qui n'avaient même pas un poil sur le menton. Elle m’a remercié, m’a félicité en me considérant comme un héros, c'était le premier compliment que j'entendais depuis quelque temps. Je me suis rendu compte que depuis trop longtemps je butais face à un mur, lui demandant de changer, mais c'est moi qui devais changer. Le monde était bien trop cruel et le gens trop petits pour changer leurs mentalités. J'avais envie de devenir quelqu'un, je me faisais déjà des trips ; ça aurait son charme… remarque.

« Papa, raconte-moi l'histoire de Takamura le preux ! Et bien vois tu, Takamura le preux courait nu sur les champs de bataille et écrasait des méchants à main nue ! Dis papa, quand je serai grand je pourrai devenir comme Takamura ? Oui, mais seulement si tu ranges ta chambre ».

Alors je me suis repris en main, je me suis mis à la boxe pour tenter de m’insuffler une hygiène de vie tout en ayant la possibilité de calmer mes ardeurs sans risquer de finir au poste de police. Ainsi en devenant héros je pouvais atteindre une place que la société considère comme exceptionnelle et recarder ou remettre sur le droit chemin, tous les minables qui stagnent dans leur quotidien, dépourvus de but et qui se contentent de protester contre le destin sans même prendre la peine de lui briser les rotules et de reprendre leur route. Puis un job où on t'acclame pour casser des mâchoires, c'est pas mal en soi.

J'ai passé les examens, j'ai suivi la formation de U.A et j'ai fini par recevoir mon accréditation. J'avais répondu au pari véhément et juvénile que je m'étais lancé quelques années auparavant, prouver que ma particularité pouvait me faire devenir quelqu'un... C'était pas tout à fait ça mais bon...

- C'était long.... Et qu'en est-il de votre surnom Tiger ?

En fait, le jour où on nous a demandé de choisir un pseudonyme, j'ai été pris de court, alors j'ai choisi le premier truc qui me passait par la tête, à savoir « hold me tigher in the rain » entendu dans un porno la veille.

- Pardon ?

En fait, j'avais vu un documentaire sur les félins. Avouez... le jeu de mots était bien, ça faisait au moins deux semaines que j'attendais de pouvoir le sortir.

- C'est « Tighter » en fait...

Bwarf... Bon reprenons. J'ai toujours été un individu grégaire et malgré ma mauvaise phase, je n'ai pas gagné de comportement asocial. J'ai alors pu me développer socialement et physiquement au sein de l'académie, j’étais pas souvent en tête de classe, mais j'étais pas le dernier non plus. Face à certains talents, l’expérience et les efforts peuvent paraître dérisoires, mais on finit toujours par les égaler un jour. Je vais passer cette partie, vu qu'il n'est pas arrivé grand chose et que je ne considère pas ça comme un élément fondamental à ce que je suis aujourd'hui.

J'ai assez vite rejoint l'agence d'un vétéran, j'étais son side-kick et...

- Attendez, vous avez déjà travaillé sous les ordres de quelqu'un... Qu’est-ce que ça fait de se sentir comme un être inférieur ?

Vous cherchez vraiment la petite bête hein... Je suis un héros professionnel, un professionnel fait ce qu'il est attendu de lui. De plus l'association et la subordination ne retirent pas de la valeur à un individu, elles permettent de le construire. Certains sont d’excellents hommes de l'ombre et d'autres ont juste besoin d'un cadre pour se construire. Puis ce gars était aussi exceptionnel, un type tout juste bon à cracher du sable qui devient un héros, c'est admirable. Donc voilà, j'ai bossé quelques années avec ce gars, on faisait surtout dans l'humanitaire. On recadrait les paumés qui avaient trop de testostérone pour leur bien, on aidait les gens, les grands classiques quoi. Puis il a fini par prendre sa retraite et j'ai créé ma propre agence ici-même avec son second side-kick. Entre temps, j'ai rencontré mon ex-femme, Emy , le coup de foudre, la passion, tout a été très vite. Puis quelques années après avec notre fille, Hanako, on a fini par se rendre compte que ça collait plus trop. La flamme s'était éteinte, elle voulait que je change tout en me reprochant d'avoir changé. Au final, on a décidé de se séparer il y a 10 ans... D’ailleurs, ce qui relève de ma vie intime n'a rien à voir avec cette interview. Vous êtes là pour Tiger, pas pour l'homme.

- Et vous avez encore des contacts avec votre fille... du moins... elle habite dans ce dépotoir ?

Nan, nan je prenais la peine de ranger, mais là vu qu'elle est en internat à UA, je la vois plus des masses. C'est pour ça que j'ai envoyé une lettre à Mickey pour voir s'il pouvait m'engager pour la prochaine rentrée... comme ça on sera ensemble et ce sera génial ! 'Fin pas Mickey et moi, elle et moi. Même si l'un dans l'autre ce sera Mickey et moi.

- Mickey... Vous voulez dire... le directeur ?

Wep.

- Bon passons. Aujourd'hui, vous êtes un héros solitaire non ?

Effectivement, j'y arrivais. J'avais envie d'expédier rapidement quelques souvenirs pour me concentrer sur ce qui a fait de moi un héros. D’ailleurs, le terme loup solitaire aurait été plus sympa vous savez… chien et chat tout ça. ‘Fin soit, j'avais alors 23 ou 24 ans, une fille de deux ans et on avait réussi à créer notre propre agence de héros avec un pote. Tous les deux une mutation, moi les muscles lui des tentacules, les gamins reclus quoi. On a repris à peu près le même schéma que dans notre groupe précédent et ça marchait assez bien. La coïncidence a voulu que ça dure le temps de mon mariage. Une rixe avait éclaté et une série de bâtiments avaient pris cher. On était pas les plus adaptés mais on était assez habitués à ce type de sauvetage. Faut aussi dire, que quoi que vous diront les héros sur leur prétendu altruisme ultime, pas grand monde était motivé à l'idée de rentrer dans un bâtiment qui risquait de s'effondrer pour sauver une grand-mère et son chat. On commençait à devenir trop sûrs de nous, et on a fait une erreur, ce qui a coûté la carrière de mon coéquipier.

- J'en ai entendu parler ! Le décès de Takoman était une perte assez grande.

Euh... c'est la version officielle ? Il est pas mort hein... il est barman maintenant... il a juste les jambes paralysées... Puis, c'était pas Takoman.

- Ah euh... Oui bien sûr !

J'en déduis que vous n'en savez rien, comme quoi les héros de seconde zone ne sont pas sous les feux des projecteurs et vite oubliés. Je me suis donc retrouvé assez vite en possession du bâtiment de notre agence qui n'avait pas eu le temps de vraiment grandir et par la même occasion, j'ai du laisser mon appart à ma femme. Alors je me suis installé au premier étage, j'ai limité les locaux au second étage, mais il manquait quelque chose. D'un coté, avec la pension alimentaire, le salaire de héros pas mirobolant et un talent très limité pour les jeux d'argent, financièrement c'était limite. Alors j'en ai profité pour réaliser l'un de mes vieux projets. J'ai réaménagé le rez-de-chaussée en une salle de sport, ça me permet de m’entraîner, de voir des gens et de me faire du blé. J'y ai traîné une série de paumés pour essayer de leur donner un but. Qu'ils vivent le renversement que j'ai vécu en somme, parfois ça marche. Donc c'est comme ça que j'ai passé ces dernières années, mon job de héros d'un coté pas grand chose à dire, la routine en quelque sorte. Je fais de plus en plus de partenariat, j'ai des sides-kicks qui viennent mais qui restent jamais trop longtemps. De l'autre, je m'occupe du gymnase, j'aide les paumés à prendre confiance en eux et tente de développer des projets sans pour autant déclencher des affrontements ou profiter à fond de manière médiocre de la vie. Et enfin, ma vie privée qui ne vous regarde pas trop.

- Mais vous n'auriez pas des anecdotes, d'autres petites histoires ?

Vous voulez que je vous raconte quoi ? Comment je dois foutre des paires de claques à des types irresponsables qui utilisent leur pouvoir stupidement ? Comment je m'en retrouve confronté à l'un ou l'autre vilain et où je finis par l'avoir après un âpre combat ? Comment j'escalade la façade d'une maison en feu pour sauver un mec coincé au dernier étage ? Je n'ai pas de trophée ni d'exploits à raconter, je fais mon boulot. Si j'ai accepté votre demande, c'est uniquement pour faire profiter de mon expérience à une série de paumés potentiels et leur montrer qu'il y a toujours des gens pour leur tendre la main. Les gens exceptionnels sont là pour ça, amener les gars qui n’y arrivent pas vers la lumière. Sur ce je vais vous demander d'y aller, j'ai un barbuc avec des potes et quelques relations professionnelles ce soir.

- Vous n’aviez pas dit que vous étiez seul ?

Ah ça ? Nan, je trouvais juste que ça claquait bien. Puis comme j'avais toujours l'espoir de coucher avec vous, je me suis dit que si le beau parler, l'humour et la mirrificence ne suffisaient pas, la pitié pourrait marcher, mais nan…

-M'enfin... je... Au revoir.

Pas trop tôt, bon je m'en ouvre une dernière, ça fera 400 tractions pour demain mais tant pis. Bon y'avait pas Yanako, la néko-chanteuse qui est interviewée à la télé...




Très rapidement, moi c'est Gollum, j'ai 21 piges et je te demande si t'as déjà vu une fille se nommer Gollum, bah non. J'ai connu le forum grâce à Goo Gueule, et je suis perdu. Mon perso c'est Mabuchi Kyoma. Comme je suis quelqu'un d'absolument génial - et que personne ici-bas n'en doute – je n'ai bien sûr pas lu le règlement, et je ne vais pas le respecter, parce que les fessées funky ça me fait pas peur.





merci
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Messages : 38
Disponible en RP : Hasardeux
Double-compte : Nope
Sam 17 Juin - 12:10
Un héros aussi décalé, j'adore~
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